L’exposition nette de l’assureur allemand à la tempête Harvey ne devrait pas dépasser les 220 millions d’euros, a indiqué vendredi son directeur financier, Dieter Wemmer, tout en soulignant qu’il était trop tôt pour une estimation exacte. « Les dommages assurés ont été partiellement provoqués par le vent et les inondations, mais les interruptions d’activités auront également un coût », a-t-il dit dans une interview publiée sur le site du groupe d’assurance.
Bertrand Labilloy, le directeur général de la CCR, a estimé vendredi sur la chaîne Cnews que le coût des dégâts provoqués par l’ouragan Irma aux Antilles françaises devrait être «bien supérieur» à 200 millions d’euros. Le coût d’une catastrophe naturelle pour «un cyclone dans le passé dans la région» a atteint «entre 100 millions et 200 millions d’euros», a rappelé le dirigeant de la Caisse centrale de réassurance. Mais dans le cas d’Irma, bien plus violent, «il faut s’attendre à un chiffre bien supérieur au chiffre que je viens de donner», a ajouté Bertrand Labilloy, qui juge prématuré de donner une estimation précise.
Selon une source proche du dossier, le conseil d’administration de la Mutuelle du ministère de la Justice (MMJ) a débarqué mercredi son président Jean-Pierre Belmas, et nommé à la place Elisabeth Chabot. Mutuelle historique du ministère depuis 1944, la MMJ avait été déréférencée cet été par l’administration, qui lui a préféré la mutuelle Intériale, adossée à Axa. Jean-Pierre Belmas était président de la mutuelle depuis 2008 et avait été réélu en 2016 jusqu’en juin 2018.
Selon une étude du cabinet Facts & Figures publiée aujourd’hui, en 2018 les assureurs français vont augmenter en moyenne leurs tarifs de 2 à 3% en automobile et de 1 à 2% en multirisques habitation (MRH). Pour parvenir à ce résultat, le cabinet s’est appuyé sur l’historique des hausses de tarifs réalisées entre 2009 et 2015, la rentabilité technique du marché, et l’évolution de la qualité du risque (qui se dégrade en automobile mais se maintient en MRH).
Le groupe va reprendre à 100% BPCE Assurances, l'usine du réseau Caisses d'Epargne. Le cas BPCE IARD, co-détenu avec Covéa, sera au menu du prochain plan stratégique.
Natixis, la Macif et la Maif viennent d’annoncer par communiqué avoir signé un accord portant sur l’acquisition de 40 % du capital de BPCE Assurances. Natixis Assurances a racheté 25 % du capital détenu par la Macif et 15 % du capital détenue par la Maif. L’opération est chiffrée à 272 millions d’euros. BPCE Assurances développe les activités d’assurance IARD auprès des clients des Caisses d’Epargne ainsi que l’assurance santé auprès des clients des caisses d’Epargne et des Banques Populaires. L’entité compte 1,9 million de clients.
Natixis, la Macif et la Maif annoncent jeudi avoir signé un accord portant sur l’acquisition de 40 % du capital de BPCE Assurances par Natixis Assurances auprès de Macif (25 %) et de Maif (15 %). «Natixis Assurances sera ainsi, au terme de cette opération, l’unique actionnaire de BPCE Assurances», qui fabrique l’assurance dommages vendue dans le réseau Caisses d’Epargne et l’assurance santé des Caisses d’Epargne et Banques Populaires.
Ouragan. Si l’ouragan Harvey s’annonce comme l’un des plus dévastateurs aux Etats-Unis, les assureurs pourraient finalement ne pas être trop fortement éclaboussés. De l’avis des spécialistes, la part assurée des dommages occasionnés devraient être inférieure à un tiers. Si des estimations précises apparaissent prématurées, Credit Suisse compare Harvey à la tempête tropicale Allison en 2001, qui avait engendré des pertes économiques et assurées de respectivement 15 et 5 milliards de dollars (4,2 et 12,6 milliards d’euros), en prix courant. « Les pertes générées par Harvey pourraient au minimum égaler, ou excéder ces montants », estime le bureau d’études. Les analystes de Bernstein évaluent de leur côté les pertes assurées entre 2 et 4 milliards de dollars, tandis que ceux de JPMorgan avancent une fourchette haute de 10 à 20 milliards. La situation diffère selon les acteurs, Zurich étant ainsi plus exposé qu’Allianz au sein du secteur européen, selon Credit Suisse. Parmi les assureurs potentiellement les plus touchés, CreditSights cite de son côté MetLife, Chubb, State Farm, Zurich ou encore AIG du fait de leur positionnement géographique et/ou de leur modèle plus fortement exposé aux produits commerciaux. Pour ces acteurs, « les pertes pourraient être significatives dans le compte de résultat, mais ne devraient pas modifier significativement leur profil de crédit », tempère CreditSights.
Goldman Sachs a cessé de travailler sur le projet d’introduction en Bourse de Pactera Technology, une filiale du groupe chinois HNA, indique le Wall Street Journal. Selon le quotidien américain, la banque s’interrogerait sur la structure de capital de HNA et n’aurait pas obtenu toutes les réponses à ses questions. Détenu par des intérêts privés, HNA a indiqué cet été qu’une fondation allait devenir son premier actionnaire à la suite du transfert de participations d’actionnaires individuels. BofA Merrill Lynch s’était déjà retiré du dossier Pactera. Ces derniers mois de nombreuses rumeurs ont circulé sur la gouvernance de HNA et sur la volonté des autorités chinoises de mettre fin à sa boulimie d’acquisitions à l’étranger.
Scor a annoncé hier un approfondissement de sa politique ESG. Les tarifs pourront dépendre des pratiques environnementales, au moyen d’une grille de notation. «Afin d’encourager une souscription durable, SCOR met en place une grille de notation pour aider les souscripteurs d’assurance et de réassurance facultative à évaluer les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans les secteurs d’activité sensibles», indique le groupe dans un communiqué. En outre, le groupe n’assurera plus ou ne réassurera plus l’exploitation de nouvelles mines de charbon thermique ou de mines et d’usines d’exploitation de lignite.
Goldman Sachs a cessé de travailler sur le projet d’introduction en Bourse de Pactera Technology International, une filiale du groupe chinois HNA, indique le Wall Street Journal. Selon le quotidien américain, la banque s’interrogerait sur la structure de capital de HNA et n’aurait pas obtenu toutes les réponses à ses questions. Détenus par des intérêts privés, HNA a indiqué cet été qu’une fondation allait devenir son premier actionnaire à la suite du transfert de participations d’actionnaires individuels.
Le conglomérat chinois HNA et l’assureur Anbang ont tenté, séparément, au début de l’année, de prendre une part significative d’Allianz, selon le Suddeutsche Zeitung. HNA a envisagé de prendre la majorité du capital du premier assureur européen, tout en étant intéressé par une participation minoritaire, dans une optique amicale. Les dirigeants d’Allianz ainsi que le gouvernement allemand ont fait savoir à la partie chinoise qu’ils s’opposaient à une telle perspective.
Scor a annoncé ce mercredi une série de mesures destinées à approfondir sa politique ESG. Les tarifs pourront dépendre des pratiques environnementales, au moyen d’une grille de notation. «Afin d’encourager une souscription durable, SCOR met en place une grille de notation pour aider les souscripteurs d’assurance et de réassurance facultative à évaluer les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans les secteurs d’activité sensibles», indique le groupe dans un communiqué. «Cette grille, qui combine des paramètres internes et externes, est intégrée aux systèmes de souscription et de suivi de SCOR».
Tandis que les réassureurs se préparent à négocier leurs tarifs avec les assureurs lors des rendez-vous de Monte-Carlo qui débutent ce samedi, l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P) estime dans une note publiée aujourd’hui que leurs ratios combinés vont continuer d’augmenter pour se situer en moyenne entre 96% et 100% au titre de l’année 2017. Elle prévoit que le coût du capital pour les catastrophes naturelles passera à 8-10%, alors qu’il était de 6% en 2016 et de 2,5% en 2015. S&P estime que le rendement des capitaux propres du secteur se situera entre 6 et 8% en 2017.
L’assureur Solly Azar a mis sur pied une nouvelle assurance auto liée aux beaux véhicules d’occasion. Baptisée Millésime 2000, l’offre visera à donner aux propriétaires une alternative aux primes majorées et au cadre de souscription restreint sur ce type de produit.
Les assureurs Allianz et Baloise, ainsi que le fonds de capital-investissement Cinven préparent des offres concurrentes sur la filiale belge de Generali avant la date limite du 8 septembre, rapportait Reuters vendredi de plusieurs sources. Ce pourrait être la plus grosse cession de l’assureur italien dans le cadre de la réorganisation en cours de son portefeuille. L’opération pourrait valoriser la filiale à 500 millions d’euros. Generali veut boucler l’affaire d’ici la mi-septembre, pour cette filiale qui compte 530.000 clients, particuliers et entreprises. Elle gère 6,3 milliards d’euros d’actifs et a dégagé un bénéfice net de l’ordre de 89 millions en 2016, avec des primes en hausse de 19,2% à 800 millions d’euros. Le processus aurait été confié à Deutsche Bank et prévoyait le dépôt d’offres non contraignantes en juillet. L’assureur américain Athene Holding serait également intéressé, mais seulement par certains actifs, ont ajouté les sources. Les entreprises n’ont pas commenté.