«Allons nous laisser le concept de Newcits se développer sans agir ?», s’est exclamé Jean-Baptiste de Franssu, président de l’Efama et CEO d’Invesco Europe, lors d’une intervention consacrée à la responsabilité des sociétés de gestion vis-à-vis des investisseurs, à l’occasion des journées de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi).Depuis plusieurs mois, de nouveaux acteurs, notamment des sociétés de gestion alternative, utilisent l’enveloppe Ucits pour vendre leurs stratégies de hedge funds massivement dans toute l’Europe, à tous les types d’investisseurs, notamment retail. Pour Jean-Baptiste de Franssu, certains vont trop loin dans l’interprétation de la réglementation et essaient de «transformer ce segment en une sorte de nouveau hedge fund».A l’heure où les investisseurs, en pleine crise de confiance, ont besoin de plus de transparence et de clarté, il fustige le degré de sophistication de certains de ces produits, qui sont incompréhensibles. «Nous ne pouvons laisser ces produits se vendre comme cela». Pour lui, «il existe un vrai danger que cela nuise à la réputation de la marque Ucits». Interrogé par Newsmanagers sur le sujet, Claude Kremer, président de l’Alfi et vice-président de l’Efama, a déclaré qu’il partageait aussi ces craintes, même s’il pense qu’il ne faut pas revenir en arrière en matière de sophistication, mais plutôt faire attention à la manière dont ces produits sont distribués. L’introduction de tickets d’entrée plus élevés pour les Newcits ne lui semble pas une mauvaise idée. Au cours de son intervention, Jean-Baptiste de Franssu a par ailleurs aussi prôné l’introduction d’un certificat de conseiller financier dans toute l’Europe. «Cela permettrait de renforcer la confiance des investisseurs», selon lui. Il a également insisté sur la nécessité de mieux éduquer les investisseurs. Pour lui, globalement, le secteur de la gestion d’actifs doit être davantage centré sur l’investisseur. Un thème aussi repris par les dirigeants de l’Alfi.