Le président de Sika a adressé aujourd’hui une lettre ouverte aux actionnaires de Saint-Gobain pour les convaincre que le projet de prise de contrôle de Sika par le groupe français est destructeur de valeur pour les deux entreprises. «Au nom de la majorité de conseil [...] je fais la démarche inhabituelle de m’adresser à vous directement afin de vous montrer comment la tentative de prise de contrôle de Saint-Gobain, lancée il y a un an, détruirait de la valeur chez Sika, et par conséquent détruirait aussi de la valeur pour vous en tant qu’actionnaire de Saint-Gobain», écrit Paul Halg. Il a ajouté ne voir toujours aucune issue au conflit, objet à l’heure actuelle d’une procédure devant la justice suisse. Le groupe français a signé en décembre 2014 un accord avec la famille Burkard-Schenker, actionnaire de contrôle de Sika, pour lui acheter ses 16,1% du capital du chimiste suisse et ses 52,4% des droits de vote.
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) n’a pas l’intention de lancer une offre hostile sur General Motors pour le moment et privilégiera la réalisation de son plan 2018 tant qu’il n’aura pas trouvé le bon partenaire, a déclaré son administrateur délégué Sergio Marchionne à la presse, suite à l’assemblée générale qui a donné son feu vert à la scission de la marque Ferrari. Sergio Marchionne, qui appelle à une consolidation de l’industrie automobile, estime qu’un partenariat n’est pas «une question de vie ou de mort». Plus tôt dans l’année, il avait tenté en vain de convaincre Mary Barra, son homologue chez GM, d’un rapprochement. «Il ne s’agit pas de courtiser pour courtiser et de conclure à tout prix avec n’importe qui. Nous avons été publiquement éconduits, nous avons été rejetés et on ne peut pas forcer ces choses-là. Je ne le souhaite pas», a-t-il ajouté.
Le groupe espagnol d’énergie renouvelable a mandaté la banque Lazard et Alvarez & Marsal pour le conseiller sur sa restructuration de dette, indique Bloomberg en citant des proches du dossier. Les cabinets d’avocats Linklaters et DLA épaulent également le groupe. Abengoa s’est placé sous la protection de la loi espagnole sur les faillites et a quatre mois pour trouver un accord avec ses créanciers, alors que le groupe porte une dette brute de 8,9 milliards d’euros. L’ISDA, l’association des professionnels des dérivés, doit par ailleurs statuer le 4 décembre sur l’activation ou non des contrats de protection (CDS) assis sur la dette obligataire de la société.
Engie va s’appuyer sur BNP Paribas Factor pour proposer à ses fournisseurs un financement court terme via un mécanisme d’affacturage inversé. Les fournisseurs adhérant au programme peuvent envoyer leurs factures Engie et obtenir un financement immédiat, sans en attendre l’échéance. La première phase du projet concernera jusqu’à 8.000 fournisseurs français, indique le groupe d’énergie. Elle sera déployée début 2016 pour une durée de 6 à 10 mois. Ce programme permettra également à Engie d’optimiser son processus de gestion des factures ainsi que de sécuriser sa chaine d’approvisionnement. L’objectif est d’étendre ce dispositif à l’ensemble des entités du groupe en France, et d’envisager de le développer à l’international.
Il s’agit de la dernière étape du financement du rachat de Cytec. Solvay a lancé jeudi matin l’augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros. Elle se fera à un prix de souscription de 70,83 euros par action nouvelle, avec un droit de préférence pour les actionnaires existants sur la base d’un ratio d’une action nouvelle pour 4 droits de préférence. Les actionnaires existants de Solvay se verront accorder un droit de préférence par action existante détenue.
Nicox a annoncé qu’il évalue ses options stratégiques pour ses activités commerciales européennes. Ces options «pourraient inclure la vente, la poursuite en partenariat, ou la restructuration des activités commerciales européennes afin de réduire significativement la consommation de trésorerie», indique le groupe de biotechnologies. La société veut concentrer ses ressources sur ses principaux produits en développement, le latanoprostène bunod (glaucome) et l’AC-170 (prurit oculaire) ainsi que sur ses projets de recherche et développement, dont le NCX 4251 (blépharite) et le NCX 470 (glaucome). Par ailleurs, les actions Nicox sont regroupées à compter de ce jeudi à raison d’une action nouvelle pour cinq anciennes, comme cela avait été approuvé par ses actionnaires en octobre.
CMA CGM a obtenu des engagements bancaires fermes pour financer le rachat de 67% du capital du singapourien Neptune Orient Lines, dont la capitalisation s’élève à 2,2 milliards de dollars, indique Reuters de sources proches. HSBC, BNP Paribas et JPMorgan font partie du syndicat. La date limite des négociations exclusives avec Temasek, le vendeur des 67% du capital, a été fixée au 7 décembre.
La Commission européenne a officialisé jeudi l’ouverture d’une enquête formelle sur un accord fiscal conclu entre McDonald’s et le Luxembourg. Selon l’exécutif européen, l’accord a permis au géant américain d’échapper à la taxation des redevances que lui versent ses franchisés en Europe et en Russie, tant au Luxembourg qu’aux Etats-Unis. «Sur la base de deux rulings fiscaux émises par les autorités luxembourgeoises en 2009, McDonald’s Europe Franchising ne paie aucun impôt sur les sociétés au Luxembourg depuis cette date alors qu’elle enregistre de plantureux bénéfices (plus de 250 millions en 2013)», précise la Commission dans un communiqué.
La croissance de l’encours des crédits aux entreprises en France sur 12 mois a accéléré en octobre, pour s’établir à 3,8% contre 3,7% en septembre, selon la Banque de France. Cette accélération a été portée par les crédits de trésorerie (+7,3% après +6,7% en septembre), souligne l’institution. Le rythme de progression des crédits à l’investissement est resté stable d’un mois sur l’autre (à +2,6%). L’encours global des crédits bancaires aux entreprises s’élevait à 867 milliards d’euros fin octobre, contre 830 milliards un an plus tôt.
Renault annonce la séparation des postes de directeur délégué à la performance et directeur commercial groupe à compter du 1er janvier 2016, pour «amplifier le développement de la croissance et de la rentabilité», indique le constructeur. En conséquence, Thierry Koskas, actuel directeur général pour l’Argentine, sera nommé directeur commercial du groupe et aura pour mission de définir les orientations et donner aux régions les outils pour développer les ventes et l’après-vente. Surtout, il intégrera le comité exécutif et dépendra directement de Carlos Ghosn, PDG de Renault. Jérôme Stoll conservera ses fonctions de directeur délégué à la performance et devra aider les régions à atteindre leurs objectifs.
L’Union européenne s’apprêterait à ouvrir une enquête sur un accord fiscal conclu entre Mc Donald’s et le Luxembourg, affirme Reuters d’après deux sources au fait du dossier. La commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager voudrait déterminer si l’accord fiscal comporte une aide d’Etat illégale. Plusieurs organisations accusent le géant américain de la restauration rapide d’avoir échappé à environ un milliard d’euros d’impôts entre 2009 et 2013, en faisant transiter une partie de son chiffre d’affaires par une société luxembourgeoise.
Après ISS, c’est au tour du cabinet de conseil aux investisseurs Glass Lewis de recommander aux actionnaires de Telecom Italia de voter contre la proposition de Vivendi d’élargir le conseil d’administration à l’occasion de l’AG du 15 décembre, selon un document lu par Reuters. Vivendi détient 20,12% du capital de Telecom Italia, ce qui en fait son premier actionnaire, et il souhaite porter le nombre de sièges d’administrateurs de 13 à 17 avant de faire entrer au conseil quatre représentants. Glass Lewis recommande aussi aux actionnaires de voter en faveur de la proposition de conversion des titres d’épargne Telecom Italia en actions ordinaires, ce qui diluerait Vivendi.
La famille Guillemot a porté à 16,63% sa participation en capital dans le spécialiste des jeux vidéos sur mobile Gameloft, poursuivant sa stratégie de montée au capital face à l’entrée surprise de Vivendi, premier actionnaire avec 17,3% du capital. Selon un avis publié hier par l’Autorité des marchés financiers (AMF), la famille fondatrice de Gameloft (et d’Ubisoft) détient désormais 25,11% des droits de vote. Elle a réaffirmé qu’elle n’avait pas l’intention de prendre le contrôle de la société mais ne s’interdisait pas de le faire.
Orange, Numericable-SFR, Bouygues Telecom et Free continueront d’améliorer leur rentabilité en 2016, grâce à une trêve dans la guerre des prix qui les oppose, prévoit l’agence de notation Moody’s dans une étude publiée hier. Les quatre opérateurs devraient se concentrer sur la création de valeur, en maintenant leurs dépenses d’investissements à des niveaux élevés pour développer leurs réseaux 4G et de fibre optique. Ce changement de stratégie devrait permettre aux opérateurs de poursuivre l’augmentation de leur rentabilité, malgré la persistance de fortes pressions concurrentielles. L’agence n’exclut toutefois pas une consolidation du secteur.
Orange annonce la nomination, à compter du 1er janvier, de Ramon Fernandez et Pierre Louette en tant que directeurs généraux délégués afin de renforcer la gouvernance de l’opérateur télécoms. Avec Gervais Pellissier, directeur général délégué depuis novembre 2011, Orange comptera ainsi trois directeurs généraux délégués aux côtés de son PDG Stéphane Richard. Ils exerceront tous trois leur mandat en complément de leurs fonctions actuelles au sein du comité exécutif.
L’Autorité de la concurrence pourrait infliger à Orange une amende pour abus de position dominante, qui pourrait dépasser 500 millions d’euros, indiquait Le Figaro sur son site internet. Elle rendra sa décision avant Noël. L’affaire fait suite à une plainte de SFR en avril 2008 dénonçant les pratiques commerciales d’Orange sur les marchés français des communications fixes et mobiles des entreprises. Dans un communiqué diffusé dans la soirée, Orange déclare coopérer avec l’Autorité de la concurrence et fait savoir que ce contentieux ne l’obligera pas à passer de nouvelles provisions. «Il s’agit d’un contentieux ancien, portant sur des pratiques ayant commencé en 2002 et faisant suite à deux plaintes déposées par des concurrents en 2008 et 2010», explique Orange.
SFR a annoncé hier la signature d’un plan de reprise de 100% du français Numergy, spécialisé dans l’informatique dématérialisé (cloud) et placé sous procédure de sauvegarde le 13 octobre dernier. L’accord prévoit que SFR, qui détient déjà 46% de Numergy, acquiert le solde du capital auprès de la Caisse des dépôts (33%) et d’Atos (20%). Plusieurs désaccords entre les actionnaires – dont aucun n’était clairement dominant – expliquent indirectement les difficultés de Numergy. La société renforcera l’offre de SFR auprès des entreprises.
Mersen, dont la croissance marque le pas, a annoncé hier sa réorganisation autour de deux pôles et cinq activités afin de mutualiser ses moyens et renforcer son efficacité. A la tête du pôle «Advanced Materials», qui regroupe trois activités autour des matériaux carbonés, Mersen nomme Eric Guajioty, débauché chez son concurrent allemand Linde. Le pôle «Electrical Power», qui regroupe les deux activités liées aux marchés de l’électrique, est placé sous la direction de Gilles Boisseau, jusqu’ici directeur de l’activité Protection électrique. Pour accompagner cette évolution, Mersen resserre son directoire: celui-ci passera le 1er janvier de quatre à deux membres et sera composé de Luc Themelin, président, et Thomas Baumgartner, directeur financier.
Le taux d’inflation annuel de la zone euro est resté stable en novembre à +0,1% en variation annuelle, selon l’estimation rapide publiée mercredi par Eurostat à la veille d’une réunion de la BCE où l’on attend de nouvelles mesures d’assouplissement de la part de la banque centrale. Le chiffre est plus faible que prévu, les économistes interrogés par Reuters prévoyant en moyenne une hausse de 0,2%. L’inflation dite de base est ressortie à 0,9% en novembre après 1,0% en octobre.
Quinze jours après la révocation du directeur général, le directeur financier démissionne. Le nom de son remplaçant, déjà recruté, sera dévoilé début 2016.
Critiqué pour sa gestion décentralisée, le numéro trois mondial de la publicité crée quatre directions opérationnelles et se dote d’équipes pour les grands comptes.
Renault annonce la séparation des postes de directeur délégué à la performance et directeur commercial groupe à compter du 1er janvier 2016. Le constructeur français justifie sa décision par la volonté «d’amplifier le développement de la croissance et de la rentabilité». En conséquence, Thierry Koskas, actuel directeur général en Argentine, sera nommé directeur commercial du groupe et aura pour mission de définir les orientations et donner aux régions les outils pour développer les ventes et l’après-vente. Surtout, il intègrera le comité exécutif et dépendra directement de Carlos Ghosn, PDG de Renault. Jérôme Stoll conservera ses fonctions de directeur délégué à la performance et aura pour mission de gérer les régions pour atteindre les objectifs fixés.
La Commission européenne a validé mercredi sous conditions l’acquisition par le groupe de chimie belge Solvay de son concurrent américain Cytec Industries. La condition concerne la cession par Solvay de ses activités dans l’extraction par solvant à base de phosphate, un procédé utilisé dans l’industrie pour séparer le cobalt du nickel. «La Commission a estimé que l’opération de concentration entraînerait l’élimination d’un concurrent de poids sur le marché des agents d’extraction par solvant à base de phosphore», explique l’exécutif européen dans un communiqué.
Après ISS, c’est au tour du second grand cabinet mondial de conseil aux investisseurs Glass Lewis de recommander aux actionnaires de Telecom Italia de voter contre la proposition de Vivendi d’incorporer de nouveaux membres au conseil d’administration, selon un document dont Reuters a pris connaissance. Vivendi détient 20,116% du capital de Telecom Italia, ce qui en fait le premier actionnaire du groupe, et il souhaite porter le nombre de sièges d’administrateurs de 13 à 17 avant de faire entrer au conseil trois de ses dirigeants et un consultant français pour le représenter.
L’autorité de la concurrence de l’Union européenne s’apprêterait à ouvrir une enquête sur un accord fiscal conclu entre Mc Donald’s et le Luxembourg, affirme Reuters d’après deux sources au fait du dossier. La commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager pourrait annoncer dès demain l’ouverture de cette enquête, pour déterminer si l’accord en question comporte une aide d’Etat illégale, ont ajouté les sources. Plusieurs organisations accusent le géant américain de la restauration rapide d’avoir échappé à environ un milliard d’euros d’impôts entre 2009 et 2013, en faisant transiter une partie de son chiffre d’affaires par une société luxembourgeoise.