Les fonds de long terme ont terminé le mois de mars sur une collecte nette de 47 milliards d’euros, qui se maintient donc à un niveau élevé même si elle s’inscrit en léger retrait par rapport au mois précédent (50 milliards d’euros), selon les dernières statistiques communiquées par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Durant le mois sous revue, les fonds obligataires ont attiré 25 milliards d’euros, contre 24 milliards d’euros le mois précédent, les fonds diversifiés 16 milliards d’euros contre 12 milliards et les fonds d’actions 6 milliards d’euros contre 12 milliards d’euros en février.Les fonds coordonnés dans leur ensemble, c’est-à-dire en incluant les fonds monétaires, ont enregistré en mars une collecte nette de 34 milliards d’euros, en recul de 14 milliards d’euros par rapport au mois précédent. Cette évolution est due pour l’essentiel à une décollecte de 13 milliards d’euros en mars contre seulement 2 milliards d’euros en février.Les fonds non coordonnés ont collecté de leur côté 18 milliards d’euros contre 13 milliards d’euros en février. Les fonds réservés aux institutionnels ont notamment enregistré une collecte de 12 milliards d’euros contre 9 milliards en février.Par ailleurs, à l’occasion d’une conférence organisée par l’Association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI), Christian Dargnat, président de l’Efama, a fait preuve d’optimisme pour l’industrie des fonds. Il a rappelé que 90 % de l'épargne des ménages européens sont placés sur des livrets bancaires. Ces personnes sont donc des investisseurs potentiel dans les fonds. Christian Dargnat a plaidé pour renforcer l'éducation à l'économie des investisseurs afin de les pousser vers des produits plus risqués. Le président de l’Efama a par ailleurs cité les chiffres de PWC, qui s’attend à ce que les encours gérés par l’industrie de la gestion d’actifs atteindront 74.000 milliards d’euros en 2020 dans le monde. Les actifs totaux des fonds Ucits ont augmenté de 0,6% à 7.180 milliards d’euros tandis que les encours des fonds non coordonnés totalisaient 2.908 milliards d’euros, en hausse de 0,7% d’un mois sur l’autre.
En marge du « DPC Symposium » organisé par Natixis GAM à Paris le 14 mai, Christophe Point, directeur de NGAM distribution France, a accordé un entretien à NewsManagers dans lequel il détaille l’approche Durable Portfolio Construction (DPC) développée par la filiale de BPCE. Celle-ci répond, selon Christophe Point, à la nécessité « d’aider les clients à construire des portefeuilles d’investissement plus durables ». La première étape consiste à « proposer à tous les investisseurs une démarche de construction de portefeuille basée sur l’analyse du risque ». Joignant les actes à la parole, NGAM s’est doté d’un équipe de 40 analystes répartis de chaque côté de l’Atlantique dont le rôle est d’améliorer la relation avec le client en intégrant notamment « de la pérennité ». Concrètement, cela peut consister « à faire bouger une allocation et la suivre dans le temps ». Autre point essentiel dans la construction d’un portefeuille durable, selon le directeur de NGAM distribution France, le recours aux placements «décolérés». Enfin, moins conventionnel, l’approche DPC vise comme but ultime la mise au point de ce que Christophe Point nomme « le benchmark personnel », à savoir ne plus garantir aux investisseurs une performance par rapport à l’évolution des marchés mais simplement leur assurer un rendement conforme à leur objectif individuel préalablement fixé. En France, ce dernier aspect de l’approche DPC prend tout son sens, puisque l’étude publiée par Natixis en début de semaine révèle que «pour une majorité d’investisseurs français (62 %), le risque de ne pas remplir leurs objectifs d’investissement est plus préoccupant que le fait de ne pas battre le benchmark : 79 % seraient satisfaits d’atteindre leur objectif annuel même s’ils devaient sous-performer le marché ».
L’hémorragie a été stoppée. En avril, selon les données d’Europerformance-SIX Telekurs, les OPCVM de droit français ont connu une décollecte limitée de 672,84 millions d’euros, contre - 10,55 milliards en mars. Une fois de plus, l’essentiel des sorties est porté sur les fonds de trésorerie. Ces derniers ont enregistré des rachats nets de 1,90 milliards, contre - 9,83 milliards il y a un mois. Cette décollecte des monétaires cachent néanmoins une réalité sensiblement différente : toutes les grandes classes d’actifs ont collecté en net, grâce aux fonds investis sur la zone euro pour les fonds obligataires, et l’Europe pour les fonds actions. Et compte tenu d’un effet performance dont ont également profité - en moyenne - les différentes catégories, les actifs sous gestion des fonds de droit français ont augmenté de 0,13 %.En détail, les fonds obligataires ont enregistré des souscriptions nettes de 718,39 millions d’euros, essentiellement en raison de l’intérêt des investisseurs pour les fonds d’obligations de la zone euro. A eux seuls, ils captent une collecte nette de 523,22 millions d’euros, tandis que les fonds d’obligations internationales comme ceux investis sur des titres à haut rendement ont connu des souscriptions nettes de 79,63 millions et 95,56 millions. Toutes les catégories de fonds investis en obligations ont enregistré un effet performance positif. De 0,61 % en moyenne pour l’ensemble avec, notamment, une hausse de 1 % pour ceux investis en titres européens, 0,74 % pour les fonds d’obligations internationales et 0,89 % pour ceux composés d’obligations à haut rendement. Dans leur ensemble, les fonds actions ont affiché des souscriptions nettes de 384,69 millions. Mais toutes les catégories n’ont pas eu les faveurs des investisseurs. Si les fonds exposés à l’Europe ont affiché une collecte nette de 636 millions, ceux investis à l’international et dans la région Asie/Pacifique ont enregistré des sorties nettes de 285,62 millions et 98,12 millions respectivement. L’effet performance de ces différentes catégories a accompagné le mouvement. Les fonds investis en actions européennes progressent en moyenne de 0,74 %. Les autres reculent, à l’instar de ceux investis en actions Asie/Pacifique (-2 %) ou à l’international (-0,07 %).Enfin, les fonds d’obligations convertibles ont collecté en net 347,43 millions d’euros en avril. Les fonds sur la zone euro en sont les principaux bénéficiaires (+324,43 millions), ceux à l’international enregistrant des souscriptions nettes de 4,06 millions. L’effet performance global ressort pour sa part à 0,30 %, les fonds sur la zone euro ayant été les plus performants en moyenne (0,33 %) tandis que les fonds composés d’obligations convertibles internationales ont enregistré une hausse de 0,26 %.
La collecte des mutual funds américains s’est élevée en avril à 27,7 milliards de dollars, grâce notamment à la poursuite d’une forte demande pour les fonds actions, selon les dernières statistiques communiquées par Morningstar.Les fonds d’actions américaines ont ainsi attiré 25,2 milliards de dollars sur les quatre premiers mois de l’année, soit le montant le plus élevé depuis 2004. Mais la majorité des flux sont allés dans des fonds gérés de façon passive. Les fonds d’actions américaines gérés activement ont terminé les quatre premiers mois de l’année sur une décollecte de 5,7 milliards de dollars. Même si certains acteurs comme J.P. Morgan, MFS et Putnam ont enregistré des collectes significatives dans les fonds gérés activement.Les fonds obligataires ont de leur côté affiché une collecte de 3,3 milliards de dollars au mois d’avril. Les fonds d’obligations municipales ont attiré 1,3 milliard de dollars, enregistrant ainsi des souscriptions pour le quatrième mois consécutif.Les fonds de prêts ont terminé le mois d’avril sur une décollecte de 1,2 milliard de dollars, la première depuis juin 2012.
BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, et Tradeweb Markets ont annoncé conjointement, ce 14 mai, avoir noué une alliance stratégique pour créer une solution électronique de trading dédiée aux marchés de taux et de dérivés. L’alliance va ainsi fusionner la place de marché de Tradeweb avec Aladdin – un outil informatique dédié aux gérants d’actifs mis en place par BlackRock et sa filiale BlackRock Solutions – pour créer « une combinaison puissante d’outils de gestion des ordres, de tarification et d’exécution offrant aux clients une capacité accrue de reconnaitre et saisir les opportunités de trading », expliquent les deux partenaires dans un communiqué. Cette alliance stratégique doit à également profiter à une communauté d’investisseurs plus large en apportant des données de marchés améliorées et les outils de trading de Tradeweb.A travers cette initiative, la communauté d’utilisateurs de l’outil Aladdin aura désormais accès à la tarification transparente de Tradeweb en provenance de plus de 40 fournisseurs de liquidité via le Aladin Trading Network, un portail d’accès à la liquidité.
Les Fonds PEA PME ont collecté « presque 230 millions d’euros depuis début mars » selon le journal Les Echos qui s’appuie sur les données de Morningstar. Ces flux entrants ont porté l’encours total des 54 fonds PEA PME comptabilisés à fin avril à « environ 1.4 milliard d’euros » puisque 35 fonds existaient déjà et ont été « labellisés » PEA PME. «C’est un début très prometteur, d’autant que les banques n’ont pas encore fait énormément de promotion sur ce produit et que les petits acteurs ne sont pas encore tous lancés» se félicite Jean Rognetta, président de l’association PME Finance qui vise une collecte de 1 à 2 milliards d’euros la première année.
Le succès de la gestion d’actifs ne se dément pas en Espagne. Au cours du mois d’avril, les fonds de placements espagnols ont ainsi enregistré une collecte nette de près de 3 milliards d’euros (2,96 milliards d’euros précisément), selon des données publiées le 14 mai par VDOS Stochastics. Cette performance permet aux encours du secteur de progresser de 2,05 % sur le mois écoulé pour atteindre 174,47 milliards d’euros fin avril, contre 170,96 milliards d’euros fin mars.La palme de la meilleure collecte en avril revient à Santander qui a capté 872 millions d’euros. Le groupe bancaire devance BBVA (351,6 millions d’euros de collecte nette), Banco Sabadell (296,4 millions d’euros), Kutxabank (212,8 millions d’euros) et CaixaBank (201,7 millions d’euros). A l’inverse, Deutsche Bank enregistre la plus forte décollecte sur le mois écoulé, avec 44,6 millions d’euros de flux sortants. Suivent Barclays (-35,6 millions), Catalunya Caixa (-13,5 millions d’euros), Allianz (-13,3 millions) et Epsilon (-6,1 millions).En termes d’actifs sous gestion, Santander a conforté sa place de numéro 1 du secteur avec des encours qui s’élèvent à 31,6 milliards d’euros à fin avril, en hausse de 3,04 % sur un mois, et 18,12% de part de marché. La banque espagnole devance BBVA (24,4 milliards d’euros d’encours) et Caixabank (23,5 milliards d’euros). A fin avril, le Top 10 du secteur concentre entre ses mains 132,15 milliards d’euros d’encours, soit 75,74% des actifs sous gestion du marché.
La société japonaise Daiwa Real Estate Asset Management, filiale du groupe Daiwa Security, envisage de créer une société d’investissements immobiliers cotée (SIIC ou real estate investment trust en anglais) spécialisée dans des biens immobiliers liés à services médicaux, rapporte Asia Asset Management. Baptisé Japan Health Care Investment Corporation REIT, ce véhicule d’investissement exploitera huit maisons de retraite avec 9 milliards de yens (87,99 millions de dollars) d’actifs sous gestion. La société de gestion espère accroître la taille du fonds pour atteindre entre 20 milliards et 30 milliards de yen d’ici cet automne, avec une cotation à la Bourse de Tokyo.
DekaBank a annoncé la cotation d’un nouvel ETF, le Deka MDAX UCITS ETF (ISIN DE000ETFL441), coté depuis le 13 mai à la Deutsche Börse et à la Bourse de Stuttgart, selon un communiqué publié le 13 mai.Le nouveau véhicule est chargé à 0,30%.
Le comité chargé de fixer chaque jour le prix de l’argent, le London Silver Market Fixing Limited, composé de Deutsche Bank, HSBC et Scotiabank, a annoncé mercredi qu’il cesserait ce fixing le 14 août prochain, rapporte l’AFP.D’ici là, ces trois banques continueront d’assurer le fixing de l’argent, réalisé tous les jours ouvrables autour de midi à l’issue d’une conférence téléphonique. «La période jusqu’au 14 août 2014 permettra au marché de s’ajuster en concertation avec les clients et les participants du marché», selon le comité, qui n’a pas fourni de raison pour cet arrêt.
Xavier Rolet, directeur général du LSE, a déclaré que le groupe cherchait à développer son activité de marchés à terme via une croissance organique. «Il n’y a pas de plates-formes à vendre pour les futures. Notre approche sera nécessairement organique», a-t-il précisé à l’occasion de la publication des résultats de la Bourse de Londres. Grâce au regain d’IPO et au rachat de LCH.Clearnet, l’opérateur a publié des revenus pour l’exercice à fin mars de 1,09 milliard de livres (1,34 milliard d’euros), supérieurs au consensus de 1,05 milliard.
Altamir a publié un actif net réévalué par action de 15,08 euros au 31 mars, après le détachement du dividende de 0,45 euros par action et impôt sur les dividendes. L’ANR par action avant dividende s'élève à 15,55 euros, en hausse de 4,6% sur trois mois. La progression «provient de la croissance des cours de Bourse des sociétés cotées du portefeuille au 31 mars 2014, notamment Altran (+31%) et Albioma (+14%)», précise la société. Au 31 mars, seules les sociétés cotées du portefeuille sont réévaluées en fonction de leur cours de Bourse.
Le programme de stabilité a beau prévoir un gel du point de la fonction publique jusqu’en 2017, la retraite des « petits » fonctionnaires ne devrait pas être trop pénalisée. Un décret est en effet paru le 4 mai 2014 au Journal Officiel intégrant définitivement la garantie individuelle de pouvoir d’achat (GIPA) dans l’assiette de cotisation de la retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP). Jusqu’ici, son intégration était temporaire. Créée par la loi Fillon de 2003 et mise en place à partir de 2005, la RAFP est un régime qui vient s’ajouter à la retraite de base des fonctionnaires (il n’existe pas de retraite complémentaire dans la fonction publique). Il est alimenté par les primes et avantages perçus par les agents dans la limite de 20% de leur traitement indiciaire. Cette retraite additionnelle vise à compenser la non-prise en compte de ces rémunérations dans le calcul de la pension des agents de la fonction publique. La GIPA, elle, est une prime perçue individuellement par les fonctionnaires lorsque le cumul de l’avancement automatique à l’ancienneté et de la revalorisation annuelle du point de la fonction publique est inférieur à l’inflation. Elle s’applique aux agents titulaires et non titulaires des trois fonctions publiques (d’Etat, territoriale et hospitalière). Un simulateur a été lancé en 2013 pour permettre aux fonctionnaires de savoir s’ils ont ou non accès à la GIPA. L’intégration définitive de la GIPA dans l’assiette de cotisation de la RAFP devrait permettre de compenser en partie le gel du point dans le calcul de la pension des agents percevant un traitement peu élevé.
Altamir a publié un actif net réévalué par action de 15,08 euros au 31 mars 2014, après le détachement du dividende de 0,45 euros par action et de l’impôt sur les dividendes. L’ANR par action avant dividende s'élève à 15,55 euros, soit une progression de 4,6% par rapport au 31 décembre 2013. La progression «provient de la croissance des cours de Bourse des sociétés cotées du portefeuille au 31 mars 2014, notamment Altran (+31%) et Albioma (+14%)», précise la société cotée de private equity qui investit par l’intermédiaire des fonds Apax. Au 31 mars, seules les sociétés cotées du portefeuille sont réévaluées en fonction de leur cours de Bourse.
Les investisseurs internationaux ont accru leurs liquidités et réduit leur prise de risque, en raison des craintes d’instabilité géopolitique et de points d’interrogation sur la vigueur de la reprise économique mondiale, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 1 et 8 mai auprès d’un échantillon de 218 participants représentant un montant cumulé de 587 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Les poches de liquidités ont atteint 5% en moyenne des portefeuilles, leur plus haut niveau depuis juin 2012 et en hausse de 4,8% par rapport à avril. En net, 22% des investisseurs prennent des risques en dessous de la normale, contre seulement 11% le mois précédent. La proportion des investisseurs surpondérés sur les actions est tombée à 37% contre 45% un moins plus tôt.Les investisseurs ne mettent pas en doute la réalité de la reprise économique mondiale mais s’interrogent sur sa vigueur. Ils sont certes 66% à envisager un renforcement de l'économie au cours des douze prochains mois, contre 62% un mois plus tôt. Mais près des trois quarts des investisseurs (72%) prévoient une croissance mondiale inférieure à son potentiel.Les investisseurs voient deux grands risques à la stabilité des marchés. Un tiers d’entre eux estime que le risque le plus périlleux serait l'émergence de défauts en Chine alors que 36% mettent une crise géopolitque en tête de liste. «Les investisseurs ont confiance dans l'économie mais avec deux gros points d’interrogation : sommes-nous au bord d’un événement de rupture? Et pourquoi, à ce stade du cycle, la reprise n’est-elle pas plus vigoureuse?», estime Michael Hartnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch Global Research."Plus précisément,, en Europe, les investisseurs ont tous pris le train de la périphérie et il n’y a plus de marge d’erreur. Les investisseurs préfèrent les actions espagnoles et italiennes aux actions britanniques et suisses, tandis que la dette périphérique de la zone euro est considérée comme la plus recherchée au monde», précise Obe Ejikeme, stratégiste quantitatif actions européennes.Cela dit, l’Europe gagne du terrain auprès des investisseurs qui boudent les Etats-Unis. Ils sont 28% à vouloir surpondérer la région Europe dans les douze prochains mois, contre 23% un moins plus tôt. En attendant, 36% des allocataires sont surpondérés sur les actions européennes contre 30% en avril.
La société de gestion alternative Coin Capital Management, basée à New York, a annoncé le 13 mai le lancement d’un hedge fund dédié à la monnaie virtuelle, Coin Capital Partners, qui se propose de négocier le bitcoin dans un environnement institutionnel."Coin Capital Partners permettra aux investisseurs traditionnels dans les hedge funds de prendre une position haussière à long terme sur la valuer du bitcoin», indique Samuel Cahn, managing partner de la société. «Notre mission est d’apporter les meilleures pratiques du secteur des hedge funds dans cette classe d’actifs que constitue la monnaie numérique émergente».
Natixis AM va lancer en juin un fonds exclusivement dédié au marché des obligations vertes, rapporte ce matin Les Echos. Philippe Zaouati qui dirige chez Natixis AM le pôle Mirova estime qu’après être passé de 10 à 20 milliards d’euros en un an, le marché des obligations vertes va de de nouveau doubler cette année. Le marché des green bonds profite actuellement de nouveaux débouchés comme le confirme Pierre Ducret, PDG de CDC Climat, pour qui, les émissions d’obligations vertes «venaient jusqu’ici des institutionnels comme la Banque mondiale […] mais on voit apparaître de nouveaux acteurs comme les industriels». Autre soutien de poids pour ce marché en forte croissance : les collectivités territoriales, comme la région Ile-de-France, qui a lancé 2 émissions depuis 2012 pour se doter de transports en commun.
S&P Dow Jones Indices a annoncé, le 13 mai, le lancement de 14 nouveaux indices actions couvrant 13 marchés africains, offrant ainsi aux investisseurs en Afrique «une offre complète d’indices mesurant la performance des marchés actions africains», selon un communiqué. L’indice principal est le S&P All Africa, qui combine le S&P Pan Africa, le S&P South Africa Composite et le S&P Zimbabwe BMI, ainsi que les entreprises cotées sur les marché développés qui opèrent en Afrique ou réalisent la plus grande partie de leurs revenus sur le continent africain. Le S&P All Africa sert de base à de nombreux sous-indices. Ainsi, les 13 autres indices concernés sont: - S&P All Africa ex-South Africa - S&P All Africa Capped - S&P All Africa ex-South Africa Capped - S&P East Africa - S&P North Africa - S&P Southern Africa ex-South Africa - S&P West Africa - S&P All Africa Select - S&P All Africa ex-South Africa Select - S&P East Africa 10 - S&P North Africa 15 - S&P Southern Africa ex-South Africa 10 - S&P West Africa 25Le lancement de cette nouvelle famille d’indices confirme la stratégie de développement de S&P Dow Jones en Afrique. Depuis le début de l’année, ce sont ainsi 29 nouveaux indices qui ont été lancés pour couvrir différents segments des marchés actions africains et d’Afrique du Sud.
Le secteur bancaire espagnol suscite bien des convoitises. La société américaine de capital-investissement KKR a ainsi fait part de son intérêt pour investir dans des banques en Espagne et cherche, en parallèle, à gérer les actifs de la Sareb, la «bad bank» du pays, rapporte Bloomberg. «Nous voudrions vivement prendre des participations au capital d’une institution financière et nous suivons en détail le processus de restructuration de toutes les banques», a ainsi déclaré Jesus Olmos, responsable de KKR en Espagne, dans un entretien accordé à l’agence de presse. De fait, KKR aimerait bien «être là» si des opportunités se font jour dans le cadre d’une deuxième vague de consolidation parmi les anciennes caisses d’épargne espagnoles, a même précisé Jesus Olmos.En parallèle, KKR envisagerait également de s’associer à un partenaire espagnol pour gérer une partie des 50 milliards d’euros d’actifs immobiliers détenus par la Sareb, la «bad bank» espagnole, a indiqué Jesus Olmos. Créée en 2012, la Sareb envisage en effet de mandater trois ou quatre compagnies pour gérer ses actifs.
Le système bancaire parallèle en Chine pèse plus de 3.100 milliards d’euros, selon le journal Les Echos, qui cite un rapport de l’Académie chinoise des sciences sociales, transmis mardi à l’AFP. Ce chiffre est un peu inférieur à l’estimation réalisée par Moody’s en 2012, évaluant le secteur bancaire parallèle en Chine à 3.500 milliards d’euros, soit plus de la moitié du PIB chinois.Néanmoins, le montant avancé par l’Académie chinoise des sciences sociales représente un cinquième du système bancaire régulé en Chine. Si de gros risques apparaissaient dans le secteur bancaire parallèle, ils pourraient se propager rapidement au secteur bancaire classique et à l'économie réelle, «via le marché monétaire et le marché de crédit, faisant courir des risques financiers systémiques», d’après l’Académie chinoise des sciences sociales.
Axa Real Estate Investment Managers continue de faire parler d’elle. La société de gestion spécialisée dans l’immobilier a annoncé le mardi 13 mai avoir acquis – en partenariat avec le fonds de pension danois ATP et Axa Belgique – les actions de l’entreprise Galaxy Properties SA détenant l’ensemble immobilier «North Galaxy» à Bruxelles auprès de la foncière belge Cofinimmo SA. L’opération, qui s’élève à 7 millions d’euros, valorise l’actif concerné à 475 millions d’euros.La transaction porte sur un ensemble d’immeubles totalisant 151.000 m² dont 105.000m² de bureaux répartis dans deux tours de 28 étages et un immeuble plus petit de 6 étages.Cette acquisition a été réalisée par Axa Real Estate pour le compte d’une nouvelle coentreprise détenue à 90 % par ATP et 10% par Axa Belgique. Axa Real Estate assurera la gestion de l’immeuble.
A la fin de l’année 2013, 1,415 million de Belges avaient épargné 14,33 milliards d’euros via des fonds d’épargne-pension, ce qui constitue un record historique, selon l’Association Belge des Asset Managers. Pour l’ensemble du troisième pilier épargne-pension qui intègre les fonds d’épargne-pension ou assurances épargne-pension, le secteur financier estime le nombre de Belges qui participent à environ 2,8 millions, à savoir 62% de la population active en Belgique. Par ailleurs, selon le calcul du rendement moyen des fonds d’épargne-pension sur base annuelle au 31 décembre 2013, ces derniers affichent, sur un an, un gain de 11,2% ; sur 3 ans, de 5,6% de rendement annuel, sur 10 ans, de 5,7% et depuis leur création en 1986, de 6,7%.
Le marché suédois des fonds a enregistré en avril des souscriptions nettes de 26 milliards de couronnes suédoises, soit 2,89 milliards d’euros, selon des données publiées par l’Association suédoise des fonds d’investissement (Fondbolagens förening). Ce montant représente la plus importante collecte nette mensuelle jamais enregistrée par l’industrie. A l’issue du mois d’avril, les actifs sous gestion ont ainsi atteint le niveau record de 2.617 milliards de couronnes suédoises (290,8 milliards d’euros).Dans le détail, la palme de meilleure collecte revient aux fonds obligataires, avec 13,5 milliards de couronnes suédoises (SEK) au mois d’avril, devant les fonds actions (6,5 milliards) et les fonds équilibrés (5,2 milliards). Depuis le début de l’année, l’industrie suédoise des fonds et de la gestion affiche une collecte nette de 55,7 milliards de SEK, dont 28,4 milliards pour les fonds obligataires.
Stephen Carney, responsable des ventes actions de BNP Paribas pour l’Asie-Pacifique, a quitté le groupe hier indique Reuters d’après des sources bien informées. Le banquier s’est refusé à toute déclaration. Son départ fait suite à ceux, ce dernier mois, de Kevin Bilsby, Lee McQueen et Timothy Wong, qui avaient aussi des rôles importants dans la division Asie de ventes d’actions au comptant (cash equity sales), selon les sources. Une porte-parole de BNP Paribas à Hong Kong n’a pas souhaité commenter ces informations, précise Reuters.
Rothschild Merchant Banking, l’activité d’investissement du groupe Paris Orléans, a annoncé avoir réalisé avec succès le closing final de Five Arrows Credit Solutions, son fonds européen dédié à la dette junior. La levée de fonds a attiré 415 millions d’euros, dépassant son objectif initial, auprès d’une base d’investisseurs diversifiés et internationaux: institutionnels, family offices et fortunes privées. FACS dispose d’un mandat souple pour investir dans la dette mezzanine, unitranche et autres contrats de prêt négociés directement auprès de sociétés européennes de taille moyenne.
L'économie russe, qui pâtit déjà de la crise ukrainienne, pourrait s’en trouver encore plus affectée si les tensions avec l’Occident ne s’apaisent pas, a lancé hier la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde. «Nous avons révisé nos projections de croissance pour la Russie. Mais si les choses ne se règlent pas, la situation va évidemment se détériorer», a-t-elle déclaré. Pour 2014, le FMI table sur une croissance russe de 0,2% contre 1,3% précédemment. Le FMI a décidé de fournir une aide de 17 milliards de dollars à l’Ukraine, tout en soulignant que cette aide serait réexaminée si le pays perd des territoires à l’est au profit des séparatistes pro-russes après avoir été amputé de la Crimée, annexée par la Russie en mars. «En l’absence de stabilité politique, stabiliser l'économie va être difficile», a prévenu Christine Lagarde, en visite à Berlin. A ses yeux, une inflation faible et les risques géopolitiques «au cœur de l’Europe» constituent une menace pour la croissance mondiale.
Deutsche Pfandbriefbank, spécialisée dans le financement des investissements publics, a mis en place un financement long terme de 11 millions d’euros pour la ville de Versailles, a annoncé la banque allemande dans un communiqué.
Wendel a fait état d’une progression de 2,5% de son chiffre d’affaires au premier trimestre à 1,34 milliard d’euros, marqué par la bonne performance des entreprises non cotées en portefeuille. L’actif net réévalué sera publié à l’occasion de l’assemblée générale du 6 juin. La vente de Parex pourrait être bouclée cet été, après ouverture de négociations exclusives avec CVC fin mars.