Le spécialiste italien des vêtements d’hiver haut de gamme a annoncé hier une hausse de 28% de son excédent brut d’exploitation (EBE) sur les neuf premiers mois de l’année, à 174,5 millions d’euros. Mais au seul premier semestre, l’EBE avait bondi de 53%. Le chiffre d’affaires sur neuf mois a augmenté de 25% à 561,5 millions (+17% à change constant). Moncler indique que la situation en Asie s’est nettement améliorée en octobre après une période août-septembre volatile.
Selon Bloomberg, le deuxième opérateur ferroviaire canadien envisagerait d’acquérir l’américain Norfolk Southern, dont le titre a bondi de près de 12% dans les échanges de l’après-midi. La capitalisation de Norfolk Southern atteignait environ 24 milliards de dollars à la clôture vendredi.
La Société de la Tour Eiffel (STE) annonce avoir signé un crédit renouvelable d’une maturité de 3 ans avec BNP Paribas, agent et co-arrangeur aux côtés de Arkea Banque Entreprises et Institutionnels, Crédit Agricole Ile de France et Investimo. Ce crédit renouvelable d’un montant de 210 millions d’euros est assorti d’une marge «témoignant de l’excellente qualité de crédit de la société». Ce crédit sera utilisé pour refinancer le solde de la dette hypothécaire existante du groupe et pour financer ses besoins d’investissement, précise STE. Il complète un EuroPP de 200 millions d’euros levé en juillet.
Vallourec a enregistré au titre du troisième trimestre une perte nette de 164 millions d’euros (contre un bénéfice de 25 millions), un Ebitda de -66 millions (contre +175 millions) et un chiffre d’affaires de 872 millions (-35,1%). Le producteur de tubes sans soudure en acier, pénalisé par la réduction des investissements des compagnies pétrolières, a en outre fait savoir dans un communiqué que ses résultats devraient se dégrader au quatrième trimestre par rapport à ceux du troisième trimestre et a confirmé que son Ebitda serait négatif en 2015. Son directeur financier Olivier Mallet a en outre déclaré lors d’une conférence téléphonique que le groupe n’envisageait pas d’augmentation de capital «au stade actuel».
Fitch Ratings a dégradé la note à long terme de Volkswagen de A à BBB+ et l’a assortie d’une perspective négative. «Ce déclassement prend en compte les problèmes de gouvernance, de direction et de contrôle interne mis en lumière par la crise actuelle des tests d’émissions liée à 11 millions de véhicules diesel au plus», explique l’agence de notation dans un communiqué. Elle ajoute que le déclassement anticipe les effets financiers du scandale, comme les rappels de véhicules et le traitement judiciaire, ainsi que le manque à gagner des ventes de véhicules qui devront sans doute faire l’objet de ristournes. Malgré une gamme sans équivalent du constructeur automobile dans les segments automobile et poids lourds, et le potentiel d’économies hors norme du constructeur, son image de marque risque de souffrir du scandale. Les agences de notation rivales Standard & Poor’s et Moody’s ont déjà dégradé la note de Volkswagen suite au scandale, à A- et A3 respectivement.
Lonmin a lancé lundi l’augmentation de capital de la dernière chance. Le producteur de platine, coté à Londres et Johannesburg, propose à ses actionnaires 27 milliards d’actions au prix unitaire de 1,00 pence, soit une action pour 46 détenues et une décote de 94% par rapport au cours de clôture de 16,25 pence sur le marché londonien vendredi. Le groupe avait prévenu le mois dernier que son augmentation de capital serait effectuée avec une «décote considérable» pour refléter la chute de 90% de son cours de Bourse depuis le début de l’année. Il va ainsi lever 270 millions de livres. Cette augmentation de capital est cruciale pour lui permettre de refinancer sa dette.
Ericsson et Cisco ont annoncé lundi un partenariat commercial et technologique qui doit leur permettre de générer des recettes supplémentaires pouvant atteindre un milliard de dollars (900 millions d’euros) ou plus d’ici 2018. Les deux équipementiers pour les réseaux de télécoms et internet prévoient de proposer ensemble des offres de centres de données, des services de routage, de mise en réseau, d’informatique dématérialisée («cloud»), de mobilité, de gestion et de contrôle ainsi qu’une offre de services à l’échelle mondiale.
A l’occasion de son rapport annuel 2015 sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants de sociétés cotées, qui lui a permis de passer en revue les pratiques de 60 sociétés se référant au code Afep-Medef, l’Autorité des marchés financiers indique avoir constaté, «cette année encore, les progrès effectués par les entreprises». L’AMF émet toutefois de nouvelles pistes de réflexion à destination des associations professionnelles sur les sommes et avantages pouvant être versés lors du départ du dirigeant d’une société cotée en cohérence avec le plafond existant des deux ans de rémunération.
Schneider Electric a placé dans le courant du mois d’octobre sa première obligation « climat » (climate bond) pour un montant de 200 millions d’euros à 10 ans portant un coupon de 1,841%. Les titres ont été placés sous forme de club deal auprès d’Axa IM, Mirova et Neuflize OBC Investissements. L’émission a été co-arrangée par Crédit Agricole CIB et Natixis. Cet emprunt obligataire sera dédié au financement des programmes R&D de Schneider Electric dans des technologies pouvant apporter des gains CO2 (efficacité énergétique, connexion d’énergies renouvelables au réseau...).
LVMH va mettre en place un fonds carbone interne dont le montant dépassera 5 millions d’euros. Il sera financé par la contribution de chaque maison du groupe, calculée en fonction des émissions de gaz à effet de serre générées par leurs activités (consommations énergétiques de leurs sites de production et magasins). Le prix de la contribution sera de 15 euros par tonne de CO2. Le prix pourra être revu chaque année. Le fonds carbone prendra effet dès 2016. Il financera des investissements dans des équipements de réduction des consommations d’énergie (LED, climatisation) ou de production d’énergies renouvelables.
Pierre et Vacances-Center Parcs a annoncé lundi un partenariat stratégique avec le groupe chinois HNA Tourism, qui va entrer au capital du groupe de loisirs français. HNA Tourism va souscrire à une augmentation de capital réservée représentant 10% du capital de Pierre et Vacances SA, la holding cotée du groupe, au prix de 25,18 euros par action, soit une prime de 3% par rapport au cours moyen pondéré par les volumes sur 20 jours de Bourse au 6 novembre 2015. A l’issue de cette augmentation de capital, la participation en capital et les droits de vote de Siti, la holding contrôlée par Gérard Bremond, le PDG du groupe, s’établiront respectivement à 39,83% et 57,99% de PVSA.
Le groupe basque Gonvarri Steel Services vole au secours d’Abengoa. Il va devenir le premier actionnaire du producteur d’énergies renouvelables en souscrivant à son augmentation de capital. Son entrée au capital se fera en deux temps. Gonvarri, maison-mère du groupe d’énergie Gestamp, détiendra à terme 28% des droits de vote d’Abengoa. Selon Bloomberg, le montant de son investissement s’élèvera à 350 millions d’euros.
Alors que les marchés se sont inquiétés récemment de la politique de fusions-acquisitions et de l’endettement d’Altice, la direction du câblo-opérateur et de ses différentes filiales organisait lundi matin une conférence de presse pour tenter de répondre à ses inquiétudes. «Nous ne sommes ni frénétiques, ni boulimiques», a lancé Dexter Goei, le directeur général d’Altice, «nous sommes des industriels». Michel Combes, directeur des opérations du groupe Altice , maison mère de SFR Numericable, a ainsi promis une accélération des investissements dans les années à venir. SFR lancera par exemple mi-novembre une nouvelle box fibre ainsi qu’un service de vidéos à la demande.
Mitsubishi Heavy Industries se place. Le groupe japonais a confirmé vendredi matin dans un communiqué qu’il «étudie une proposition concrète d’investissement pour une participation minoritaire dans Areva NP». MHI doit notamment déterminer «la taille de cet investissement». Le groupe rappelle qu’il coopère «avec succès depuis de nombreuses années avec Areva». Selon lui, cet investissement permettrait de «renforcer la sécurité et la fiabilité des centrales à travers une alliance franco-japonaise resserrée sur la base du modèle de réacteur développé par une co-entreprise entre MHI et Areva NP».
Plusieurs salariés de Volkswagen ont reconnu avoir manipulé des données sur les émissions de dioxyde de carbone (CO2) de voitures du groupes en expliquant que les objectifs fixés par l’ancien président du directoire, Martin Winterkorn, étaient trop difficiles à atteindre, rapporte l’édition dominicale du quotidien Bild. Ces salariés ont précisé dans le cadre d’une enquête interne avoir augmenté la pression des pneus et mélangé du diesel à de l’huile de moteur pour réduire la consommation de carburant lors des tests, à partir de 2013 et jusqu’au printemps de cette année.
Verizon Communications envisage de vendre sa division de services aux entreprises, qui pourrait être valorisée jusqu’à 10 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros), dans le but de recentrer ses activités, a rapporté Reuters de sources proches du dossier. La cession inclurait les activités correspondant à l’ex-MCI, racheté en 2006 pour 8,4 milliards, qui fournit des services de télécommunications fixes et d’accès internet à de grandes entreprises, ainsi que Terremark, sa filiale de centres de données acquise en 2011 pour 1,4 milliard. Les actifs de services aux entreprises de Verizon pourraient être difficiles à scinder et un acquéreur éventuel devrait sans doute conclure des accords commerciaux avec le groupe.
Le groupe de transport maritime Neptune Orient Lines (NOL), basé à Singapour, a annoncé samedi avoir engagé des discussions préliminaires avec CMA CGM et A.P. Moeller-Maersk en vue de se faire éventuellement racheter. NOL, contrôlé par le fonds souverain Temasek Holdings, souffre de la crise prolongée qui touche l’ensemble du secteur mondial du transport maritime et a accumulé quatre années consécutives de pertes. Il a conclu en février la vente de sa filiale de logistique.
Le groupe espagnol de construction FCC a annoncé vendredi qu’il examinait un certain nombre de pistes pour renforcer sa structure financière et que des discussions avaient été engagées avec ses créanciers à ce sujet. Dans une communication adressée à l’autorité des marchés financiers, FCC dit avoir fait voter lors de l’assemblée générale de ses actionnaires en juin, une éventuelle émission d’actions représentant jusqu’à 50% de son capital. Selon, le journal Expansion, FCC envisagerait une augmentation de capital qui pourrait atteindre 400 millions d’euros pour rembourser un prêt de 450 millions d’euros.
Foncière de Paris a émis 150 millions d’euros d’obligations via deux placements privés (Euro PP). Le premier, de 100 millions d’euros, a une maturité de 8 ans avec un coupon de 3%. Le second porte sur 50 millions à 7 ans, à un taux de 2,75%. L’opération a été arrangée par BNP Paribas et la Société Générale. Les obligations sont cotées sur Euronext.
AstraZeneca a annoncé vendredi qu’il achetait ZS Pharma pour 2,7 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros), soit 90 dollars par action, mettant ainsi la main sur une technologie permettant de développer de nouveaux traitements de l’hyperkaliémie, l’excès de potassium dans le sang. L’opération aura un caractère dilutif minimal en 2016 et 2017 et sera relutive à partir de 2018, indique le laboratoire.
Berkshire Hathaway a publié vendredi un bénéfice trimestriel record, grâce entre autres aux gains réalisés sur Kraft Heinz, mais son bénéfice d’exploitation a reculé avec la dégradation des performances des activités d’assurance. La holding dirigée par Warren Buffett a réalisé au troisième trimestre un bénéfice net de 9,43 milliards de dollars (8,78 milliards d’euros), soit 5.737 dollars par action A, contre 4,62 milliards (2.811 dollars/action A) un an plus tôt. Son bénéfice d’exploitation a baissé de 4% à 4,55 milliards, soit 2.769 dollars par action de catégorie A. Le résultat net intègre un gain après impôt de 4,4 milliards sur la participation dans Kraft Heinz.
Airbus prévoit toujours de conclure des ventes d’A380 d’ici la fin de l’année mais n’exclut pas qu’un contrat potentiel doive attendre le début de l’année prochaine, a déclaré dimanche son président exécutif, Fabrice Brégier, au salon aéronautique de Dubai. L’A380 apparaît actuellement comme un avion très compétitif grâce à la faiblesse des prix du pétrole, a-t-il ajouté.