Les fonds d’investissement ont enregistré une moindre activité fin août dans un contexte toujours agité qui a considérablement réduit l’appétit pour le risque ainsi que les flux. Selon les dernières statistiques communiquées par EPFR Global, les fonds d’actions ont enregistré une collecte de 6,02 milliards de dollars durant la semaine au 31 août, les fonds d’actions américaines et allemandes expliquant pour l’essentiel les souscriptions. La perspective d’une nouvelle stimulation monétaire outre-Atlantique ainsi que des valorisations intéressantes ont contribué à une collecte nette de plus de 6 milliards de dollars dans les fonds d’actions américaines, soit un total de plus de 11 milliards de dollars au cours des deux dernières semaines d’août. A noter toutefois que 95% de cette collecte est allée dans des ETF, les fonds gérés activement étant délaissés à l’exception des fonds dédiés aux valeurs moyennes. Depuis le début de l’année, les fonds d’actions américaines accusent ainsi une décollecte de 28 milliards de dollars alors que début mai, ils affichaient une collecte nette de plus de 35 milliards de dollars. La dernière semaine d’août s’est soldée par une collecte nette sur les fonds dédiés aux actions européennes mais comme souvent depuis le début de l’année, les engagements des institutionnels dans les fonds d’actions allemandes ont compensé une nouvelle semaine de rachats de la clientèle retail sur la plupart des autres catégories de fonds. Du côté des fonds d’actions émergentes, la décollecte s’est encore ralentie, avec un montant de 590 millions de dollars alors que les fonds asiatiques hors Japon, les fonds latino-américains, les fonds EMEA ainsi que les fonds globaux d’actions émergentes ont subi au mois d’août des rachats pour un montant de près de 8 milliards de dollars. Les fonds monétaires ont enregistré une collecte nette de 3,12 milliards de dollars durant la semaine au 31 août alors que les fonds obligataires ont subi une décollecte nette de 791 milliards de dollars.
La caisse fédérale de pensions PUBLICA a vu son taux de couverture se détériorer au deuxième trimestre. Ce dernier est passé à 101,9% à la mi-août alors qu’il était encore de 104,5% quatre mois plus tôt. Il est toutefois supérieur à celui des caisses de droit public (83,2%). La situation économique du deuxième pilier dans son ensemble comme celle de PUBLICA s’est détériorée de manière sensible du fait de la baisse des taux d’intérêt, écrit lundi l’institution dans un communiqué. Réaliser les rendements nécessaires - environ 3,25% - pour maintenir le taux de couverture à son niveau actuel ne sera pas facile, prévient PUBLICA, qui regroupe 20 caisses de prévoyance. Par contre, la faiblesse des grandes devises face au franc n’a pas eu d’incidence. La caisse fédérale de pensions a décidé il y a trois ans de se prémunir systématiquement contre les risques de change avec les pays industrialisés. Les placements dans l’immobilier et en obligations ont en outre généré une performance positive depuis de début de l’année. A l'échelle suisse, le taux de couverture de PUBLICA se situe au-dessus de la moyenne, selon une enquête récemment réalisée par Swisscanto. Cette proportion est de 83,2% pour les caisses de droit public et de 96,3% pour les caisses de droit privé, soit une moyenne de 91% pour l’ensemble des caisses.
Standard & Poor’s a déclaré lundi que la note «BBB+» attribuée à la dette à long terme du pays resterait sous surveillance jusqu'à la fin des consultations menées au sujet d’un nouveau programme d’austérité.
La banque centrale nigériane prévoit de diversifier ses réserves de change de 33 milliards de dollars en privilégiant le yuan. Dans un premier temps, 5% à 10% des réserves seraient concernés par cette stratégie, a déclaré le gouverneur Lamido Sanusi. La banque centrale ne détaille pas pour l’heure actuelle la composition de ses actifs.
Athènes a présenté lundi un projet visant à devenir la centrale solaire de l’Europe, qui pourrait attirer jusqu'à 20 milliards d’euros d’investissement au cours des prochaines décennies. Ce plan ambitieux, intitulé «Project Helios», vise à faire passer la production grecque d'énergie solaire de 206 mégawatts (MW) en 2010 à 2,2 gigawatts (GW) d’ici 2020 et jusqu'à 10 GW d’ici 2050.
Le président de l’Assemblée nationale se dit favorable à une taxation des hauts revenus plus large que celle prévue dans le plan d’austérité du gouvernement français. Une mesure qui prévoit de taxer les revenus à partir de 500.000 euros annuels figurera dans le projet de loi de finances pour 2012. Dans Les Echos, Bernard Accoyer estime que la France devrait aller plus loin en s’inspirant de l’Allemagne où la surtaxe concerne les revenus supérieurs à environ 250.000 euros.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a déclaré aujourd’hui à l’occasion d’un déjeuner à Sydney qu’il n’existait pas de projet de mise en œuvre d’une agence européenne. «Il n’y a aucune intention de créer quelque sorte d’agence de notation publique que ce soit» a-t-il assuré. José Manuel Barroso a également assuré que l’Union européenne œuvre à l’adoption d’une approche à long terme convaincante pour régler les problèmes relatifs aux budgets des Etats membres et à la gouvernance de la zone euro.
Les besoins de recapitalisation des banques européennes sont connus grâce aux stress tests et les experts de la BCE divergent avec ceux du Fonds monétaire international qui les estimeraient à 200 milliards d’euros, a déclaré lundi sur LCI le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet.
Le président italien Giorgio Napolitano a déclaré lundi que la vente massive de titres de dette souveraine italiens intervenue sur le marché était un signal clair qu’il fallait d’urgence renforcer les mesures budgétaires actuellement examinées par le parlement.
Le ministre de l’Economie suisse Johann Schneider-Ammann a appelé hier la Banque nationale suisse (BNS) à prendre des mesures au sujet de la surévaluation du franc. «Un taux de change euro-franc suisse proche de la parité de pouvoir d’achat serait idéal», a ajouté le ministre. Selon Johann Schneider-Ammann, la parité de pouvoir d’achat entre l’euro et le franc suisse se situe vers 1,35 franc pour un euro.
Le renforcement de l’architecture de la zone euro prendra du temps et pourrait nécessiter une réforme en profondeur des traités européens, estime le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble. Dans un article publié lundi sur le site internet du Financial Times, il se dit mal à l’aise avec l’idée de faire un «saut brutal» vers une union budgétaire et une responsabilité financière commune, jugeant que ces mesures ne règleraient pas les difficultés de la zone euro et pourraient même les aggraver.
Le président du Conseil européen a déclaré qu’il était confiant dans la conclusion rapide d’un accord entre la Finlande et les autres pays de la zone euro sur la question des collatéraux qu’exige Helsinki en échange de son aide à la Grèce.
Le quotidien allemand évoque des propositions de Michel Barnier concernant la spéculation sur les marchés des matières premières. La Commission européenne entend bien mettre à mal cette spéculation, contraignant investisseurs et négociateurs à «prévenir tout abus de marché» afin de permettre une juste valorisation des actifs.
Si les gestions misaient au début de l'été sur un CAC 40 à 4.150 points fin 2011, elles ont réduit de 13% leurs prévisions à six mois à 3.606 points, indique L’Agefi dans le cadre de son panel «actions». Certaines sociétés comme Cholet Dupont, CM-CIC et Lazard ont même abaissé leurs objectifs de près de 18%. Ces révisions restent cependant inférieures à la chute de 18,6% du CAC 40 sur juillet-août. Les gestions misent désormais sur une progression de près de 15% à six mois et de 20% à un an de l’indice parisien, note le quotidien. Néanmoins, sur les douze prochains mois, les gestions les plus optimistes espèrent un rebond de 34% du CAC 40 à 4.200 points (Lazard Gestion), et de 29% de l’EuroStoxx50 à 3.000 points (Aberdeen AM et Lazard). Pour les plus prudents, la hausse prévue n’est que de 10% de l’indice parisien (Global Equities) et de 15% de l’indice paneuropéen (Cholet Dupont et Global Equities).
La collecte des contrats d’assurance vie en unités de compte (UC) s'élève à 1,9 milliard d’euros au mois de juillet 2011, selon une étude de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) et du Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (GEMA). Comme annoncé récemment (voir Newsmanagers du 31 août), la collecte atteint 12,6 milliards d’euros cumulés sur les sept premiers mois de l’année, en baisse de 1 %.En termes de performances, les contrats UC ont affiché des résultats négatifs en juillet (- 2,5 %) et sur les sept premiers mois de l’année (- 0,8 %). Ces données sont à rapprocher de celles du Cac 40 qui perd sur les deux périodes 7,8 % et 3,5 % respectivement.
Les actions de la banque Natixis vont quitter le CAC 40 à partir du 19 septembre et seront remplacées par celles de l'équipementier Safran, a décidé le 2 septembre le Conseil scientifique des indices de Nyse Euronext, alors que l’indice vedette parisien était inchangé depuis un an.Un an tout juste après avoir validé l’entrée de Natixis au CAC 40, il a ainsi décidé de donner sa place à l'équipementier aéronautique et de défense Safran. Ce dernier, actuellement valorisé 11,3 milliards d’euros en Bourse, avait décidé il y a un mois d'élargir la part flottante de son capital. Il avait ainsi cédé en placement accéléré sur le marché 6,5 millions d’actions autodétenues qui représentaient 1,56% de son capital pour un montant de près de 190 millions d’euros. Au terme de l’opération, la part flottante du capital du groupe est désormais supérieure à 50%, ce qui permettra donc de rendre le titre plus échangeable sur le marché.Dernièrement, certains analystes avaient déploré le poids excessif des banques au sein du CAC 40, ce qui aurait contribué à sa volatilité, en pleine tourmente boursière et alors que les banques sont sur la sellette en raison de leur sensibilité à la crise de la dette souveraine en Europe.Le Conseil scientifique des indices annonce également que Wendel (société d’investissement) et Bureau Veritas (certification) font, avec Natixis, leur entrée dans le CAC Next 20, antichambre du CAC. En revanche, Dexia en sort. De leur côté, Bull (informatique), Eurofins (services d’analyses) et Virbac (médecine vétérinaire) vont entrer dans l’indice SBF 120, d’où est exclu Stallergenes (pharmacie). Le CAC 40 n’avait pas connu de changements depuis septembre 2010, lorsque Dexia (banque) et Lagardère (médias) avaient été remplacés par Natixis et Publicis (publicité).
L’institut munichois Ifo a chiffré à 47 milliards d’euros par an les coûts de financement supplémentaires du fait d'émissions d’euro-obligations, rapporte L’Agefi. Selon Standard & Poor’s (S&P), une obligation commune à la zone euro prendrait pour modèle les émissions jumbo-Pfandbriefe allemandes où chaque Land garantit sa partie. Et dans cette perspective, c’est la note du pays le moins bien noté qui primerait. «Si nous avons une euro-obligation où l’Allemagne garantit 27%, la France 20% et la Grèce 2%, sa note sera CC, la notation de la Grèce», a expliqué samedi le responsable des notations souveraines en Europe de S&P, Moritz Krämer, lors d’un forum en Autriche.
Les fonds monétaires américains ont réduit leur exposition aux banques de la zone euro pour le deuxième mois consécutif en août, rapporte le Financial Times. Certains fonds ont commencé à éviter totalement les institutions françaises. Legg Mason indique que son équipe monétaire a diminué largement son exposition aux banques de la zone euro en raison des risques médiatiques et non des risques de crédit.
Selon une étude de Vanguard sur les statistiques de ces 20 dernières années publiées par Morningstar, les deux tiers des fonds obligataires gérés activement aux Etats-Unis ont sous-performé les obligations, constate The Wall Street Journal.Il y a 20 ans, selon l’Investment Company Institute, un fonds obligataire coûtait en moyenne 100 dollars pour 10.000 dollars investi, un montant qui générait un revenu annuel moyen de 825 dollars s’il était investi en obligations du Trésor à 10 ans et 1.050 dollars s’il été placé en obligations d’entreprises notées Baa par Moody’s. En 2010, la commission moyenne facturée par les fonds obligataires se situait à 70 dollars pour 10.000 dollars investis. Mais le même montant placés dans les Treasurys à 10 ans ou les obligations d’entreprise Baa ne produisent plus respectivement que 220 dollars et 540 dollars de revenu annuel.Toutefois, observe The Wall Street Journal, les investisseurs peuvent trouver moins cher, en souscrivant des actions d’ETF. Ceux qui investissent entre autres dans des produits comme le Vanguard Total Bond Market ETF, le iShares Barclays Aggregate Bond Fund ou le SPDR Barclays Capital Aggregate Bond ETF ne doivent acquitter que 11 à 22 dollars annuels pour 10.000 dollars investis.
L’indice des directeurs d’achats (PMI) pour le secteur tertiaire a baissé à 57,6 en août, contre 59,6 en juillet, en raison du recul des investissements dans le secteur ferroviaire après un grave accident de train. La Chine a suspendu les approbations de projets dans le secteur ferroviaire et lancé des vérifications de sécurité sur les équipements existants.
Les députés espagnols ont approuvé vendredi à une très large majorité (316 voix pour et 5 contre) l’inscription dans la Constitution d’une obligation pour le gouvernement de limiter le déficit public. «Ne pas faire cela conduirait à des risques graves et évidents», a déclaré après le vote José Blanco, porte-parole du gouvernement. Cette mesure doit être débattue au Sénat mercredi.
La société européenne de capital-investissement a conclu un accord pour l’acquisition d’Infront Sports & Media AG, société internationale basée à Zoug, en Suisse, leader dans le domaine du marketing sportif.
H.I.G. Europe a réalisé sa première opération de capital développement en France en entrant significativement au capital de CTI Groupe, acteur de la chaudronnerie dédiée à l’industrie nucléaire, afin de la rapprocher de Maten.
Le président de la Commission européenne a indiqué aujourd’hui en Australie qu’il s’attendait toujours à une croissance économique en Europe. Une croissance certes modeste, mais le dirigeant européen a écarté le spectre d’une récession.
«Si les Etats-Unis lancent un programme crédible d’ajustement à moyen terme, il y a sans doute de la marge pour abandonner les mesures d’austérité à court terme et présenter des mesures pour soutenir la croissance», estime la directrice générale du Fonds monétaire international dans un entretien au Spiegel. «En ce qui concerne l’Europe, nous recommandons aux pays d’ajuster leurs programmes d’austérité compte tenu d’une situation modifiée et d’envisager des mesures pour alimenter la croissance», poursuit-elle. En ce qui concerne l’Allemagne, Christine Lagarde estime que ses finances publiques se redressent bien. «Tout dépend des circonstances, naturellement. Si les exportations, sur lesquelles repose l'économie allemande, s’effondrent, le gouvernement pourrait contrebraquer». «Si l’Allemagne stimule la demande intérieure, c’est bon pour l'économie allemande et pour les pays voisins», ajoute-t-elle en réponse à une question en ce sens.
La coalition de centre-droit au pouvoir en Allemagne a subi hier un nouveau revers électoral dans le Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale, où la CDU de la chancelière Angela Merkel et les libéraux du FDP sont tous deux en recul. Les sondages réalisés à la sortie des urnes pour la chaîne de télévision ARD créditent l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de 24% des voix, alors qu’elle avait obtenu 28,8% en 2006. Le FDP, partenaire de la CDU au niveau fédéral, mais qui siège dans l’opposition locale, passe quant à lui de 9,6% en 2006 à 3,1%, ce qui l’exclut du parlement régional. Les sociaux-démocrates, associés à la CDU dans la coalition au pouvoir dans cet Etat faiblement peuplé situé sur les rives de la Baltique, gagnent près de sept points pour atteindre 36,8%. La CDU a déjà été sanctionnée à cinq reprises dans les urnes cette année et elle a perdu le contrôle de deux Länder au profit du SPD.
Le parlement slovaque votera en décembre au plus tôt sur le renforcement des pouvoirs du Fonds européen de stabilité financière, le FESF, a déclaré hier le chef d’un parti de la coalition au pouvoir. La Slovaquie se prononcera donc après tous les autres Etats de la zone euro.
«Nous avons les mesures votées qui devraient être mises en œuvre et plusieurs problèmes structuraux pour lesquels notre pays devrait afficher des résultats améliorés, d’une manière plus rapide et plus résolue. Et c’est ce que nous sommes en train de faire», a déclaré hier le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos dans un communiqué.
D’après le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, les discussions portant sur une cession de la division Enterprise, pour au moins 1,5 milliard de dollars, à la société de capital investissement paneuropéenne, sont dans l’impasse. Aspect Software serait également en lice.