Le Morningstar 1000 Hedge Fund Index a progressé de seulement 0,1% en décembre mais sur l’ensemble de l’année, il affiche une performance de 19,5%, proche de celle enregistrée en 2003 (20,3%).Les stratégies les plus affectées en 2008 sont devenus les plus performantes l’an dernier, souligne Morningstar. C’est ainsi que le Morningstar Emerging Market Equity Hedge Fund Index, qui avait plongé de 45,7% en 2008, a fait un bond de 50,4% en 2009. De son côté, le Morningstar U.S. Small Cap Equity Hedge Fund Index a terminé l’année 2008 sur l’une de ses plus mauvaises performances (-32,8%) mais a enregistré une hausse de 36,4% en 2009. Cela dit, le hedge fund spécialisé sur les marchés émergents ou les petites capitalisations n’a pas pour autant effacé ses pertes de 2008.Autre grande stratégie gagnante en 2009, l’arbitrage de convertibles dont l’indice de référence a progressé de 2,1% en décembre et affiche un gain de plus de 37% en 2009 alors qu’il avait accusé l’une de ses plus mauvaises performances en 2008. Certaines stratégies comme le Short Equity ou le Global Trend ont toutefois terminé l’année sur des performances sans relief.Sur les onze premiers mois de l’année, les hedge funds enregistrent des sorties nettes de 53,4 milliards de dollars mais les souscriptions sont reparties en juin. En novembre dernier, les hedge funds ont ainsi bénéficié de 4,7 milliards de dollars de souscriptions.Parmi les autres évolutions notables de l’année, Morningstar relève la surperformance des petits hedge funds sur les grosses structures ou encore la meilleure tenue des hedge funds single-manager sur les fonds de hedge funds.
Toby Nangle, membre du comité d’allocation d’actifs de Baring Asset Management, a présenté récemment à Paris le portefeuille diversifié type établi en décembre 2009, avec un objectif de performance de 400 points de base au dessus du cash. La performance escomptée à un an est de 6,5 % avec une volatilité de 8,4 %. Dans ce portefeuille les actions des pays développés pèsent 33,5 %, les actions émergentes, 6,2 % et les matières premières 10 %. L’alternatif et l’immobilier représentent respectivement 5 % et 2,6 % tandis que la poche obligataire (31 %) comprend 4,4 points de convertibles, 6,5 % de titres d’entreprises, 7,4 % d’obligations indexées et 17,1 %"d’autres obligations». Le numéraire se situe à 7 % de ce portefeuille tactique alors que le portefeuille stratégique de Mario Valensise, le CIO de Barings, comporte 30 % d’immobilier, 28 % de matières premières et 42 % de titres émergents (dont 20 % pour les valeurs de Hong-Kong et de Chine).Si la gamme de Barings est déjà largement en conformité avec les projections macro-économiques et financières des stratégistes-maison quelques produits pourraient encore venir compléter l’offre. Le gestionnaire vient de mettre sur pied une équipe de gestion actions indiennes, ce qui doit logiquement se traduire par le lancement d’un fonds-pays, au moins. Un fonds Moyen-Orient/Afrique du Nord est en phase de préparation. D’autre part, Barings réfléchit à la commercialisation d’un fonds multi classes d’actifs européen. Mais le lancement en Europe n’est pas une question d’actualité, et il serait plutôt envisagé de commencer par une distribution aux Etats-Unis, éventuellement sous la forme d’un fonds en partenariat (commingled fund), indique Toby Nangle.
Dans une étude publiée le 21 janvier (European Economis Forecast : The Glass Is Looking More Than Half Empty), Standard & Poor’s estime que la croissance restera très modeste en Europe cette année et au premier semestre 2011. L’agence souligne que la croissance nulle de l’Allemagne au quatrième trimestre de 2009 corrobore le scénario d’une reprise fragile en Europe.Parmi les facteurs défavorables, S&P relève la poursuite de la restriction du crédit qui restera très difficile cette année pour les ménages et les PME. Ce qui devrait contribuer à la stagnation attendue de la demande des ménages comme des dépenses d’investissement des entreprises.
Expansión a sondé les gérants-vedettes des sociétés de gestion espagnoles. Dans l’ensemble, ils signalent qu’une bulle du crédit et la hausse des taux sont les risques principaux. Ils recommandent d’investir en actions sur le long terme et d'éviter les obligations d’Etat.Juan Suárez de Figueroa, président de A&G Fondos et unique gérant espagnol noté AAA par Citywire, estime qu’après la forte reprise de 2009, les Bourses affichent une vulnérabilité élevée aux mauvaises nouvelles, ce qui se traduira par l’alternance de périodes où le risque sera le manque de preuves de reprise économique avec d’autres où le risque sera une croissance excessive susceptible de générer de l’inflation et, partant, des majorations de taux d’intérêt.
Dans une interview donnée à l’Agefi lundi 25 janvier, Matthieu Grouès, directeur des gestions chez Lazard Frères Gestion table sur une reprise qui va gagner en vigueur et débouchera sur un retour durable de la croissance économique. «Le resserrement des politiques monétaires se fera très progressivement, explique t-il, grâce à des pressions inflationnistes inexistantes». De fait, «l’environnement sera très favorable aux actions, d’autant que leur valorisation reste plus que raisonnable».
Dresser un panorama complet de la profession des Conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), apporter un éclairage sur leurs relations avec leurs principaux partenaires - sociétés de gestion, plates-formes, compagnies d’assurances-vie -, établir un bilan sur leur situation pendant et après la crise…. Tels ont été les objectifs de la troisième édition de l'étude de l’Agefi sur les CGPI, réalisée entre le 10 et le 24 novembre 2009, à partir d’un questionnaire adressé à 2 439 professionnels, auquel 137 d’entre eux ont répondu. Selon l'étude, qui prend la forme d’un baromètre, il ressort notamment qu’en dépit d’un niveau de collecte financière en forte baisse en 2009 - 42% des personnes interrogées ont collecté moins d’un million d’euros – et d’une diminution de 12 points par exemple pour les encours compris entre 6 et 50 millions d’euros, les CGPI ont augmenté leur facturation d’honoraires : 77% d’entre eux ont ainsi déclaré en avoir perçu pour des conseils adressés à leurs clients (à l’acte et annuels pour la plupart). De fait, si il ne s’agit pas, et de loin, de la source principale de leurs revenus, les honoraires sont un mode de rémunération de plus en plus pratiqué par les CGPI. Autre enseignement portant cette fois sur les produits préconisés : l’assurance vie est plébiscitée par les conseillers tandis que les comptes-titres enregistrent une forte baisse (-9 points). Les fonds actions classiques ont été logiquement les plus affectés par la crise (de 62% en 2008, leur part est passée à 42% en 2009). Avec, dans le détail, des fonds actions marchés émergents et des fonds investis sur la zone euro qui restent en première position.Enfin, derrière les fonds en euros des contrats d’assurance vie - en hausse de dix points - les fonds flexibles ont la cote. 45% des CGPI les ont préconisés en 2009, en grande partie en raison de la pertinence de l’allocation d’actifs pour la moitié d’entre eux.On notera également qu’en matière de partenariat, les CGPI ont beaucoup moins travaillé avec les plates-formes en 2009. Précisément, ils ont été 20 % à déclarer ne pas avoir travailler avec elles contre 11 % l’année précédente - sachant que la qualité du back-office des plates-formes en question reste le critère de choix essentiel (89 %). Dans un genre différent, on apprend aussi que les relations entre CGPI et sociétés de gestion se sont légèrement dégradées. En 2008, ils étaient par exemple 35 % à qualifier leurs relations de très bonnes avec ces établissements alors qu’ils n'étaient plus que 18 % l’an dernier... Outre les principaux résultats de l'étude figurant dans une première partie du rapport, une seconde partie reprend les résultats détaillés de l’enquête permettant d’appréhender plus finement encore - à l’aide notamment d’une série de graphiques - l'évolution de la profession au travers des différents points abordés. Rapport d'étude : «CGPI : les professionnels passés au crible» ; Audrey Jannucci (01 53 00 26 42)100 pages / 2 800 euros HT (offre de lancement)
A la Banque d’Orsay, la priorité est à la gestion active et à la sélectivité. Au-delà d’un certain nombre de questions - redressement des finances publiques, stratégie de sortie des banques centrales, risque de bulle en Chine - qui relèvent tant de l'économique que du politique, la banque affiche sa volonté d’appuyer sa gestion sur quelques convictions fortes.Tout d’abord, la volatilité est revenue à un niveau étonnament bas alors que la crise n’est pas finie. Et si elle devait encore se détendre, il faudrait que l’expansion économique soit très forte, ce qui est peu probable. Il faut donc s’attendre à une année volatile avec de fortes variations aussi bien sur les marchés que sur les valeurs, ce qui milite justement pour une gestion résolument active des portefeuilles.Ensuite, les marchés actions vont être animés par des opérations de fusions/acquisitions. L’environnement est extrêmement concurrentiel, les barrières protectionnistes réapparaissent alors que les entreprises veulent à nouveau capter du chiffre d’affaires. Dans ce contexte où par ailleurs l’accès aux liquidités est moins contraignant et où de nombreux secteurs restent très fragmentés, l’OPA peut être un bon moyen de gagner du temps. Depuis septembre dernier, quelques batailles boursières confirment un regain d’appétit pour les fusions et acquisitions.Les disparités entre zones géographiques vont s’accentuer, ce qui conduit les gérants de la Banque d’Orsay à souligner l’importance de la réactivité des portefeuilles qui sera la clé de la performance en 2010. Une année où, plus que jamais, l’heure n’est pas à la gestion indicielle mais à la gestion de conviction et au stock-picking.
L’Agefi rapporte que les performances sur le marché des fonds actions américaines et le marché des fonds actions françaises au cours du mois de décembre 2009, mises en perspective par le calcul de la volatilité et du ratio de Sharpe sur trois ans d’historique ainsi que du rendement depuis un an, montrent qu’aux Etats-Unis, la majorité des gérants (53%) a surperformé l’indice de référence (MSCI US). Il en va de même sur le marché des fonds actions françaises, où une proportion équivalente de gérants (53%) a également surperformé l’indice de référence (SBF 120).
Les opérations de fusions-acquisitions de small et midcaps reprennent depuis le courant du mois de décembre, que ce soit dans la technologie ou l'industrie
D’ici à la mi-février, une nouvelle organisation représentative du secteur des ETF devrait voir le jour sous le nom de The ETF Council, a confié Irving Straus (Straus Corporate Communications) à Mutual Fund Wire.Cette association devrait regrouper un certain nombre d'émetteurs. Elle aura comme double objectif d’assurer un marketing proactif des ETF et de défendre la profession face aux régulateurs.The ETF Council ambitionne aussi de reprendre à l’Investment Company Institute (ICI) la représentation du secteur des ETF, l’ICI étant déjà suffisamment occupé avec les mutual funds pour pouvoir s’intéresser efficacement aux ETF.
Selon Les Echos, le Fonds monétaire international (FMI) estime que la reprise des places boursières, depuis un an, et la situation sur les marchés obligataires ont de quoi raviver les inquiétudes sur la spéculation financière. Le FMI a avancé, hier, l’idée de rétablir un contrôle temporaire des flux de capitaux pour éviter un risque de formation de bulles financières en Asie.
La Deutsche Börse et la Bourse suisse (SIX) ayant désormais bouclé l’acquisition des parts détenues par Dow Jones Indexes, le pourvoyeur d’indices Stoxx Ltd, à Zurich adopte une nouvelle structure avec un conseil de surveillance (board of directors) de quatre personnes présidé par Holger Wohlenberg, managing director de la division market date & analytics de la Deutsche Börse, et un directoire composé de deux personnes.Le nouveau CEO est Hartmut Graf, qui était jusqu'à présent responsable de l’activité indices de la Deutsche Börse. Il sera assisté, comme COO de Patrick Valovic, qui est promu à ce poste alors qu’il était en dernier lieu director of business operations.
L’Agefi rapporte que S&P a revu ses hypothèses sur les titres adossés à de l’immobilier résidentiel américain émis entre 2005 et 2007, entrainant des perspectives de pertes accrues sur des transactions prime, Alt-A et subprime. Moody’s en avait fait de même la semaine dernière, ce qui avait conduit la Société Générale à annoncer 1,4 milliard d’euros de dépréciations au quatrième trimestre sur ses RMBS américains.
Les Etats européens ont inondé les marchés obligataires, constate L’Echo. Et, selon une enquête de l’agence Bloomberg auprès d’officiels de 11 pays membres de la zone euro, en moyenne, il va falloir attendre jusqu’à 2017 pour voir les Trésors publics retrouver des niveaux d’émission similaires à ceux qui prévalaient avant la chute de Lehman Brothers en septembre 2008. Les ventes de dettes souveraines ont bondi de 36% en 2009, à 870 milliards d’euros. Elles devraient encore augmenter de 15% cette année pour atteindre les 1 000 milliards, selon HSBC.
Conformément aux recommandations de son Conseil éthique, le Government Pension Fund - Global (ex Fonds pétrolier) en Norvège a procédé à la cession des actions de 17 producteurs de tabac. Ce portefeuille représentait fin 2009 environ 14 milliards de couronnes (1,7 milliard d’euros).Les sociétés dont les titres ont été vendus sont : Alliance One International Inc., Altria Group Inc., British American Tobacco BHD, British American Tobacco Plc., Gudang Garam tbk pt., Imperial Tobacco Group Plc., ITC Ltd., Japan Tobacco Inc., KT&G Corp, Lorillard Inc., Philip Morris International Inc., Philip Morris Cr AS., Reynolds American Inc., Souza Cruz SA, Swedish Match AB, Universal Corp VA et Vector Group Ltd.
StartFragment--> La liste d’exclusion du fonds souverain norvégien, qui pèse 455 milliards de dollars d’encours, concerne désormais 17 entreprises de tabac, rapporte le Financial Times. Le ministre des Finances norvégien a en effet estimé que ces sociétés allaient à l’encontre du code éthique du fonds. L’investisseur exclut environ 50 valeurs.
Mardi, la Deutsche Börse a annoncé qu’elle va passer au titre de 2009 une charge exceptionnelle (norme IAS 36) de 420 millions d’euros correspondant à une dépréciation d’actifs sur l’International Securities Exchange (ISE). Cette disposition s’explique essentiellement par la stagnation du marché américain des options sur actions et par une baisse du chiffre d’affaires. Cela permet aussi à l’entreprise de marché allemande d’alléger sa charge fiscale d’environ 180 millions d’euros. L’impact final sur le bénéfice net du groupe Deutsche Börse pour 2009 devrait se situer aux alentours de 200 millions d’euros.D’autre part, le directoire de la Deutsche Börse indique avoir l’intention de proposer au titre de 2009 un dividende «stable». Pour 2008, la société avait distribué 2,10 euros par action.
Le sondage mensuel effectué entre les 8 et 14 janvier par Bank of America Merrill Lynch auprès de 209 gérants affichant 539 milliards de dollars montre que les investisseurs ont repris goût au risque et utilisent leurs réserves de liquidités sur les marchés d’actions.C’est la première fois depuis janvier 2006 que les membres du panel prennent un risque supérieur à la moyenne par rapport à leur benchmark, tandis que la poche de cash a diminué à une moyenne de 3,4 %, son niveau le plus bas depuis la mi-2007, contre 4 % en décembre.Parallèlement, l’appétence pour les actions est forte, avec 52 % (en net) des allocateurs d’actifs surpondérés sur cette classe d’actifs contre 37 % en décembre. En outre, 55 % des gérants interrogés n’ont prévu aucune protection contre une chute du cours des actions dans les trois mois qui viennent, contre 48 % en décembre. Les investisseurs se positionnent sur les actions cycliques et sont optimistes quant à l'évolution des bénéfices.Le panel estime que les actions japonaises sont les plus sous-évaluées au monde et 20 % des spécialistes envisagent de les surpondérer pour cette année, contre 10 % pour celles de sociétés de la zone euro.
L’indice Lyxor des hedge funds affichait en décembre une baisse de 0,33%, ce qui porte sa performance sur l’année à 5,15%.Les meilleures stratégies du mois ont été L/S credit arbitrage (2,92%), L/S equity long biais (2,33%) et merger arbitrage (1,46%). Les stratégies les moins performantes ont été la CTA short term (-4,66%) et la CTA long terme (-3,35%).
Après plusieurs mois où le retour de l’optimisme s’est accompagnée d’une posture toujours très prudente, les investisseurs ont semble-t-il franchi le pas. Selon la dernière enquête BofA Merrill Lynch réalisée en janvier (du 8 au 14) auprès des gérants, les investisseurs ont retrouvé un certain appétit pour le risque.Pour la première fois depuis janvier 2006, l’enquête montre que les investisseurs prennent des risques au-dessus de la moyenne, relativement à leur benchmark. Ils sont 2% en net à prendre des risques «plus élevés que la normale», contre 7% en net prenant des risques en dessous de la normale en décembre. Et le cash est tombé à 3,4% (contre 4% en décembre), son plus bas niveau depuis la mi-2007.En outre, 52% des allocataires d’actifs sont surpondérés sur les actions, contre seulement 37% en décembre et les investisseurs sont aussi moins nombreux à se protéger contre une baisse des actions, 55% d’entre eux n’ayant aucune protection contre un tel mouvement dans les trois prochains mois, contre 48% en décembre. Les investisseurs se sont portés sur les cycliques, ils sont optimistes sur l'évolution des bénéfices et poussent les équipes de gestion à parier sur la croissance.Les gérants se tournent désormais vers des secteurs qu’ils avaient tendance à éviter les mois précédents, notamment les technologies et l'énergie mais aussi les bancaires et la consommation discrétionnaire. Les investisseurs européens sont beaucoup plus optimistes sur les bancaires et l’automobile.En terme d’allocation géographique, le grand gagnant du mois est le Japon, les actions japonaises étant considérées comme les plus sous-évaluées de la planète. Alors que le Royaume Uni reste une zone dangereuse, le Japon est la région du monde que 20% du panel serait prêt à surpondérer au cours des douze prochains mois, contre seulement 10% pour l’Europe.Parallèlement à ces évolutions significatives, l’enquête confirme le statut privilégié des marchés émergents. Les investisseurs restent surpondérés sur les actions de la zone.
«Si chez DNCA on aime pas les modes, on apprécie en revanche tout particulièrement les soldes», a souligné Jean-Charles Mériaux, directeur de la gestion de DNCA Finance. Et c’est selon lui le bon moment d’en profiter pour investir sur les actions européennes, «des valeurs parmi les moins chères aujourd’hui mais aussi les moins volatiles», a-t-il insisté. Plus précisément, DNCA privilégie la prudence et préconise les valeurs défensives en 2010. En revanche, Jean-Charles Mériaux se méfie de la mode des matières premières. Côté obligations, «l’investisseur vit dans la peur d’un relèvement des taux d’intérêts, un scénario que nous ne partageons pas pour 2010", a précisé le directeur de la gestion. Jean-Charles Mériaux s’attend, en revanche, à la dégradation d’un certain nombre de signatures d’Etats, même importants, notamment le Royaume-Uni. «Il s’agira bien sûr d'éviter les signatures les plus spéculatives», a-t-il ajouté.Il s’agit en tous les cas de rester sur le défensive. «Les gouvernements devront dès 2011 s’attaquer à leurs déficits, dans un contexte de reprise fragile et d’affaissement des perspectives de croissance dès le deuxième semestre 2010", a conclu Jean-Charles Mériaux.A fin 2009, DNCA gérait 4,5 milliards d’euros d’encours, toujours principalement pour le compte de CGPI partenaires. Au cours de l’année passée, les souscriptions nettes se sont élevées à plus de 100 millions d’euros, a confirmé Joseph Chatel, le président de DNCA Finance.
Le ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a indiqué le 18 janvier à l’issue d’une réunion spéciale du Haut Comité de Place, que le projet de la Place de créer une plate-forme européenne destinée à la négociation d’obligations et à la mise en place d’une information post-négociation sur les transactions devrait voir le jour dans quelques semaines. Un projet est à l'étude par un groupe de travail sous l'égide de Paris Europlace, animé par Sylvain de Forges, directeur des oéprations financières de Veolia. «Un projet finalisé sera présenté par la Place à Christine Lagarde d’ici à la fin du premier trimestre», indique un communiqué de Bercy.Ce projet, ouvert à toutes les transactions sur les obligations en euros et aux émetteurs européens et internationaux, permettra d’accroître la transparence et la liquidité du marché obligataire secondaire et de renforcer la dimension européenne de la place financière française.Gérard Mestrallet, président de l’Association Paris Europlace, a fixé l’objectif que les émissions depuis la place financière de Paris représentent 50% des émissions libellées en euro des adhérents de Paris Europlace.Christine Lagarde a par ailleurs rappelé les efforts entrepris pour doter la France d’un droit moderne et attrayant pour les émissions d’actions d’obligations. Le président de l’AMF, Jean-Pierre Jouyet, a pour sa part souligné l’engagement fort de l’AMF pour renforcer la qualité du service aux émetteurs obligataires. Le groupe Emetteurs, présidé par Patricia Barbizet, présidente d’Artemis, a collaboré étroitement avec l’AMF sur ce dossier. Une série de mesures ont ainsi été adoptées par l’AMF pour améliorer les conditions d’enregistrement des émissions sur la place de Paris : suppression de la lettre de fin de travaux, réduction des délais d’examen des prospectus, possibilité d’enregistrer auprès de l’AMF et d’incorporer aux prospectus ds documents traduits, suppression des périodes de «black out», publication d’un guide des émissions obligataires.
Robeco Deutschland indique qu’en fin d’année son indice du moral des conseillers-clientèle (BSI) en matière de ventes de parts de fonds avait progressé de 2 points sur le troisième trimestre à 100,8. La proportion d’optimistes pour l'évolution des ventes de fonds offerts au public durant les six mois qui viennent s’est aussi accrue de 2 points à un peu plus de 43 %.Cependant, Kai Röhrl, head of third party distribution, souligne qu’il serait prématuré de sonner la fin d’alerte : si la demande de fonds d’actions, notamment d’actions des pays émergents, continue d’augmenter, les conseillers restent prudents. En effet, la proportion de ceux qui s’attendent pour le semestre à venir à une hausse des souscriptions a même baissé de 5 points, à 50 %.
Hermes, la société de gestion détenue par le fonds de pension de British Telecom, a soumis une proposition pour remplacer Klaus Wuchere, qui doit devenir le président d’Infineon lors de l’assemblée générale du mois prochain, par Willi Berchtold, directeur financier de ZF Friedrichshafen, rapporte le Financial Times. Cette proposition devrait provoquer une tempête en Allemagne où ce genre d’action est rare.
Skandia Investment Group (SIG) a annoncé le 15 janvier la nomination de la société de gestion Fifth Third Asset Management, spécialisée sur les grosses capitalisations américaines, pour la gestion de son US Large Cap Growth Fund, qui pèse quelque 80 millions de dollars.Le mandat avait été précédemment confié à Wellington Management. Le changement de titulaire illustre la volonté de Skandia d’adopter une stratégie plus agressive sur les «large caps», Fifth Third AM misant sur un moindre rendement des actions américaines en 2010, une évolution qui devrait favoriser les valeurs de grande qualité.
Brian Rogers, chairman et CIO de T. Rowe Price (400 milliards de dollars d’encours), craint que les investisseurs américains qui continuent de snober les actions américaines au profit des obligations ou des actions de pays émergents ne s’exposent à des déconvenues, rapporte le Financial Times. Avec la perspective d’une hausse des taux d’intérêt, qui pourrait rogner la valeur de titres comme les obligations d’entreprises, et le bond en avant si rapide des actions de pays émergents l’an dernier, Brian Rogers estime que les investisseurs seraient bien inspirés de combattre la tendance à suivre la meute. A son avis, il faut maintenant éviter les actions émergentes, les obligations à haut rendement et les métaux précieux.
Lors d’une présentation à Francfort, Sarah Arkle, CIO de Threadneedle, a estimé que les actions restent un bon placement même après les fortes hausses de 2009, mais qu’il faut désormais se concentrer sur la sélection de valeurs, rapporte la Börsen-Zeitung. Elle considère aussi que le risque le plus élevé actuellement est celui de la déflation et non de l’inflation. On se demande quelles mesures pourraient encore être prises s’il y avait une rechute déflationniste. Dès lors il faut s’attendre que les banques centrales maintiennent encore longtemps leurs taux directeurs à leur très bas niveau actuel.
Londres va devenir le centre financier occidental des marchés émergents, estime Savvas Savour, chef économiste du hedge fund Tosca. Il prédit que la capitale britannique va attirer au moins 100.000 nouveaux emplois dans les services financiers sur les dix prochaines années.
Les OPCI, qui voulaient être un véhicule immobilier de stature européenne, n’ont collecté que 2 % des fonds gérés par l’industrie européenne des fonds immobiliers non cotés, rapporte le Tribune. Par rapport aux fonds luxembourgeois, britanniques et allemands, ils sont jugés moins compétitifs en termes de coûts, ajoute le quotidien, et ils sont plus contraignants en termes de liquidité et d'évaluation des actifs, ce que contestent certains gestionnaires comme Ciloger.