L’agence hypothécaire a indiqué hier avoir enregistré une perte trimestrielle de 475 millions de dollars (431 millions d’euros), sa première en quatre ans, contre un bénéfice de 4,17 milliards au troisième trimestre 2014. Son directeur général Donald Layton a imputé cette perte à l’évolution du marché des produits dérivés, instrument utilisés par Freddie Mac pour gérer son exposition aux risques sur les taux d’intérêt. Sa perte comptable sur ces produits dérivés a atteint 4,2 milliards de dollars, mais ceci «ne reflète pas une détérioration de la santé sous-jacente de son activité», la valeur nette du groupe restant positive à hauteur de 1,3 milliard de dollars. L’Agence fédérale de financement du logement, qui supervise Freddie Mac et son concurrent Fannie May, n’a pas exclu d’autres pertes au cours des trimestres à venir pour les deux rehausseurs de crédit, en raison de la volatilité des taux d’intérêt et d’un matelas de fonds propres qui devrait tendre vers zéro en 2018.
BNP Paribas a annoncé mardi que la vente de sa participation de 6,5% dans la foncière Klépierre aurait un impact positif de 5 points de base sur son ratio de solvabilité common equity Tier 1. Les actions Klépierre ont été cédées au prix de 40,50 euros par action pour un total de 829 millions d’euros dans le cadre d’un placement privé. Au troisième trimestre, la banque a augmenté son ratio common equity Tier 1 et son ratio de levier de 10 points de base chacun, à 10,7% et 3,8% respectivement.
La scission d’AIG ne «fait aucun sens financier» a lancé Peter Hancock, le directeur général de l’assureur américain, en réponse à la demande de l’investisseur activiste Carl Icahn. «Nous le rencontrerons pour partager un peu plus nos conclusions et lui donner la possibilité de détailler sa position», a toutefois indiqué Peter Hancock. Carl Icahn exhorte AIG à se scinder en trois entités, à réduire ses coûts de manière plus déterminée et à rétribuer davantage ses actionnaires.
La banque italienne Intesa Sanpaolo a annoncé mardi une baisse de 9,3% de son revenu net d’intérêts au troisième trimestre, à 1,912 milliard d’euros, qui reflète l’impact de la faiblesse des taux sur ses activités. Malgré la publication d’un résultat net trimestriel de 722 millions d’euros, supérieur au consensus Reuters de 667 millions, l’action Intesa Sanpaolo a abandonné jusqu’à 4,47% en séance avant de limiter ses pertes.
La Suisse, Hong Kong et les Etats-Unis sont les lieux où la lutte contre le secret bancaire est la moins intense, selon l’indice du Tax Justice Network (TJN), une organisation internationale qui milite contre l'évasion fiscale. Une vague de mécontentement a entraîné ces dernières années une amélioration de la situation un peu partout dans le monde, sauf aux Etats-Unis et en Allemagne, où elle s’est aggravée, indique l’organisation dans son rapport semestriel.L’Allemagne, qui figure au huitième rang du classement des contrevenants les plus actifs, représente «une menace croissante pour la transparence financière», estiment les auteurs. Les Etats-Unis sont quant à eux jugés moins efficaces que les îles Caïman, le Luxembourg ou les Emirats arabes unis, qui figurent également parmi les dix premiers de la liste noire. Selon le TJN, 32 milliards de dollars de fonds privés sont placés dans des paradis fiscaux et l'évasion fiscale représente plus de 1.000 milliards de dollars de manque à gagner pour les pays d’Afrique depuis 1970.
La banque suisse a ajusté mardi, à l’occasion de la publication de ses résultats du troisième trimestre, ses objectifs financiers sur la période 2016-2018 afin de prendre en compte le coût des nouvelles règles applicables aux banques systémiques en Suisse. UBS a notamment repoussé de 2016 à 2018 son objectif d’une rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE) ajustée supérieure à 15%. Au troisième trimestre, la banque a engrangé 2,1 milliards de francs de résultat net, y compris un crédit d’impôt de 1,3 milliard.
L’action StanChart cotée à Londres a perdu jusqu’à 11,3% en matinée après l’annonce par la banque britannique d’une vaste restructuration et d’une augmentation de capital de 3,3 milliards de livres, dans le bas de la fourchette attendue par les analystes. Vers 13 heures, le titre abandonnait encore 9%. Bill Winters, le nouveau directeur général du groupe, a aussi décidé la suppression de 15.000 postes dans le monde, la restructuration d’un tiers du bilan (100 milliards de dollars d’actifs pondérés) et le non versement du dividende en 2015, le tout afin d’atteindre un ratio de solvabilité en fonds propres durs CET1 de 12% à 13%.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a mis mardi à jour la liste des établissements considérés comme étant d’importance systémique au niveau mondial. Du côté des banques, la China Construction Bank (CCB) fait son apparition parmi les 30 groupes qualifiés de «G-SIB» et contraints de constituer des réserves supplémentaires de fonds propres. L’espagnole BBVA sort de la liste. Chez les neuf assureurs dits systémiques, le néerlandais Aegon remplace l’italien Generali.
La banque britannique a accepté de verser 94 millions de dollars dans le cadre d’un règlement amiable aux Etats-Unis pour mettre fin à des poursuites judiciaires liées à la manipulation des taux Euribor. Elle était poursuivie par un groupe d’investisseurs, en compagnie de 11 autres acteurs du marché. Parmi les plaignants figure le fonds de pension américain CalSTRS. Ce type d’accord est distinct des amendes qu’un certain nombre de banques, dont Barclays, ont versées depuis 2012 aux autorités américaines dans les dossiers de manipulation du Libor et de l’Euribor.
Les deux administrateurs représentant les salariés au conseil de surveillance du groupe bancaire mutualiste BPCE voteront mercredi pour le renouvellement anticipé du mandat du président du directoire François Pérol, ont annoncé hier les fédérations CFDT et CFE-CGC. «On ne souhaite pas une nouvelle période d’instabilité, cela relancerait la guerre des chefs», a déclaré Régis Dos Santos, président du Syndicat national de la banque et du crédit (CFE-CGC). Ce dernier a néanmoins prévenu que son syndicat demanderait à François Pérol un changement de la politique sociale.
Elke König, la responsable du Conseil de résolution unique (CRU), a déclaré hier que les règles européennes dites du MREL sur la résolution des banques en difficulté seraient alignées avec celles du TLAC. Les deux jeux de règles visent à faire en sorte que le renflouement d’une banque en difficulté puisse se faire par la mise à contribution d’un certain nombre d’éléments du passif. Le TLAC, dont le Conseil de stabilité financière doit dévoiler la version définitive le 9 novembre, s’appliquera aux banques systémiques au niveau mondial, tandis que le MREL, qui s’élèvera à 8% du passif, concernera toutes les banques européennes suivies par le CRU.
Deutsche Bank aurait débauché Alasdair Warren de chez Goldman Sachs pour diriger ses activités de banque de financement et d’investissement pour la région Europe-Moyen Orient- Afrique (Emea), rapportait hier Reuters. Alasdair Warren prendrait ses fonctions en 2016 après une période de non-concurrence de 6 mois. Il avait rejoint Goldman Sachs en 2005 et avait été nommé associé en 2008. Après avoir dirigé les activités d’equity capital markets, de convertibles et de dérivés actions pour la région Emea, il s’occupait désormais des relations avec les fonds d’investissement.
L’assureur-crédit a annoncé hier qu’il dévoilerait avant la fin de l’année un plan de réduction de coûts qui doit lui permettre de faire face à la perte des activités de gestion des procédures de garanties publiques à l’export, appelées à être transférées à Bpifrance, et à des difficultés au Brésil et en Chine. En dépit de cette conjoncture difficile dans certaines zones émergentes, le groupe a réussi à maîtriser l’évolution de son ratio de sinistralité. Son ratio combiné net de réassurance s’élevait ainsi à 81,8% au 30 septembre 2015, contre 77,4% un an plus tôt et 81,9% au 30 juin dernier.Sur les neuf premiers mois de l’exercice, le chiffre d’affaires consolidé a progressé de 5,1% à 1,1 milliard d’euros (+2,5% à données comparables), alors que le résultat net hors éléments retraités a reculé de 3,3% à 109,6 millions (-5,1% à données comparables).
La banque britannique Barclays a accepté de verser 94 millions de dollars dans le cadre d’un règlement amiable aux Etats-Unis pour mettre fin à des poursuites judiciaires liées à la manipulation des taux Euribor. La banque par qui le scandale est arrivé était poursuivie par un groupe d’investisseurs, en compagnie de 11 autres acteurs du marché. Parmi les plaignants, qui s’estiment lésés par la manipulation des taux, figure le fonds de pension américain CalSTRS. Ce type d’accord est distinct des amendes qu’un certain nombre de banques, dont Barclays, ont versées depuis 2012 aux autorités américaines dans les dossiers de manipulation du Libor et de l’Euribor.
Elke König, la responsable du Conseil de résolution unique (CRU) européen, a déclaré lundi que les règles européennes dites du MREL sur la résolution des banques en difficulté, seraient alignées avec celles du TLAC, élaborées au niveau international. «Notre travail sera d’aligner les règles du TLAC et le MREL», a indiqué la dirigeante.
Les deux administrateurs représentant les salariés au conseil de surveillance du groupe bancaire mutualiste BPCE voteront mercredi pour le renouvellement anticipé du mandat du président du directoire François Pérol, ont annoncé lundi à Reuters les fédérations CFDT et CFE-CGC. «On ne souhaite pas une nouvelle période d’instabilité, cela relancerait la guerre des chefs», a déclaré Régis Dos Santos, président du Syndicat national de la banque et du crédit (CFE-CGC), pour expliquer cette décision. Ce dernier a néanmoins prévenu que son syndicat demanderait à François Pérol un changement de la politique sociale.
Les covenants ont la vie dure. En Europe, les détenteurs d’obligations notées en catégorie spéculative ont de plus en plus de mal à protéger leurs investissements, rapporte l’agence Bloomberg. Bien souvent, des transactions arrivent sur le marché avec dix ou quinze clauses agressives que les investisseurs ont beaucoup de mal à modifier. Tout au plus parviennent-ils à en éliminer deux ou trois, ce qui représente une toute petite partie des mesures susceptibles de menacer leur investissement. Les émetteurs utilisent de plus en plus des clauses qui leur permettent de verser des dividendes à leurs actionnaires, souligne la société de recherche sur le crédit, DebtXplained. Les créditeurs militent en faveur d’une meilleure information sur les clauses qui diminuent leurs sûretés et certains d’entre eux demandent aux juristes des émetteurs de résumer et expliquer les principales clauses dans les premières pages de leurs documents de vente, souvent des centaines de pages, selon des proches de cette problématique. L’AFME (Association for Financial Markets in Europe) est bien consciente des inquiétudes des investisseurs en envisage de pencher sur ces questions au sein de sa division high-yield.
Tout un symbole: alors que Deutsche Bank a annoncé la suspension de son dividende pour 2015 et 2016, la deuxième banque allemande à capitaux privés, Commerzbank, va rétribuer ses actionnaires pour la première fois depuis le déclenchement de la crise financière. Le groupe a annoncé lundi qu’il proposera un dividende de 20 centimes par action au titre de 2015. Une bonne manière pour le président du directoire Martin Blessing, architecte du redressement de la banque, de tirer sa révérence, le dirigeant ayant refusé la proposition qui lui était faite de prolonger son mandat au-delà de 2016.
Deutsche Bank aurait débauché Alasdair Warren de chez Goldman Sachs pour diriger ses activités de banque de financement et d’investissement pour la région Europe-Moyen Orient- Afrique (Emea), selon Reuters. Alasdair Warren prendrait ses fonctions en 2016 après une période de non-concurrence de 6 mois. Il avait rejoint Goldman Sachs en 2005 et avait été nommé associé en 2008. Après avoir dirigé les activités d’equity capital markets, de convertibles et de dérivés actions pour la région Emea, il s’occupait désormais des relations avec les fonds d’investissement.
KeyCorp, une banque de Cleveland, va racheter l’établissement de Buffalo First Niagara Financial Group pour 4,1 milliards de dollars (3,7 milliards d’euros), ce qui constitue la plus grosse opération de l’année entre deux banques régionales américaines. La transaction, annoncée vendredi, créera la 13ème banque de dépôt des Etats-Unis par la valeur des actifs. L’acquéreur propose l’équivalent de 11,40 dollars par action First Niagara, soit 0,68 action KeyCorp et 2,30 dollars en numéraire, ce qui représente une prime de 9,8% sur le cours de clôture de sa cible jeudi.
La banque espagnole BBVA a publié vendredi au titre du troisième trimestre une perte de 1,1 milliard d’euros, nettement supérieure aux 875 millions attendus par les analystes. Cette perte a été notamment provoquée par une dépréciation de 1,8 milliard d’euros de ses activités en Turquie, annoncée cet été, en raison de l’acquisition d’une participation supplémentaire de 15% dans la banque turque Garanti, dont BBVA a pris le contrôle, et de la faiblesse de la livre turque. La deuxième banque espagnole a par ailleurs vu son ratio de fonds propres durs CET1 reculer à 9,8% contre 10,4% précédemment.