Selon le Financial Times, l’administrateur chargé de récupérer les actifs issus de la fraude montée par Bernard Madoff devrait bientôt arriver au bout de sa mission. Plusieurs arrangements devraient être signés dans les prochaines semaines avec des investisseurs ayant tiré profit du montage frauduleux.
Pour pallier en partie la chute des bonus de leurs banquiers, des établissements comme Bank of America, qui n’a pas versé de bonus l’an passé, a augmenté de 70 % la partie fixe de ses meilleurs éléments, indique la Tribune. Le quotidien précise que des seniors payés 170.000 dollars par an se retrouvent désormais avec un salaire fixe de 300.000 dollars. Le mouvement est analogue chez UBS qui souhaite ainsi garder ses meilleurs banquiers. D’autres établissements pourraient en faire de même à l’image de Citigroup. Il est vrai qu’en ayant été bénéficiaires d’aides publiques massives, les bonus y seront interdits pendant au moins les deux prochaines années. Principaux bénéficiaires : les seniors et dans une moindre mesure, les jeunes les plus prometteurs. Ce mouvement ne semble concerner que les banques anglo-saxonnes. Leurs homologues françaises devraient continuer à verser des bonus, toutefois très réduits, et n’envisageraient pas d’augmenter les salaires fixes. Cela étant, la hausse des salaires fixes est devenue monnaie courante lors des recrutements.
Le fonds souverain de Singapour Temasek recentre ses investissements sur les marches émergents, indique le Financial Times. Le fonds a ainsi vendu au premier trimestre l’intégralité des actions Bank of America qu’il avait en portefeuille.
Selon le Financial Times, le groupe de distribution Target a essuyé un revers face à l’investisseur activiste Bill Ackman, qui aurait réussi à faire admettre deux dirigeants qu’il soutient pour accéder au conseil d’administration, notamment Jim Donald, un ancien dirigeant de McDonald’s. Le vote sera soumis à l’assemblée générale du 28 mai.
Selon L’Echo, le brasseur AB InBev a annoncé vendredi l'émission d’obligations à 5 ans pour un montant total de 600 millions de francs suisses, soit quelque 400 millions d’euros. Ces obligations offriront un rendement brut de 4,5% et seront livrées le 11 juin 2009. La semaine dernière, le groupe avait déjà annoncé une émission obligataire de 3 milliards de dollars.
D’après les statistiques de la Banque d’Espagne, les particuliers ont retiré au premier trimestre 4,76 milliards d’euros de leurs comptes de dépôt bancaires, dont la rémunération a baissé, et ils ont versé 3,13 milliards sur des comptes à vue, rapporte Expansión. Ce sont les premiers retraits depuis ceux de 444 millions constatés pour septembre 2005 et, sur un plan trimestriel depuis juillet-septembre 2003 (1,08 milliard). Ces retraits ne représentent que 1,15 % des dépôts des particuliers à fin décembre. En avril, les fonds d’investissements ont en revanche enregistré des souscriptions nettes de plus d’un milliard d’euros, soit 0,7 % de leur encours, ce qui n'était plus arrivé depuis mai 2007.
Europa Press a appris auprès de sources internes du Santander que la banque a prorogé de deux mois, jusqu'à fin juin son offre d’un maximum de 300 euros à ceux de ses actionnaires qui transféreront le dépôt de leur titres d’une entité externe au groupe à une des agences de ce dernier, indique Cinco Días. Ceux qui font garder leurs titres chez le Santander bénéficient d’une exemption de commissions sur l’achat, l’administration et la conservation de titres, de même que sur le versement de dividendes, les opérations en capital et la transmission par décision judiciaire, donation ou testamentaire. De plus, la banque accorde à ses actionnaires-clients une ristourne de 40 % sur les frais de courtage. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’offre faite lundi aux actionnaires de pouvoir choisir en novembre entre un versement du dividende en espèces ou en actions.
Actuellement, les fonds d’investissement détiennent des actions de sociétés de l’Ibex pour 70 milliard d’euros, soit 17,4 % de la capitalisation totale, contre 120 milliards d’euros et 18,4 % fin 2007. Les fonds d’investissement détiennent plus de 20 % dans onze sociétés de l’indice ; les participations les plus importantes sont celles dans Gamesa (38%), Enagás (37,4%), Grifols (35,7%) et Red Eléctrica de España (28,2%), rapporte Cinco Días. D’après les données de Thomson Reuters, les dix sociétés de gestion détenant le plus d’actions espagnoles sont toutes étrangères et leur portefeuille représente 20,9 milliards d’euros ou 5,2 % de la capitalisation totale. Les trois premiers sont Capital Research (3,6 milliards), Barclays, et la Banque de Norvège. Trois nouveaux sont entrés dans le #top ten# en 2008 : Allianz, BlackRock et Southeastern (qui a détient 5 % d’ACS).
Les Sicav sont en Espagne le véhicule d’investissement privilégié des grandes fortunes. L’intense #guerre du passif# qui a inspiré la stratégie commerciale des banques et des caisses d'épargne en 2008 a incité les grandes fortunes à profiter de la situation pour se diversifier de manière lucrative, constate Expansión. Fin décembre, les Sicav avaient investi plus de 1,15 milliard d’euros dans des dépôts bancaires, soit un peu plus de 4 % de leur encours. Et ces placements ont généré un rendement d’environ 6 %. Parmi les noms célèbres des titulaires de ces Sicav figurent Alicia Koplowitz, les familles Del Pino (Ferrovial) et Polanco (Prisa), Ram Bhavnani ou les familles Lladró et Fernández Fermoselle (ex-propriétaires de Parquesol).
Dans un entretien à L’Echo, Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions Europe chez Dexia Asset Management, reste prudent sur les modalités de sortie de crise. « Je n’achète ni le scénario d’une reprise forte, ni celui des prophètes de l’apocalypse. Il estime toutefois que le pire de la crise financière est passé. En attendant, « dans la phase de normalisation actuelle, l’investisseur doit garder une part de liquidités pour profiter des opportunités sur le marché. Début mars, nous avons racheté des banques que nous sous-pondérons à nouveau , et des cycliques décotées comme UPM-Kymmene et Siemens. Pour le reste, il faut travailler la stratégie « buy and hold » et le cœur de portefeuille en recherchant les actions de sociétés de croissance, au bilan sain. »
En dépit de la crise, les marchés actions américains conservent la faveur des investisseurs, indique la Tribune. Bien que le S & P 500 soit redescendu au-dessous de ses niveaux de fin d’année, il conserve une prime boursière élevée (+ 25%) sur son concurrent européen qui affiche, lui, un bilan légèrement positif (+ 3%) en 2009. Parmi les raisons avancées par des spécialistes, le marché intégrerait implicitement un recul des bénéfices plus important cette année en Europe qu"aux Etats-Unis. En outre, le déficit de flexibilité des entreprises sur leur structure de coûts devrait profiter aux marchés américains qui conserveraient voire augmenteraient ainsi leur prime boursière par rapport aux Bourses européennes. D’un point de vue macroéconomique, l"action de la Fed est également jugée plus agressive pour relancer la croissance. Enfin Wall Street affiche une meilleure liquidité. Un bémol cependant : l’avance des marchés américains pourrait être mise à mal par l'évolution des taux de changes : une reprise plus forte aux États-Unis, conduirait le dollar à s’apprécier par rapport à l’euro, ce qui profiterait cette fois aux indices boursiers européens.
Initialement (lire notre dépêche du 11 mai), Credit Suisse/Tremont avait estimé, sur la base de 55 % de l'échantillon habituel, que les hedge funds ont enregistré en avril une performance moyenne de 1,29 %. Vendredi, l’estimation a été affinée, et la hausse de l’indice est ressortie en fait à 1,68 %, ce qui porte la performance des quatre premiers mois de l’année à 2,55 %. Deux stratégies seulement sont dans le rouge pour avril, dedicated short bias (- 9,57 %) et managed futures (- 3,24 %). En revanche, les stratégies marchés émergents et arbitrage de convertibles affichent des performances respectives de 5,17 % et de 4,52 % pour avril. Sur janvier-avril, le plus fort gain (12,58 %) est enregistré par les arbitrages de convertibles et la plus forte perte est accusée par le dedicated short bias avec 8,51 %.
Selon le cabinet d'études américain Preqin, rapporte la Tribune, la levée de capitaux s’est effondrée dans le monde sur les trois premiers mois de l’année. En passant de 129 milliards de dollars au quatrième trimestre 2008 à 49 milliards, la baisse est de 62 %. Ce qui remet en cause l’idée des présidents de fonds d’investissement selon laquelle le niveau des levées de fonds ne fléchissait pas en dépit de la crise. Beaucoup ont donc décidé de ne pas répondre aux nouveaux appels de fonds, et se se replient sur le marché secondaire, où se vendent les parts de fonds existants. Depuis le début de l’année, 8,7 milliards de dollars ont déjà été collectés par les fonds secondaires, dont 5,5 milliards de dollars par Goldman Sachs. A l’opposé, les vendeurs se bousculent. Outre les fonds de pension et les universités américaines, des investisseurs institutionnels comme de grandes banques - Royal Bank of Scotland ou HBOS – leur ont emboité le pas. BNP Paribas pourrait en faire de même avec la branche d’investissement dans le non-coté de Fortis.
Vendredi, la Commission européenne a autorisé l’acquisition de la Hypo Real Estate AG (HRE) par le Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin), détenu par l’Etat fédéral allemand. Elle est parvenue à la conclusion #que l’opération n’entraverait pas de manière significative l’exercice d’une concurrence effective dans l’Espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci#. Il s’agit de la première nationalisation d’une banque notifiée à la Commission en application du règlement CE sur les concentrations depuis le début de la crise financière, souligne Bruxelles. En vertu des dispositions concernant les aides d’Etat, la Commission a ouvert une #enquête approfondie# sur les mesures publiques de soutien à HRE le 7 mai 2009. Cette enquête séparée demeure ouverte.
La Banque centrale européenne (BCE) veut imposer que davantage d’informations sur les titrisations (ABS) soient fournies aux agences de notations, y compris des données sur les créances individuelles qui servent de nantissement, rapporte le Financial Times. Il s’agit pour la BCE de relancer l’activité d’un marché qui est tombé en catalepsie au début de la crise du crédit en août 2007. Pour cela, il faut restaurer la confiance dans les notations. Depuis le début de cette année, il n’y a eu que onze émissions d’ABS en Europe pour 5 milliards d’euros, dont une par Porsche. Pour les sept premiers mois de 2007, il y en avait eu 241 pour 199 milliard d’euros, d’après les statistiques de Dealogic.
Selon les Echos, le groupe Accor ne suivra pas l’augmentation de capital lancée par le Club Méditerranée, a déclaré Gilles Pélisson, P-DG du groupe hôtelier lors de l’assemblée générale de ses actionnaires. Accor possède 6% du capital du groupe de loisirs, qui a annoncé le 6 mai dernier une augmentation de capital et une émission d’Oranes de 102 millions d’euros. " Nous allons nous laisser diluer et ensuite nous sommes disposés à vendre nos actions au plus offrant», a indiqué Gilles Pélisson, le P-DG du groupe hôtelier.
Dans sa dernière étude «Vision», State Street estime que le total des actifs gérés par les institutions financières islamiques dépasse désormais 600 milliards de dollars. " Les principes de la finance islamique ? faible levier, transparence et absence de spéculation ? en font une option d’investissement attrayante quel que soit l’environnement du marché, et plus particulièrement dans le contexte actuel», souligne Rod Ringrow, senior vice president de State Street à Doha, Qatar. State Street rappelle que le marché de la finance islamique se développe au rythme de près de 20 % par an depuis 2003.
Standard & Poor’s estime que le système bancaire suisse dispose d’atouts multiples pour résister à la crise, entre autres une économie locale vigoureuse et une clientèle très riche et très fidèle en gestion de fortune. Dans une étude consacrée à l’analyse des risques dans l’industrie bancaire suisse (Bank Industry Risk Analysis : Robust Swiss Banking System Set TO Stand Comparatively Firm Against Economic Turbulence), l’agence relève toutefois que les banques suisses sont aussi confrontées à un certain nombre de défis, notamment leur exposition aux marchés financiers internationaux, qui représentent un risque systémique, et les problèmes de réputation qui affectent leurs activités de gestion de fortune et qui les ont contraintes à lever au moins partiellement leur secret bancaire et à adopter les standards de l’OCDE en matière d'échange d’informations. «Bien qu’il soit trop tôt pour évaluer les implications de ces développements sur l’industrie bancaire suisse, nous estimons que le terrain de jeu pourrait être le même pour tout le monde à moyen terme car d’autres centres offshore ont donné leur accord pour mettre en ?uvre les standards de l’OCDE», indique Standard & Poor’s.
Lamco, abréviation de Legacy Asset Management Co : c’est le nom de code actuel que, huit mois après sa faillite, Lehman Brothers Holdings a donné à la division pour laquelle il veut faire un spin-off. Elle sera proposée à des investisseurs qui parient sur une plus-value lorsque l'économie se ressaisira, indique The Wall Street Journal. Lamco se compose de trois divisions : immobilier, banque (crédits à la consommation et crédits de banque commerciale) et private equity. Les actifs sont estimés à une juste valeur de 45 milliards de dollars, ce qui représente une baisse de moitié par rapport à septembre. A des prix non #distressed#, ces actifs sont évalués par Lehman à environ 400 milliards de dollars.
Selon le New York Times, rapporte le Monde, douze milliards de dollars environ ont été retirés des comptes de la société Madoff en 2008. La moitié de cette somme a été récupérée au cours des trois mois précédent l"arrestation de Bernard Madoff en novembre 2008, accusé d"une fraude supérieure à 45 milliards d"euros.
Pour avril, l’association suédoise des sociétés de fonds Fondsbolagens Förening fait état de souscription nettes de 7,5 milliards de couronnes, contre 6 milliards pour mars. Les rentrées nettes ont ainsi totalisé 19,7 milliards de couronnes depuis le début de l’année contre 12,2 milliards pour le premier trimestre. Avril aura ainsi été le cinquième mois consécutif de souscriptions nettes. Grâce à la reprise des marchés d’actions, les fonds d’actions ont drainé 11,7 milliards de couronnes contre 6,4 milliards pour mars, ce qui porte le total du premier quadrimestre à 22 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés ont collecté 4 milliards de couronnes en avril et 5,1 milliards pour janvier-avril, mais les fonds obligataires et les monétaires ont accusé des remboursements nets respectifs de 0,9 milliard et 7,2 milliards de couronnes pour avril et de 1,2 milliard/6,6 milliards pour les quatre premiers mois de l’année.
Selon Les Echos, la crise financière a encore pesé à hauteur de 419 millions d’euros au premier trimestre mais le groupe franco belge a dégagé un bénéfice net part du groupe de 251 millions d’euros, soit trois fois plus que le montant espéré par les analystes. La situation de la liquidité s’est en outre améliorée grâce à la garantie des Etats. Dans un entretien au quotidien, l"administrateur délégué de Dexia,Pierre Mariani, explique que la banque franco-belge a maintenant l’occasion de démontrer à la Commission européenne que son modèle est soutenable à moyen terme.
Selon L"Echo, la famille Rowland, basée à Londres, et son fonds d’investissement Blackfish Capital ont été choisis en vue d’une reprise de la filiale luxembourgeoise de la banque islandaise Kaupthing. L’offre de la famille Rowland doit en principe être transmise d’ici la fin du mois au groupe de banques créancières de Kaupthing Luxembourg, pour approbation.
Selon Le Temps, HSBC et Credit Suisse pourraient subir l"assaut de l"administration fiscale américaine. En enquêtant sur la clientèle extra-territoriale d"UBS, le fisc américain aurait obtenu des informations sur les réseaux d"autres banques. Credit Suisse dément l"existence de toute poursuite.
Selon Les Echos, le Fonds monétaire international appelle à un « nettoyage de printemps urgent et minutieux » du système financier et demande que des « stress tests » soient menés sur les banques européennes. Le FMI affirme que les banques européennes n’ont levé que 40 % des 1.000 milliards de dollars dont elles ont besoin pour couvrir leurs pertes et maintenir leurs ratios de solvabilité tandis que les banques américaines ont levé les deux tiers des 666 milliards nécessaires. L’Union coordonne les travaux déjà menés par les régulateurs de chaque pays, qui sont rarement rendus publics.
Selon Les Echos, le directeur général de l’Insee, Jean-Philippe Cotis, remet aujourd’hui à Nicolas Sarkozy son rapport sur le partage de la valeur ajoutée, sur celui des profits et sur les écarts de rémunération. Le Medef veut développer l"intéressement et la participation alors que les syndicats insistent sur les salaires. Les partenaires sociaux devraient commencer à débattre du sujet le 27 mai.
La société d’ingénierie fiscale et patrimoniale rentre sur le marché libre de Nyse Euronext Paris, avec une première cotation programmée pour le 15 mai 2009. CPC-Solabios propose des placements financiers clés en mains dans une démarche de développement durable.