Catherine Vialonga, directrice des investissements, et Thibaud Sybillin, chargé de la sélection des sociétés de gestion à l’Erafp (Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique), reviennent dans L’Agefi Hebdo sur leur processus de sélection de sociétés de gestion. Actuellement, l’Erafp travaille sur une diversification progressive de ses actifs.Parmi les derniers appels d’offres initiés cette année, «nous en avons lancé un sur de la gestion multiclasse d’actifs. L’objectif n’étant pas d’avoir un fonds profilé mais de pouvoir aller sur des classes d’actifs périphériques (obligations à haut rendement, petites capitalisations, valeurs des pays émergents…) avec la réactivité et la souplesse nécessaires pour ce type d’investissement. Le portefeuille sera géré en fonction d’un budget de risque», précisent les deux spécialistes.
Le taux d’automatisation des ordres reçus par les agents de transfert installés au Luxembourg et en Irlande a progressé à 77% au deuxième trimestre 2012, contre 75,6% au quatrième trimestrs 2011, selon des statistiques communiquées par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Dans le détail, le taux d’automatisation a progressé à 73,1% au Luxembourg et à 84,6% en Irlande.Le nombre total d’ordres s’est stabilisé au premier semestre à 11,9 millions, le nombre d’ordres traités manuellement reculant dans le même temps de 7% à 2,8 millions, soit encore une moyenne quotidienne de 25.000 fax.
La fortune mondiale est en repli, selon le Global Wealth Report annuel publié par Credit Suisse Research Institute. Entre mi-2011 et mi 2012, elle a baissé de 5,2 % en dollars, soit 49.000 dollars par adulte dans le monde, à 223.000 milliards. C’est en Europe que le recul a été le plus prononcé, avec -13,6 %. Credit Suisse prévoit néanmoins que la fortune mondiale devrait bondir de près de 50% sur les cinq prochaines années, pour atteindre 330.000 milliards de dollars.A mi-2012, le classement des pays les plus riches selon la fortune moyenne par adulte consacre la Suisse, avec une fortune moyenne de 468.186 dollars par personne. Le pays est suivi par l’Australie, la Norvège et le Luxembourg. La France se situe à la sixième place en termes de fortune moyenne, avec 265.463 dollars. La fortune héritée représente vraisemblablement 30% à 50% de la fortune totale des ménages dans les pays de l’OCDE.La population mondiale des «ultra high net worth individuals» (UHNWI), possédant une fortune nette de plus de 50 millions de dollars s’élève à 84.500 personnes. Sur ce total, 29.300 personnes ont une fortune personnelle d’au moins 100 millions de dollars d’actifs et 2.700 disposent d’une fortune dépassant 500 millions de dollars. L’Amérique du Nord domine le classement régional, avec 40.000 résidents UHNW (47%), tandis que l’Europe en compte 22.000 (26%), et l’Asie-Pacifique (hors Chine et Inde) 12.800 (15%). Selon les estimations de Credit Suisse, le nombre de millionnaires dans le monde devrait augmenter d’environ 18 millions de personnes dans les cinq prochaines années, pour atteindre 46 millions en 2017. C’est aux Etats-Unis qu’on trouve actuellement le plus de millionnaires. Ils sont 11,02 millions, contre 9,2 en Europe. En France, le nombre de millionnaires est de 2,28 millions, ce qui est plus qu’au Royaume-Uni (1,5 million) et en Allemagne (1,4 million).
Les allocations responsables aux marchés émergents ont augmenté de 30 % entre 2009 et aujourd’hui, montre une étude d’Eiris publiée mercredi.Actuellement, sur les 2.400 milliards de dollars gérés par le panel interrogé, 161 milliards, soit 7 %, sont investis sur les marchés émergents, contre 125 milliards en 2009.Par ailleurs, 10 % des investisseurs interrogés indiquent avoir investi sur les marchés émergents pour la première fois l’an passé.Les stratégies d’investissement les plus populaires pour investir sur les marchés émergents sont les fonds thématiques (15 %) et les fonds avec un filtre ISR (13 %).
L’agence d'évaluation financière américaine Standard and Poor’s a annoncé mercredi avoir abaissé la note de solvabilité de l’Espagne, reléguant ainsi le pays à la limite inférieure des emprunteurs fiables, rapporte L’AFP.
Après Charles Schwab et d’autres promoteurs, le canadien BMO Asset Management (groupe Banque de Montréal) s’est positionné dans la guerre des prix lancée par l’américain Vanguard en réduisant la commission de gestion sur deux de ses ETF : la société a en effet annoncé qu’à compter du 1er novembre elle réduira de 31,8 % à 0,15 % la commission de gestion du BMO S&P 500 Hedged to CAD Index ETF (acronyme: ZUE) et de 28,6 % à 0,20 % celle du BMO Aggregate Bond Index ETF (ZAG).L’encours des 44 ETF de BMO se situe à 7 milliards de dollars.
UBS a déclaré avoir franchi en baisse, le 5 octobre 2012, le seuil 5% du capital de la société Electricité et Eaux de Madagascar et ne plus détenir aucune action de cette société, selon un avis communiqué par l’AMF. Ce franchissement de seuil résulte d’une cession d’actions EEM hors marché.
Apex Tool Group, coentreprise de Danaher et Cooper Industries spécialisée dans la fabrication et la distribution d’outils va être reprise par Bain Capital pour 1,6 milliard de dollars. La transaction devrait être bouclée au premier semestre de 2013. Son rival Stanley Black & Decker a annoncé pour sa part mardi la vente de son activité serrures et plomberie à Spectrum Brands Holdings pour 1,4 milliard de dollars.
Le gouvernement italien a créé la surprise en annonçant une baisse des taux d’imposition pour les plus bas revenus avant les élections législatives de l’an prochain, tout en promettant de tenir ses objectifs budgétaires. Le taux d’imposition des foyers qui gagnent moins de 15.000 euros par an passera de 23 à 22%, et celui de la tranche comprise entre 15.001 et 28.000 euros diminuera de 27 à 26%.
La production industrielle de la France a enregistré en août un bond inattendu qui conforte le scénario d’une économie échappant à la récession au troisième trimestre, tel que le prévoit l’Insee. L’institut a annoncé mercredi des progressions de 1,5% de la production industrielle du mois d’août (en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables), là où les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un recul de 0,2%, et de 1,8% de la seule production manufacturière.
Les grands instituts de conjoncture allemands ont réduit leurs prévisions de croissance pour la première économie européenne à +0,8% cette année et +1% en 2013, rapporte mercredi le quotidien Handelsblatt. Les précédentes estimations fournies par ces quatre instituts tablaient sur une croissance de 0,9% en 2012 et de 2% l’année suivante.
Seulement 14% des entreprises ayant fait l’objet d’une opération de capital transmission n’ont pu respecter leur échéancier bancaire l'an passé contre 19% en 2010, selon le dernier baromètre annuel de l'Association des investisseurs pour la croissance et OpinionWay.
Le groupe de private equity va racheter l’activité de résines pour revêtements de Cytec Industries pour 1,03 milliard de dollars. Ces résines utilisées notamment pour les revêtements dans les voitures ou les emballages alimentaires ont généré un chiffre d’affaires de 1,55 milliard en 2012, soit la moitié des revenus totaux de Cytec. L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2013.
Samsung Asset Management estime que le marché sud-coréen des ETF pourrait plus que doubler d’ici à la fin 2015 pour atteindre 26 milliards de dollars contre environ 12 milliards de dollars actuellement, rapporte Asian Investor.Samsung ajoute que son encours d’ETF pourrait également doubler sur la période pour atteindre 13 milliards de dollars contre 6,2 milliards actuellement et se retrouver en troisième position dans le classement des gestionnaires d’ETF en Asie-Pacifique. Actuellement, le pôle ETF de Samsung occupe la sixième position dans la région, derrière Nomura Asset Management (25 milliards de dollars d’encours), State Street Global Advisors, Nillo Asset Management, Daiwa Asset Management et BlackRock.
La CNP, Predica, Cardif et Sogecap se sont associés pour créer un Fonds stratégique de participations (FSP) permettant de réaffirmer l’engagement des grands assureurs vie français en faveur de l’investissement actions, rapporte L’Agefi. Géré par LCF Rothschild, le fonds regroupera dans un premier temps des lignes existantes, qui concerneront des entreprises du SBF 250 et seront conservées au moins cinq ans. Le choix des participations n’a pas encore été arbitré. La logique serait surtout réglementaire, note le quotidien. En qualifiant ces participations de stratégique, les quatre assureurs pourront économiser une partie des exigences en fonds propres attachées à ces lignes dans le cadre de Solvabilité 2.
La gestion alternative réussit-elle à maintenir ses performances dans un environnement toujours très chahuté ? Depuis 2008, l’observation de l’indice HFRI Fund of Funds laisse supposer une baisse des rendements offerts par les fonds alternatifs. Pour autant, «la surperformance de la gestion alternative par rapport au taux sans risque reste stable dans le temps, de l’ordre de 3% à 4% par an depuis 2002", a souligné Fabrice Cuchet, membre du comité exécutif et responsable de la gestion alternative de Dexia AM, le 9 octobre à l’occasion d’un point de presse sur les tendances du secteur. «La grande différence entre 2008 et actuellement est que les taux d’intérêt sont passés de 4% à 0%», ajoute-t-il.A court terme, les performances de la gestion alternative apparaissent en retrait par rapport aux rendements des actifs risqués depuis le début de l’année. Ce différentiel provient principalement d’un décalage qui s’est constitué en juin/juillet 2012. Selon Fabrice Cuchet, «dans un environnement où l’avenir de l’Europe et de sa monnaie restait très incertain, la solution raisonnable, dans le cadre d’une gestion à performance absolue, était de maintenir un position prudente. Ce qui explique que les gérants n’ont que partiellement profité du rebond des actifs risqués qui a commencé début juin alors que les incertitudes étaient encore à leur paroxysme».Dexia AM relève par ailleurs qu’il est tout aussi abusif d’affirmer que «tout le monde fait la même chose». En réalité, la dispersion est toujours là. «Les niveaux de dispersion de la gestion alternative sont restés similaires à ceux d’avant 2008, que ce soit entre les stratégies comme entre les fonds d’une même stratégie», remarque Farice Cuchet.Dexia AM estime donc que la diversification reste toujours d’actualité dans l’univers des fonds alternatifs, ce qui permet aux investisseurs d’identifier les stratégies adaptées à ‘lenvironnement actuel. Fabrice Cuchet relève à ce propos l’intérêt des investisseurs pour le fonds Dexia Long Short Credit dont les encours étaient à moins de 100 millions d’euros en début d’année et qui approche désormais la barre des 300 millions d’euros. Autre stratégie très appréciée, le Dexia Index Arbitrage, qui fait aussi partie des fonds phares de Dexia avec des actifs sous gestion d’environ 1,6 milliard d’euros. Le Dexia Systemat, un CTA qui n’a jamais enregistré une année négative depuis 2007 et qui affiche une performance de 8% sur les six dernières années, dépasse les 110 millions d’euros et dispose d’un «gros potentiel», selon Fabrice Cuchet.Depuis le début de l’année, la collecte nette de la gestion alternative de Dexia s’est élevée à 350 millions d’euros si bien que les actifs sous gestion s’inscrivent à environ 5,5 milliards d’euros.
Selon la dernière édition du « Russell U.S. Investment Manager Outlook (IMO) », enquête trimestrielle réalisée par Russell Investments auprès des gérants américains, près de la moitié des sondés (48%) prévoit que les événements en Europe auront des conséquences négatives sur le marché pour l’année à venir. Les gérants ont également cité les résultats de l’élection présidentielle américaine (30%) et la question de la falaise fiscale (28%) comme étant des événements qui devraient avoir l’impact le plus conséquent sur le marché américain l’année prochaine.Pour la majorité des classes d’actifs, les sondés affichent un optimisme en berne ou quasi stable par rapport aux résultats de juin 2012. Le marché de l’immobilier a atteint un plus haut historique à 55% d’avis optimistes. La classe d’actifs devient ainsi pour la première fois le segment de marché sur lequel des gérants américains interrogés par Russell Investments sont le plus optimistes. Les actions des marchés développés hors Etats-Unis ont également progressé de 11 points de pourcentage par rapport à leur niveau de juin 2012 (38%).A l’opposé, le niveau d’optimisme sur les actions américaines «large caps» a atteint son plus bas niveau historique à 53%, soit un repli de 20 points de pourcentage par rapport aux niveaux observés en septembre 2011.
Le suisse Stoxx Ltd a annoncé le 9 octobre le lancement de la gamme d’indices Stoxx Europe Low Risk Weighted 100 qui sont destinés à répliquer un portefeuille notionnel qui se focaliserait sur les 100 valeurs du Stoxx Europe 600 présentant la volatilité la plus faible sur douze mois. Les composantes sont pondérées en fonction de l’inverse de leur volalitité pour minimiser le risque du nouveau produit : en rétropolant le Stoxx Europe Low Risk 100 au 16 mars 2001, la volatilité annualisée aurait été de 13,28 % alors que celle du Stoxx Europe 600 a été dans le même temps de 21,16 %.Comme il se doit, le nouvel indice est conçu pour servir de sous-jacent tant à des fonds gérés activement qu'à des ETF et autres produits investissables. La repondération aura lieu en février, mai, août et novembre et aucune valeur ne peut représenter plus de 10 % de l’indice.La gamme comprend les fonds mentionnés ci-joint.
Les trustees de Willis Pension Scheme dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 1,5 milliard de livres ont mandaté Towers Watson pour la gestion d’une partie significative de son portefeuille de hedge fund, rapporte Hedge Week.Ce portefeuille, d’un montant initial d’environ 100 millions de livres, sera investi dans une très large palette de stratégies alternatives.Towers Watson a des délégations de gestion pour plus de 56 milliards de dollars d’actifs dans le monde, dont 7 milliards de dollars investis dans des hedge funds.
Les hedge funds enregistrent leurs gains les plus importants sur le marché des titres adossés à des créances hypothécaires (mortgage backed securities ou MBS) depuis 2007, rapporte le Financial Times. Ainsi, Tilden Park, un hedge fund de 1 milliard de dollars géré par l’ancienne équipe MBS de Goldman Sachs, est en hausse de 30 % depuis le début de l’année à fin septembre. Obsidian, l’un des hedge funds fixed income de BlackRock, affichait une hausse de 25 % à fin août.
Selon le dernier bulletin trimestriel de la CNMV, l’encours des fonds de promoteurs étrangers distribués en Espagne a atteint 34,5 milliards d’euros fin juin, soit 8,4 % de plus que fin mars et 15 % de plus qu’au 31 décembre 2011.Les gestionnaires ayant enregistré la plus forte croissance de leurs actifs sous gestion au premier semestre ont été, selon Funds People, Pictet AM (+ 47,9 % à 1,32 milliard d’euros), Morgan Stanley (+ 34,7 % à 1,31 milliard), Axa IM (+ 31,6 % à 882 millions), BlackRock (+ 31,1 % à 4,26 milliards) et M&G Investments (+ 30,4 % à 1,28 milliard).Pour Amundi Iberia, la hausse est ressortie à 15 % en six mois, à 3,15 milliards d’euros tandis que BNP Paribas se contentait d’une progression de 1,3 % à 2,28 milliards d’euros.
Depuis 1996, les hedge funds de grande taille ont en moyenne subi des pertes moins sévères que les petits durant les périodes de performance négative, constate PerTrac dans sa sixième analyse annuelle des tendances des performances des hedge funds selon leur taille et leur âge, «Impact of Size and Age on Hedge Fund Performance: 1996 - 2011". Durant les 41 mois depuis 1996 où les hedge funds de toutes tailles ont accusé des pertes, les grands fonds ont en moyenne perdu moins que les petits dans 61 % des cas.En 2011, les grands hedge funds (plus de 500 millions de dollars d’encours) ont perdu en moyenne 2,63 % contre 2,95 % pour ceux de taille moyenne (100-500 millions de dollars) et 2,78 % pour les petits (moins de 100 millions de dollars).Cela posé, les petits hedge funds ont surperformé les moyens et les grands sur 13 des 16 dernières années.
Les investisseurs institutionnels sont en train de revoir leur approche traditionnelle de l’allocation d’actifs. Selon une enquête réalisée par Pyramis Global Advisors auprès d’un échantillon d’institutionnels à travers le monde représentant plus de 5.000 milliards de dollars d’actifs, 37% des plus grands fonds de pension et autres grands institutionnels vont repenser leur stratégie dans un sens plus agressif au cours des dix prochaines années. Au cours des toutes dernières années, 35% d’entre eux ont adopté une approche plus tactique ou opportuniste dans leurs décisions d’investissement sans pour autant espérer atteindre leurs objectifs de performance.Une autre enquête de Pyramis indique que, dans l’immédiat, les institutionnels américains sont tout aussi préoccupés par les problématiques de risque que par celles liées à la performance. 27% des institutionnels interrogés se disent préoccupés en priorité par la volatilité contre 22% en 2008 au moment où la crise s’accentuait, alors que 26% citent en premier l’environnement des taux d’intérêt bas qui les pénalise dans leur recherche de rendement. Dans ce contexte, 43% des institutionnels vont adopter une approche beaucoup plus dynamique ou tactique dans leur stratégie d’allocation contre moins de 5% au début des années 2000.
Une étude publiée le 9 octobre par Fidelity en Allemagne démontre en utilisant plusieurs indices d’actions qu’une détention sur longue période influe bien davantage sur la performance du portefeuille que le choix de la «bonne» date d’investissement.A titre d’illustration, un investisseur qui aurait acheté les valeurs du MSCI Germany n’importe quel jour de 1982 et les aurait revendues au 30 juin 2012 aurait enregistré un rendement annuel de 6,80 %. S’il était entré au plus bas du marché en 1982, cet investissement lui aurait procuré un rendement à peine supérieur (6,96 %). Cette constatation vaut également pour les indices MSCI US (8,75 % et 8,99 %), MSCI UK (7,39 % et 7,63 %) et MSCI France (8,26 % et 8,56 %).Néanmoins, la différence aurait été beaucoup plus sensible pour le MSCI Emerging Market, avec des valeurs respectives de 8,43 % et de 9,78 %.
Stéphane Monier, responsable adjoint des gestions de Lombard Odier, a indiqué récemment lors d’une présentation à Paris que l’approche obligataire fondamentale FWD (fundamental weight driven) qu’il a initiée (lire Newsmanagers du 25 mai 2010) représente déjà un encours de 3,5 milliards d’euros sur les 13 milliards d’euros d’encours institutionnels de la maison helvétique, laquelle gère au total 117 milliards d’euros.La stratégie fondamentale permet de surperformer largement les résultats d’une approche capipondérée tout en limitant la perte maximale (maximum draw down).A titre d’illustration, l’indice de dette souveraine OCDE en version FWD entre 2001 et fin août 2012, a gagné 105,48 % contre 62,29 % pour l’indice capipondéré, ce qui fonctionne également en version euro-hedgée avec des résultats respectifs de 83,53 % contre 73,47 % pour la même période de référence.Pour Stéphane Monier, l’approche fondamentale est incontournable parce qu’on n’est plus sûr qu’il subsiste un prêteur en dernier ressort, ce qui oblige à s’assurer de la qualité effective des actifs. D’autre part, les agences de notation sont en retard par rapport au marché, ce qui risque d’inciter les investisseurs à vendre à des périodes inopportunes.
L’Association Sommitale de REUNICA, qui s’est réunie le 9 octobre 2012, a pris acte de la remise, le 1er octobre, des dossiers de candidature de AG2R-La Mondiale, Apicil et Malakoff-Médéric en vue d’un rapprochement. Ces trois groupes paritaires de Protection Sociale avaient été identifiés, dès le début de l’année 2012, comme les mieux à même de lui permettre de développer, dans le respect de ses valeurs, son activité en assurance de personnes afin de créer ensemble un nouveau Groupe de Protection Sociale. Un dossier de consultation avait, en juillet dernier, été remis en mains propres aux présidences paritaires des associations sommitales des trois groupes pressentis par MM. Michel Enguelz et Vincent Archambeaud, respectivement Président et Vice-Président de l’Association Sommitale de REUNICA. Le Conseil de l’Association Sommitale REUNICA s’est donné jusqu'à la fin du 1er trimestre 2013 pour analyser dans le détail les réponses de ces trois groupes avec le plus grand soin et à la lumière des critères essentiels au regard de la volonté des administrateurs REUNICA de construire, avec ce futur partenaire, un nouveau Groupe de Protection Sociale. Une fois le partenaire choisi, débutera la phase de constitution du dossier de rapprochement. La mise en place opérationnelle du nouveau groupe de protection sociale pourrait être effective au début de l’année 2015, précise Réunica.
La caisse des retraites des professions libérales est en déficit depuis plusieurs années. ce déficit devrait être en 2012 de 127 millions d’euros contre 73,5 millions en 2011 et 20,9 millions en 2010. En l’absence de mesures de correction, le déficit pourrait atteindre, en 2013, 218 millions d’euros. Cette progression est liée à l’augmentation du nombre de bénéficiaires qui est passé de 243 292 à 2295 221 de 2010 à 2013. La crise réduit par ailleurs les recettes. De ce fait, les cotisations des professions libérales devraient augmenter en 2013 et 2014. Le relèvement des taux de cotisations, proposé par le gouvernement, a été entériné jeudi dernier par le conseil d’administration de la CNAVPL. les 620.000 cotisants devront supporter des augmentations. Ainsi, pour la première tranche de leurs revenus, qui va jusqu'à 85 % du plafond de la Sécurité sociale (environ 2.600 euros par mois), le taux de cotisation des professions libérales passera de 8,6 % à 9,75 % en 2013, puis à 10,10 % en 2014. Sur la deuxième tranche (pour les revenus compris entre 2.600 et 15.155 euros), le taux passera d’abord de 1,6 % à 1,81 %, puis à 1,87 %. Cette mesure devrait rapporter 70 millions d’euros en 2013. La situation de la caisse des professions libérales n’est pas la plus critique et il faut signaler tous les ans, elle verse plus du tiers de ses ressources aux régimes les plus défavorisés sur le plan démographique, notamment ceux des agriculteurs. Par ailleurs, les auto-entrepreneurs sont rattachés à la CNAPL tout en cotisant faiblement ce qui àterme dégradera le rendement de cette caisse.
Le groupe de private equity basé à Boston va racheter l’activité de résines pour revêtements de Cytec Industries pour 1,03 milliard de dollars. Ces résines utilisées notamment pour les revêtements dans les voitures ou les emballages alimentaires ont généré un chiffre d’affaires de 1,55 milliard de dollars en 2012, soit la moitié des revenus totaux de Cytec. L’opération devrait être finalisée au premier trimestre de 2013.