Le constructeur allemand a annoncé lundi avoir signé des lettres d’intention avec deux partenaires iraniens en vue de son retour sur ce marché où il compte ouvrir un bureau dès le premier trimestre, à la suite de la levée des sanctions frappant la République islamique. Il a précisé avoir signé des protocoles d’accord avec Iran Khodro Diesel (IKD) et Mammut Group en vue de la création de coentreprises pour la production et la commercialisation de camions Mercedes-Benz et de composants. Il prévoit aussi de redevenir actionnaire de son ancienne coentreprise de moteurs Iranian Diesel Engine Manufacturing (IDEM).
Un groupe d’actionnaires du géant agrochimique suisse Syngenta affiche lundi son opposition à toute vente de l’entreprise à la société publique chinoise ChemChina et appelle également au départ de la direction actuelle. Dans une lettre envoyée au journal Basler Zeitung, Folke Rauscher, placé à la tête de ce groupe d’actionnaires, précise que ce dernier représente quelque 10% du capital de Syngenta. «Le conseil d’administration est dans un cul-de-sac dont il ne peut se dégager seul. Donc la seule alternative est un renouvellement de grande ampleur du conseil lors de la prochaine assemblée générale», ajoute-t-il. Michel Demare, président de Syngenta, a dit la semaine dernière que le groupe suisse était en discussion en vue d’une possible fusion, soulignant qu’un certain nombre d’options étaient passées en revue. Le mois dernier, il avait dit que le groupe menait des pourparlers avec Monsanto, ChemChina et d’autres partenaires éventuels.
Le leader mondial de l’intérim, qui présentait lundi ses nouveaux objectifs stratégiques 2016-2020, s’attend désormais à une marge d’Ebita (résultats avant intérêts, impôts et amortissement) de 4,5-5,0% hors éléments exceptionnels et un taux de conversion du cash-flow opérationnel d’environ 90% en moyenne sur ce cycle. Il visait précédemment une marge de plus de 5,5% d’ici 2015 mais avait ramené cet objectif à 5,2% en novembre dernier, un niveau qu’il pense avoir atteint sur l’exercice écoulé.
Alors que son offre hostile risquait d’échouer, Suncor a finalement réussi à convaincre Canadian Oil Sands de l’intérêt d’un rapprochement. Le producteur de pétrole canadien a pour cela dû relever le prix de son offre. Les actionnaires de la cible recevront 0,28 action Suncor pour chaque titre apporté, contre un ratio de 0,25 initialement. Le montant total de l’opération, dette incluse, atteint environ 4,55 milliards de dollars américains. Canadian Oil Sands détient 36,7% du capital de Syncrude, le plus grand site canadien d’exploitation de sables bitumineux.
Le constructeur automobile français, qui passe aujourd’hui devant la commission Royal pour s’expliquer sur les anomalies constatées lors des premiers tests d’émissions de dioxyde d’azote (NOx) mis en place par la ministre de l’Ecologie dans le sillage du scandale Volkswagen, va présenter «dans les semaines qui viennent» un «plan technique» destiné à réduire les écarts observés entre les tests en conditions normalisées et en condition réelle. L’action du constructeur a perdu jusqu’à 22,7% le 14 janvier, et elle traite encore 17% au-dessous du niveau qui prévalait avant la révélation d’une visite de la répression des fraudes dans son centre technique de Lardy.
La filiale sud-africaine déficitaire d’ArcelorMittal a annoncé lundi avoir bouclé son augmentation de capital de 4,5 milliards de rands (247 millions d’euros) avec l’aide de sa maison-mère. Le sidérurgiste coté à Johannesburg précise que l’augmentation de capital a été souscrite par des investisseurs et actionnaires à hauteur de 68% et que le solde, soit environ 1,4 milliard de rands, sera souscrit par ArcelorMittal Group.
Le distributeur perdait plus de 6% en Bourse à mi-séance, touchant un nouveau plus bas depuis 1997, après la mise sous surveillance négative de sa note BBB- par S&P. Les obligations 2026 du groupe stéphanois plongeaient quant à elle de 9 points, tandis que le CDS se tendait de près de 100 points de base, à 523 pb. Casino a réaffirmé son attachement à son statut d’ «investment grade» et rappelé que « l’amélioration de ses performances opérationnelles attendues en France en 2016 et l’ampleur du programme de cessions engagé » renforceront sa structure financière. Son plan de cession est passé de 2 milliards d’euros à 4 milliards, après l’annonce jeudi dernier de la vente de sa filiale Big C en Thaïlande.
Dan Serfaty n’est plus directeur général de Viadeo. Le fondateur du site de relations professionnelles a démissionné de ses fonctions lors d’un conseil d’administration vendredi dernier. Il est remplacé par Renier Lemmens, ancien directeur général de Paypal Europe. Ce changement de direction vise à «accélérer le repositionnement stratégique de l’entreprise». Viadeo a annoncé fin 2015 sa sortie du marché chinois, présenté pourtant jusqu’alors, et notamment lors de son introduction en Bourse en juillet 2014, comme sa première source de croissance. Introduite à 17,10 euros, l’action Viadeo ne vaut plus que 1,62 euro.
Air France a annoncé vendredi que sa flotte long-courrier rattraperait en 2019 son niveau de 2014, refermant la parenthèse de son «plan B» de l’automne dernier qui prévoyait au contraire un recul de son activité. La filiale d’Air France-KLM, adoptant une approche plus consensuelle avec les syndicats après une année 2015 tourmentée, a promis de lâcher du lest dans un contexte moins tendu pour le trafic aérien, notamment grâce à la baisse des prix du pétrole. Un millier de postes seront bien supprimés pour l’année 2016, dont le programme d’activité est déjà établi, mais le reste n’est plus d’actualité, tout comme la menace de licenciements secs. La compagnie renonce également à la demande faite au personnel de réaliser 17% de gains de productivité d’ici fin 2017.
L’Etat ne voudrait pas d’un Bouygues trop puissant au capital d’Orange en cas de rachat par l’opérateur de la filiale de télécoms du groupe de construction. Principal actionnaire de l’opérateur historique dont il contrôle 23%, l’Etat souhaiterait que la participation de Bouygues ne dépasse pas 10%, indique Reuters. Il compterait par ailleurs conserver ses trois représentants actuels au conseil. Selon l’agence de presse, le projet de rapprochement entre les deux groupes a franchi une nouvelle étape avec le lancement de discussions informelles entre l’opérateur historique et ses rivaux Iliad et Numericable-SFR à qui il espère revendre des actifs.
Renault sera auditionné ce lundi pour s’expliquer sur les anomalies constatées durant les premiers tests d’émissions mis en place par la ministre de l’Ecologie dans le sillage du scandale Volkswagen. Les dirigeants du constructeur français devront notamment répondre aux questions soulevées par les résultats des essais sur le petit crossover urbain Captur. De son côté, PSA Peugeot Citroën s’est félicité vendredi des premiers résultats obtenus par deux de ses voitures lors des tests antipollution. Les deux premiers véhicules testés, une Peugeot 208 et une Peugeot 508 diesel, ont été déclarés conformes à la réglementation et aux valeurs homologuées par la commission Royal.
Vivendi a poursuivi ses achats d’actions Telecom Italia en décembre, renforçant ainsi sa position de premier actionnaire de l’opérateur italien, montre un avis financier publié vendredi. Le groupe dirigé par Vincent Bolloré a porté sa participation à 21,39%, via l’acquisition entre le 16 et le 30 décembre de titres du groupe italien pour un montant total de 134,2 millions d’euros. Vivendi détenait 20,5% du capital de Telecom Italia le 15 décembre, jour d’une assemblée générale du groupe italien au cours de laquelle le français a obtenu quatre sièges au conseil d’administration et fait barrage à un projet de conversion des actions préférentielles en actions ordinaires.
S&P a placé les notes de long terme «BBB-» et de court terme «A3» de Casino Guichard-Perrachon sous surveillance avec implication négative en mettant en avant le niveau d’endettement élevé du groupe de distribution, selon un communiqué diffusé vendredi soir. «Bien qu’en France le groupe ait annoncé une croissance modérée de 1,4% de ses ventes à périmètre comparable au dernier trimestre, sa profitabilité d’ensemble a considérablement baissé. De plus, les performances du groupe en Amérique latine et en Asie ont été nettement inférieures à nos attentes, tout comme ses opérations de e-commerce», explique S&P. L’agence de notation ajoute qu’elle pourrait abaisser ses notes de long terme de «pas plus de deux crans» à la suite de sa revue des perspectives financières et d’activités. Casino a été violemment attaqué ces dernières semaines par Muddy Waters qui remet en cause la présentation des performances du groupe.
EDF et Areva ont annoncé vendredi qu’ils allaient inscrire dans leurs comptes de 2015 des provisions supplémentaires pour des montants respectifs de 800 millions d’euros et 250 millions d’euros après avoir été informés par le gouvernement de l’estimation, supérieure à leur propre prévision, du coût du site d’enfouissement des déchets radioactifs de Bure (Moselle). «Cette augmentation des provisions aura un impact négatif sur le résultat net part du groupe 2015 de l’ordre de 500 millions d’euros net d’impôts», a précisé EDF.
PSA Peugeot Citroën a annoncé vendredi qu’Etablissement Peugeot Frères, holding de la famille Peugeot, avait initié une procédure d’arbitrage concernant la propriété et l’usage de la marque «Peugeot», à l’exception des véhicules du constructeur automobile. «Peugeot SA est confiante quant à l’issue de cette procédure», a indiqué PSA dans un communiqué. La procédure d’arbitrage concerne notamment les produits dérivés, accessoires et voitures miniatures estampillés «Peugeot».
Une nouvelle biotech devrait entrer prochainement sur Euronext Paris. GeNeuro a enregistré la semaine dernière son document de base auprès de l’AMF. La société suisse est spécialisée dans le développement de traitements en neurologie et maladies auto-immunes en partenariat avec Servier. Le laboratoire français a concrétisé ce partenariat fin 2015 en achetant 8,6 % de son capital pour un montant de 15 millions d’euros.
Vivendi a poursuivi ses achats d’actions Telecom Italia en décembre, renforçant ainsi sa position de premier actionnaire de l’opérateur italien, montre un avis financier publié vendredi. Le groupe dirigé par Vincent Bolloré a porté sa participation à 21,39%, via l’acquisition entre le 16 et le 30 décembre de titres du groupe italien pour un montant total de 134,2 millions d’euros. Vivendi détenait 20,5% du capital de Telecom Italia le 15 décembre, jour d’une assemblée générale du groupe italien au cours de laquelle le français a obtenu quatre sièges au conseil d’administration et fait barrage à un projet de conversion des actions préférentielles en actions ordinaires.
PSA Peugeot Citroën s’est félicité vendredi des premiers résultats obtenus par deux de ses voitures lors des tests antipollution organisés par le ministère de l’Ecologie après l’affaire Volkswagen et s’est dit confiant pour la suite des essais. «PSA Peugeot Citroën est serein et confiant dans la perspective des prochains résultats des tests à venir», a indiqué le constructeur automobile dans un communiqué. Il a précisé que ses deux premières voitures testées, une Peugeot 208 et une Peugeot 508 diesel, avaient été déclarées conformes à la réglementation et aux valeurs homologuées par la commission technique mise sur pied sous l’égide de la ministre de l’Ecologie.
L’Etat ne voudrait pas d’un Bouygues trop puissant au capital d’Orange en cas de rachat par l’opérateur de la filiale de télécoms du groupe de construction. Principal actionnaire de l’opérateur historique dont il contrôle 23%, l’Etat souhaiterait que la participation de Bouygues ne dépasse pas 10%, indique Reuters. Il souhaiterait par ailleurs conserver ses trois représentants actuels au conseil.
Les dirigeants des secteurs de la grande consommation et de la distribution sont particulièrement avides de croissance externe, selon le dernier baromètre semestriel «Global Capital Confidence» publié par le cabinet EY en janvier. Les deux tiers ont l’intention d’effectuer des acquisitions au cours des 12 prochains mois, soit une progression de 13% en six mois. Ce niveau inégalé depuis six ans est bien supérieur à celui de l’ensemble du panel qui s’est exprimé à 59% en faveur d’acquisitions.
Selon des sources syndicales citées par Reuters, Air France prévoit un nouveau plan de départs volontaires, excluant désormais les licenciements secs. La filiale d’Air France-KLM a indiqué lors d’un CCE extraordinaire qu’elle prévoit que sa flotte long-courrier passera de 104 avions en 2017 à 109 avions en 2020. La flotte de la low cost Transavia France devrait, elle, atteindre 40 avions en 2020 contre 26 cette année. Toujours selon ces sources, le nouveau directeur des ressources humaines Gilles Gateau souhaite enfin démarrer cet été les négociations avec les hôtesses et stewards, dont l’accord collectif prend fin en octobre, et ouvrir rapidement des négociations avec les pilotes, avec des embauches possibles l’année prochaine.
L’Etat ne réduira pas sa participation dans Renault avant que l’action du constructeur français ne retrouve un cours «normal», a déclaré le ministre de l’Economie Emmanuel Macron. «Notre intention n’est pas de céder des actions pour que le contribuable perde de l’argent», a-t-il expliqué à la presse en marge de la visite d’une nouvelle usine Bolloré de bus électriques. L’action Renault a clôturé en baisse de plus de 10% jeudi après la révélation de perquisitions de la Direction de la concurrence dans le cadre des vérifications des émissions polluantes lancées par le gouvernement français après l’affaire Volkswagen.
Un rachat de Syngenta par ChemChina gagne en probabilité. Selon Bloomberg, le conseil d’administration du groupe d’agrochimie suisse a formellement accepté de poursuivre les discussions avec le chimiste chinois. Un accord pourrait être annoncé début février. ChemChina offrirait 470 francs suisses par action Syngenta, contre un cours actuel de 378 francs suisses. L’an dernier, Syngenta a refusé une offre de rachat de la part de Monsanto. Mais l’annonce fin 2015 du projet de rapprochement entre les américains Dow et Dupont risque de bousculer le secteur de la chimie, les deux groupes ayant annoncé leur volonté de se scinder en trois entités distinctes une fois leur fusion aboutie.
BHP Billiton a annoncé vendredi une dépréciation de 7,2 milliards de dollars (6,6 milliards d’euros) de la valeur de ses actifs américains dans le schiste en raison de la conjoncture déprimée des marchés pétroliers et gaziers. Après impôts, la dépréciation atteindra 4,9 milliards de dollars. Elle porte la provision totale avant impôt sur ces actifs à 12,8 milliards de dollars en moins de quatre ans. Cette annonce renforce les doutes du marché sur la capacité du groupe minier à maintenir sa politique de dividende actuelle sans risquer une dégradation de sa note de crédit.
Les autorités de la concurrence britanniques ont donné vendredi leur feu vert définitif au rachat par BT de l’opérateur mobile EE, co-détenu par Orange et Deutsche Telekom, pour 1,25 milliard de livres (1,65 milliard d’euros). La Competition and Markets Authority avait donné un accord provisoire à l’opération en octobre. A la suite du bouclage de cette transaction, qui interviendra le 29 janvier, Deutsche Telekom détiendra 12% de l’entité combinée BT/EE et Orange 4%, l’opérateur français devant également recevoir environ 3,4 milliards de livres en cash.