Le fabricant suédois de caoutchouc industriel Trelleborg et le groupe technologique allemand Freudenberg accélèrent les préparatifs de l’introduction en Bourse de leur société commune TrelleborgVibracoustic, ont déclaré hier deux sources à Reuters. L’IPO, prévue à Francfort au deuxième trimestre 2016, pourrait valoriser de 2 à 2,5 milliards d’euros le joint-venture, spécialisé dans le contrôle des vibrations dans l’automobile. Citigroup et Deutsche Bank sont chargées de l’opération.
Les négociations au sujet de l’achat d’avions Rafale par les Emirats arabes unis sont entrées dans leur phase finale, a déclaré hier à Reuters le chef de l’armée de l’air de ce pays du Golfe, le général Ibrahim Nasser al Alaoui. Selon des sources du secteur, les Emirats veulent acquérir 60 chasseurs et envisagent la possibilité d’acheter ces appareils à Dassault Aviation.
L’opérateur espagnol a indiqué hier, à l’occasion d’une conférence européenne sur la technologie à Barcelone, que sa filiale mexicaine serait un candidat attrayant à la Bourse et a démenti toute intention de quitter le pays. Telefonica occupe 20% du marché local, loin derrière America Movil (70%).
Sainsbury’s prévoit de poursuivre la valse des étiquettes pour ne pas se laisser distancer par les discounters Aldi et Lidl. Le numéro trois britannique de la distribution a déjà consacré 150 millions de livres à ces baisses de prix. Mais il entend poursuivre cet effort, malgré le recul de 18% du bénéfice imposable au premier semestre de l’exercice 2015/2016 (clos fin septembre), à 308 millions de livres (435 millions d’euros). La perspective de nouvelles baisses de prix a fait chuter l’action de 7,1% à 253,3 pence.
Vivendi a accusé la plus forte baisse du SBF 120 hier (-5,8% à 20,4 euros) au lendemain de la publication d’un résultat d’exploitation trimestriel en baisse de 29%, à 219 millions d’euros. Surtout, les courtiers ont été surpris par l’annonce du groupe d’«une période d’investissements potentiellement élevée» en 2016 et 2017. Cette décision laisse entendre une politique de dividende moins généreuse. Vivendi a ajouté qu’il entendait accroître sa participation (aujourd’hui de 10,8%) au capital d’Ubisoft. Par ailleurs, le groupe a annoncé l’achat de 345.472 de ses actions à un cours moyen de 19,83 euros. Ce programme porte sur un maximum de 10 millions d’actions jusqu’au 30 novembre.
Les fonds de LBO Apax Partners et CVC Capital Partners mettent la touche finale à leur offre respective sur la filiale néerlandaise de Deutsche Telekom, indique Reuters de sources proches. Celle-ci serait valorisée 3 milliards d’euros par Credit Suisse, la banque mandatée pour organiser la vente. L’opérateur allemand peine à lutter contre KPN et Vodafone dans un marché très concurrentiel. La date de remise des offres est fixée au 16 novembre. Bain Capital et Providence pourraient également entrer dans la course.
Carlsberg a annoncé hier 10 milliards de couronnes danoises (1,34 milliard d’euros) de charges exceptionnelles et la suppression de 2.000 postes dans le but de renouer avec la croissance après plusieurs années marquées par ses difficultés en Russie, marché crucial pour le brasseur. Mais les restructurations annoncées concernent aussi la Chine et la Grande-Bretagne.
Le géant allemand des services aux collectivités a déprécié la valeur de ses centrales électriques et de ses actifs pétroliers et gaziers à hauteur de 8,3 milliards d’euros. Cette dépréciation l’a amené à publier hier la plus forte perte nette trimestrielle de son histoire, à 7,2 milliards d’euros. Le secteur en Allemagne souffre de la concurrence des énergies renouvelables, d’une chute des prix de gros de l’électricité et de la décision de Berlin de renoncer au nucléaire.
Anheuser-Busch InBev (AB InBev), le premier brasseur mondial, a lancé hier son offre d’achat amicale de près de 100 milliards d’euros sur son concurrent SABMiller et conclu parallèlement la vente des parts de ce dernier dans la coentreprise MillerCoors, pour faciliter l’aval des autorités de la concurrence. La cession des 58% de SABMiller dans MillerCoors à son actionnaire minoritaire Molson Coors a été conclue pour 12 milliards de dollars (11,1 milliards d’euros). AB InBev, conseillé par Lazard, a précisé s’attendre à 1,4 milliard de dollars de synergies annuelles au bout de quatre ans une fois bouclé le rachat de SABMiller, qui devrait être effectif au second semestre de l’an prochain. Sur la base des cours de clôture de mardi, l’offre sur SABMiller représente 70 milliards de livres (98,7 milliards d’euros).
Dans leurs comptes 2015, les sociétés devront aussi préciser l’avancée de leurs travaux sur IFRS 15, la norme sur le chiffre d’affaires applicable en 2018.
Ericsson a légèrement réduit mardi sa prévision de croissance du marché pour les prochaines années. Il vise une hausse annuelle moyenne de 2% à 4% sur la période 2014-2018, contre 3% à 5% lors de sa précédente prévision. L’équipementier en télécoms suédois, qui a conclu lundi avec Cisco une alliance commerciale pour certaines activités, réaffirme toutefois son ambition de faire mieux que le marché.
Michael Pearson, le PDG de Valeant, a une nouvelle fois pris la parole mardi dans un souci de transparence sur la conduite des opérations du laboratoire pharmaceutique canadien. Le dirigeant a reconnu que les revenus des secteurs de la dermatologie et de la neurologie risquent d’être moins élevés qu’anticipé au quatrième trimestre à la suite des interrogations soulevées sur les pratiques tarifaires du groupe. Depuis, Valeant a dû rompre ses liens avec son distributeur Philidor. Michael Pearson a reconnu que le plongeon de l’action, qui a perdu près de 70% de sa valeur depuis août à la Bourse de Toronto, avait été une «expérience douloureuse» et qu’il en avait tiré des leçons. Il a promis un changement d’attitude rapide.
Autrefois logées dans le groupe de parfumeries Douglas, vendu cet été à CVC, les librairies Thalia sont sur le marché. Ses actionnaires, le fonds Advent et la famille Kreke, ont engagé le processus. Selon Reuters, le libraire suisse Orell Fuessli aurait déjà exprimé son intérêt. La chaîne de librairies est estimée à environ 100 millions d’euros.
Les prix bas du pétrole favorisent la consolidation du secteur, mais «mon conseil est d’être patient en M&A», a déclaré mardi Patrick Pouyanné, le directeur général de Total, lors d’une conférence de presse à Abou Dhabi. Lundi, le groupe pétrolier et gazier américain Apache a annoncé avoir rejeté une offre d’achat non sollicitée. L’identité du prétendant n’a pas été dévoilée. Apache a engagé Goldman Sachs pour élaborer sa défense. La capitalisation d’Apache dépasse les 18 milliards de dollars.
National Grid a officialisé mardi matin la mise en vente d’une part majoritaire au capital de son réseau de distribution de gaz. Le groupe d’énergie britannique a indiqué qu’il compte retourner une grande partie du produit de la cession à ses actionnaires. La valeur du réseau, qui couvre 11 millions de clients, est estimé à 11 milliards de livres (15,4 milliards d’euros environ). La vente pourrait être signée d’ici à début 2017.
Un nouvel obstacle se dresse devant Dialog Semiconductor. Le fonds Elliott a annoncé qu’il s’opposera au rachat de l’américain Atmel. Il détient 2,9% du capital du fabricant allemand de semi-conducteurs. Selon le fonds activiste, cette opération risque de faire perdre 500 millions d’euros de valeur à Dialog. Elliott exhorte les autres actionnaires de l’entreprise allemande à voter contre ce rachat lors d’une assemblée des actionnaires prévue le 19 novembre. Dialog Semiconductor avait annoncé en septembre le rachat d’Atmel pour environ 4,6 milliards de dollars dans le but de diversifier son portefeuille de produits.
Korian a remporté le processus de vente de Casa Reha, le troisième opérateur de maisons de retraite en Allemagne. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué. Cette acquisition permettra au groupe français d’optimiser sa couverture du marché allemand, «le plus dynamique des marchés européens du vieillissement», et de renforcer sa position de leader outre-Rhin. Le financement de l’opération sera réalisé au travers de la trésorerie de Korian et de ses lignes de crédit bancaire disponibles, a indiqué la société.
Après les chiffres encourageants récemment publiés par Orange et Telefonica, Vodafone a annoncé mardi une première hausse de ses résultats semestriels en quatre ans. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) sur les six premiers mois de l’exercice a progressé de 1,9% à 5,79 milliards de livres (8,1 milliards d’euros), au-dessus du consensus qui était à 5,69 milliards, les investissements dans la 4G commençant à porter leurs fruits. L’opérateur de télécoms britannique a dégagé une croissance organique de 1,2% du revenu de ses services en juillet-septembre, deuxième trimestre de son exercice décalé, soit une amélioration par rapport aux +0,8% du premier trimestre. «Nous avons atteint un tournant important pour le groupe avec un retour à une croissance organique (...) et un Ebitda positif au premier semestre», s’est félicité le directeur général Vittorio Colao. Récemment, Orange et Telefonica avaient également annoncé un retour de la croissance organique sur leur marché domestique.
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a défendu mardi la gouvernance actuelle de l’alliance entre Renault et Nissan et a rejeté tout projet de fusion entre les constructeurs automobiles, appuyant la récente déclaration de Manuel Valls. «Je suis pour deux choses, la préservation de l’alliance Renault-Nissan dans ses équilibres tels que signés en 2002, deuxièmement l’intégration opérationnelle des deux groupes», a indiqué le ministre de l’Economie sur Europe 1. «Ce n’est pas la fusion, elle n’est pas à l’ordre du jour, elle n’a pas à être à l’ordre du jour», a-t-il insisté.
Arkema se montre plus optimiste pour 2015 après avoir enregistré au troisième trimestre de solides résultats grâce notamment aux bienfaits de l’intégration de Bostik. Le numéro un français de la chimie a réalisé un chiffre d’affaires trimestriel de 1,946 milliard d’euros (+32%), incluant une contribution de Bostik de 411 millions d’euros. L’effet devise a été positif de 7% tandis que les volumes, proches de l’an dernier (-0,5%), reflètent une demande mondiale globalement morose, précise Arkema dans un communiqué. L’Ebitda du groupe s’est élevé à 286 millions (+38%) à comparer au consensus de 275 millions et son résultat net courant à 95 millions (+36%). Arkema a relevé ses objectifs annuels. Il attend un Ebitda compris entre 1,02 et 1,04 milliard d’euros en 2015 alors qu’à la fin juillet il avait annoncé que cet indicateur devrait être «légèrement supérieur à un milliard d’euros» cette année.
Alors que les marchés se sont inquiétés récemment de la politique de fusions-acquisitions et de l’endettement d’Altice, la direction du câblo-opérateur et de ses différentes filiales organisait hier matin une conférence de presse pour tenter de répondre à ses inquiétudes. «Nous ne sommes ni frénétiques, ni boulimiques», a lancé Dexter Goei, le directeur général d’Altice, «nous sommes des industriels». Michel Combes, directeur des opérations du groupe Altice, maison mère de SFR Numericable, a ainsi promis une accélération des investissements dans les années à venir. SFR lancera par exemple mi-novembre une nouvelle box fibre ainsi qu’un service de vidéos à la demande.
Fitch Ratings a dégradé la note à long terme de Volkswagen de A à BBB+ et l’a assortie d’une perspective négative. «Ce déclassement prend en compte les problèmes de gouvernance, de direction et de contrôle interne mis en lumière par la crise actuelle des tests d’émissions liée à 11 millions de véhicules diesel au plus», explique l’agence de notation. Elle ajoute que la dégradation anticipe les effets financiers du scandale, comme les rappels de véhicules et le traitement judiciaire, ainsi que le manque à gagner sur les ventes futures de véhicules, qui devront sans doute faire l’objet de ristournes. Les agences de notation rivales Standard & Poor’s et Moody’s ont déjà dégradé la note de Volkswagen suite au scandale.
Elis a publié hier un chiffre d’affaires de 381,2 millions d’euros au troisième trimestre, en croissance de 7,1% en données publiées. La croissance organique atteint à elle seule 4%. Le groupe de blanchisserie industrielle a confirmé ses perspectives pour 2015: croissance organique de l’ordre de 3%, croissance externe de 4% et Ebitda attendu entre 445 millions et 450 millions d’euros.
Poursuivant ses efforts de rationalisation de son portefeuille d’actifs, Orange a annoncé hier la signature d’un accord avec Helios Investment Partners, à qui il va vendre sa participation de 70% dans Telkom Kenya. L’opération reste soumise à l’approbation des autorités compétentes.
Vallourec a enregistré au titre du troisième trimestre une perte nette de 164 millions d’euros (contre un bénéfice de 25 millions), un Ebitda de -66 millions (contre +175 millions) et un chiffre d’affaires de 872 millions (-35,1%). Le producteur de tubes sans soudure en acier, pénalisé par la réduction des investissements des compagnies pétrolières, a en outre fait savoir dans un communiqué que ses résultats devraient se dégrader au quatrième trimestre par rapport à ceux du troisième trimestre et a confirmé que son Ebitda serait négatif en 2015. Toutefois, Vallourec ne prévoit «probablement» pas de dépréciation de ses actifs nord-américains, a déclaré lundi son directeur financier Olivier Mallet. «Nous croyons fermement à l’avenir de l’industrie (du gaz et du pétrole) de schiste aux Etats-Unis», a-t-il justifié. Il a en outre indiqué le groupe n’envisageait pas d’augmentation de capital «au stade actuel».
TF1 a annoncé hier un accord pour l’acquisition du groupe de production et de diffusion de contenus audiovisuels Newen. TF1 va entrer au capital de FLCP, la holding de Newen, à hauteur de 70%, le solde restant aux mains des actionnaires actuels, dont l’équipe dirigeante. TF1 et Newen avaient annoncé le 29 octobre être entrés en négociation exclusive. Le catalogue de programmes de Newen inclut notamment «Plus Belle La Vie», «Braquo», «Versailles», «L’effet Papillon» et «Faites Entrer l’Accusé».
Match Group, contrôlé par InterActiveCorp, a révisé ses intentions pour son introduction en Bourse (IPO). Selon l’avis déposé hier auprès de la Sec, le propriétaire américain des services de rencontres en ligne Meetic, OkCupid et Tinder veut lever 536 millions de dollars pour 16% de son capital, contre 100 millions indiqués en octobre dernier. La fourchette d’introduction est située entre 12 à 14 dollars, soit une valeur de 2,88 à 3,36 milliards de dollars, sans compter une dette de 1,3 milliard au 30 septembre. La date de l’IPO n’est pas fixée.
La Commission européenne travaillerait à un texte visant la concurrence déloyale menée par certaines compagnies aériennes d’Etats non membres de l’Union européenne, selon un document vu par Reuters. Le texte prévoirait la possibilité de suspendre les droits de trafic aérien. Sans les nommer, il vise les transporteurs des pays du Golfe, que nombre de rivaux européens et américains et de responsables politiques accusent de bénéficier d’aides d’Etat.