Sur les dix ans au 31 décembre 2009, les souscriptions nettes aux Etats-Unis enregistrées par Morningstar sont allées dans des proportions variant entre 55 % (gestion active actions) et 93 % (gestion indicielle actions) en cumulé aux fonds du quartile le moins onéreux, révèle une étude de Vanguard (“Costs Matter: Are Fund Investors Voting With Their Feet?»). Francis Kinniry Jr, principal, Vanguard Investment Strategy Group, explique que ce phénomène tient en partie à la popularité et à la dissémination croissante des ETF et à la multiplication des fonds d’actions gérés activement mais à faible coût.D’autre part, il est vraisemblable que cette préférence soit attribuable en partie à l’influence grandissante des conseillers financiers et des promoteurs de plans d'épargne-retraite d’entreprise, 80 % des encours étant détenus au travers de ces intermédiaires qui élargissent leur offre à bas coût.Enfin, souligne Francis Kinniry, la volatilité de l’environnement sur les marchés financiers a incité les investisseurs à se rendre compte, premièrement, que les coûts sont un élément important et, deuxièmement qu’ils sont un facteur contrôlable dans l'équation de l’investissement.A cela s’ajoute que l’information en ligne est de plus en plus aisément disponible et que la transparence augmente, tandis que les médias financiers sont de plus en plus critiques sur le montant des frais.
Selon l’Agefi, l’attitude des fonds monétaires américains depuis le début du mois explique la difficulté des banques européennes à trouver des financements bon marché en dollar acteurs essentiels de ce marché. En outre, les nouvelles règles de la SEC sur les fonds monétaires US, qui s’appliquent à compter du vendredi 28 mai ont contribué aux tensions sur l’interbancaire, avec une réduction marquée de la liquidité sur les maturités à 3 mois, souligne un professionnel cité par le quotidien. Cela posé, pour la deuxième journée consécutive, le Libor dollar à 3 mois a cessé de grimper hier, et l'écart avec l’OIS (overnight index swap), taux au jour le jour, est resté stable.
Les managed accounts, qui ont connu un regain de popularité dans le sillage des turbulences de marchés de 2008, sont encore très appréciées des investisseurs. «Nous pensons que le segment du managed account va continuer de croître fortement à court terme et plus modérément à moyen et long terme», estime Joanne Job, analyste chez Moody’s qui vient de publier un rapport sur le sujet («Hedge Funds : Investing Through Managed Accounts»).Dans une structure de managed account, où le gérant de hedge fund est autorisé à mener des opérations de trading sur le compte tandis que le détenteur dudit compte a la proprité et le contrôle des actifs, le niveau de transparence est plus important et l’investisseur est généralement à l’abri des mouvements de retrait.Le rapport relève toutefois que le développement des managed accounts a été dans le passé limité en raison des coûts plus élevés liés à ce type d’instrument et aux risques opérationnels. Avec la normalisation du marché, ces facteurs pourraient revenir sur le devant de la scène.
Bien qu’en croissance rapide, la microfinance demeure un phénomène marginal en France rapporte l’Agefi qui reprend les données du premier baromètre de la microfinance publié par l’Agence française pour le développement et la Caisse des dépôts. En 2009, le volume des microcrédits a triplé en trois ans mais il se limite à 63 millions d’euros. Quant au nombre de microcrédits professionnels délivrés, il est passé de 7.000 à 15.000 entre 2006 et 2009 avec un montant moyen de ces prêts proche de 9.200 euros.Si les montants apparaissent anecdotiques, le développement de la microfinance en France devrait toutefois se poursuivre. L’Adié (Association pour le droit à l’initiative économique), principal pourvoyeur de microcrédits en France, estime d’ailleurs que «l’offre de microcrédits ne permet pas de répondre à la demande potentielle» dans le pays, ajoute le quotidien.
Une étude publiée mercredi par la Deutsche WertpapierService Bank AG (dwp-bank) sur 3,5 millions de transactions entre août 2008 et avril 2010 débouche sur la conclusion surprenante que la corrélation négative entre la propension des particuliers allemands à investir en actions (les 160 valeurs du Dax, du MDax, du TecDax et du SDax) a été particulièrement marquée, souligne Karl-martin im Brahm, directeur de la distribution de dwp-bank.En fait, les particuliers ont acheté à l’automne 2008, au son du canon, ils ont été parfois très largement acheteurs nets d’actions durant le plus fort de la crise (on a enregistré des achats supérieurs aux ventes de 130 à 160 % entre octobre et décembre 2008). Et ils ont plutôt utilisé la hausse depuis le printemps 2009 pour s’alléger, notamment lorsque le Dax a retrouvé les 6000 points.Les données montrent également que les particuliers allemands ont su en outre réagir rapidement aux fluctuations intermédiaires du marché, ce qui prouve que beaucoup d’entre eux suivent les évolutions de la Bourse allemande de très près.
La société de gestion américaine Legg Mason a annoncé le lancement d’un programme de rachat d’actions accéléré pour un montant de 300 millions de dollars.Cette transaction s’inscrit dans le cadre de l’autorisation du board of directors de Legg Mason pour un programme de rachat d’actions jusqu'à concurrence de 1 milliard de dollars.
Le fournisseur d’indices STOXX Limited a annoncé mercredi 25 mai des modifications dans la composition de ses indices STOXX Global 1800 Index, STOXX Europe Total Market Index, STOXX Europe 600 Index, STOXX EU Enlarged Total Market Index, STOXX Eastern Europe Total Market Index, STOXX Eastern Europe 300 Index et leurs dérivés et indices sectoriels comme le STOXX Europe Football Index and STOXX Europe Private Equity 20 Index.À compter de l’ouverture des marchés européens du 21 Juin 2010, les 7 titres suivants seront ajoutés à l’indice Stoxx 600 Europe ainsi qu’aux indices sectoriels: Yell GRP (Royaume-Uni, médias), OUTOTEC (Finlande, Biens et services industriels), SEB (France, produits personnels et ménagers), NORD STORE GN (Danemark, soins de santé), GRP Halfords (Royaume-Uni, «retail» ) , C & C GRP (Irlande, Food & Beverage) et Spectris (Royaume-Uni, Biens et services industriels). Simultanément, les entreprises qui sortent de l’indice sont : INTERCELL (Autriche, soins de santé), Befimmo (Belgique, Immobilier) , BB BIOTECH (Suisse, Services financiers), Banque de Grèce (Grèce, banques), Sacyr-Vallehermoso (Espagne, Construction & Materials), GRP BAM (Pays-Bas, Construction & Materials) et GRP Carphone Warehouse (Royaume-Uni, «retail»). Les compositions des indices Stoxx Europe Private Equity 20 et Stoxx Europe Football restent inchangés. La nouvelle composition des indices peut être consultée sur www.stoxx.com.
La Caisse des Dépôts (CDC), la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et EFG Hermes ont annoncé le 26 mai le lancement du fonds InfraMed Infrastructure, premier instrument de financement de l’Union pour la Méditerranée. Le Fonds InfraMed sera le plus important fonds voué aux investissements dans les infrastructures dans les régions sud et est de la Méditerranée. Doté d’apports initiaux de 385 millions d’euros, dont 150 millions apportés par la CDC, ce nouveau fonds vise une dotation totale d’un milliard d’euros.Le fonds investira principalement dans des projets entièrement nouveaux, répondant aux exigences de base en matière de protection de l’environnement, d’impact social, de transparence et de passation de marchés, «dans un souci d’investissement à plus long terme que les traditionnels fonds privés d’investissement dans les infrastructures, la Société s’inscrivant dans une perspective de rentabilité économique à long terme», précise le communiqué.
L’indice mondial de la confiance des investisseurs calculé par State Street a chuté de 11,2 points à 88,2 par rapport au niveau corrigé de 99,4 relevé en avril. Une baisse de la confiance des investisseurs institutionnels en Amérique du Nord en est principalement la cause, l’indice régional s’étant replié de 5 points pour s’établir à 98,3 par rapport au niveau corrigé de 103,3 obtenu le mois précédent. Chez les investisseurs européens, la confiance est également en repli de 3,5 points, passant de 95,7 à 92,2. L’Asie en revanche affiche une confiance solide, l’indice régional enregistrant une hausse de 6,8 points à 101.« Nous constatons ce mois-ci que les investisseurs institutionnels continuent à réduire considérablement leurs allocations en actifs à haut risque, dans une tendance déjà amorcée le mois dernier » a commenté Ken Froot, l’un des deux créateurs de l’indice. « Comme elles l’avaient fait au début de la crise du crédit « subprime » en 2007, les institutions ont pris les devants en procédant à la réduction du risque dès mars, alors que les marchés continuaient de monter. Le désengagement continu que nous observons ce mois-ci signale une incertitude considérable quant au niveau des déficits de larégion euro, et aux répercussions que ceux-ci auront à travers le monde. »« Suite à une analyse plus approfondie des données sous-jacentes, on peut dire que l’incertitude qui a plané autour du résultat des élections anglaises a joué un rôle au début du mois dans ce repli de l’indice, la volatilité du marché observée le 6 mai sur les bourses américaines ayant également été un facteur », indique pour sa part Paul O’Connell, l’autre concepteur de l’indice. « La seule note d’optimisme provient des investisseurs institutionnels en Asie, quoique là encore, les investisseurs demeurent sélectifs, privilégiant les pays producteurs de matières premières, mais évitant l’Europe et les États-Unis. »
Mercredi, Inversis Banco a présenté Inversis Broker, une plate-forme informatique qui propose quatre formules adaptées à chaque type d’investisseur selon la fréquence à laquelle il opère. Les quatre segments sont interconnectés, précise Cinco Días. L’objectif consiste à «démocratiser le monde de l’intermédiation» et à mettre en ligne tous les services habituellement réservés aux investisseurs professionnels.
Entre début 2009 et fin mars 2010, l’exposition des fonds espagnols aux obligations émises par CajaSur, qui est passée sous administration de la Banque d’Espagne vendredi, est tombée de 162 millions d’euros à 40 millions, rapporte Expansión. Une grande partie de la baisse tient au fait que les gérants n’ont pas réinvesti dans les nouvelles émissions les recettes tirées des titres arrivés à échéance, à cause de l’augmentation de la perception du risque.Expansión précise qu'à fin décembre, les fonds espagnols détenaient pour plus de 12 milliards d’euros de titres émis par les caisses d'épargne locales, ce qui représentait 15 % de l’encours des fonds monétaires et obligataires.
Deux tendances principales se sont poursuivies au mois d’avril selon les indicateurs de marché établis conjointement par Crédit Agricole Cheuvreux et TAG. D’une part, la diminution de la part de marché du London Stock Exchange, d’environ 3,5% partagé entre Chi-X et BATS a continué, tout comme celle du SIX sur le SLI 30 ( de 2,2%, partagé entre Chi-X, BATS et Turquoise). D’autre part, l’augmentation de la part de marché de Xetra sur le DAX se confirme suite à la mise en place d’une nouvelle grille tarifaire au mois de mars (presque 2% gagnés sur Chi-X).
Au premier trimestre 2010, la collecte nette d’OPCVM de la zone euro (hors fonds monétaires) s’est élevée à 130 milliards d’euros, alors que les transactions sur les fonds monétaires se sont soldées par une décollecte nette de 44 milliards d’euros, selon les statistiques publiées par la Banque centrale européenne.L’encours des OPCVM autres que les fonds monétaires s'élevait à fin mars à 5.291 milliards d’euros contre 4.965 milliards d’euros en décembre 2009.
Tandis que la BCE injecte des liquidités quasi en continu depuis la faillite de Lehman Brothers, le marché interbancaire reste sous tension, rapporte l’Agefi, signe de la défiance entre banques qui s’inquiètent des expositions des autres aux dettes périphériques. La mise sous tutelle ce week-end d’une caisse d'épargne espagnole, les craintes sur la solvabilité des Etats les plus fragiles et les doutes sur la crédibilité des programmes de réduction des déficits doivent entraîner une poursuite du phénomène de hausse des spreads sur le Libor-OIS. Ces derniers étaient à 28 pb lundi et à 23 pb il y a tout juste une semaine. Ils prennent en gros en ce moment 3 à 4 pb par jour, note un stratégiste cité par le quotidien.
La filiale de Morningstar, LIM, a lancé le 25 mai LIM Evolution un entrepôt de données qui propose un accès en temps réel aux informations des bourses et autres fournisseurs de données.
Selon Asian Investor, State Street Global Advisors (SSgA) vient de lancer son programme de couverture stratégique dynamique (DSH) pour les marchés asiatiques à destination des investisseurs institutionnels qui veulent gérer leur risque de change. Une initiative particulièrement bienvenue, selon SSgA, au moment où l’on s’attend à une appréciation des devises de la région par rapport au dollar.Parallèlement, SSgA proposera ses stratégies d’investissement dans les devises émergentes les plus liquides (Chine, Hong Kong, Indonésie, Inde, Philippines, singapour, Corée du Sud, Thaïlande et Taiwan).
L’indice du private equity de State Street affichait au 31 décembre 2009 un rendement de 5,94%, en légère hausse par rapport au troisième trimestre 2009 et en progression de 2.226 points de base par rapport au rendement relevé au dernier trimestre 2008.« Au cours de l’année 2009, nous avons observé un nombre moins important de transactions et une baisse d’activité dans la collecte de fonds dans l’industrie du private equity » commente William Pryor, senior vice president de State Street Investment Analytics. « Cependant, au second semestre 2009, le secteur a connu une forte reprise, terminant l’année sur des rendements positifs dans toutes les catégories de fonds pour les horizons à un, trois et cinq ans. » De 2008 à 2009, tous les secteurs du Private Equity ont affiché un rendement sur un an de 15% d’une année sur l’autre après cinq trimestres consécutifs de rendements négatifs. Il est également à noter que les fonds Mezzanine et « Distressed Debt » ont enregistré un rendement de 35,3 % sur une période d’investissement d’un an. Depuis sa date de création jusqu’au quatrième trimestre 2009, le taux de rentabilité interne de l’indice à long terme (TRI) s’établit à 11,42 %, en hausse de 139 points de base par rapport au trimestre précédent. Les catégories Europe et Reste du monde affichent une augmentation de 14,91 % et 5,09 % respectivement, cette dernière enregistrant une hausse de plus de 250 points de base par rapport au troisième trimestre.
Mardi, lors de l’assemblée générale de la Société Générale, la société de gestion britannique Hermes et des groupes d’actionnaires français dont Phitrust Active ont demandé à Frédéric Oudéa de séparer ses fonctions de président et directeur général de la banque, rapporte le Financial Times. «Nous sommes très inquiets de la tendance actuelle en France de réunir à nouveau les rôles de président et directeur général», a déclaré Natacha Dimitrijevic, en charge des relations avec les entreprises françaises chez Hermes.
La nomination de Sam Peters comme co-gérant du Legg Mason Value Trust (4,2 milliards de dollars) aux côtés de Bill Miller pourrait avoir quelques répercussions sur la composition du portefeuille, note Expansión.En effet, une seule des dix valeurs favorites de Sam Peters, eBay, faisait partie des préférées de Bill Miller au 31 mars.Et les trois premières lignes du Legg Mason Special Investment Trust de Sam Peters, Assured Guaranty, Continental Airlines et KKR Financial Holdings, ne figurent pas parmi les 30 favorites de Bill Miller.
Selon l’Agefi, le Chicago Board Options Exchange (CBOE), le plus vieux marché d’options américain, va lever 292 millions de dollars sur la base d’un prix minimum de 25 dollars par titre en passant à un statut de société par actions. Cette décision qui a été approuvée par les membres du Chicago Board Options Exchange (CBOE), s’inscrit dans le processus d’entrée en Bourse.
Selon l’Agefi, UBS, Citigroup, Deutsche Bank, Morgan Stanley, JPMorgan Cazenove et Credit Suisse ont décidé de communiquer quotidiennement les transactions réalisées en Europe dans leurs «dark pools». L’AFME (Association for Financial Markets in Europe) citée par le quotidien précise que Markit collectera, vérifiera, validera et publiera les volumes de transactions.
Standard & Poor’s vient de lancer le S&P International Corporate Bond Index, un indice investissable d’obligations d’entreprises «investment grade» émises par des émetteurs non américains. Libellé en dollars, l’indice est censé offrir une exposition aux «corporates» internationales et mesurer la performance d’obligations émises dans des devises du G10 hors dollars : dollar australien, dollar canadien, couronne danoise, yen, dollar néo-zélandais, couronne norvégienne, couronne suédoise et franc suisse.
Selon L’Agefi suisse, un rapport de Barclays Wealth indique que les riches investisseurs affichent des opinions très divergentes sur la reprise de l'économie mondiale, largement influencées par leur expérience sur le marché local. Les Suisses figurent parmi les plus pessimistes, 17% des personnes interrogées étant convaincues que l’économie mondiale va encore se détériorer. En revanche, les personnes interrogées dans les pays du Golfe (CCG) sont particulièrement confiantes quant à une future reprise mondiale.
Pour ING Investment Management, la stratégie high dividend (6,4 milliards d’euros à fin janvier 2010), qu’elle pratique depuis près de onze ans, devrait revenir sur le devant de la scène. Dans un contexte de moindre croissance économique et de moindre croissance des bénéfices, les rendements seront plus faibles et les marchés moins porteurs. «Le rôle du dividende devrait donc grandir», a souligné le 21 mai Nicolas Simar, responsable de la stratégie high dividend chez ING IM, à l’occasion d’un point de presse. Après une contraction significative au titre de 2009, les dividendes devraient repartir à la hausse en 2010, avec probablement une croissance à deux chiffres compte tenu de la bonne situation financière des entreprises. Nicolas Simar rappelle au passage l’importance du dividende qui sur le long terme représente plus de 80% du retour sur investissement pour l’actionnaire. L’histoire montre aussi que la volatilité des dividendes est moins forte que la volatilité des bénéfices, surtout en période de contraction de l’économie. Mais Nicolas Simar précise aussitôt que la recherche de dividendes élevés doit être très sélective. C’est ainsi que rechercher du high dividend ne signifie pas pour autant se concentrer sur les dividendes les plus élevés. «Je dis toujours que nous recherchons des dividendes élevés et pérennes. Autrement dit, l’élément de soutenabilité est essentiel dans notre démarche», explique Nicolas Simar. Le niveau de dividende recherché à l’échelle européenne se situe autour de 2,5% alors qu’il est de seulement 2% aux Etats-Unis qui ont pourtant été les grands bénéficiaires des toutes dernières années dans les indices high dividend. «Mais ce ne sont pas les indices qui dictent la formation de notre portefeuille. C’est le choix des valeurs qui permet de trouver des rendements attractifs», insiste Nicolas Simar.
Dans un entretien avec Juan Manuel Vicente, de Lipper, relayé par Cinco Días, Rose Ouahba, la gérante du fonds Carmignac Sécurité (5,1 milliard d’euros d’encours) précise que la gestion de la duration modifiée (entre - 3 et + ans) ainsi que l’allocation entre dette publique et privée sont les deux principaux outils utilisés pour la gestion du fonds qui est passé d’une exposition de 15 % aux obligations d’entreprises fin 2006 à 60-70 % ces derniers mois.Actuellement, la dette publique en portefeuille se résume à des obligations allemandes et une obligation française qui arrive à échéance cet automne. En ce moment le portefeuille, pour les obligations d’entreprises, fait une large part aux cycliques et aux financières, mais uniquement senior.Carmignac Gestion commence à estimer que les spreads de crédit se rapprochent de leur juste valeur, de sorte que l’exposition a été réduite ces derniers temps. La recherche de performance pour l’avenir pourrait provenir de positions longues sur la duration en profitant de la baisse des rendements, au moyen de stratégies utilisant les CDS et avec des options sur le dollar.
Union Investment (banques populaires), qui se veut le plus gros gestionnaire ISR allemand avec près de 3 milliards d’euros d’encours, a publié son deuxième sondage annuel consacré à la perception du développement durable par les investisseurs institutionnels allemands. L'étude a été menée en mars et avril 2010 par le cabinet Scheus Marktforschung auprès de 242 investitutionnels (fonds de pension, assureurs et organisations ecclésiales) dont les actifs sous gestion représentent 920 milliards d’euros.Il en ressort que 68 % des sociétés du panel avait effectué des investissements écologiques, sociaux ou éthiques au printemps 2010, contre 64 % un an plus tôt. La part des investissements durables dans le portefeuille total s’est accrue de 76 % en un an. Cependant, souligne Andreas Drechsler, membre du directoire d’Union Investment responsable des relations avec les investisseurs institutionnels, les professionnels continuent d’avoir une relation très contrastée avec l’ISR. Les motivations économiques ou écologiques ne jouent qu’un rôle secondaire dans la prise de décision (40 % contre 50 % en 2009. En revanche, les personnes interrogées citent à 74 % et 72 % des motivations soit l’amélioration de leur image, soit de meilleures perspectives sous l’angle des relations publiques et du marketing.Si 74 % des investisseurs déjà positionnés sur l’ISR citent pour raison de leur investissement une amélioration de leur gestion du risque, Union constate aussi une désaffection qui se traduit à l'échelon des perspectives pour les cinq prochaines années : cette année, le panel prévoit d’augmenter ses investissements ISR de 51 % sur la période, alors qu’en 2009, il était encore question de les gonfler de 106 %.
D’après un sondage de l’agence de notation Telos et de la société de conseil Kommalpha auprès de 150 investisseurs institutionnels affichant 340 milliards d’euros d’encours, 38 % du panel envisagent pour cette année de lancer des Spezialfonds, et 10 % n’y sont pas encore résolus, mais y songent, après un an d’abstinence.Les réponses sont différentes d’une catégorie à l’autre, les plus volontaristes en la matière étant les «corporates», les fondations et les banques (notamment les caisses d'épargne et les banques populaires).Les investisseurs potentiels sont en revanche assez unanimes pour rejeter l’idée de lancer des fonds d’actions. Ils favorisent principalement des véhicules obligataires, devant les diversifiés.Les principaux bénéficiaires de cette manne (59 %) seront les gestionnaires capables de fournir des stratégies de performance absolue.
L’Agefi rapporte que selon le rapport préliminaire de la SEC concernant le violent décrochage sur les actions aux Etats-Unis le 6 mai dernier - le Dow Jones a perdu 9% en quelques minutes, avant de se reprendre pour finir en recul de 3,20% - il ressort que le comportement des ETF a été le plus touché avec 70% du total des annulations de transactions liées à des pertes supérieures à 60%. Selon le régulateur, 160 ETF auraient temporairement perdu 100% de leur valeur. La SEC, note le quotidien, constate que la forte utilisation de produits de gestion indicielle par des investisseurs institutionnels qui s’en servent pour acquérir ou se dessaisir de larges expositions de marchés a accentué la pression sur les ETF.