Deutsche Post envisage la possibilité de scinder son activité de transitaire ou de la vendre purement et simplement afin de se recentrer sur le courrier et sa filiale de messagerie express DHL, a appris Reuters de deux sources proches du dossier. L’une des hypothèses à l’étude est une vente à Japan Post, le groupe japonais nourrissant des ambitions internationales comme l’atteste le rachat l’an dernier de l’australien Toll Holdings.
L’action Boeing est en forte baisse jeudi à la Bourse de New York après des informations de Bloomberg selon lesquelles les autorités boursières américaines enquêtent sur certaines de ses méthodes comptables. L’agence de presse a rapporté que la Securities and Exchange Commission (SEC) tâchait de déterminer si l’avionneur avait correctement comptabilisé les coûts et les ventes attendues de deux de ses principaux modèles le 747 et le 787 Dreamliner. L’enquête porte notamment sur la méthode comptable permettant d’étaler sur une très longue période les coûts de développement et de lancement des avions.
L’Italie étudie d’autres possibilités que l’introduction en Bourse initialement prévue pour deux entreprises publiques, au vu des conditions actuelles du marché, a indiqué le Trésor jeudi. Le budget 2016 du gouvernement dirigé par Matteo Renzi prévoit la mise sur le marché cette année du groupe de contrôle aérien Enav et de la compagnie ferroviaire Ferrovie dello Stato, afin de lever 8 milliards d’euros censés être affectés à la réduction de la dette publique.
Glencore s’est engagé dans une nouvelle phase de son plan de désendettement avec la vente à Franco-Nevada de 500 millions de dollars de contrats à terme sur des métaux précieux et une réduction accélérée de sa production de pétrole. Le groupe, présent à la fois dans les mines et le négoce de matières premières, prévoit désormais de produire environ 8,5 millions de barils de pétrole en 2016, soit 20% de moins que l’an dernier et surtout moins que les 9,6 millions prévus en décembre.
L’action Rexel perdait près de 14% jeudi en fin de matinée suite à la présentation d’objectifs à moyen terme jugés décevants par les investisseurs. Sur la période 2016-2020, le distributeur de matériel électrique vise une croissance organique annuelle moyenne de ses ventes comprise entre 1% et 2%, une hausse de son bénéfice d’exploitation ajusté au moins deux fois plus rapide que ses ventes et un flux de trésorerie avant intérêts et impôts compris entre 70% et 80% de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda). Il table sur un ratio de distribution du dividende d’au moins 40% du résultat net récurrent et compte maintenir un ratio d’endettement inférieur ou égal à trois fois l’Ebitda. Au titre de l’exercice 2015, il proposera un dividende de 0,40 euro par action, payable intégralement en numéraire, contre 0,75 euro un an plus tôt.
Comme ses concurrents anglo-saxons, Total n’échappe pas à de nouvelles mesures d’économies pour contrer les effets de la chute des prix du pétrole. Le groupe français a annoncé jeudi son intention d’amplifier ses baisses de coûts et d’investissements. Il table désormais sur des investissements organiques d’environ 19 milliards de dollars cette année (contre 20 à 21 milliards précédemment), ce qui représenterait une baisse supérieure à 15% par rapport à 2015. Total entend également renforcer ses réductions de coûts opérationnels et prévoit d’économiser 2,4 milliards de dollars en 2016 par rapport à 2014, pour atteindre en 2017 un montant global supérieur à trois milliards. La société vise aussi quatre milliards d’euros de cessions d’actifs en 2016, soit le même niveau qu’en 2015.
Faurecia a réduit l’an dernier sa dette de 31%, sous la barre du milliard d’euros (à 963 millions d’euros) et amélioré sa marge opérationnelle. Mais l’équipementier automobile s’attend à un ralentissement de la croissance de ses ventes en 2016 sur des marchés moins porteurs. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 20,7 milliards d’euros en 2015, en progression de 9,9%. Si l’on gomme un effet de change positif de 1,29 milliard d’euros et l’impact périmètre, la croissance organique ressort à 5,2%, toujours très supérieure à celle de la production automobile mondiale.
EuropaCorp a annoncé jeudi que son conseil d’administration avait accepté la démission de tous ses mandats de Christophe Lambert, directeur général du groupe, remplacé dans cette fonction par Marc Shmuger. Dans un communiqué, la société de Luc Besson explique que Christophe Lambert a décidé de se consacrer à un projet personnel après avoir assuré le financement du film Valerian. Marc Shmuger a exercé des responsabilités chez Universal Pictures, filiale du groupe américain Comcast et a participé au succès de films tels que «The Bourne Ultimatum», «American Gangster», «Inglourious Basterds» ou encore «Mamma Mia !». Christophe Lambert était directeur général d’EuropaCorp depuis 2010. Il s’agit du quatrième changement de directeur général pour EuropaCorp depuis 2007.
Rio Tinto a subi une perte nette de 866 millions de dollars (767 millions d’euros) en 2015, alimentée par 1,8 milliard de dollars de dépréciations passées en raison de l’effondrement des cours des matières premières. Le bénéfice sous-jacent a plongé de 51% à 4,54 milliards de dollars en 2015 avec la chute des cours du minerai de fer, du cuivre et de l’aluminium, ce qui est quasiment conforme à la prévision moyenne des analystes qui l’attendaient à 4,53 milliards.
Edenred a publié jeudi des résultats 2015 marqués par des effets de changes négatifs et les difficultés de la situation économique au Brésil, un marché clé pour le groupe de services prépayés qui a maintenu toutefois le niveau de son dividende. L’inventeur du ticket restaurant a enregistré un bénéfice d’exploitation courant de 341 millions d’euros (-0,6%), en ligne avec son objectif, revu en baisse en octobre dernier, de 340 à 355 millions. Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S tablait en moyenne sur un chiffre de 348,45 millions. Le volume d’émission 2015 a totalisé 18.273 millions d’euros, soit un gain de 3,2% en publié et de 8,7% en organique. Faute de signes de reprise économique au Brésil, le leader mondial des services prépayés a prévenu que la croissance organique de son volume d’émission serait en 2016 dans le bas de la fourchette de 8 à 14% annoncée précédemment. De même, sa marge brute d’autofinancement est prévue dans le bas de l’objectif de croissance annuelle de plus de 10% en données comparables. De son côté, le résultat d’exploitation courant devrait enregistrer en 2016 «une croissance plutôt soutenue hors effets de changes», a déclaré Patrick Bataillard, le directeur financier d’Edenred lors d’une conférence téléphonique. A la mi-journée, le cours de l’action chute de 12,61% à 8,59 euros.
Le titre Korian accuse jeudi matin la plus forte baisse du SBF 120 après avoir abaissé la veille sa prévision de taux de marge d’Ebitda 2015. Après une cotation différée à l’ouverture, le titre cédait encore 10,92% à la mi-journée, à 25,7 euros. Le groupe spécialisé dans les maisons de retraite, qui a changé de directeur général et de directeur financier en début d’année, a annoncé que son taux de marge 2015 devrait afficher un repli de l’ordre de 100 points de base par rapport au niveau réalisé en 2014. Cette révision s’explique par une définition plus stricte, de la part du nouveau management, des éléments constitutifs du résultat non courant et des dépenses activables, souligne Korian. En second lieu, cette révision tient à une performance opérationnelle au second semestre moins bonne qu’anticipée du fait de dépenses mal maîtrisées en Allemagne et à la constatation de surcoûts opérationnels non anticipés en France.
Alstom a annoncé jeudi avoir porté comme prévu de 25% à 50% sa participation dans sa coentreprise kazakhe de locomotives électriques EKZ. Le groupe français, qui possédait un siège au conseil d’administration d’EKZ, en détiendra deux, aux côtés de la société nationale de chemins de fer kazakhe (KTZ) et de son partenaire russe Transmashholding (TMH). Ce projet de renforcement d’Alstom dans EKZ avait été annoncé en décembre 2014. La production de l’usine, qui devrait fabriquer 200 transformateurs pour locomotives par an, démarrera courant 2016.
Pernod Ricard continue de subir les conséquences des mesures de lutte contre la consommation ostentatoire d’alcool prises il y a 3 ans en Chine, le deuxième marché du groupe de spiritueux après les Etats-Unis. Son chiffre d’affaires a reculé de 2% au premier semestre de l’exercice 2015-2016 en Chine, mais de 8% (après une baisse de 9% au premier trimestre) hors effets positifs calendaires du nouvel an chinois. Pernod Ricard n’attend pas d’amélioration en Chine pour la suite de l’exercice, même s’il profite de ce repli pour gagner des parts de marché vis-à-vis de la concurrence. Ses ventes en Chine accuseront une baisse comprise entre 5% et 10% pour l’exercice 2015-2016, a indiqué le groupe lors d’une conférence avec les analystes financiers.
Démissionnaire début janvier de ses fonctions de directeur général de Numericable-SFR, Eric Denoyer va percevoir une prime exceptionnelle de 2 millions d’euros au titre de 2015. Ce bonus signe «la contribution éminente d’Eric Denoyer à la mise en œuvre du rapprochement entre SFR et Numericable et à la réussite de cette première année», explique l’opérateur de télécoms. La prime s’ajoute aux 400.000 euros de rémunération perçus en 2015 par Eric Denoyer. Ce dernier, qui reste administrateur du groupe et membre du comité des rémunérations, pourra acquérir et exercer les stock-options dont il pouvait bénéficier au titre du plan de 2013. L’annonce de cette rémunération exceptionnelle intervient dans un climat social tendu, marqué l’an dernier par un mouvement de grève.
Le nombre d’utilisateurs actifs mensuels de Twitter est resté stable au quatrième trimestre, du jamais-vu depuis l’introduction en Bourse de la société en 2013. Twitter a indiqué mercredi soir qu’il comptait 320 millions d’utilisateurs actifs mensuels au dernier trimestres. Les analystes de RBC Capital Markets attendaient un chiffre de 323 millions. Les revenus ont par ailleurs progressé de 48,3% au quatrième trimestre, à 710,5 millions de dollars.
Le régulateur détaille les devoirs de l’émetteur et de l’intermédiaire en termes d’information privilégiée et conditionne l’utilisation des instruments financiers composés.
Le fournisseur d’accès allemand United Internet a signé un accord portant sur l’acquisition d’un bloc d’actions représentant environ 15,31% du capital du troisième câblo-opérateur du pays, Tele Columbus. United Internet a précisé qu’il aurait une participation totale indirecte de 25,11% dans Tele Columbus si l’opération réussit et obtient le feu vert des régulateurs. United Internet a ajouté n’avoir aucun projet d’augmentation de sa participation à plus de 30%, le seuil au-delà duquel le lancement d’une OPA est obligatoire.
Le groupe lance sa quatrième augmentation de capital en 5 ans. Elle sera en partie souscrite par CEA Investissement et le chinois NSIG, avec l’appui de Bpifrance.
Mercialys a fait état mercredi de résultats 2015 supérieurs à ses objectifs et indique tabler pour l’année en cours sur une croissance de plus de 2% de ses loyers. La société foncière, détenue à 40% par Casino, indique dans un communiqué avoir enregistré l’an dernier une croissance de 3,5% de ses loyers hors indexation contre un objectif d’une hausse de 2%. Son résultat des opérations (FFO) ressort quant à lui en progression de 5,8%, là où Mercialys anticipait une hausse de 3%.
Lagardère a dit mercredi tabler sur un résultat opérationnel 2015 supérieur à ses attentes initiales à la faveur d’une fin d’année vigoureuse, portée par les ventes du dernier Astérix et de plusieurs romans français à succès. Sa division dédiée à l’édition (Lagardère Publishing) a enregistré une hausse de 9,2% de son chiffre d’affaires au quatrième trimestre à la faveur d’un bond de 15,2% de ses revenus dans l’Hexagone. Au total, Lagardère a dégagé un chiffre d’affaires trimestriel de 2,04 milliards d’euros, en progression de 3,5%.
Le groupe Sodiaal, première coopérative laitière française, a refinancé son crédit syndiqué avec un nouveau financement bancaire de 275 millions d’euros. Il se décompose en une tranche de crédit renouvelable de 200 millions d’euros à 5 ans (avec 2 ans d’option d’extension), destinée à financer les besoins généraux de trésorerie, et en une ligne tirable à maturité 6 ans de 75 millions d’euros pour financer des acquisitions.Ce refinancement va générer une économie de 6 millions d’euros sur la maturité des financements.
Le premier promoteur immobilier résidentiel d’Allemagne a annoncé mercredi qu’il n’avait pu rassembler les soutiens nécessaires à son OPA hostile sur son concurrent Deutsche Wohnen. Bien qu’il ait modifié les conditions de son offre et prolongé son délai, seuls 30,4% des actionnaires de sa cible avaient présenté leurs titres à la vente mardi soir. L’offre était subordonnée à un taux d’acceptation de 50% au moins, en comptant les actions que détient déjà Vonovia et celles qu’il comptait recevoir par le biais d’obligations convertibles.
Le résultat net au quatrième trimestre 2015 de Criteo s’élevait à 35 millions d’euros, en hausse de 101% par rapport au quatrième trimestre 2014, selon un communiqué publié mercredi. Sur l’ensemble de l’année, la société technologique spécialisée dans le marketing à la performance dégage un résultat net de 57 millions d’euros, en hausse de 60% par rapport à l’année fiscale 2014.
Nokia détient 91,25% du capital et au moins 91,17% des droits de vote d’Alcatel-Lucent à l’issue de la période de réouverture de son offre publique d’échange, selon un avis de l’AMF diffusé mercredi. La barre des 95% du capital n’a pas été atteinte pour permettre une offre publique de retrait suivie d’un retrait obligatoire. Dans sa note d’opération, Nokia avait listé plusieurs options en cas d’échec : déposer une offre publique simplifiée, acheter des actions Alcatel-Lucent sur le marché ou bien encore procéder à la fusion d’Alcatel-Lucent avec Nokia.
Le groupe Sodiaal, première coopérative laitière française (Entremont, Candia, Yoplait...), a refinancé son crédit syndiqué avec un nouveau financement bancaire de 275 millions d’euros. Il se décompose en une tranche de crédit renouvelable de 200 millions d’euros à 5 ans (avec 2 ans d’option d’extension) destinée à financer les besoins généraux de trésorerie et d’une ligne tirable à maturité 6 ans de 75 millions d’euros pour financer des acquisitions. Ce refinancement va générer une économie de 6 millions d’euros sur la maturité des financements, soit une division par plus de 2 du coût de financement par rapport à la structure de financement préexistante. Sodiaal était conseillé par Degroof Petercam.