La pression monte sur les gestionnaires d’actifs en Europe. Un nouveau projet de règles européennes vise en effet à contraindre les sociétés de gestion à dévoiler la vérité au sujet des frais et autres commissions cachés qui peuvent drastiquement réduire la value des pensions de retraites individuelles, rapporte le Financial Times. Après des années de plaintes de la part des investisseurs, les autorités européennes appellent désormais de leur vœu la mise en place d’un nouveau système commercial en matière d’investissement dans lequel les vrais coûts d’investissement dans un fonds sont clairement exposés et mentionnés. Dans ce cadre, les régulateurs financiers européens ont publié un projet de règles sur la vente au détail de produits d’investissement, spécifiant que les coûts des fonds devraient être divulgués dans leur ensemble et dans un format standardisé, ce qui permettrait aux investisseurs de comparer les fonds plus facilement. Ces règles proposent notamment que « tous les types de coûts » portés par un fonds doivent être « pris en compte dans le montant de frais divulgué ». Ces nouvelles règles devraient entrer en vigueur en janvier 2017.
Les chefs d’Etat et de gouvernement du G20 ont adopté définitivement le plan de lutte contre l'évasion fiscale des multinationales, mis sur pied par l’OCDE, selon le communiqué final d’Antalya en Turquie. Le G20 souligne qu’il est crucial que ce projet connaisse une mise en oeuvre large et cohérente, en particulier sur le sujet délicat des accords entre administrations fiscales et multinationales (tax rulings).Les dirigeants des vingt plus puissantes économies du monde ont par ailleurs encouragé les pays en développement à rejoindre le mouvement, en réponse aux critiques des ONG notamment, qui reprochent aux pays riches de négocier en cercle fermé. Le G20 a confié à l’OCDE, qui a conçu le plan d’action, le soin de surveiller sa mise en oeuvre et de mettre en place une structure à cet effet dès le début de l’année prochaine.
Les investisseurs subissent des frais trop élevés dans au moins 20 des principaux marchés d’investissement du monde, selon une étude universitaire citée par le Financial Times fund management. Dans deux pays, la Suède et la Pologne, plus de la moitié des actifs des fonds actions locales sont canalisés vers des sociétés de gestion qui facturent des frais élevés pour une gestion active mais se contente de suivre l’indice de près. Ce phénomène est aussi répandu au Canada, en Finlande et en Espagne, avec des proportions de 40 % des actifs.
L’action de Coface progressait de plus de 5% mardi matin, après qu’Exane BNP Paribas a relevé son conseil sur le titre de neutre à surperformance. «Coface va fournir des détails et commencer à mettre en place son programme d’économies de coûts avant la fin de l’année. Ceci devrait constituer un catalyseur pour l’action», note le courtier dans une note sur la compagnie et son concurrent Euler. Les analystes relèvent que le titre a connu cette année une sous-performance relative de 32% par rapport au secteur de l’assurance, ce qui constitue un bon point d’entrée. Les craintes liées à la montée des risques crédit dans les pays émergents devraient moins peser à l’avenir, estime aussi Exane BNP Paribas.
Les banques placées sous la supervision directe de la BCE devront afficher un ratio de fonds propres common equity tier 1 (CET1) de 10,1% de leurs actifs pondérés des risques en moyenne l’an prochain, a déclaré mardi Sabine Lautenschläger, l’une des membres du directoire de la banque centrale. Les ratios imposés aux grandes banques pourraient toutefois varier entre 8% et 14% en fonction de la nature de leur bilan, a-t-elle ajouté lors d’une conférence. La BCE demande aux 122 banques qu’elle supervise directement d’augmenter leurs fonds propres relevant du pilier 2 des normes de solvabilité d’environ 30 points de base, et de 50 points pour les institutions jugées d’importance systémique. Elle a déjà fait savoir qu’à de rares exceptions, toutes les banques concernées respectaient les nouvelles exigences.
L’augmentation de capital d’Eurobank, la troisième banque grecque, a été pleinement souscrite, indique Reuters de source bancaire. Eurobank devait lever jusqu’à 2,04 milliards d’euros pour renforcer ses fonds propres à la suite d’une évaluation effectuée par la Banque centrale européenne et dont les résultats ont été publiés le mois dernier.
Moscou a confirmé hier une injection massive de fonds au capital de VEB, deuxième banque publique russe. Le quotidien Kommersant indiquait vendredi qu’un plan de sauvetage de 1.500 milliards de roubles (21 milliards d’euros) est en cours de préparation. «Le chiffre pourrait être légèrement affiné à la baisse, mais au total il sera très élevé», a reconnu le ministre russe de l’Economie Alexeï Ulyukayev. Le montant cité par Kommersant, qui creuserait de près de 10 points le déficit budgétaire du pays, serait difficilement supportable, compte tenu de la dégradation de ses finances publiques.
Le conseil de surveillance du groupe BPCE, réuni hier, a procédé à la nomination du nouveau directoire, sur proposition de François Pérol qui avait vu son propre mandat de président renouvelé début novembre jusqu’en 2020. Seul changement : la nomination de Catherine Halberstadt comme directeur général (DG) en charge des ressources humaines groupe, à compter du 1er janvier 2016. Actuellement DG de la Banque Populaire Massif Central, elle se verra aussi confier le secrétariat général de BPCE. Elle remplacera au directoire Anne Mercier-Gallay qui quitte le groupe.
BNP Paribas a commencé à recruter pour son nouveau centre européen de reporting financier, peut-on lire dans une offre d’emploi publiée sur le site internet de la banque de la rue d’Antin, rapportait hier Reuters. «BNP Paribas crée actuellement un centre européen d’opérations financières à Lisbonne avec environ 200 postes», écrit le groupe bancaire, qui n’avait encore jamais communiqué officiellement sur ce projet, révélé par L’Agefi en juin dernier.
Visa et Sodexo Pass France ont annoncé hier qu’ils s’associaient pour expérimenter la dématérialisation des titres-restaurants sur téléphone mobile, en enrichissant l’application mobile «Carte Pass Restaurant» avec la fonction de paiement NFC basée sur la technologie HCE. Cette solution, qui s’appuie sur les spécifications Visa, permet de gérer la transaction via le cloud, pour une plus grande sécurité des données échangées. Cette application est disponible pour les mobiles Android NFC.
Le groupe financier belge a fait état hier d’un recul moindre qu’attendu de son bénéfice net au troisième trimestre 2015 grâce à la solide performance de ses activités bancaires traditionnelles et d’assurance qui ont compensé la faiblesse de ses activités de marché. Le bénéfice net a reculé de 1,3% sur la période à 600 millions d’euros, nettement au-dessus des 515 millions attendus en moyenne par le consensus. KBC a confirmé sa politique de dividende prévoyant de distribuer au moins 50% des profits à partir de 2016.
« Il ne faut trop le dire que je suis Lyonnais », s’amuse Yves Champain. Un comble pour le directeur technique et financier d’Eovi Mcd Mutuelle qui a passé toute sa scolarité ainsi qu’une grande partie de sa carrière professionnelle à Saint-Etienne… Retour sur le parcours très mutualiste de ce lyonnais d’origine.
Des officiels russes ont confirmé lundi que Moscou s’apprêtait à injecter massivement des fonds au capital de VEB, la deuxième banque publique russe. Le quotidien Kommersant indiquait vendredi qu’un plan de sauvetage de 1.500 milliards de roubles (21 milliards d’euros) est en cours de préparation. «Le chiffre pourrait être légèrement affiné à la baisse, mais au total il sera très élevé», a reconnu le ministre russe de l’Economie Alexeï Ulyukayev. Le montant cité par Kommersant creuserait de près de 10 points le déficit budgétaire du pays et serait difficilement supportable, compte tenu de la dégradation des finances publiques liée à la chute des prix de l’énergie et à la crise ukrainienne.
Le conseil de surveillance du groupe BPCE, réuni le 16 novembre 2015, a procédé à la nomination du nouveau directoire, sur proposition de François Pérol, qui avait vu son propre mandat de président du directoire renouvelé début novembre jusqu’en 2020. Seul changement dans l’état-major: la nomination de Catherine Halberstadt comme directeur général en charge des ressources humaines groupe, à compter du 1er janvier 2016. Actuellement directeur général de la Banque Populaire Massif Central, elle se verra aussi confier le secrétariat général de BPCE.
Le régulateur chinois a annoncé vendredi le doublement des contraintes limitant le recours aux opérations sur marge, les investisseurs ne pouvant plus emprunter à partir du 23 novembre que 100% du montant dont ils disposent sur leurs comptes titres pour investir sur les actions cotées à Shanghai et Shenzhen, rapporte le quotidien financier L’Agefi. Pékin craint que le rebond des indices composites des deux places de respectivement 20% et 40% depuis leurs plus bas de mi-septembre, ainsi que le niveau de volatilité du marché (le plus élevé au monde selon Bloomberg), ne réactivent le recours massif à l’endettement des investisseurs particuliers, qui avait entraîné la création puis l’explosion de la bulle sur le marchés actions en seulement un an. Le régulateur a en outre prévenu que la fin du gel des IPO suite au rebond des cours permettra à 28 sociétés de faire leur entrée sur le marché à partir de vendredi. Le montant ciblé équivalent à 1,7 milliard d’euros affectera ainsi fortement la liquidité du marché.
La banque privée genevoise SCB Switzerland va payer une amende de 6,34 millions de dollars aux Etats-Unis pour régler ses affaires de fraude fiscale, rapporte L’Agefi suisse. En échange, les autorités américaines renoncent à toute poursuite pénale. Depuis août 2008, l’institut bancaire a géré 22 comptes, déclarés et non déclarés, en lien avec des clients américains pour un total d’avoirs sous gestion de 33,1 millions de dollars. Sur le sol suisse, la banque privée possède un seul bureau à Genève. Elle appartient à l’établissement financier londonien Standard Chartered.
Le spécialiste de l’investissement dans les DOM-TOM Inter Invest vient d’obtenir auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) un double agrément en qualité de société de financement et d’entreprise d’investissement. « Ce double agrément ACPR constitue une étape-clé dans le développement d’Inter Invest et souligne notre volonté d’apporter aux investisseurs un maximum de sécurité dans la structuration de nos opérations de financement. Par ailleurs, ce double agrément conforte notre ambition d’apporter aux entreprises ultra-marines des solutions alternatives au crédit bancaire classique », souligne Jérôme Devaud, directeur chez Inter Invest. Inter Invest, présenté comme le premier opérateur indépendant à obtenir cet agrément, dispose ainsi du statut légal pour intervenir en qualité de Société de financement en vue de financer des entités situées dans les DOM-TOM dans le cadre de dispositifs fiscaux ad hoc et d’Entreprise d’investissement pour le service de placement garanti. Ce double agrément ACPR / Banque de France permet de renforcer la sécurité et la transparence des opérations Inter Invest en « Loi Girardin » auprès des investisseurs. Les contraintes légales encadrant la profession d’opérateur étant insuffisantes, Inter Invest s’est inscrit dans une démarche volontaire afin de développer ses activités en toute sécurité en conformité avec la réglementation du secteur bancaire. S’appuyant sur une équipe de prestataires reconnus eux-mêmes agréés, Inter Invest s’engage ainsi à se conformer aux obligations réglementaires imposées par l’ACPR qui veille notamment au respect des règles destinées à protéger les investisseurs. Inter Invest, qui gère déjà plus de 1,26 milliard d’actifs, se dote ainsi de moyens supplémentaires pour apporter aux entreprises ultra-marines des ressources de financement adaptées à leurs besoins quel que soit leur secteur d’activité : immobilier, tourisme, transport, énergie, services, etc.
Fédéris risque gros. Le représentant du Collège de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a proposé ce vendredi 13 novembre à la commission des sanctions du régulateur d’infliger une amende de l’ordre de 700.000 euros à la société de gestion du groupe Malakoff Médéric, rapporte L’Agefi. Le régulateur lui reproche de ne pas avoir respecté les procédures en vigueur concernant l’émission des ordres, de ne pas avoir suivi les règles d’affectation prévisionnelle de ces ordres et, enfin, d’avoir eu un système de contrôle interne insuffisant en ce qui concerne l’application de ces règles. Ces griefs ont été établis à partir de l’analyse d’une série d’ordres passés en 2013. Pour leur défense, les représentants de Fédéris ont fait valoir que la société de gestion n’avait jamais porté atteinte aux intérêts de ses clients, que la majorité des ordres passés au cours de la période mise en cause était bien pré-affectés et qu’elle avait remédié à toutes insuffisances de ses procédures et systèmes en réalisant de lourds investissements. La décision de la Commission des sanctions devrait être connue dans quelques semaines, précise L’Agefi.
Le gouvernement veut renforcer le plan d'épargne en actions destiné au financement des entreprises de taille petite, moyenne ou intermédiaire (PEA-PME), rapporte L’Agefi. Un article du projet de loi de finances rectificative (PLFR) veut notamment assouplir les critères d'éligibilité des actions et ouvrir le dispositif aux obligations convertibles. Le gouvernement propose également de revoir les critères d'éligibilité pour les actions en ouvrant le dispositif aux titres des sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d’euros, et dont le capital n’est pas détenu à plus de 25% par une seule personne morale. Il est aussi prévu que les sociétés éligibles, et leurs filiales, emploient moins de 5.000 salariés et aient un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 milliard d’euros ou un total de bilan inférieur à 2 milliards d’euros, indique le quotidien.
John Griffith-Jones, président du régulateur britannique des services financiers, la FCA (Financial Conduct Authority), estime que les gestionnaires de fortune consacrent beaucoup trop de temps à la régulation, rapporte le site spécialisé fundstrategy. A l’occasion d’une conférence organisée par la Wealth Management Association, le patron de la FCA a déclaré que les gestionnaires seraient bien avisés de passer moins de temps sur les problématiques réglementaires et de se concentrer davantage sur leur activité. Car en étant trop attentif à la réglementation, les gestionnaires ont tendance à négliger le client, a souligné John Griffith-Jones qui reconnaît toutefois que la «charge» réglementaire a plutôt tendance à s’alourdir. Mais, si les gestionnaires produisent un «service de qualité apprécié», le secteur devrait prospérer et il sera en outre assujetti à moins de régulation, a ajouté le responsable.
BNP Paribas a commencé à recruter pour son nouveau centre européen de reporting financier, peut-on lire dans une offre d’emploi publiée sur le site internet de la banque de la rue d’Antin, indique Reuters. «BNP Paribas crée actuellement un centre européen d’opérations financières à Lisbonne avec environ 200 postes», écrit le groupe bancaire, qui n’avait encore jamais communiqué officiellement sur ce projet, révélé par L’Agefi en juin dernier. Ce centre, qui regroupera au Portugal des fonctions basées dans d’autres pays européens, a vocation à prendre en charge la montée en puissance des fonctions finances très sollicitées, notamment par les exigences des régulateurs.
L’assureur néerlandais a conclu la vente d’un portefeuille de seize actifs immobiliers commerciaux situés aux Pays-Bas à un consortium d’investisseurs comprenant le promoteur singapourien First Sponsor Group et Cobb Netherlands. Le montant de la transaction s’élève à 226,6 millions d’euros. Delta Lloyd doit faire le point le 2 décembre sur les impacts pour le groupe de Solvabilité 2.
Mizuho Financial Group a vendu les dernières actions Bank of America qu’il détenait encore, indiquait vendredi Reuters en se référant à des sources de marché. Le groupe bancaire japonais a placé 30 millions de titres sur le marché, à un prix unitaire de 17,10 dollars, soit avec une décote de 1,6% sur le cours de clôture de jeudi soir.
Le PDG d’Axa va rejoindre le conseil d’administration du groupe bancaire britannique HSBC à compter du 1er mars prochain. Il siègera en tant qu’administrateur indépendant non exécutif. Paul Walsh, l’ancien PDG de Diageo, intègrera pour sa part le conseil à compter du 1er janvier. Rona Fairhead et Sir Simon Robertson se retireront à l’occasion de l’assemblée générale 2016, tandis que Safra Catz quittera le conseil dès fin 2015. A l’issue de ces changements, le conseil comptera 14 administrateurs indépendants non exécutifs, trois administrateurs exécutifs et un président à plein temps.
L’International Finance Corporation (IFC), rattaché à la Banque mondiale, va participer à la recapitalisation des quatre principales banques grecques. «Nous avons l’accord de notre conseil pour prendre part à la recapitalisation du secteur et investir jusqu’à 300 millions d’euros», a indiqué vendredi Dimitris Tsitsiragos, vice-président de l’IFC. National Bank of Greece, Piraeus Bank, Eurobank and Alpha Bank doivent combler un déficit de fonds propres estimé à 14,4 milliards d’euros à la suite du test de résistance mené par la BCE en octobre.
Tête de liste PS aux élections régionales en Bretagne, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, a apporté son soutien jeudi au Crédit Mutuel Arkéa (CMA) dans le combat qui oppose la banque au CM11-CIC, son cousin de Strasbourg. Arkéa conteste le changement des statuts de la Confédération nationale du Crédit mutuel (CNCM), où le CM11-CIC est largement majoritaire, craignant d’y perdre son autonomie. Voté le mois dernier, il prévoit de transformer la CNCM, association loi 1901, en société coopérative à capital variable, une exigence liée à la mise en place de la supervision bancaire unique à la BCE.
Les banques grecques Alpha Bank et Piraeus Bank ont été autorisées ce week-end par leurs actionnaires à lever des fonds auprès du secteur privé pour combler une partie du manque en capitaux dévoilé fin octobre par la Banque centrale européenne (BCE). Samedi, la première a dit prévoir de lever à brève échéance 1,55 milliard d’euros via l’émission de nouvelles actions et la seconde a annoncé hier qu’elle visait 1,34 milliard d’euros dans le cadre d’un appel au marché.
Un tribunal fédéral de Manhattan a estimé vendredi que la banque américaine avait agi de bonne fois en vendant à découvert à l’automne 2008 des actions du fabricant de pièces détachées automobiles Magna International. Morgan Stanley était accusée par Oleg Deripaska d’avoir utilisé des informations privilégiées pour prendre cette décision qui a fait perdre à Veleron, la société d’investissement de l’homme d’affaires russe, environ 900 millions de dollars (836 millions d’euros) sur un total de 1,5 milliard investis.