Le cours de l’action Sanofi essuie la plus forte chute du CAC 40 vendredi midi (-5,9% à 87,76 euros) à la suite de la présentation du plan stratégique d’Olivier Brandicourt, le nouveau directeur général du laboratoire pharmaceutique. Sa feuille de route doit conduire à une croissance annuelle moyenne des ventes comprise entre 3% et 4% sur la période 2015-2020 mais le groupe a précisé que le bénéfice par action progresserait plus vite que les revenus seulement à partir de 2018. Le plan repose sur des économies de 1,5 milliard d’euros d’ici à 2018 et sur une augmentation des investissements annuels dans la recherche jusqu’à 6 milliards d’euros en 2020, contre 4,8 milliards en 2014. Six lancements majeurs, dont Toujeo (diabète) et Praluent (cholestérol), pourraient générer collectivement un chiffre d’affaire à maturité compris entre 12 et 14 milliards d’euros d’ici à 2025.
La Fnac et Darty ont annoncé vendredi avoir trouvé un accord sur une offre améliorée de la Fnac. Cette dernière, à qui Darty avait demandé de relever son offre et d’introduire une partie en cash, propose aux actionnaires du distributeur d'électroménager de recevoir une action Fnac pour 37 actions Darty détenues (au lieu d’une pour 39 auparavant) ainsi qu’une alternative en numéraire, à hauteur d’un montant maximal de 95 millions d’euros. Sur la base du cours de clôture de Darty du 5 novembre, l’offre valorise Darty à environ 116 pence par action, soit 615 millions de livres (859 millions d’euros) au total, et représente une prime de 47% sur le cours de clôture de Darty le 29 septembre 2015, veille de l’annonce de la première offre à 719 millions d’euros. A l’issue de l’opération, les actionnaires de Darty détiendront environ 46% du capital de l’entité combinée.
Air France a annoncé hier que les 24,5 millions de détenteurs de la carte de fidélité «Flying Blue» d’Air France-KLM pourraient utiliser à partir de la fin de cette année leurs miles pour financer des projets innovants de sept start-up toulousaines. La compagnie aérienne française a présenté cette initiative à Toulouse à l’occasion du premier anniversaire de son vol hebdomadaire Paris-Toulouse utilisant 10% de biocarburants dans le cadre de son projet «Lab’line for the future».
La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) a indiqué hier s’attendre à ce que la baisse de l’activité du secteur en France se poursuive. Après une chute du chiffre d’affaires estimée à 8% en 2015, plus fort repli depuis 30 ans, la FNTP anticipe un recul de 3% en 2016, dû notamment au repli de 6,4% attendu pour la demande des collectivités locales, qui reportent travaux et investissements à cause de moindres dotations de l’Etat. L’effet des premiers travaux du plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d’euros ne devrait pas intervenir avant l’été 2016.
La société foncière a fait état hier d’une hausse de 5,4% de ses revenus locatifs à fin septembre à périmètre réel, portés notamment par le dynamisme des loyers dans l’immobilier résidentiel allemand. Pour les neuf premiers mois de 2015, ses revenus locatifs se sont inscrits à 415,2 millions d’euros, en progression de 0,2% à périmètre constant. Pour l’ensemble de l’exercice, elle anticipe toujours une «légère» croissance de son résultat net récurrent porté par la baisse du coût de l’endettement.
Le groupe diversifié a publié hier un chiffre d’affaires en hausse de 1% pour le troisième trimestre 2015 à 2,65 milliards d’euros, les activités de transport et de communication permettant d’effacer un fort recul de la branche «logistique pétrolière» qui a subi la baisse des cours du brut. Cette légère croissance est en outre due à un effet de change et de périmètre, sans lequel son activité aurait décru de 2% d’un an sur l’autre.
Pénalisé par des arrêts de production et par le plongeon de 52% du prix de vente moyen du baril de pétrole sur les neufs premiers mois de l’année, Maurel & Prom a publié hier sur cette période un chiffre d’affaires en chute de 54% à 204,8 millions d’euros. Compte tenu de l’ouverture fin août de puits de production de gaz en Tanzanie, de la hausse de sa production au Gabon et d’une structure de dette récemment réaménagée, le groupe estime disposer «de perspectives favorables même dans un contexte de prix bas».
L’État, la région des Pays de la Loire, le département de Loire-Atlantique, la communauté d’agglomération de Saint-Nazaire, la SNCF et Total ont signé hier un accord sur le contournement ferroviaire de la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), exploité par le pétrolier français. Celui-ci avait conditionné son investissement de 400 millions d’euros pour moderniser cette raffinerie à la réalisation de ce contournement qui permettra d’éloigner la circulation des trains de ce site industriel classé Seveso.
Pour mieux répondre aux enjeux de marchés plus ouverts et mieux valoriser auprès de ses clients les matières premières agricoles qu’il transforme, le groupe sucrier a annoncé hier qu’il allait réunir l’ensemble de ses activités (Tereos France, Tereos Syral, Tereos TTD, Guarani…) sous la marque unique Tereos. Il compte ainsi améliorer la visibilité de son portefeuille de produits (sucre, alcool, amidon) et accroître sa capacité à anticiper la fin des quotas sucriers européens en 2017.
Le spécialiste de l’acier inoxydable a annoncé hier son intention de verser son premier dividende en quatre ans face aux premiers signes d’amélioration sur ses marchés. Le groupe paiera un dividende de 1,25 dollar (1,15 euro) par action, qu’il a prévu d’augmenter «au fil du temps». Le marché attendait un dividende de 30 cents par action au titre de cette année, selon une enquête Reuters. Aperam a publié au troisième trimestre un excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 108 millions de dollars (99 millions d’euros), globalement conforme aux attentes mais en net recul par rapport à celui du trimestre précédent en raison notamment de la baisse des cours du nickel. Son chiffre d’affaires trimestriel a baissé de 12% à 1,1 milliard de dollars. Le groupe prévoit un Ebitda du quatrième trimestre comparable à celui du troisième, ainsi qu’une réduction de sa dette, tout en restant prudent compte tenu de l’environnement économique actuel.
A l’issue d’un bon troisième trimestre, le groupe de location de véhicules prévoit désormais pour l’ensemble de 2015 une croissance organique de son chiffre d’affaires dans la fourchette haute de 3 à 5% annoncée précédemment. Il vise aussi un excédent brut d’exploitation (Ebitda) «corporate» ajusté légèrement supérieur à 250 millions d’euros (contre 245 millions précédemment) et un résultat net pro forma légèrement supérieur à 130 millions d’euros (contre 125 millions). Son ratio de dette nette sur corporate Ebida ajusté devrait être inférieur à 1x en fin d’année (avant acquisition).
Le géant américain de l’alimentation, issu de la fusion en juillet de Kraft Foods et de H.J. Heinz, a fait état hier soir d’une perte nette de 303 millions de dollars (278 millions d’euros) pour le trimestre clos le 27 septembre, soit 27 cents par action, contre une perte de huit millions (2 cents/action) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels liés à la fusion, il a dégagé un bénéfice par action de 44 cents, bien moins que les 62 cents anticipés par le consensus. Le groupe a cependant annoncé une majoration de 4,5% de son dividende, à 57 cents par action ordinaire.
Le trafic aérien passagers a encore augmenté en septembre et les perspectives pour le reste de l’année restent favorables, a annoncé jeudi l’Association internationale du transport aérien (Iata). Le trafic passagers, mesuré en passager kilomètre transporté (PKT), a progressé de 7,3% en septembre, après avoir augmenté de 7,1% en août, selon le rapport mensuel de cette association fédérant environ 250 compagnies aériennes. Depuis le début de l’année, il a augmenté de 6,7%, une évolution conforme aux prévisions de l’association pour l’ensemble de 2015.
Karavel-Promovacances, qui s’est positionné pour la reprise de Fram, prévoit de consacrer quelque 40 millions d’euros au rachat éventuel du voyagiste et se donne jusqu’à 2018 pour le remettre à flot, a appris jeudi Reuters auprès du groupe. La société d’investissement LBO France, actionnaire à 76% du groupe Karavel-Promovacances, avait confirmé la semaine dernière avoir déposé une offre de reprise du groupe Fram dans le cadre d’un plan de cession concerté et immédiat, dit pré-pack.
L’offre de reprise de la SNCM soumise au tribunal de commerce de Marseille par le transporteur corse Patrick Rocca, qui prévoit le maintien de 865 emplois sur les quelque 1.500 CDI actuels, recueille les faveurs, rapporte jeudi Reuters de source proche du dossier. Le tribunal de commerce, auquel les quatre potentiels repreneurs ont présenté leur projet mercredi, doit rendre sa décision le 20 novembre. L’offre de Patrick Rocca aurait pris une «confortable avance» sur celle de l’armateur de droit mexicain Baja Ferries. Les deux autres offres, portées par Christian Garin, ancien président du port de Marseille associé à la société de transport maritime grecque Arista, et par le consortium d’entreprises Corsica Maritima, semblent distancées.
Cellectis a annoncé jeudi la présentation prochaine de données encourageantes concernant l’UCART19, le premier produit candidat de la société de biopharmacie dans le domaine des cellules thérapeutiques par lymphocytes CAR-T, ce qui a provoqué une vive hausse de son titre en Bourse. Il précise que le traitement a été appliqué chez «une jeune patiente atteinte de leucémie». Vers 16h30, l’action Cellectis montait de 12,31% à 36,50 euros, dans des volumes très étoffés.
Air France a annoncé jeudi que les 24,5 millions de détenteurs de la carte de fidélité «Flying Blue» d’Air France-KLM pourraient utiliser à partir de la fin de cette année leurs miles pour financer des projets innovants de sept startups toulousaines. La compagnie aérienne française a présenté cette initiative à Toulouse à l’occasion du premier anniversaire de son vol hebdomadaire Paris-Toulouse utilisant 10% de biocarburants dans le cadre de son projet «Lab’line for the future».
Face à la baisse de son activité et aux coûts de sa restructuration, CGG a annoncé envisager une augmentation de capital ou l’entrée d’investisseurs financiers minoritaires. Le groupe de services parapétroliers a annoncé la suppression de 930 emplois supplémentaires, dont 310 en France, soit 13% d’un effectif total de 7.250 personnes à la fin octobre. Le groupe, qui employait 10.500 personnes en 2012, n’en emploiera plus que 6.320 à l’issue de ce plan. Parallèlement, il va réduire sa flotte à 5 navires, contre 11 actuellement, afin de ramener son activité d’acquisition de données, fortement déficitaire, à moins de 15% de son chiffre d’affaires. Des cessions d’actifs devraient contribuer à financer ce plan, avant un éventuel renforcement du capital. Jean-Georges Malcor, le directeur général de CGG, s’est refusé à plus de précisions, estimant qu’avec un cash flow positif, il n’y avait «pas d’urgence». «Les dépenses vont arriver à la fin du premier trimestre 2016, nous déciderons du meilleur timing», a-t-il dit. Ces mesures, qui devraient être mis en oeuvre dans le courant du premier semestre 2016, se traduisent par des dépréciations massives de 1,015 milliard de dollars dans les comptes du troisième trimestre.
Critiqué, notamment par la Cour des comptes, pour des exigences en dividendes un peu trop agressives, l’Etat a annoncé qu’il optera pour le paiement en actions de l’acompte que doit verser EDF en 2015. Le producteur d’électricité prévoit de payer 0,57 euro par action. Le choix de cette option par l’Etat évitera à EDF une sortie de cash de 896 millions d’euros. Les actions nouvelles seront émises à un prix égal à 90% de la moyenne des premiers cours cotés lors des vingt séances de bourse ayant précédé le 4 novembre 2015, jour de la décision de mise en distribution de cet acompte sur dividende, diminuée du montant de l’acompte. Cette décision offre un bol d’air financier au groupe public au moment où il doit financer les investissements de maintenance de son parc de centrales nucléaires en France, l’acquisition d’une part majoritaire au capital d’Areva NP et le lancement des travaux de l’EPR en Grande-Bretagne.
Les administrateurs indépendants de Renault ont apporté jeudi publiquement leur soutien au PDG Carlos Ghosn dans le bras de fer qui l’oppose à l’Etat français sur l’évolution de l’alliance avec Nissan. Dans un communiqué publié sur le site du constructeur automobile, les dix membres expliquent pourquoi ils avaient approuvé en avril dernier une résolution demandant à déroger à la règle sur les droits de vote doubles prévue par la loi Florange. Contre cet avis, l’Etat avait augmenté sa part au capital pour faire voter en AG les droits de vote doubles. "(Le conseil) l’a fait en estimant que c’était le moyen de protéger l’équilibre de l’alliance Renault-Nissan», écrivent-ils. «Le conseil considère cette alliance comme essentielle pour la pérennité de Renault et l’adoption des droits de vote doubles de nature à la déstabiliser.»
La Fédération nationale des travaux publics (FNTP) s’attend à ce que la baisse de l’activité du secteur en France se poursuive l’an prochain. Après une chute du chiffre d’affaires estimée à 8% en 2015, plus fort repli depuis 30 ans, la FNTP anticipe un recul de 3% en 2016. Cette nouvelle baisse est imputable notamment à une chute de 6,4% attendue pour la demande des collectivités locales, qui reportent travaux et investissements à cause notamment de la baisse des dotations de l’Etat. L’effet des premiers travaux du plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d’euros, financé par les concessionnaires en échange d’un allongement de la durée de leurs concessions, ne devrait pas se concrétiser avant le second semestre de 2016, a précisé la fédération au cours d’une conférence de presse.
Trois jours après la finalisation de la vente de ses activités énergétiques à General Electric, Alstom change de visage. Le groupe a annoncé, comme prévu, la nomination de Henri Poupart-Lafarge au poste de PDG en remplacement de Patrick Kron. Henri Poupart-Lafarge aura la charge de mener la nouvelle stratégie du groupe, désormais recentré sur les équipements ferroviaires (train, tramways, signalisation), un secteur qu’il connait bien pour avoir été le président du Secteur Transport d’Alstom depuis le 4 juillet 2011. Recentré, Alstom vise un chiffre d’affaires en croissance de plus de 5% par an à périmètre et taux de change constants et une marge opérationnelle qui devrait «s’améliorer graduellement dans la fourchette de 5%-7%». Son flux de trésorerie disponible, qui traduit la trésorerie générée ou utilisée par l’exploitation, est pour sa part toujours attendu «en ligne avec le résultat net avant la contribution des activités Energie, avec une volatilité possible sur de courtes périodes». Le groupe a enregistré au premier semestre un résultat opérationnel de 167 millions après coûts de structure (+10%) et un chiffre d’affaires de 3,3 milliards (+8%), sa marge opérationnelle atteignant ainsi 5,1% contre 5,0% au premier semestre 2014-2015.
Allergan, issu de la fusion d’Actavis et d’Allergan, a fait état hier d’un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes grâce aux ventes solides de ses médicaments de marque, sa principale activité. Au cours du troisième trimestre, le groupe élargi a dégagé un bénéfice net de 5,23 milliards de dollars (4,8 milliards d’euros), soit 13,29 dollars par action, contre une perte nette de 1,04 milliard (3,95 dollars par action) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels et en base non-GAAP sur les activités poursuivies, le bénéfice s’élève à 3,48 dollars par action, contre un consensus à 3,18 dollars.