Avec des bénéfices cumulés des cinq principales institutions financières espagnoles (Santander, BBVA, La Caixa, Caja Madrid et Banco Popular) en baisse de 18 % au premier trimestre, les banques espagnoles souffrent de plus en plus de la détérioration de la situation économique, indique la Tribune, laissant planer l’éventualité d’une recapitalisation du système financier telle que pratiquée dans d’autres pays a évoqué le ministre de l’économie» ? De son coté, l’agence de notation Moody’s qui anticipe « une poursuite de la détérioration de la qualité des actifs des banques espagnoles », a dégradé les notes de solidité financière de 36 institutions financières cette semaine. L’agence envisage en outre de dégrader les notes de la dette senior de 34 d’entre elles et des titres hybrides de 22 d’entre elles. Si le soutien du gouvernement espagnol est rassurant, l’ampleur de la récession espagnole inquiète car elle peut entamer un peu plus la qualité des actifs détenus par les banques et faire s’envoler le coût du risque. La mauvaise santé notamment du secteur immobilier et de celui de la construction augmentent la proportion d’impayés et pèsent particulièrement sur la qualité du portefeuille de prêts des banques.
Sauver la Hongrie, rapporte le quotidien Le Temps, tel est l’engagement ris mercredi par les plus grandes banques occidentales, soumises à une forte pression du Fonds monétaire international (FMI) et de la Commission européenne. L’objectif est d’ éviter un nouveau krach financier en Europe de l’Est, après celui de l’Islande en octobre 2008. Les banques autrichiennes Erste et Raiffeisen, leurs homologues italiennes (Intesa Sanpaolo et UniCredit) et allemande (Bayerische Landesbank), qui possèdent presque la totalité des grands établissements financiers hongrois, doivent recapitaliser leurs filiales, pour juguler l’hémorragie des investissements étrangers et l’affaiblissement croissant du forint (HUF), la monnaie nationale. L’aggravation de la situation sur le marché du travail, la volatilité du forint et le déclin possible des prix de l’immobilier, sont autant de paramètres inquiétants. Dans ce contexte, l’agence londonienne Moody’s a revu mardi à la baisse les notes de huit établissements hongrois. En dépit de l’arrivée d’un gouvernement d’experts le mois dernier, ce qui a rassuré les investisseurs, la récession devrait néanmoins atteindre 6,7% du PIB en 2009, tandis que les déficits publics ont été revus à 3,9% au lieu des 2,9% estimés, après l’aval de Bruxelles et du FMI.
Selon Fonds professionell, une étude réalisée par Henrik Amilon, senior research analyst chez Sparinvest, qui a comparé les comportements des titres growth et value dans les phases de récession, montre que les titres value se redressent aussitôt que la fin d’une récession est en vue. Conséquence logique de cette conclusion, «qui veut repérer à l’avance un rebond de l'économie doit suivre avec attention l'évolution des titres value», estime Henrik Amilon. Autre observation intéressante, au terme des dernières 80 années parsemées de nombreuses secousses plus ou moins récessives, le portefeuille value pèse dix fois plus que le portefeuille growth. Autrement dit, mieux vaut être investi en titres value par tous les temps.
Selon L’Echo, la demande d’or a explosé de 38 % au premier trimestre pour atteindre plus de 1 015 tonnes. Selon le Conseil mondial de l’or qui compile ces chiffres, la demande de la part des investisseurs a dépassé pour la première fois les achats émanant de l’industrie joaillière. Les investissements en or ont en effet triplé pour atteindre 595,5 tonnes, alors que la demande de l’industrie joaillière a chuté de 24 % à 339,4 tonnes, pénalisée par les prix élevés du métal jaune. Selon certains stratégistes, la progression du métal précieux est loin d'être terminée.
L’optimisme sur les marchés internationaux a atteint de nouveaux sommets, sept investisseurs sur dix prévoyant que l'économie mondiale devrait s’améliorer au cours des douze prochains mois, selon l’enquête Merrill Lynch des fund managers pour le mois de mai. Compte tenu des perspectives positives sur les bénéfices des entreprises, les gestionnaires de portefeuille mettent en œuvre leur optimisme en réduisant leur poche cash. Les avoirs moyens en cash se sont repliés à 4,3% en mai contre 4,9% en avril. Toujours sous-pondérées dans les portefeuilles, les actions reviennent néanmoins en vogue, notamment les cycliques supposées bien se comporter en période reprise. Pour la première fois depuis le mois d’août, les investisseurs se retrouvent en sous-pondération nette sur les obligations. De nombreux investisseurs reviennent sur les marchés émergents, l’optimisme sur l'économie chinoise étant à son plus haut niveau depuis six ans. Selon Michael Harnett, co-responsable de la stratégie d’investissement internationale de Banc of America Securities-Merrill Lynch, «cette forte propension à prendre des risques, notamment dans les marchés émergents, rappelle un comportement de bulle. Un niveau record de 40% en net des gérants envisagent de surpondérer la région au cours des douze prochains mois».
La cinquième vague de l’enquête «Fund Managers’ Engagement Survey» de l’Investment Management Association (IMA) montre que les gérants de fonds s’investissent davantage que deux ans plus tôt dans une stratégie d’engagement auprès des compagnies dont il détiennent les titres. L’enquête a porté sur 32 sociétés de gestion détenant 68 % des actions britanniques gérées, pour les deux années à fin juin 2008. Toutes les sociétés de gestion interrogées établissent un rapport sur l’engagement et 28 d’entre elles le publient sur leur site Internet. Toutes exercent les droits de vote attachés à leurs actions britanniques et le font de manière réfléchie. Enfin, 24 sociétés de gestion contre 2 en 2003 rendaient publique la manière dont elles avaient voté lors des assemblées générales.
The Wall Street Journal rapporte que Lehman Brothers Holdings Inc a porté plainte contre Barclays Plc, estimant que la banque britannique a indûment réalisé en septembre des milliards de dollars de bénéfice en ne payant que 250 millions de dollars pour la quasi-totalité de l’activité de broker-dealer (évaluée à 1,54 milliard de dollars). Quant à la division banque d’investissement, elle avait généré plus de 16 milliards de dollars de bénéfice entre 2003 et la mi-2008.
Avec des stratégies similaires, rapporte la Tribune, les deux banques HSBC et Barclays se concurrencent sur le secteur du haut de gamme en France. Un marché où les clients affichent des avoirs compris entre 50.000 euros et 1,5 million d’euros chez Barclays, et entre 75.000 et 3 à 5 millions chez HSBC. A ce jeu, HSBC France distance Barclays avec 230.000 comptes de clients aisés, contre 120.000 chez son concurrent et ce, en dépit d"une arrivée beaucoup plus récente de la filiale du groupe sino-britannique dans l"Hexagone. Selon Stéphanie Patel, directeur développement produits sur le marché des particuliers chez HSBC France, cela s"explique par la prise de contrôle de « banques ayant déjà une clientèle haut de gamme comme le CCF, Banque Hervet, ou l"UBP au début des années 2000 ». Plus récemment, Barclays a intégré les activités d’ING Ferri et d’ING Private Banking en France en 2005, mais l’impact a été moindre. Malgré la crise, HSBC France a maintenu son objectif d’atteindre un total de 275.000 comptes Premier en 2010, soit 4,5 % de part de marché dans l’Hexagone. Pour séduire de nouveaux clients, elle compte sur une centaine d’espaces Premier situés dans les grandes agences HSBC et sur des centres Premier, totalement dédiés aux clients aisés. De son coté, Barclays a créé les clubs « Barclays Premier » permettant d"accueillir les clients dans des appartements. En outre, la banque a crée des bureaux Barclays Patrimoine regroupant des conseillers financiers itinérants, qui se déplacent chez le client.
Selon Cotizalia, BBVA a indiqué que la banque espagnole n"exercera pas à court terme l"option lui permettant de prendre 10% du capital de China Citic Bank. « Nous sommes très satisfaits de cet investissement » dans la septième banque de Chine, a indiqué le directeur général de BBVA en Asie, Manuel Galatas, mais l"exercice de cette option serait actuellement trop coûteux. La banque espagnole détient actuellement 5% du capital de China Citic Bank. BBVA a entamé depuis 2006 une coopération avec la banque chinoise et a créé par ailleurs avec elle une société mixte, Citic International Financial Holdings, holding de la banque de Hong Kong Citic Ka Wah Bank. Citic Bank détient 70% de Citic International Financial, tandis que BBVA possède le solde de 30% de son capital.
Signe apparent que sa situation se détend, Infineon a réussi a placer lundi un emprunt convertible de 203 millions d’euros à échéance 2014, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L'émission a été plusieurs fois sursouscrite, notamment par des investisseurs institutionnels et des hedge funds anglo-saxons. Le prix d'émission se situe avec 92,80 % dans le haut de la fourchette indicative et le coupon se monte à 7,5 %. En net, Infineon encaisse 188,4 millions d’euros qui viennent s’ajouter à des liquidités de 665 millions d’euros. Toutefois, le fabricant de semi-conducteurs doit rembourser l’an prochain des emprunts convertibles de 600 millions d’euros.
Dans un entretien à L"Echo, Bill Eigen, managing director chez JPMorgan qui gère un fonds d’opportunités et qui investit notamment dans la finance structurée adossée à l"immobilier américain, estime que « les prix immobiliers vont encore baisser de 10 %, que les inventaires vont encore souffrir, qu’il y aura encore des dépréciations, particulièrement du côté des CMBS. Tout est une question de dosage : oui, je suis en position longue sur pas mal d’actifs, mais je suis également à la baisse sur d’autres. Particulièrement sur les CMBS synthétiques récents, comme ceux de 2007 et 2008, qui se traitent bien trop généreusement. Ils évoluent mal. On va voir des dépréciations dans le portefeuille des institutions financières et des assureurs ».
La société de gestion américaine BlackRock est présente sur tous les fronts. Elle est ainsi sur le point d"obtenir l"autorisation d"acquérir des actifs toxiques des banques avec l"argent du contribuable. Laurence Fink, CEO de BlackRock, souhaiterait lever jusqu"à 7 milliards de dollars pour ce programme d"investissement, indique le Wall Street Journal. Le quotidien souligne que des critiques se font entendre sur l"implication de BlackRock autant dans l"élaboration du TARP que dans l"achat et la vente des actifs des banques concernés. Le gestionnaire a répondu à ses critiques en précisant qu"il opérait une stricte séparation entre les différentes divisions de la société, selon leur spécialisation.
American Express Co. a lancé le second tour de réductions budgétaires, dans le but d"économiser jusqu"à 800 millions de dollars cette année, indique le Wall Street Journal. 4.000 postes, soit 6 % du total de la société américaine, seront supprimés. Par ailleurs, les dépenses marketing seront réduites.
State Street Corporation a annoncé lundi son intention d'émettre pour 1,45 milliard de dollars de nouvelles actions et de procéder à une émission de senior notes non garanties par la FDIC. Elle se propose également de rembourser les aides publiques obtenues dans le cadre du programme TARP. Enfin, State Street a décidé d’intégrer dans son bilan à compter du 15 mai tous les «conduits» de billets de trésorerie titrisés (asset-backed commercial paper). Cette consolidation se traduit par une perte après impôt d’environ 3,7 milliards de dollars. Le portefeuille de 22,7 milliards de dollars a été repris dans les comptes de State Street à une juste valeur de 16,6 milliards de dollars. La société estime que la plus grande partie de cette perte sera épongée pendant la durée de vie des actifs sous forme de recettes d’intérêts. Pour cette année, ces recettes d’intérêt représenteront 475 millions de dollars.
Morgan Stanley a soumis à la Réserve fédérale une demande d’autorisation pour pouvoir rembourser les 10 milliards de dollars qu’il a reçus en aides publiques au titre du Troubled Asset Relief Program (TARP), rapporte The Wall Street Journal.
Barclays Cap a été adjudicataire du contrat de gestion de la vente des droits européens d'émission de la Norvège. Le gouvernement compte mettre sur le marché environ 31,8 millions de droits d'émission (chacun représentant une tonne de CO2) sur son allocation de 75 millions de droits pour les cinq années 2008 à 2012. Barclays Cap est chargé de procéder à des ventes journalières de même montant entre le 18 mai et le 13 novembre. Initialement les ventes se feront pour 50 % en spot et 50 % avec échéance à décembre 2009. Cette répartition pourra si besoin être modifiée par le ministère des Finances.
La filiale de gestion d’actifs de l’assureur Mutua Madrileña, Mutuactivos, a décider d’offrir de nouveaux services pour fidéliser sa clientèle en élargissant ses prestations au conseil, à la gestion de portefeuilles et au placement de fonds tiers. Jusqu'à présent, elle ne gérait et ne commercialisait que des fonds d’investissements «maison» conservateurs, rapporte Expansión. Juan Aznar, directeur général, indique aussi que le nouveau plan stratégique 2009-2012 prévoit le lancement de fonds d’investissement «avec une composante plus opportuniste».
British Telecom (BT Group) a déclaré jeudi des pertes avant impôt de 1,28 milliard pour le trimestre au 31 mars et de 134 millions pour l’ensemble de l’exercice. En données ajustées, cependant, le bénéfice avaznt impôt a chuté de 40 % à 429 millions pour le T4 et de 21 % à 2,08 milliard pour la totalité de 2008-2009. Le groupe précise aussi qu’au 31 mars, la position nette retraites IAS 19 était déficitaire de 2,9 milliards de livres nets d’impôt ou de 4 milliards avant impôt. Avec un encours de 29,3 milliards de livres contre 37,3 milliards un an plus tôt. La ligne IAS 19 est calculée en fonction d’un taux de 6,85 % pour les obligations notées AA et d’un taux d’inflation de 2,9 %. BT ajoute qu’il s’attend à une charge financière nette de 275 millions de livres liée au fonds de pension à prestations définies pour l’exercice 2009-2010, suite à la forte dépréciation des actifs. Dès lors BT a passé avec l’administrateur du BT pension Scheme un accord selon lequel le groupe fournira une contribution à la couverture des déficits de 525 millions de livres en numéraire par an pendant les trois prochaines années. Cet accord a été approuvé par le Pensions Regulator.
Dans un entretien à L’Echo, William De Vijlder, responsable de la stratégie d’investissement chez Fortis Investments, estime que le moyen idéal pour se positionner dans la perspective de la reprise est d’investir graduellement dans les obligations d’entreprise et convertibles. Fortis Investments sous-pondère actuellement légèrement les actions au profit des obligations d’entreprise en particulier. #Les spreads crédit rémunèrent largement le risque de défaut. Du côté des obligations souveraines, il faut s’attendre à une poursuite du glissement des rendements#, estime-t-il.
Selon la Tribune, les désastreux premiers mois de 2009 et l’année 2008 pour l’américain Blackstone, 3i ou Candover en Grande-Bretagne, Eurazeo et Wendel en France met en cause les faiblesses de ces fonds cotés. L’effet de levier, la détérioration de la situation de leurs participations en largement responsables. Pour sortir de l’impasse, précise le quotidien, certains ont lancé des augmentations de capital (3i) ce que d’autres comme Wendel pourront difficilement faire. Quant à Eurazeo, sa trésorerie a été récemment amputé compte tenu des apports de garantie sur Accor (138,6 millions d’euros), dont il détient 11,4 % du capital, et sur Danone (150,4 millions d’euros, 5,26 % du capital) ont amputé sa trésorerie (182,9 millions d’euros au 11 mai).
Selon Hedge Week, l’indice composite des hedge funds Eurekahedge affiche pour le mois d’avril une progression de 3,2%. Depuis le début de l’année, les hedge funds enregistrent un gain de 4,1% alors que l’indice S&P 500 marque un repli de 3,4% malgré la récente reprise. Les rachats nets ont totalisé 8,6 milliards de dollars durant le mois sous revue.
Les hedge funds paye la crise au prix fort, rapporte la Tribune. Près de mille hedge d’entre eux ont été liquidés dans le monde. Après une bonne année 2007 durant laquelle les encours se sont élevés de 400 milliards de dollars (en hausse de 25%), 2008 a rimé avec forte aversion au rique. Les 400 milliards ont ainsi fondu. L’industrie des hedge funds a été, il est vrai, considéré comme « fauteur de troubles » en lien avec la crise du subprime. Même si l'évidence s’est imposée note la Tribune - les hedge n'étaient pour rien dans le trou noir de l'économie mondiale - ils sont enregistré de surcroît une violente décollecte à laquelle s’est ajoutée la baisse des indices boursiers. Depuis avril, les chiffres de la collecte semblent cependant se retourner même si l’industrie des hedge funds sait qu’elle n'échappera pas à un durcissement de sa réglementation. Un projet de directive a été présenté le 29 avril que la profession juge globalement inappropriée..
Selon la Tribune, les désastreux premiers mois de 2009 et l’année 2008 pour l’américain Blackstone, 3i ou Candover en Grande-Bretagne, Eurazeo et Wendel en France mettent en évidence les faiblesses de ces fonds cotés. Principaux responsables : L’effet de levier et la détérioration de la situation de leurs participations. Pour sortir de l’impasse, précise le quotidien, certains ont lancé des augmentations de capital (3i) ce que d’autres comme Wendel pourront difficilement faire. Quant à Eurazeo, sa trésorerie a été récemment amputée compte tenu des apports de garantie sur Accor (138,6 millions d’euros), dont le fonds détient 11,4 % du capital, et sur Danone (150,4 millions d’euros, 5,26 % du capital).
Pour pallier en partie la chute des bonus de leurs banquiers, des établissements comme Bank of America, qui n’a pas versé de bonus l’an passé, a augmenté de 70 % la partie fixe de ses meilleurs banquiers, indique la Tribune. Le quotidien précise que des seniors payés 170.000 dollars par an se retrouvent désormais avec un salaire fixe de 300.000 dollars. Le mouvement est analogue chez UBS qui souhaite ainsi garder ses meilleurs éléments. D’autres établissements pourraient en faire de même à l’image de Citigroup. Il est vrai qu’en ayant été bénéficiaires d’aides publiques massives, les bonus y seront interdits pendant au moins les deux prochaines années. Principaux bénéficiaires : les séniors et dans uen moiondre mesure, les jeunes les plus prometteurs. Ce mouvement ne semble concerner que les banques anglo-saxonnes. Leurs homologues françaises devraient continuer à verser des bonus, toutefois très réduits, et n’envisageraient pas d’augmenter les salaires fixes. Cela étant, la hausse des salaires fixes est devenue monnaie courante lors des recrutements.
Selon Le Temps, citant la Berner Zeitung, UBS serait dans l’obligation existentielle de contourner les règles salariales qu’elle s’est imposée pour ne pas perdre ses meilleurs employés.
Selon Le Temps, une enquête publiée jeudi par Swisscanto et menée auprès de 272 institutions cumulant une fortune de 343 milliards de francs, indique que deux caisses sur trois sont désormais en sous-couverture. Si elles devaient cesser leurs activités aujourd’hui, elles n’arriveraient pas à verser la totalité du capital dû à leurs assurés.
Dans un entretien à L’Agefi suisse, Dominique Fasel, le nouveau responsable de la région Vaud au Crédit Suisse, en charge de la clientèle des UHNWI (Ultra High Net Worth Individuals), estime qu’ «on ne peut en effet par exclure que les intéressés suivent leur argent et passent de l’offshore à l’onshore. Cela pourrait être une tendance claire. Alexandre Zeller (NDLR, CEO de HSBC Private Bank) parlait d’une avalanche de demandes de nouveaux clients sur l’arc lémanique. C’est l’un des trends auquel on pourrait assister». Cela dit, Dominique Fasel ajoute que le modèle d’affaires de la banque n’est pas véritablement touché par la problématique du secret bancaire, « dans la mesure où nous avons des clients dont les affaires sont par essence internationales et très organisées. Pour un armateur par exemple, la question du secret bancaire est bien sûr considérée dans sa décision, mais ce qui importe le plus à ses yeux, c’est la confidentialité, la solidité de la banque, une place financière stable, des conditions cadres excellentes, une relation longue durée avec des partenaires financiers. La distinction entre soustraction et évasion fiscale est pour eux anecdotique ».
Selon Jörg Sittmann, directeur général de Kas Investment Services, seules 30-35 banques dépositaires sur 50 survivront sur le marché allemand, voire 25, si la crise se prolonge, rapporte le Handelsblatt. Parmi les établissements qui vont profiter de la concentration, il y aura certainement State Street, JP Morgan, Bank of New York Mellon, BNP Paribas, révèle un sondage de la publication spécialisée dpn. En revanche, on s’attend que la BayernLB et la HSH Nordbank jettent l'éponge. Ce pourrait aussi être le cas, à plus lointaine échéance, pour la Commerzbank ainsi que pour BHF Asset Servicing (groupe Sal. Oppenheim).
Dans une interview à Das Investment, Michael Grüner, directeur général de Goldman Sachs Asset Management pour l’Allemagne, indique qu’il vise pour dans cinq ans une place parmi les cinq premiers gestionnaires étrangers par l’encours des fonds offerts au public. Actuellement ces cinq premières places sont occupées, dans l’ordre, par Barclays Global Investors, Pioneer, Franklin Templeton, Fidelity et UBS. L’offensive commerciale va dans un premier temps se circonscrire aux banques universelles, aux caisses d'épargne et aux banques populaires. Les banques privées, les gros gestionnaires de fortune et les réseaux de CGPI viendront ensuite. En revanche, les CGPI isolés sont hors de portée, surtout avec une force de vente qui ne comprend que huit personnes actuellement. Das Investment.com, 15/05/2009, propos recueillis par Andreas Scholz