Le groupe européen d’aéronautique et de défense Airbus a annoncé vendredi avoir livré 57 avions commerciaux en septembre, contre 71 à la même période un an plus tôt, et enregistré trois annulations de commandes. Depuis le début de l’année, les livraisons ont atteint 341 appareils, dont 282 avions de la famille A320, 18 A220s, neuf A330s et 32 A350s, a précisé l’entreprise dans un communiqué. Sur les trois premiers trimestres de 2020, Airbus a enregistré un total de 300 commandes nettes d’avions commerciaux, soit trois de moins qu’en août, contre 127 commandes nettes pour la période équivalente de 2019.
Boeing a estimé, mardi, à près de 200 milliards de dollars (170 milliards d’euros) sur une décennie l’impact négatif du coronavirus sur le marché aéronautique, un niveau correspondant à un peu plus de 18 mois de ventes avant la pandémie. L’avionneur américain a revu en baisse de 11% son estimation des ventes d’avions de ligne d’ici à 2029, à 18.350 appareils, tablant sur un marché de 8.500 milliards de dollars au total en incluant les services. Son concurrent Airbus a affirmé récemment qu’il n’était pas encore en mesure de livrer une nouvelle prévision en raison des multiples incertitudes pour le secteur.
Les travaux de certification du Boeing 737 MAX, cloué au sol depuis mars 2019 après deux accidents meurtriers, sont en cours de finalisation et une remise en service en Europe «d’ici à la fin de l’année» est envisagée, a déclaré aujourd’hui lors d’une conférence de presse Patrick Ky, patron de l’EASA (Agence européenne de la sécurité aérienne).
Latécoère a présenté ce matin un projet de transformation «pour assurer la pérennité de son activité et la poursuite de son développement» qui prévoit la suppression de 475 postes sur les 1.504 que comptait le groupe en France au 31 juillet 2020. « Il s’agit notamment d’adapter l’outil de production pour répondre aux enjeux stratégiques du groupe et assurer le maintien de son empreinte industrielle en France sur le long terme» dans un contexte de lente reprise du trafic aérien, explique le sous-traitant aéronautique dans un communiqué.
En signant la vente de 12 avions Rafale à la Grèce, le constructeur aéronautique arriverait parfaitement lancé pour empocher les contrats suisse et finlandais.
Airbus a fait état mardi de 370 commandes brutes d’avions depuis le début de l’année, au 31 août, et a dit avoir livré 284 appareils dans le même temps, soit un recul de 43% par rapport à la même période de l’année dernière. Après annulations, les commandes nettes s'établissent pour leur part à 303 appareils depuis le début de l’année. En 2019, Airbus avait livré 500 appareils de janvier à fin août. Sur le seul mois d’août 2020, l’avionneur européen a livré 39 appareils. Le carnet de commandes d’Airbus comprend 7.501 appareils à livrer, dont 524 A220, 6.091 appareils de la catégorie des A320, 319 A330, 558 A350 XWB, et neuf A380.
La France discute avec Dassault Aviation d’un éventuel ajustement du calendrier de la commande de 30 nouveaux avions Rafale alors que l’avionneur doit faire face aux conséquences de l'épidémie de coronavirus sur son activité. L’armée française a prévu de commander 30 nouveaux Rafale à l’horizon 2023 pour des livraisons devant s'étaler entre 2027 et 2030. «Ces 30 rafale nous allons les commander et nous allons voir comment nous pouvons adapter le mieux possible le calendrier de ces commandes afin que les chaînes de production de Dassault Aviation soient préservées, qu’il n’y ait pas d’interruption (...)», a déclaré la ministre des Armées Florence Parly sur Europe 1.
Boeing a informé ses salariés lundi soir dans une note interne de son intention d'élargir son plan de départs volontaires au-delà des 19.000 suppressions de postes annoncées en juillet. Le groupe n’a pas fourni de nouvel objectif chiffré, mais compte dépasser l’objectif fixé en avril qui portait sur une réduction de 10% de ses effectifs, a déclaré le directeur général, David Calhoun, dans le message diffusé en interne lundi, selon le Wall Street Journal. Les modalités du nouveau plan de départs volontaires seront détaillées le 24 août. En juillet, Boeing a également indiqué qu’il envisageait de réduire la voilure de manière plus drastique dans ses activités de production en fermant un ou deux sites d’assemblage de son 787 Dreamliner.
Airbus a publié hier une perte d’exploitation ajustée (Ebit) de 1,236 milliard d’euros au deuxième trimestre, son chiffre d’affaires reculant de 55% à 8,317 milliards. Les analystes tablaient en moyenne sur un chiffre d’affaires de 8,552 milliards et une perte de 1,027 milliard. Le groupe aéronautique a passé dans ses comptes une charge de 900 millions liée aux conséquences de la crise et pourrait provisionner entre 1,2 et 1,6 milliard supplémentaires dans le cadre de la restructuration en cours. Il prévoit cependant de ne pas consommer de trésorerie au second semestre 2020, après avoir brûlé 4,4 milliards d’euros entre avril et juin.
Le redressement du transport aérien sera encore plus lent que prévu et le trafic passagers ne retrouvera ses niveaux de 2019 qu’en 2024, soit un an plus tard que dans les précédentes prévisions, a précisé hier l’Association internationale du transport aérien (Iata). Elle prévoit une chute de 55% du nombre de passagers transportés en 2020, contre une baisse de 46% anticipée en avril. «La deuxième partie de cette année verra un redressement plus lent que nous ne l’espérions», a déclaré Brian Pearce, chef économiste de l’Iata.
Le fonds d’investissement Ace Aéro Partenaires, géré par Ace Management, filiale de Tikehau Capital, est doté de 630 millions d’euros, au-delà des 500 millions prévus initialement. L’Etat participe à hauteur de 200 millions, dont 50 millions provenant de Bpifrance. Les quatre grands donneurs d’ordre de la filière aéronautique française contribueront à ce fonds également à hauteur de 200 millions (Airbus 116 millions, Safran 58 millions, Dassault Aviation 13 millions et Thales 13 millions). Tikehau Capital investit pour sa part 230 millions d’euros sur ses fonds propres. Après le succès de cette première levée de fonds, mobilisable dès aujourd’hui au service des PME et ETI de cette filière stratégique, Ace Aéro Partenaires vise rapidement l’objectif de disposer de 1 milliard d’euros d’encours, à travers de nouvelles levées de fonds.
Thales a réduit vendredi ses prévisions annuelles après avoir vu son bénéfice d’exploitation chuter de 57% à 348 millions d’euros au cours d’un premier semestre 2020 pénalisé par les retombées économiques de la crise sanitaire. Le leader européen de l'électronique de défense s’attend à ce que son chiffre d’affaires annuel tombe entre 16,5 à 17,2 milliards d’euros, contre 18,4 milliards en 2019, alors qu’il anticipait auparavant des ventes comprises entre 19 et 19,5 milliards. Alors qu’il comptait maintenir sa marge d’exploitation autour de 10,9% cette année, Thales prévoit désormais un bénéfice d’exploitation compris entre 1,3 et 1,4 milliard d’euros, un niveau qui situerait sa marge vers 8%.
Boeing a fait état mardi de 355 annulations de commandes pour son 737 MAX au cours du premier semestre. L’avionneur américain subit le contre-coup de l’immobilisation au sol de cet appareil, autrefois le plus vendu, et de la crise du coronavirus sur le trafic aérien mondial. Il a indiqué que les compagnies aériennes et les sociétés de leasing avaient annulé 60 autres commandes de cet appareil le mois dernier. Les livraisons au cours du premier semestre ont également chuté de 71%, à seulement 70 avions, en raison d’annulation ou de report de livraisons liés à l’effondrement du trafic aérien avec la pandémie. Boeing a dit avoir livré 10 avions en juin, après 4 en mai et 6 en avril.
La Chine va imposer des sanctions au groupe américain d’aéronautique et de défense Lockheed Martin en raison de sa participation au dernier contrat d’armement conclu entre les Etats-Unis et Taïwan, a annoncé mardi le ministère chinois des Affaires étrangères. Lockheed Martin est le principal prestataire du programme de modernisation des missiles Patriot sol-air de Taïwan, un contrat de 620 millions de dollars (547 millions d’euros). La Chine considère Taïwan comme une province rebelle et s’oppose à toute vente d’armes à l'île.
Boeing a trouvé des accords pour régler plus de 90% des plaintes déposées contre le groupe après l’accident d’un 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air, qui a tué 189 personnes à bord de l’appareil en octobre 2018. Cet accident meurtrier et celui d’un autre 737 MAX en Ethiopie moins de cinq mois plus tard ont provoqué l’immobilisation du modèle phare de Boeing et le dépôt de centaines de plaintes pour dénoncer le manque de sécurité de l’appareil. L’avionneur américain indique que des plaintes liées à 171 des 189 victimes de l’accident de Lion Air ont été totalement ou partiellement réglées à l’amiable, sans préciser le montant versé.
Airbus a annoncé mercredi avoir livré 36 appareils de plus au mois de juin, pour un total de 196 livraisons depuis le début de l’année. L’avionneur européen, qui a annoncé un plan de 15.000 suppressions de postes pour faire face aux conséquences de la crise économique déclenchée par la pandémie de coronavirus, a précisé avoir livré 36 avions commerciaux le mois dernier, contre 24 en mai et 14 en avril. Airbus a enregistré 298 commandes nettes (après annulations) d’avions de ligne au premier semestre, contre 389 au premier semestre 2019. Cette diminution reflète la crise liée au Covid-19, explique le groupe dans un communiqué.
Boeing a trouvé des accords pour régler plus de 90% des plaintes déposées contre le groupe après l’accident d’un 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air qui a tué les 189 personnes à bord de l’appareil en octobre 2018, montre un document déposé auprès d’un tribunal fédéral de Chicago. Cet accident meurtrier et celui d’un autre 737 MAX en Ethiopie moins de cinq mois plus tard ont provoqué l’immobilisation du modèle phare de Boeing et le dépôt de centaines de plaintes pour dénoncer le manque de sécurité de l’appareil.
Les syndicats français d’Airbus demandent au groupe d’aéronautique de réduire l’ampleur et le rythme du plan massif de restructuration dévoilé mardi, et qui prévoit la suppression de 15.000 postes, dont un tiers en France. Les discussions entre la direction et les représentants du personnel commenceront au plus tôt lundi, la CGT appelant à une journée d’action dans le secteur pour le jeudi suivant. 3.500 suppressions de postes sont notamment prévues à Toulouse. Alors que le groupe s’est fixé fin 2021 comme horizon, les syndicats demandent un étalement plus long dans le temps et se sont fixé une ligne rouge : « zéro licenciement sec ». « Les départs naturels dans le groupe, c’est 6.000 par an au niveau mondial, donc si on le fait sur deux ans, on peut absorber une partie de ce plan par l'érosion naturelle », calcule Jean-François Knepper, du syndicat Force ouvrière, qui qualifie de « cataclysme » le plan présenté par la direction.