«Pour 2012, deux thématiques vont prévaloir. D’un côté, la préservation du capital, en prenant en compte non seulement le risque et le rendement, mais aussi la liquidité, de l’autre, la recherche de rendement dans un environnement de taux bas», a expliqué mercredi Pascal Blanqué, directeur des investissements du groupe Amundi, lors de la présentation du point de stratégie de fin d’année.Concrètement, dans la situation présente où le scénario central (65 %) est celui de l’apaisement de la crise en zone euro, les portefeuilles d’Amundi se caractérisent par une assez forte prudence. Ils sont globalement «long cash et sous pondérés en actifs risqués comme les émergents, le crédit et les actions», résume de son côté Philippe Ithurbide, directeur de la recherche.Bien entendu, ces propos sont à nuancer en fonction de la spécificité des produits. Ainsi, Romain Boscher, directeur des gestions actions, entend-il capter le potentiel de croissance des pays émergents au travers des entreprises fortement exposées à ces marchés, comme les valeurs du luxe.Il s’agit aussi «d’adopter des stratégies asymétriques pour profiter des fluctuations boursières autour d’une tendance qui n’est pas forcément à la hausse», l’idée de base étant de perdre moins pour gagner plus. Le manager, qui a au passage mentionné l’existence d’une liste noire de 40 valeurs -émergentes pour la plupart- interdites à l’achat et à la détention chez Amundi pour des considérations liées aux risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), est favorable à des stratégie de minimum variance, d’indices intelligents et de deep value. Sous-pondérés en financières, les portefeuilles font confiance aux matières premières, à l’agriculture et à l'énergie, domaines où il existe des contraintes d’offre.Pour sa part, Eric Brard, responsable mondial des gestions taux, souligne que «la priorité consiste à mettre l’argent à l’abri, ce n’est pas la performance». Jusqu'à présent, Amundi a allégé fortement ses portefeuilles de la dette périphérique pour se reporter sur les AAA de la zone euro ; d’autre part, le gestionnaire a diversifié ses portefeuilles en direction du crédit corporate, ce qui devrait continuera en 2012 «en cherchant des histoires spécifiques plutôt que systémiques». Amundi reste prudent sur l’aspect directionnel et préfère le crédit qualité investissement aux obligations souveraines. Il se diversifie à l’international et s’intéresse aux convertibles. En résumé «nous n’allons pas remettre du risque très vite et très fort tout de suite», conclut Eric Brard.
Pour un montant non divulgué, First Solar Inc a vendu son parc de panneaux solaires Topaz dans le comté californien de San Luis Obispo à MidAmerican Energy Holdings Co, filiale de Berkshire Hathaway, rapporte The Wall Street Journal.La valeur de l’actif est estimée par les deux parties à «plus de 2 milliards de dollars».Cette transaction marque la première incursion de la société de portefeuille de Warren Buffet dans le domaine du solaire. Jusqu'à présent, la société exploitait uniquement des parcs d'éoliennes et des centrales électriques traditionnelles.
Le fonds de pension de l’Etat du Massachusetts, qui gère quelque 48 milliards de dollars, vient de sélectionner une dizaine de gérants de hedge funds pour plusieurs mandats représentant au total 245 millions de dollars, rapporte Reuters.Parmi les gérants sélectionnés figurent Jonathan Jacobson de Highfields Capital, William Ackman de Pershing Square Capital Management ou encore Yan Yuo de Capula Investment Management, qui auront chacun à gérer une enveloppe de 25 millions de dollars. Figurent également dans la liste Brigade Capital, Davidson Kempner Capital Management, Indus Capital Partners, Samlyn Capital et Winton Capital Management. A l’instar de nombreux fonds de pension, le Massuchusetts avait eu recours jusqu’ici aux fonds de fonds pour sélectionner des gérants et piloter les investissements. En 2011, le fonds de pension de l’Etat a dégagé une performance de 2% avec des contributions significatives du private equity et de l’immobilier. Les investissements dans les hedge funds ont enregistré une perte de 2,18%.
A fin novembre, les actifs gérés dans le monde par les ETP avaient baissé à 1.543 milliards de dollars contre 1.578 milliards fin octobre, soit une diminution de 35 milliards en un mois, mais ils ont augmenté de 61 milliards ou de 4,1 % sur les onze premiers mois de l’année (1.482 milliards fin décembre 2010).Dans la version préliminaire de son bulletin ETF Landscape pour novembre, BlackRock précise que les ETP ont subi en novembre des sorties nettes de 0,6 milliard de dollars après des souscriptions nettes de 26,5 milliards en octobre. Sur les onze premiers mois de l’année, ces produits ont enregistré des rentrées nettes de 137,6 milliards de dollars contre 145,5 milliards pour la période correspondante de l’an dernier.Cela posé, la composition de ces flux par classes d’actifs a beaucoup évolué : par exemple, les ETP spécialistes des marchés émergents ont accusé des remboursements nets de 0,5 milliard contre des souscriptions nettes de 39,9 milliards de dollars pour janvier-novembre 2010. On note en revanche une très forte hausse des souscriptions nettes pour les ETP actions Amérique du Nord, à 43,6 milliards de dollars contre 25 milliards. Quant aux ETP sur l’or, ils ont drainé 12,1 milliards de dollars depuis le début de l’année alors que les ETP sur toutes les autres matières premières subissaient des rachats nets de 1,7 milliard de dollars.Parmi les dix premiers acteurs mondiaux du secteur des ETP, seuls db X-trackers/db ETC et Lyxor Asset Management ont supporté une contraction de leurs encours durant les onze premiers mois de l’année, respectivement de 4,4 milliards de dollars (à 45,8 milliards) et de 16,3 milliards (à 37 milliards). Les deux grands gagnants sont Vanguard (+ 25,8 milliards, à 174,3 milliards) et State Street Global Advisors (+ 19,3 milliards à 268,5 milliards). iShares demeure le leader incontesté avec un encours de 597,7 milliards fin novembre, soit 1 milliard de plus que fin décembre 2010.
L’indice Bloomberg des hedge funds a perdu 1% au mois de novembre pour s'établir à 116,03 contre 117,22 en octobre, selon les données communiquées par l’agence. Depuis le début de l’année, l’indice de référence accuse un repli de 3,8%. L’indice marque un repli de 11% par rapport à son pic de juillet 2007.Les fonds multi-stratégies ont reculé de 1% en novembre et de 1,8% sur onze mois, les fonds macro ont perdu 1,5% sur un mois et 4,8% depuis le début de l’année tandis que les fonds long/short equity cédaient 2,1% sur un mois et 3,8% sur onze mois.
Jean-Jacques de Gournay, associé-gérant de Lazard Frères Gestion, a indiqué dans un entretien à L’Agefi suisse qu’une implantation en Suisse fait partie des objectifs prioritaires de Lazard. «Nous avons pour objectif de développer la gestion privée en Europe. Pour l’instant, nous sommes très présents en France et nous avons créé une structure en Espagne il y a quelques mois. A court terme, nous souhaitons nous implanter en Suisse. En revanche, ce n’est pas dans nos intentions de le faire rapidement. Nous voulons en effet éviter la politique de start and go très courante dans certaines sociétés anglo-saxonne. Lorsque nous arrivons quelque part, nous y restons pour longtemps. Il faut trouver la personne qui soit en même temps un développeur et un gestionnaire, soit une quête très exigeante», explique Jean-Jacques de Gournay au quotidien suisse. La gestion d’actifs a généré l’an dernier 43% des revenus du groupe, revenant au niveau qui était le sien au début des années 2000.
Lors d’un passage à Paris, Arnout van Rijn, CIO et gérant de fonds actions Asie-Pacifique au Robeco Asia Investment Center, a présenté l'équipe et la gamme de produits asiatiques à Newsmanagers. Cela représente un encours actions de plus de 1,5 milliard d’euros."Nous sommes cinq gérants de portefeuille chez Robeco Asia Pacific à Hong-Kong et nos fonds comprennent 45 valeurs chinoises, 85 titres Asie-Pacifique, 30 actions nippones et 10 australiennes ainsi que 45 «reste de l’Asie». Je ne tiens pas particulièrement à ce que l'équipe se renforce de trop : en tant que directeur des investissements, j’apprécie que nous puissions continuer d'échanger en permanence sur des stratégies bien identifiées, ce qui est préférable à une structure de grande taille où les décisions finissent par se prendre en fonction d’un consensus mou», indique Arnout van Rijn, Cela posé un de ses collègues de Rotterdam, déjà spécialiste des valeurs asiatiques et compté dans les cinq personnes de l’effectif va rejoindre très pochainement Hong-Kong. Les principaux fonds du centre d’investissement asiatique sont le Asia-Pacific Equities avec 700 millions d’euros d’encours et le Chinese Equities avec 600 millions. «Nous avons démarré en mars l’Asian Stars Equities (ex Japan), qui pesait fin octobre une dizaine de millions d’euros. «Pour être complets, nous avons aussi un fonds Indian Equities (15,26 millions d’euros), qui est conseillé par Canara Robeco à Bombay», précise le CIO. Questionné sur la stratégie d’investissement, Arnout van Rijn explique : «nous pratiquons une approche sélection de valeurs (bottom-up) mais bien sûr nous ne vivons pas en lévitation et nous intégrons des éléments d’overlay macro-économique (top-down). Cela posé, nous sommes surpondérés Japon, Chine, Corée et Thaïlande pour les pays, et biens de consommation, télécommunications et immobilier pour les secteurs. A l’inverse, nous sommes sous-pondérés sur l’Australie, très dépendante des matières premières, sur l’Inde, dont les déficits extérieurs sont excessifs et où on a eu tendance à sous-estimer le problème de l’inflation, et enfin sur l’Indonésie, parce que tout le monde en ce moment est haussier sur ce pays !» Pour résumer, le patron de la gestion actions asiatiques de Robeco insiste : «de fait, nous sommes des investisseurs qui font confiance aux classements quantitatifs des valeurs produits par notre siège de Rotterdam tout en intégrant des filtres qui comprennent une hausse «décente» du retour sur fonds propres, le coût du capital, les cash flows. Nous sommes des tenants de l’approche value à la différence des autres gestionnaires qui ont tendance à être «growth» pour l’Asie».
Le groupe Towers Watson vient d’annoncer le recrutement de Danny Howell en qualité de responsable du pôle gestion de fortune pour l’Asie. Danny Howell sera responsable du développement des activités de conseil auprès de la clientèle fortunée en Asie.Avant de rejoindre Towers Watson, Danny Howell travaillait pour Commonwealth Bank of Australia en tant que general manager.
Présidé par Michel Camdessus, gouverneur honoraire de la Banque de France et ancien directeur général du FMI, le jury, a décerné le Prix de l’Investisseur Responsable 2011 au Groupe AG2R LA MONDIALE. Les 2 autres investisseurs nommés et soumis au vote du jury étaient le Groupe Humanis et le Groupe Malakoff Médéric. AG2R succède ainsi au Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), Lauréat du Prix en 2010. AG2R LA MONDIALE est un groupe de protection sociale paritaire et mutualiste qui privilégie une approche humaniste de l’assurance, alliant performance et engagement social. Engagé dans une démarche globale de développement durable, AG2R LA MONDIALE conduit depuis 10 ans une politique de responsabilisation de ses investissements. Cet engagement va au-delà de la simple déclinaison financière de la politique et des engagements liés à sa responsabilité sociale et environnementale et de la croissance des « encours responsables ». AG2R LA MONDIALE se veut ainsi tant un acteur de référence de l’ISR qu’un contributeur majeur de son développement et de sa diffusion. Cette démarche s’est également traduite par des initiatives concrètes en matière d’investissement responsable : - le renouvellement de la Chaire « FINANCE AUTREMENT Investissement, Solidarités, Responsabilité » apporte une contribution, tant au débat de place et à la recherche fondamentale, qu'à l'éveil aux enjeux de l’ISR de nouvelles générations de managers, - l’insertion, au coeur de son processus ISR, des engagements du Pacte Mondial de l’ONU, - la mise en place d’un Comité de Réflexion et d’Orientation de l’Investissement Responsable, - le développement d’un outil propriétaire, « Ethis Screening », véritable algorithme de traitement des données extra-financières. Avec ce prix, Amadeis et Natixis Asset Management affirment leurs convictions et leur engagement en matière d’investissement responsable sur un marché français qui reste en forte expansion avec plus de 35% de hausse en 1 an et des encours estimés à 68,3 milliards d’euros à fin décembre 2010 [2]. Composition du Jury 2011: Michel Camdessus, président du jury, gouverneur honoraire de la Banque de France et ancien directeur général du FMI, Philippe Chalmin, professeur à Paris-Dauphine et fondateur du Cercle CyclOpe, Sébastien Duquet, directeur général de PlaNIS responsAbility, Christian Huglo Lepage, avocat à la Cour, fondateur de la Selarl Huglo Lepage & Associés Conseil, Daniel Lebègue, président de l’Institut Français des Administrateurs (IFA), Maria Nowak, présidente et fondatrice de l’Association pour le Droit à l’Initiative Économique (ADIE), Christian Sautter, président de France Active et ancien ministre de l'Économie, des Finances et de l’Industrie.
Selon des sources citées par Bloomberg, la Banque centrale Européenne pourrait élargir le pool de collatéral éligible pour les prêts de l’institut d’émission en assouplissant les règles gouvernant le recours aux obligations adossées à des actifs. L’agence ajoute que la proportion des obligations bancaires non couvertes qui peuvent constituer le portefeuille de collatéral d’un prêteur pourrait dépasser la limite actuelle de 10%.
Il faudra discuter de l’idée d’une agence européenne de notation lors du sommet prévu vendredi à Bruxelles, a défendu hier le ministre allemand de l'économie Philipp Rösler. «Nous devons faire tout ce qui est possible pour créer notre propre agence de notation dans le secteur privé», a estimé celui qui est aussi chef du parti libéral FDP.
L’agence allemande de la dette (Finanzagentur) a adjugé hier 4,09 milliards d’euros d’obligations à cinq ans au rendement moyen de 1,11%, avec un coupon de 1,25%. Le ratio de couverture est ressorti à 2,1. Lors d’une adjudication semblable, le 2 novembre dernier, le ratio de couverture n’avait atteint que 1,5 mais le rendement était inférieur, à 1%.
Outre la mise sous surveillance avec implication négative de l’Union européenne et de plusieurs grands groupes bancaires de la zone euro, S&P en a fait de même hier pour plusieurs organismes publics français.Parmi les établissements concernés, on trouve la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), l’Agence française de développement, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP), la Caisse nationale des autoroutes, l’Unedic ou encore Réseau ferré de France (RFF). Ces mesures sont intervenues deux jours après la mise sous surveillance avec implication négative de quinze membres de la zone euro, dont la France. Dans un communiqué, la Cades a contesté cette décision, estimant que S&P ne tenait pas compte de deux points «essentiels»: la protection et la «sanctuarisation» des ressources de la Caisse jusqu’à la fin de son existence, ainsi que la mission de contrôle assurée chaque année par le Conseil constitutionnel.
Le Président de l’Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois n’est pas opposé à une modification du traité en zone euro, à condition que les choses aillent «vite et bien», selon un entretien accordé au quotidien allemand. Toute modification devra être limitée afin de ne pas nécessiter de longues tractations et des procédures de ratification interminables.
Atria Capital a annoncé hier à ses investisseurs son rapprochement avec Naxicap Partners, une filiale de Natixis, a appris L’Agefi. Le gérant de fonds de LBO cherchait un partenaire depuis plusieurs mois. Naxicap élargit sa base d’investisseurs, encore dépendante des Banques Populaires.
Atria Capital Partenaires a annoncé aujourd’hui à ses principaux investisseurs son rapprochement avec Naxicap Partners, une société de gestion filiale de Natixis, a appris L’Agefi. Privilégiant les LBO sur des entreprises de 30 à 200 millions d’euros de valeur et dirigée par Dominique Oger, la firme de capital-investissement cherchait un partenaire depuis plusieurs mois. Elle avait en effet subi de nombreux départs ces derniers temps, ce qui pouvait potentiellement menacer la qualité de gestion de son portefeuille d’actifs. De sources concordantes impliquées dans le dossier, Duke Street avait été abordé pendant l'été, puis Cognetas, mais les négociations n’ont pas abouti. Plusieurs sources ont également mentionné des discussions avec Butler Capital, spécialisé dans les opérations de retournement, qui ont échoué.
Atria Capital Partenaires a annoncé aujourd’hui à ses principaux investisseurs son rapprochement avec Naxicap Partners, une société de gestion filiale de Natixis, a appris L’Agefi. Privilégiant les LBO sur des entreprises de 30 à 200 millions d’euros de valeur et dirigée par Dominique Oger, la firme de capital-investissement cherchait un partenaire depuis plusieurs mois. Elle avait en effet subi de nombreux départs ces derniers temps, ce qui pouvait potentiellement menacer la qualité de gestion du portefeuille d’actifs d’Atria. De sources concordantes impliquées dans le dossier, Duke Street avait été abordé pendant l'été mais les négociations n’ont pas abouti. Plusieurs sources ont également mentionné des discussions avec Butler Capital, spécialisé dans les opérations de retournement, qui ont échoué.
Après une décennie perdue, les actions peuvent-elles encore séduire dans un environnement récessif? Pour Frédéric Ponchon, gérant chez Sycomore Asset Management, la réponse ne fait pas l’ombre d’un doute. «Après dix années très difficiles, les opportunités n’ont jamais été aussi importantes», a-t-il estimé le 6 décembre à l’occasion d’un point de presse. L’une des raisons d’espérer est que l’«on a purgé les excès de valorisation des dix dernières années», relève Frédéric Ponchon qui ajoute que «les valorisations sont désormais tombées à des niveaux très bas. L’Europe est la zone la plus décotée actuellement en termes relatifs». Cela dit, les perspectives sur les résultats des entreprises dans la zone euro ne sont peut-être pas aussi bonnes que le consensus. Les analystes tablent sur une progression de l’ordre de 10% en 2012. Frédéric Ponchon estime que sur la base d’un scénario central d’une légère récession au cours des douze prochains mois, les résultats des entreprises vont continuer à baisser. Il attend un recul d’environ 15%. En attendant les ajustements nécessaires, le marché devrait évoluer dans un «trading range» étroit au cours des prochains mois. Dans ce contexte, Sycomore, fidèle à sa stratégie d’investisseur long terme, va privilégier les valeurs de croissance qui offrent une visibilité sur les résultats (Unilever, Danone, Sanofi), les valeurs de rendement (pétrole, télécoms, dans une moindre les services aux collectivités) et les valeurs cycliques, qui ont déjà beaucoup souffert à l’instar de Schneider. A l’instar de nombreuses sociétés de gestion, Sycomore reconnaît que depuis l’été, la situation est très difficile, avec un environnement sans tendance. Les investisseurs sont restés à l’écart que le premier semestre s’était terminé sur une collecte nette de 150 millions d’euros. En raison principalement de l’effet marché négatif, les actifs sous gestion, qui s’inscrivaient autour de 2 milliards d’euros fin juin, s’établissent à quelques encablures de la fin de l’année à environ 1,8 milliard d’euros.
Selon L’Agefi qui reprend une information du Monde mardi, les autorités européennes de la concurrence sont prêtes à empêcher la fusion entre Nyse Euronext et Deutsche Börse si les deux opérateurs boursiers ne consentent pas à de nouvelles cessions d’actifs. La direction européenne de la concurrence considère qu'à ce stade, le projet déboucherait «sur un double monopole: sur le marché des dérivés en Europe et sur celui du règlement livraison».
Dans le cas où un ou plusieurs Etats de la zone euro viendraient à perdre leur triple A, l’agence Standard & Poor’s (S&P) envisage d’abaisser également la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), si les chefs d’Etat et de gouvernement n’arrivent pas à s’entendre lors du sommet de jeudi et vendredi sur une solution à la crise, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Actuellement, le FESF bénéficie d’une note triple A. Un de ses porte-parole a indiqué qu’une dégradation de cette note ne signifierait pas que le Fonds ne pourrait plus émettre d’emprunts, mais que les coûts de ce financement augmenteraient fortement.
Quelque 93 % des investisseurs institutionnels fixent aux fonds de capital investissement dans lesquels ils investissent un objectif de performance (ou taux de rentabilité interne net) de plus de 10 %. Or, moins de la moitié parvient à ce résultat, montre une toute nouvelle étude de bfinance réalisée auprès de 41 institutions en Europe, Royaume-Uni et en Amérique du Nord. Ainsi, les attentes des investisseurs institutionnels semblent légèrement démesurées par rapport à la réalité.Cela étant, la situation varie selon les stratégies d’investissement, nuance bfinance. Ainsi, concernant les investissements dans la dette d’entreprises non cotées, les objectifs sont quasiment alignés avec les résultats : 74 % attendent un taux de rentabilité interne (TRI) net de plus de 10 % et 70 % l’ont obtenu. A contrario, les attentes sont totalement décorrélées des résultats s’agissant du capital risque. 87 % des investissent anticipent un TRI de plus de 10 % et seuls 44 % sont parvenus à cet objectif.Par ailleurs, 88 % des investisseurs institutionnels invoquent comme principale ou deuxième raison d’investir dans le private equity le fait de doper les rendements de leur portefeuille. Pour 81 % d’entre eux, le fait d’accéder à des sources de performance inaccessibles sur les marchés cotés est cité comme principale ou deuxième raison. En revanche, seuls 24 % des investisseurs voient la diversification du risque comme l’une des deux principales raisons d’investir dans le capital investissement.
Dans un communiqué commun cité par le Handelsblatt, MSCI, S&P Indices et FTSE indiquent avoir évoqué la possibilité de créer une association professionnelle des fournisseurs d’indices, mais précisent que les discussions n’en sont qu'à leur début.Cette organisation serait en principe ouverte à tous les fournisseurs d’indices, et ce serait donc probablement une association à l'échelon mondial, parce que la plupart des acteurs opèrent à l’international.
Le suisse Stoxx Limited a annoncé qu'à compter du 19 décembre l’action d’Imperial Tobacco Group sera intégrée à l’indice Stoxx Europe 50 tandis qu’Axa en sortira. En ce qui concerne les indices Stoxx Asia-Pacific 50 et Stoxx global 150, Nissan Motor Co remplacera Nippon Steel Corp.
A l’occasion de son rendez-vous semestriel sur la conjoncture économique, les marchés financiers et l’allocation d’actifs, Bernard Aybran, directeur de la multigestion chez Invesco AM, a remis en perspective l’importance des marchés émergents dans l'économie mondiale. Tout en rappelant, chiffres à l’appui, que ces derniers n'étaient pas encore prêts à sauver le monde. La répartition de la consommation mondiale est encore largement le fait du consommateur occidental. Ce dernier occupe une part de 69 % contre 6,2 % pour le consommateur chinois et 2,3 % pour son homologue indien. «Malgré une croissance rapide de la consommation, la Chine demeure une économie basée sur l’investissement», a rappelé Bernard Aybran. «Dans tous les cas, les grands émergents peuvent participer au soutien de la croissance mondiale mais pas le consommateur asiatique à lui seul.» Pour autant, le stratège de la société de gestion américaine en France veut voir la «bouteille à moitié pleine». Et de relever les atouts des marchés émergents et balayer notamment l’idée selon laquelle, pour les investisseurs, ces marchés sont plus dangereux que les marchés occidentaux. «Les émergents dans leur globalité, via le MSCI Emergents, affichent au 1er décembre, sur 52 semaines, une volatilité de 20, inférieure à celle du CAC 40, à 22", a-t-il expliqué. «A cela plusieurs raisons, notamment la diversité des économies dont les cycles différent.» Les performances exprimées en euros, via le MSCI Emergents et le CAC 40, sont également favorables aux émergents. Entre le 14/04/2010 et le 30/11/11, la rechute des marchés émergents a été limitée à 5,8 % contre -16,1 % pour le CAC 40. Quant aux krachs constatés entre le 30/05/2007 et le 09/03/09, ils montrent une nouvelle fois une chute moins importante des émergents (-46,1 % contre -56,1 % respectivement). Autre grief battu en brèche par Bernard Aybran : la brutalité de l'évolution des flux de souscriptions. «Depuis le début de l’année», a-t-il relevé, «les souscriptions nettes exprimées en fonction des encours sur les fonds «actions émergentes» sont en recul de 4 % contre une baisse de 1 % pour les fonds «actions Europe de l’Ouest». Mais, sur ces derniers fonds, la collecte nette a été négative de 13 % en 2007, de 12 % en 2008 et a été positive de 1 % en 2009. Sur les marchés émergents elle a été positive de 12 % en 2007, négative de 7 % en 2008 et à nouveau positive en 2009, de 27 %...» La donne change néanmoins si l’on se focalise sur un seul marché et non plus sur un ensemble de places financières. L’objectif de la performance pure se paye alors par une volatilité élevée comme c’est le cas pour les marchés indien ou brésilien. L’investisseur s’expose également à des risques de flux sortants nets. Sur les marchés d’Amérique latine par exemple, la décollecte nette atteint 11 % cette année. Essentiellement, il est vrai, en raison du poids du marché brésilien.De fait, Bernard Aybran a insisté sur le fait que dans le cadre d’une bonne diversification, les marchés émergents pris dans leur globalité avaient leur place dans les allocations des investisseurs. Et de noter, graphe à l’appui, que les fonds de pension à prestations définies étaient encore, pour leur part, largement sous capitalisés. Leur exposition aux marchés émergents étant proche de 5 % dans leur allocation alors qu’ils représentent au moins 15 % de la capitalisation de l’indice mondial MSCI.
Dans la zone euro, «les marchés font face à deux problèmes majeurs : une dégradation économique et une crise de la dette souveraine avec une crise bancaire en dommage collatéral»... Dans son exposé sur les perspectives 2012, Vincent Treulet, head of investment strategy chez BNP Paribas IP, s’est montré très clair : «la crise actuelle est la conséquence d’un endettement excessif qui a pour conséquence de limiter le potentiel de croissance de la zone que la société de gestion voit à 0 % l’an prochain. De fait, la façon dont les pays vont gérer le problème de la dette va être cruciale.» Et la zone euro est prise entre deux feux : soit elle assainit la situation mais peut connaitre des tensions sociales, de croissance et des problèmes politiques. Soit elle cherche des mécanismes d'évitement, via la création d’inflation par exemple. «Quoi qu’il en soit, a précisé Vincent Treulet, nous arrivons au bout d’un modèle». «Concernant la dette publique, on n’est pas allé jusqu'à la mutualisation», constate-t-il également, «et les discussions actuelles des politiques européennes reviennent à élaborer une réponse politique en contrepartie d’une réponse économique qui reste à définir précisément». Qu’il s’agisse de la possibilité pour la BCE d’intervenir en prêteur en dernier ressort ou de celle revenant à doter le FESF des moyens nécessaires pour remplir ce rôle… Vincent Treulet a aussi noté que tout cela n’avance que très lentement et que les marchés s’impatientent en attendant de voir une collectivisation des dettes européennes avec des contreparties politiques. Est-ce que cela mettra fin à la crise ? Il est sans doute trop tôt pour le dire. Mais si «le processus est lent, la volonté de transformation est positive», a admis le responsable. Hors d’Europe, Vincent Treulet a relevé des situations mitigées. Aux Etats-Unis, un ralentissement est perceptible mais la situation n’est pas dégradée. L’austérité n'étant pas vraiment appliquée, BNP Paribas table sur une croissance «molle», de l’ordre de 2 %. La politique monétaire souple des Etats-Unis est un soutien à l'économie. Pour les pays émergents, il y a aussi un ralentissement et ce d’autant que certains d’entre eux, en proie à des tensions inflationnistes, ont procédé à une hausse des taux. «On est dans une logique d’affaiblissement de la croissance de milieu de cycle», a précisé Vincent Treulet. «Dans ce cadre, des stimulis budgétaires sont possibles car la situation économique de ces pays est saine. En chiffres, BNP Paribas IP table sur une croissance moyenne de 6 % pour les marchés émergents. Avec les 0 % attendu sur la zone euro, le taux de croissance américain et celui des pays émergents ne seront pas un soutien fort à l’appétit pour le risque des investisseurs. Aussi, un rally durable sur les marchés actions paraît improbable. Vincent Treulet préconise de fait pour le début 2012 une allocation d’actifs conservatrice. «Entre actifs risqués - peu goûtés - et valeurs refuge - aux faibles rendements, l’heure est aux alternatives», a-t-il insisté. Sur les marchés émergents, les valorisations des actions ne sont pas très élevées. La dette en monnaie locale est également intéressante – au détriment de celles des pays développés - mais dans une logique de «buy and hold» car les marchés se montrent volatils Enfin, le «high yield» fera également partie des thématiques jouées par BNP Paribas IP, à côté des thématiques diversifiantes comme l’or, les matières premières (pétrole et métaux) ou la recherche de rendement via entre autres des fonds monétaires dynamiques.
Va-t-on vers une disparition des actionnaires ? Une interrogation peut-être exagérée mais que soulève néanmoins le quinzième rapport annuel de Proxinvest sur les assemblées générales. On observe en effet en France un certain retrait de la participation des actionnaires en nombre (16.309 contre 17.411 sur le CAC 40) avec un taux de contestation des résolutions en baisse qui reste néanmoins parmi les plus élevés d’Europe. Au sein du CAC 40, ce taux reflue à 5,9% contre 6,3% en 2010. Dans les sociétés de l’indice SBF 250, il est de 4,79% contre 5% en 2010, 4,6% en 2009 et 4,1% en 2008.Le nombre de résolutions non adoptées contre l’avis du conseil, qui avait atteint le score record de 64 rejets en 2010, n’est plus que de 44 en 2011, nombre inférieur au niveau atteint en 2007. Les actionnaires critiquent tout d’abord les dispositifs de protection des dirigeants en période d’OPA (taux de contestation moyen de 35,3%) avec deux rejets très visibles chez Essilor International et Publicis Groupe. Ils parviennent à rejeter également la privation de leurs droits préférentiels de souscription dans 21 cas dont Air France-KLM, GFI Informatique, Publicis Groupe, Rubis, Saft Groupe, et SOI TEC. Ils savent désormais rejeter individuellement certains administrateurs avec 7 rejets en 2011 dont Altran Technologies ou Gascogne ; ils contrôlent sérieusement les plans d’options ou actions gratuites avec 7 rejets (dont Saft Groupe, Seb, Rubis et Ubisoft Entertainment), tout comme les conventions réglementées surtout lorsqu’elles concernent un élément de rémunération différée de dirigeant (Alten, César, Delachaux, Groupe Gorgé, Risk Group, Theolia). Le nombre de propositions de résolutions externes comme chez GDF Suez, Safran ou Total, retombé de 62 à 24 en 2010, recule encore en 2011 à seulement 12 initiatives, niveau proche du nombre des 11 de 2005. La première résolution à contenu environnemental jamais présentée en France portant sur l’exploitation des sables bitumineux d’Alberta n’a pas été portée à l’ordre du jour par le Conseil de Total. Proxinvest déplore qu’il faille aller devant les tribunaux comme on l’a vu ces dernières années chez Total, Lagardère ou Société Générale, pour présenter une résolution non agrée par le conseil.
Agé d’un peu plus de trois ans, le fonds actions françaises multi-classes d’actifs Mandarine Opportunités de Mandarine Gestion a atteint un encours de 94 millions d’euros. La société de gestion française constate une réelle demande pour ce produit, géré par Joëlle Morlet-Selmer, «surtout de la part des conseillers en gestion de patrimoine indépendants et de quelques institutionnels», précise la gérante. Mandarine Gestion a donc décidé de «pousser» commercialement le fonds. Car malgré le marasme boursier et économique, les valeurs françaises présentent selon la gérante, spécialisées depuis plus de 20 ans sur les actions, un potentiel de croissance non négligeable. «Les sociétés françaises ne sont pas la France», souligne-t-elle d’emblée. «Elles n’ont pas de problème d’endettement, d’innovation ou d’exportation». Un des grands avantages de la cote française est qu’elle regroupe un grands nombre de leaders mondiaux, comme Seb, Pernod Ricard ou encore Legrand, «qui réalisent une grande partie de leur chiffre d’affaires à l’international», explique Joëlle Morlet-Selmer. La Bourse française permet également une bonne diversification sectorielle, et demeure un marché connu pour les gérants, qui ont l’avantage de «jouer à domicile» et d’avoir accès plus facilement à des informations importantes. «Je rencontre beaucoup de sociétés et mes relations avec les brokers sont très positives», se réjouit la gérante. En France, on trouve selon Joëlle Morlet-Selmer de nombreuses et solides «histoires de croissance», qui contrastent avec un environnement économique atone depuis plusieurs années. La gérante de Mandarine Opportunités a identifié cinq sources de croissance pérennes : le cycle (le cadre général de la croissance mondiale), l’innovation (qui permet de gagner des parts de marché, l’internationalisation (participation à la croissance mondiale et diversification géographique), l’acquisition et la réglementation, qui oblige les sociétés à innover et à investir. Depuis son lancement le 26 septembre 2008, Mandarine Opportunités affiche une performance de 8,46 % contre -26,69 % pour son indice de référence, le CAC All Tradable. «Les moyennes valeurs ont fortement contribué à la performance, il y a en France un très beau vivier de petites et moyennes capitalisations qu’il faut exploiter», souligne Joëlle Morlet-Selmer.
Les actions Proservia ont été radiées de NYSE Euronext - Alternext le 10 novembre, date à laquelle l’AMF a fait connaître la date du retrait obligatoire des actions Proservia, annonce un communiqué de Manpower France Holding.L’ensemble des actions concernées par cette procédure de retrait obligatoire ayant été à ce jour indemnisé, Manpower France Holding détient 100% des titres Proservia. L’opération publique d’achat est donc désormais finalisée.