L’administrateur délégué de Telecom Italia a déclaré avoir rencontré la semaine dernière Xavier Niel, qui a récemment investi à titre personnel dans l’opérateur italien, et avoir discuté avec l’homme d’affaires français de «stratégie industrielle» et du potentiel du marché italien des télécoms. S’exprimant en marge d’une conférence sur les télécoms à Barcelone, Marco Patuano a rapporté que, lors de leur entrevue le 3 novembre, le fondateur d’Iliad lui avait assuré agir seul et sans concertation avec Vivendi, qui possède 20% de Telecom Italia. «Il m’a dit qu’il était intéressé par notre stratégie industrielle et nous sommes convenus que l’Italie représentait une opportunité», a déclaré Marco Patuano. Selon les documents des autorités financières italiennes, Xavier Niel détient l’équivalent de 11,2% des droits de vote de Telecom Italia, acquis via des contrats dérivés et des options.
Le magnat de la presse et du câble John Malone, réputé pour la complexité de ses opérations, va modifier la structure de deux de ses sociétés. Liberty Interactive, qui regroupe essentiellement ses actifs dans le commerce en ligne, a annoncé son intention de scinder quelques activités, ainsi que sa participation de 18% du voyagiste en ligne Expedia en deux nouvelles entités distinctes: CommerceHub et Liberty Expedia Holdings. Liberty Interactive est elle-même déjà divisée en deux actions reflet (tracking stocks): QVC Group, sa branche de télé-achat, et Liberty Ventures Group, ses actifs dans le câble. Les titres des nouvelles entités seront distribués aux actionnaires de Liberty Ventures Group.
L’Afep et le Medef publient jeudi une nouvelle version du code pour introduire rapidement le principe d’une consultation de l’assemblée des actionnaires en cas de cession portant sur la moitié au moins des actifs de la société. Une autre modification permet de mettre en cohérence le code avec les nouvelles dispositions issues de la loi Macron sur les retraites supplémentaires.
Solvay a débuté ses rencontres avec les investisseurs obligataires afin de constituer une partie du financement du rachat de l’américain Cytec. En fonction des conditions de marchés, le groupe de chimie prévoit l’émission d’obligations de premier rang, en euros et en dollars, ainsi que des titres hybrides dans la limite de 1 milliard d’euros. Ce financement obligataire doit être complété par une augmentation de capital d’environ 1,5 milliard d’euros. Annoncée en juillet, pour un montant de 5,5 milliards de dollars, l’acquisition de Cytec doit être finalisée d’ici la fin de l’année. Les actionnaires du groupe américain se prononceront lors d’une assemblée générale le 24 novembre.
Dexter Goei, le directeur général d’Altice, a indiqué lors de la conférence annelle de Morgan Stanley sur les télécoms à Barcelone s’attendre à un redressement de Numericable-SFR dans les 12 à 18 prochains mois. Lundi, la direction du câblo-opérateur contrôlé par Patrick Drahi avait déjà annoncé une reprise des investissements de sa filiale française pour tenter de mettre fin à l’hémorragie de sa base d’abonnés.
International Airlines Group (IAG), maison mère de British Airways et Iberia, a déclaré jeudi qu’il ne discutait pas d’un éventuel rachat de la compagnie finlandaise Finnair, démentant ainsi les informations d’un quotidien finlandais évoquant des progrès dans les pourparlers entre les deux sociétés. A la Bourse d’Helsinki, l’action Finnair, qui avait gagné jusqu’à 6% en début de séance, ne progressait plus que de 3,87% à 4,29 euros en fin de matinée. A Londres au même moment, le titre IAG perdait 3,09% à 595,5 pence.
Les députés français ont adopté jeudi l’amendement instaurant l’obligation pour les grandes entreprises françaises de transmettre au fisc des informations détaillées, pays par pays, sur leurs activités à l’étranger. Déposé par le groupe socialiste à l’initiative du gouvernement, cet amendement reprend une des principales dispositions du plan de lutte contre l’évasion fiscale des sociétés présenté le mois dernier par l’OCDE. Il instaure un «reporting pays par pays» des activités des entreprises dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe consolidé est supérieur ou égal à 750 millions d’euros.
RWE a annoncé jeudi qu’il devrait atteindre «de justesse» son objectif annuel de résultat net, pénalisé par les difficultés chroniques de sa filiale britannique Npower qui a essuyé une perte d’exploitation de 66 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année. Le deuxième groupe allemand de services aux collectivités anticipe toujours un bénéfice net ajusté compris entre 1,1 et 1,3 milliard d’euros au titre de l’année 2015. Npower est affectée par une concurrence croissante et des problèmes de facturation. Le bénéfice net ajusté de RWE a chuté de 28,6% à 545 millions d’euros au cours des neuf premiers mois de l’année, inférieur là à la prévision moyenne des analystes qui était de 593 millions.
Iliad a annoncé jeudi matin un chiffre d’affaires trimestriel de 1,11 milliard d’euros, en hausse de 5,3%, le dynamisme dans le mobile (+11,4%) ayant compensé la faible progression (+1,4%) des revenus dans le fixe. L’opérateur a engrangé 390.000 nouveaux clients mobile sur la période, portant sa part de marché à plus de 16%. Dans le fixe, il a conquis 91.000 nouveaux abonnés, moins que les 116.000 annoncés par Orange.
Rolls-Royce a émis jeudi le quatrième avertissement sur ses résultats en un peu plus d’un an et précisé envisager de réduire son dividende en raison d’une baisse marquée de la demande de pièces détachées et de services pour les moteurs en exploitation. En fin de matinée, le cours de l’action du constructeur britannique de moteurs d’avion chutait de 20% à la Bourse de Londres. Rolls-Royce prévoit désormais pour 2016 une baisse de son bénéfice de 650 millions de livres (918 millions d’euros), contre 300 millions évoqués en juillet, ce qui sous-entend que le bénéfice annuel pourrait être inférieur de plus de 30% au consensus des estimations d’analystes. Celui-ci, pourtant revu en baisse après l’avertissement de cet été, est actuellement de 1,053 milliard.
Dans leurs comptes 2015, les sociétés devront aussi préciser l’avancée de leurs travaux sur IFRS 15, la norme sur le chiffre d’affaires applicable en 2018.
Darty a annoncé mercredi que la Fnac bénéficiait d’un délai supplémentaire de 9 jours (au 20 novembre) pour formaliser son offre de reprise du groupe d’électroménager. Les deux groupes ont annoncé vendredi dernier être parvenus à un accord de principe après un relèvement de l’offre de la Fnac, qui valorise Darty à environ 859 millions d’euros, au lieu de 719 millions précédemment.
Pirelli, le numéro cinq mondial du pneu, a réduit hier ses prévisions de résultats pour 2015 pour refléter la détérioration de la demande dans les marchés émergents, Russie et Brésil en tête. Le groupe italien, sorti de la cote la semaine dernière après avoir été racheté par ChemChina, s’attend à réaliser un bénéfice d’exploitation après exceptionnels de 870 millions d’euros, contre 930 millions précédemment. Il prévoit un chiffre d’affaires de 6,25 milliards, contre plus de 6,35 milliards précédemment.
Le fabricant suédois de caoutchouc industriel Trelleborg et le groupe technologique allemand Freudenberg accélèrent les préparatifs de l’introduction en Bourse de leur société commune TrelleborgVibracoustic, ont déclaré hier deux sources à Reuters. L’IPO, prévue à Francfort au deuxième trimestre 2016, pourrait valoriser de 2 à 2,5 milliards d’euros le joint-venture, spécialisé dans le contrôle des vibrations dans l’automobile. Citigroup et Deutsche Bank sont chargées de l’opération.
Les négociations au sujet de l’achat d’avions Rafale par les Emirats arabes unis sont entrées dans leur phase finale, a déclaré hier à Reuters le chef de l’armée de l’air de ce pays du Golfe, le général Ibrahim Nasser al Alaoui. Selon des sources du secteur, les Emirats veulent acquérir 60 chasseurs et envisagent la possibilité d’acheter ces appareils à Dassault Aviation.
L’opérateur espagnol a indiqué hier, à l’occasion d’une conférence européenne sur la technologie à Barcelone, que sa filiale mexicaine serait un candidat attrayant à la Bourse et a démenti toute intention de quitter le pays. Telefonica occupe 20% du marché local, loin derrière America Movil (70%).
Sainsbury’s prévoit de poursuivre la valse des étiquettes pour ne pas se laisser distancer par les discounters Aldi et Lidl. Le numéro trois britannique de la distribution a déjà consacré 150 millions de livres à ces baisses de prix. Mais il entend poursuivre cet effort, malgré le recul de 18% du bénéfice imposable au premier semestre de l’exercice 2015/2016 (clos fin septembre), à 308 millions de livres (435 millions d’euros). La perspective de nouvelles baisses de prix a fait chuter l’action de 7,1% à 253,3 pence.
Vivendi a accusé la plus forte baisse du SBF 120 hier (-5,8% à 20,4 euros) au lendemain de la publication d’un résultat d’exploitation trimestriel en baisse de 29%, à 219 millions d’euros. Surtout, les courtiers ont été surpris par l’annonce du groupe d’«une période d’investissements potentiellement élevée» en 2016 et 2017. Cette décision laisse entendre une politique de dividende moins généreuse. Vivendi a ajouté qu’il entendait accroître sa participation (aujourd’hui de 10,8%) au capital d’Ubisoft. Par ailleurs, le groupe a annoncé l’achat de 345.472 de ses actions à un cours moyen de 19,83 euros. Ce programme porte sur un maximum de 10 millions d’actions jusqu’au 30 novembre.
Les fonds de LBO Apax Partners et CVC Capital Partners mettent la touche finale à leur offre respective sur la filiale néerlandaise de Deutsche Telekom, indique Reuters de sources proches. Celle-ci serait valorisée 3 milliards d’euros par Credit Suisse, la banque mandatée pour organiser la vente. L’opérateur allemand peine à lutter contre KPN et Vodafone dans un marché très concurrentiel. La date de remise des offres est fixée au 16 novembre. Bain Capital et Providence pourraient également entrer dans la course.
Carlsberg a annoncé hier 10 milliards de couronnes danoises (1,34 milliard d’euros) de charges exceptionnelles et la suppression de 2.000 postes dans le but de renouer avec la croissance après plusieurs années marquées par ses difficultés en Russie, marché crucial pour le brasseur. Mais les restructurations annoncées concernent aussi la Chine et la Grande-Bretagne.
Le géant allemand des services aux collectivités a déprécié la valeur de ses centrales électriques et de ses actifs pétroliers et gaziers à hauteur de 8,3 milliards d’euros. Cette dépréciation l’a amené à publier hier la plus forte perte nette trimestrielle de son histoire, à 7,2 milliards d’euros. Le secteur en Allemagne souffre de la concurrence des énergies renouvelables, d’une chute des prix de gros de l’électricité et de la décision de Berlin de renoncer au nucléaire.
Anheuser-Busch InBev (AB InBev), le premier brasseur mondial, a lancé hier son offre d’achat amicale de près de 100 milliards d’euros sur son concurrent SABMiller et conclu parallèlement la vente des parts de ce dernier dans la coentreprise MillerCoors, pour faciliter l’aval des autorités de la concurrence. La cession des 58% de SABMiller dans MillerCoors à son actionnaire minoritaire Molson Coors a été conclue pour 12 milliards de dollars (11,1 milliards d’euros). AB InBev, conseillé par Lazard, a précisé s’attendre à 1,4 milliard de dollars de synergies annuelles au bout de quatre ans une fois bouclé le rachat de SABMiller, qui devrait être effectif au second semestre de l’an prochain. Sur la base des cours de clôture de mardi, l’offre sur SABMiller représente 70 milliards de livres (98,7 milliards d’euros).
Les prix bas du pétrole favorisent la consolidation du secteur, mais «mon conseil est d’être patient en M&A», a déclaré mardi Patrick Pouyanné, le directeur général de Total, lors d’une conférence de presse à Abou Dhabi. Lundi, le groupe pétrolier et gazier américain Apache a annoncé avoir rejeté une offre d’achat non sollicitée. L’identité du prétendant n’a pas été dévoilée. Apache a engagé Goldman Sachs pour élaborer sa défense. La capitalisation d’Apache dépasse les 18 milliards de dollars.
Ericsson a légèrement réduit mardi sa prévision de croissance du marché pour les prochaines années. Il vise une hausse annuelle moyenne de 2% à 4% sur la période 2014-2018, contre 3% à 5% lors de sa précédente prévision. L’équipementier en télécoms suédois, qui a conclu lundi avec Cisco une alliance commerciale pour certaines activités, réaffirme toutefois son ambition de faire mieux que le marché.
Michael Pearson, le PDG de Valeant, a une nouvelle fois pris la parole mardi dans un souci de transparence sur la conduite des opérations du laboratoire pharmaceutique canadien. Le dirigeant a reconnu que les revenus des secteurs de la dermatologie et de la neurologie risquent d’être moins élevés qu’anticipé au quatrième trimestre à la suite des interrogations soulevées sur les pratiques tarifaires du groupe. Depuis, Valeant a dû rompre ses liens avec son distributeur Philidor. Michael Pearson a reconnu que le plongeon de l’action, qui a perdu près de 70% de sa valeur depuis août à la Bourse de Toronto, avait été une «expérience douloureuse» et qu’il en avait tiré des leçons. Il a promis un changement d’attitude rapide.
Autrefois logées dans le groupe de parfumeries Douglas, vendu cet été à CVC, les librairies Thalia sont sur le marché. Ses actionnaires, le fonds Advent et la famille Kreke, ont engagé le processus. Selon Reuters, le libraire suisse Orell Fuessli aurait déjà exprimé son intérêt. La chaîne de librairies est estimée à environ 100 millions d’euros.