Le Parquet de Cologne a confirmé mercredi avoir ouvert une instruction officielle sur une affaire d’abus de confiance dans laquelle seraient impliqués «d’anciens responsables» de Sal. Oppenheim, rapporte Die Welt. La Frankfurter Allgemeine Zeitung indique pour sa part que, d’après les milieux financiers, l’enquête concernerait les quatre derniers dirigeants de la banque, des associés-gérants (Matthias, comte von Krockow, Christian, baron von Oppenheim, Carl Janssen et Dieter Pfundt) qui ont démissionné sous la pression de la BaFin. Il leur serait reproché avant tout un prêt de 680 millions d’euros accordé par la banque à certains de ses associés appartenant aux familles von Oppenheim et von Krockow. Ce prêt aurait été consenti à des «conditions non-conformes à celles du marché» et sans collatéral pour la moitié du montant.
La Securities and Exchange Commission examine certains paris effectués contre des actions avant de nouvelles émissions, dans le cadre d’une enquête sur les hedge funds, rapporte le Wall Street Journal. Cela concerne notamment Appaloosa Management et Carlson Capital.
L’Association britannique de la gestion (IMA) a salué la décision du chancelier de l’Echiquier de travailler avec les professionnels du secteur pour amender le regime du droit de timbre. En clair, cette taxe, qui concerne les fonds autorisés au Royaume-Uni, pourrait être supprimée. Y sont notamment assujettis les fonds britanniques investissant dans d’autres fonds, même si ces fonds n’investissent pas dans des actions britanniques. C’est cet élément de la taxation qui pourrait être levé, ce qui permettrait aux fonds domiciliés au Royaume-Uni de se retrouver à égalité de concurrence avec les fonds offshore.Le gouvernement britannique a par ailleurs annoncé son intention de mettre en place un groupe de travail sur l'établissement éventuel d’un véhicule de fonds contractuel fiscalement transparent. Il est également question d’améliorer le nouveau régime des fonds investis dans des fonds offshore non réglementés.
La réglementation était au menu de la dernière après-midi des journées de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi). L’occasion de passer en revue avec les professionnels de la gestion les opportunités que la future réglementation présente, mais aussi les inquiétudes qu’elle peut susciter.Pour Marc Raynaud, président du conseil de BNP Paribas Asset Management Luxembourg, le principal apport de la directive, qui représente aussi un gros défi, est qu’elle permet de rationaliser les gammes. Il cite également le KID (key information document), qui sera un document simple et plus clair pour l’investisseur, et les modifications des procédures d’enregistrement qui devraient aider à enregistrer des fonds dans différentes juridictions. Paul Freeman, managing director, en charge du développement de produits et de la gestion de la gamme chez BlackRock à Londres, estime pour sa part que la plus grosse opportunité que présente Ucits IV est la structure « master-feeder », qui permettra d’entrer dans des pays où il est nécessaire d’avoir des fonds locaux. Il se félicite aussi de l’arrivée du KID, même s’il soulève néanmoins plusieurs réserves à ce sujet. En effet, il s’interroge sur la logistique qui va entourer ce nouveau document. Si tous les fonds doivent désormais avoir leur Kid, cela correspond, pour BlackRock, à 20.000 documents à produire d’ici à la fin décembre et à traduire dans différentes langues. Pour lui, il s’agit d’une «folie totale». Marc Raynaud abonde dans son sens, et s’interroge sur la capacité des régulateurs à passer en revue l’ensemble de ces documents dans un laps de temps aussi court. Enfin, Noel Fessey, managing director de Schroder Investment Management (Luxembourg), se demande aussi si le fait d’imposer le KID comme seul document de vente est une bonne idée. Pour lui, cela pourrait conduire à la vente de produits inappropriées («misselling»).
«Nous espérons que la directive AIFM verra le jour avant la fin juin», a déclaré Emil Paulis, director, Financial services Policy & Financial markets, à la Commission européenne, lors des journées de l’Association luxembourgeoises des fonds d’investissement (Alfi). Le texte vise à encadrer l’activité des gestionnaires de fonds alternatifs. Il a ajouté que le cœur du problème aujourd’hui n’était pas l’idée du passeport européen, mais plutôt les conditions auxquelles il sera possible de l’obtenir. Des discussions ont d’ailleurs lieu ce jeudi à Bruxelles pour tenter de rapprocher les positions sur le projet de directive, a indiqué Emil Paulis. Un nouveau vote aura lieu le 12 avril.
Selon Les Echos, la présidence espagnole de l’Union et les élus de Strasbourg se rencontrent aujourd’hui à Bruxelles pour tenter de rapprocher leurs positions sur le projet de directive visant à encadrer l’activité des gestionnaires de fonds alternatifs. Il s’agit notamment de régler le problème du «passeport européen» qui permettrait aux gestionnaires basés hors d’Europe de commercialiser, sous certaines conditions, leurs fonds dans toute l’Union à partir du moment où ils obtiennent l’autorisation d’un seul de ses Etats membres.
Le Comité européen des régulateurs boursiers CESR va publier sous peu ses nouvelles règles sur les fonds monétaires en Europe. Deux catégories de fonds monétaires seront définies : les fonds monétaires court terme et les fonds monétaires long terme. Un consensus semble aujourd’hui se dessiner sur les critères auxquels devront répondre les sociétés de gestion pour prétendre à l’une ou l’autre appellation. Ainsi, pour les fonds court terme devraient, on s’acheminerait vers une maturité moyenne pondérée (weighted average maturity) de 60 jours et une vie moyenne pondérée (weighted average life) de 120 jours, tandis que pour les fonds monétaires long terme, ces chiffres seraient de respectivement 6 mois et 12 mois.Une période de transition est aussi en cours de discussion pour les fonds monétaires qui n’entrent pas dans ce nouveau cadre et veulent néanmoins garder l’appellation.
L’Agefi rapporte que Paris Europlace doit officialiser aujourd’hui l’arrivée à la tête de sa commission Finance Islamique de Philippe Henry, responsable de l’activité Corporate and Institutional Banking chez HSBC pour la France et le Benelux. Il succède ainsi à Gilles Saint-Marc, associé chez Gide Loyrette Nouel. Un avocat qui passe le relais à un banquier, note le quotidien, permet d’envisager qu’après la réflexion engagée sur l’acclimatation de la finance islamique en France, est venu le temps de la mise en pratique. L’instruction fiscale du 25 février 2009 devrait être améliorée et complétée par de nouvelles instructions. En outre, sur le sujet des sukuks, Paris Europlace travaille sur deux outils en particulier : les obligations participatives et convertibles en actions et les fonds communs de titrisations combinés avec la fiducie, ajoute le quotidien.
Veolia Environnement a indiqué le 24 mars que le président du conseil d’administration et nouveau patron d’EDF, Henri Proglio, abandonnerait ses fonctions au sein du groupe avant la fin de l’année 2010, renonçant ainsi à une double casquette très critiquée. «Henri Proglio a informé le conseil de son intention de quitter la présidence du conseil avant la fin de l’année», indique le groupe, dans un communiqué diffusé à l’issue d’une réunion de son conseil. Le nom de son successeur n’a pas été dévoilé.Le conseil d’administration de Veolia Environnement a décidé de proposer à l’assemblée générale du 7 mai 2010, la nomination de nouveaux administrateurs : M. Antoine Frérot, directeur général de Veolia Environnement et le Groupe Industriel Marcel Dassault, qui serait représenté par son directeur général délégué, M. Olivier Costa de Beauregard.Cette proposition serait complétée par la création d’un poste de censeur, qui serait confié à Thierry Dassault. Il sera également proposé le renouvellement de MM. Daniel Bouton, Jean-François Dehecq, Paul-Louis Girardot, Serge Michel et Georges Ralli ainsi que la ratification de la cooptation de Mme Esther Koplowitz et sa nomination comme administrateur de la société.
D’après une étude de McKinsey, les banques allemandes doivent d’urgence lever des capitaux parce que, d’ici à 2012, elles doivent trouver 60 milliards d’euros pour satisfaire aux nouvelles règles prudentielles ainsi que 50 milliards pour rembourser les aides d’Etat, rapporte Die Welt. Le projet de prélèvement sur les banques que le gouvernement allemand projette actuellement ne fera qu’aggraver le problème.
Le gendarme des marchés financiers britanniques, la FSA, a indiqué le 23 mars que six personnes avaient été arrêtées pour délits d’initié, dont deux professionnels biens connus de la City travaillant dans de grands établissements et un représentant d’un hedge fund. La FSA précise dans un communiqué que 143 policiers, accompagné de la SOCA (Serious Organised Crime Agency), une unité spéciale de la police, ont perquisitionné dans 16 lieux différents, bureaux et domiciles, où ils ont saisi des documents et des ordinateurs.«Ces professionnels de la City sont soupçonnés d’avoir transmis des informations confidentielles à des traders (soit directement, soit par le biais d’intermédiaires), qui s’en sont ensuite servi pour réaliser des plus-values conséquentes», précise la FSA dans son communiqué.L’enquête avait démarré fin 2007. Depuis 2008, la FSA a ainsi procédé à cinq vagues d’arrestations (en comptant l’opération d’hier) portant sur ce type de délit financier.
D’après le sondage annuel de la Deutsche Bank auprès des investisseurs institutionnels, les hedge funds peuvent tabler pour 2010 sur des souscriptions nettes de 222 milliards de dollars, ce qui représenterait avec environ 15 % la plus forte hausse depuis le début de la série voici huit ans, rapporte le Handelsblatt. Si cette projection se vérifiait, l’encours total remonterait à 1.700 milliards de dollars fin décembre contre 1.900 milliards fin 2007 et 1.100 milliards fin 2008.D’autre part, 50 % des investisseurs interrogés jugent que le plus grand danger pour le secteur des hedge funds réside dans l’offensive de régulation qu’ont entamée les autorités de surveillance européennes et américaine. Les hedge funds risquent d'être pris en tenaille par les nouvelles réglementations comme celles qui interdisent les ventes à découvert ou qui visent augmenter la transparence des transactions hors Bourse (OTC).
L’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi) a annoncé mardi le lancement de son «investment centre», un site internet qui se présente comme un «guide facilement compréhensible du monde des fonds et de l’investissement», ayant vocation à «offrir des réponses simples aux questions que les investisseurs se posent». Il se compose de quatre parties, a indiqué Claude Kremer, président de l’Alfi et vice-président de l’Efama, en introduction des journées de l’Alfi. La première est dédiée aux choix d’investissement, la deuxième répond à la question «pourquoi choisir un Ucits», la troisième explique les caractéristiques des fonds coordonnés et la dernière offre une série d’outils comme un glossaire et des liens. L’"investment centre» s’inscrit dans le cadre des préoccupations de l’Alfi visant à mieux écouter les investisseurs. Les quatre autres priorités de l’association luxembourgeoise sont : soutenir une réglementation de haut niveau, créer des produits qui répondent aux nouvelles aspirations des investisseurs, renforcer la compétitivité de l’industrie des fonds en Europe et aller à la rencontre des investisseurs locaux.Ce site, disponible en anglais pour le moment, sera traduit en français et en allemand.
«Allons nous laisser le concept de Newcits se développer sans agir ?», s’est exclamé Jean-Baptiste de Franssu, président de l’Efama et CEO d’Invesco Europe, lors d’une intervention consacrée à la responsabilité des sociétés de gestion vis-à-vis des investisseurs, à l’occasion des journées de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi).Depuis plusieurs mois, de nouveaux acteurs, notamment des sociétés de gestion alternative, utilisent l’enveloppe Ucits pour vendre leurs stratégies de hedge funds massivement dans toute l’Europe, à tous les types d’investisseurs, notamment retail. Pour Jean-Baptiste de Franssu, certains vont trop loin dans l’interprétation de la réglementation et essaient de «transformer ce segment en une sorte de nouveau hedge fund».A l’heure où les investisseurs, en pleine crise de confiance, ont besoin de plus de transparence et de clarté, il fustige le degré de sophistication de certains de ces produits, qui sont incompréhensibles. «Nous ne pouvons laisser ces produits se vendre comme cela». Pour lui, «il existe un vrai danger que cela nuise à la réputation de la marque Ucits». Interrogé par Newsmanagers sur le sujet, Claude Kremer, président de l’Alfi et vice-président de l’Efama, a déclaré qu’il partageait aussi ces craintes, même s’il pense qu’il ne faut pas revenir en arrière en matière de sophistication, mais plutôt faire attention à la manière dont ces produits sont distribués. L’introduction de tickets d’entrée plus élevés pour les Newcits ne lui semble pas une mauvaise idée. Au cours de son intervention, Jean-Baptiste de Franssu a par ailleurs aussi prôné l’introduction d’un certificat de conseiller financier dans toute l’Europe. «Cela permettrait de renforcer la confiance des investisseurs», selon lui. Il a également insisté sur la nécessité de mieux éduquer les investisseurs. Pour lui, globalement, le secteur de la gestion d’actifs doit être davantage centré sur l’investisseur. Un thème aussi repris par les dirigeants de l’Alfi.
Selon L’Agefi suisse, les risques juridiques dans les relations transfrontières de gestion privée représentent actuellement une préoccupation prioritaire pour la place financière. L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) identifie de nombreuses questions en suspens, qui dans certains cas exigeront une réponse du législateur. Notamment en ce qui concerne le droit fiscal étranger et les dispositions pénales qui y sont liées. Si des solutions négociées avec les différents Etats ne sont pas trouvées, la Finma serait contrainte de renforcer ses mesures de contrôle, le cas échéant «drastiquement». Il s’agit de limiter les risques juridiques associés aux opérations transfrontières, de rétablir la sécurité juridique et d’éviter une criminalisation des intermédiaires financiers en vertu du droit étranger. L’autorité de surveillance recommande entre-temps d’éviter tout conseil aux clients concernant les fonds non déclarés.
L’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement va ouvrir un bureau de représentation à Hong-Kong, a annoncé Claude Kremer, le président de l’Alfi et le vice président de l’Efama, mardi, lors des journées de l’Alfi. Une décision qui reflète l’importance du marché asiatique pour l’industrie luxembourgeoise des fonds, qui repose sur le développement de la marque Ucits. D’ores et déjà, l’Asie-Pacifique utilise les fonds coordonnés européens. Sur les trois premiers trimestres 2009, plus de 14 % des souscriptions brutes dans les Ucits venaient de la région, selon Lipper FMI. L’Alfi cherche donc, pour cette structure, une personne connaissant bien à la fois le marché luxembourgeois des fonds et le marché asiatique de la gestion d’actifs. Le processus de recrutement est lancé, avec comme objectif d’ouvrir le bureau d’ici la fin du premier semestre. La personne qui sera embauchée aura pour mission d’aller à la rencontre de toutes les parties prenantes du secteur de la gestion d’actifs en Asie : investisseurs, régulateurs, sociétés de gestion… Elle sera aussi appelée à voyager dans toute l’Asie, et notamment en Chine, un marché immense sur lequel l’Alfi lorgne… Le combat n’est toutefois pas gagné, car la Chine est pour l’instant complètement fermée à la distribution de fonds étrangers, comme le notait Sanjiv Sawhney, global head of fund services de Citi au Luxembourg, dans une présentation lors des journées de l’Alfi. Mais l’ouverture de ce bureau ne signifie pas pour autant que l’Alfi se désintéresse des autres marchés internationaux que sont l’Amérique latine et le Moyen-Orient. Actuellement, l’Amérique latine et l’Asie représentent 40 % des ventes nettes totales des Ucits et leur croissance est plus rapide que celles en Europe. On mesure donc l’enjeu pour l’Alfi…
Le troisième baromètre annuel Capitalcom 2010 publié le 23 mars fait apparaître deux enseignements majeurs. Tout d’abord, l'émergence du «chiffrage» des offres vertes par quatre groupes précurseurs au sein du CAC 40, à savoir Saint Gobain, Schneider Electric, Air Liquide et PSA Peugeot Citroën, puisque ces dernières intègrent désormais l’environnement dans leur chiffre d’affaires. Ensuite, la mobilisation croissante des groupes dans la lutte contre le changement climatique, avec une évolution significative du nombre d’entreprises communiquant des objectifs chiffrés dans ce domaine et réalisant un bilan carbone.En moyenne, les groupes du CAC 40 publient cinq objectifs environnementaux chiffrés (émission de GES, diminution/valorisation des déchets, consommation d'énergie, consommation d’eeau, énergie renouvelable). Près de la moitié du CAC 40 réalise un bilan carbone, près de trois fois plus qu’en 2008. Dix-huit groupes ont ainsi effectué un bilan carbone l’an dernier, contre 7 en 2008.
Selon Les Echos, les Caisses d’Epargne (groupe BPCE) ont décidé début mars d’arrêter la notation développement durable de leurs produits financiers annoncée en 2007. «Cette décision va totalement à l’encontre des engagements pris, au beau milieu d’une crise financière majeure qui a révélé l’absence de transparence du secteur financier, et juste avant la généralisation de l'étiquetage aux produits grand public, dans le cadre du Grenelle de l’environnement», estime l’association Les Amis de la Terre.
Selon Les Echos, six poids lourds de l’industrie française - Thales, EADS, Alstom, Lagardère, Technip et Vivendi – ont adressé une requête à la Cour suprême américaine pour qu’elle s’exprime sur la légitimité des actions collectives en justice contre des sociétés européennes et portant sur des actions achetées hors des Etats-Unis. En particulier, les «class actions» américaines entrent sérieusement en conflit avec les pratiques dans le domaine de la protection des actionnaires des pays membres de l’Union européenne.
Une taxe bancaire doit voir le jour en Allemagne, rapporte l’Agefi. Elle concernera tous les établissements et alimentera le fonds de stabilité SoFFin mais elle variera en fonction du montant des risques.Dans son fonctionnement, elle s’apparente au mécanisme mis en place l’an dernier par la Suède qui a instauré une taxe sur les bilans des banques plutôt qu’une taxe sur les transactions. Berlin veut présenter les détails de son projet dans le courant du mois d’avril afin de pouvoir l’adopter avant la pause de l'été.
Le gouvernement de coalition à Berlin envisage d’instaurer la semaine prochaine un nouveau prélèvement sur les banques afin d’obliger ces dernières à prendre des précautions pour les crises financières à venir. Selon les experts de ce gouvernement, la ponction serait d’un milliard d’euros, ce montant étant affecté à un fonds spécial, rapporte le Handelsblatt. Le montant du prélèvement serait fonction de la taille et des risques du bilan.La Bundesbank et la BaFin pensent pour leur part que les banques et les assurances pourraient verser jusqu'à 9 milliards d’euros par an.
Les Républicains s’apprêtaient à lancer ce début de semaine une vaste offensive contre la réforme de la régulation financière, rapporte la Tribune. A l’occasion de l’ouverture du débat à la commission bancaire du Sénat américain, les élus de l’opposition ont l’intention de déposer 300 amendements.
Selon Les Echos, la plate-forme américaine de négociation par blocs Liquidnet connaît un succès grandissant parmi les grands investisseurs institutionnels mondiaux. Ses dirigeants comptent sur la révision de la directive MIF, notamment sur le chapitre des dark pools, pour renforcer leur position sur le Vieux Continent.
Selon une étude d’UBS concernant le projet Bâle III, les propositions actuelles, si elles ne sont pas amendées, conduiront à une « longue récession économique », certaines étant « potentiellement destructrices des fondements mêmes d’un système bancaire profitable », rapporte la Tribune.
Selon le «baromètre sur les entreprises et le développement durable» réalisé pour la conférence Federe organisée ce mardi par Les Echos, les entreprises n’attendant plus seulement de leur engagement en faveur du développement durable une amélioration de leur image, mais aussi un vecteur d’innovations. A la question, «la crise financière a-t-elle freiné l’engagement de votre entreprise dans le développement durable», 52% des 200 responsables interrogés répondent par la négative, et 31% soulignent qu’au contraire, cela l’a renforcé. D’autant plus que 82% d’entre eux se déclarent concernés par le Grenelle de l’environnement, souligne le quotidien.
Le cabinet Orrick Rambaud Martel a assigné devant le tribunal de commerce de Paris le 25 mai prochain UBS AG, UBS Luxembourg, UBS Fund Services Luxembourg et UBS Third Party Management, toutes les entités luxembourgeoises de la banque suisse impliquées dans la Sicav « madoffée » Luxalpha, rapporte la Tribune.Certaines informations renseignées dans le prospectus agréé par la CSSF, le régulateur luxembourgeois, et visé par l’Autorité des marchés financiers qui en a autorisé la commercialisation en France le 25 mars 2004 sont erronées. Bernard Madoff n’apparaît dans aucune des quatre versions du prospectus de Luxalpha, ce qui devait être le cas compte tenu de ses fonctions de broker-dealer, sous-dépositaire et gérant du fonds. Or, la réglementation européenne interdit la double fonction dépositaire-gérant. Madoff ne pouvait donc pas être dans le prospectus, et UBS Luxembourg ne pouvait l’ignorer.
Les entreprises du SBF 120 sont de plus en plus nombreuses à prendre conscience de la nécessité de maîtriser les risques. Elles sont 50% à disposer de structures dédiées à la gestion des risques et 53% à l’audit interne, selon la quatrième édition de l'étude réalisée par Grant Thornton en collaboration avec l’Ecole des Arts et Métiers Paris sur les pratiques des sociétés du SBF 120 en matière de gestion des risques et de contrôle interne.Et ce sont 92% des entreprises du SBF 120 qui utilisent aujourd’hui un cadre de référence contre 56% en 2006. Le référentiel mis à disposition par l’Autorité des Marchés Financiers est le plus utilisé (51%). Par ailleurs, 55% des sociétés du SBF 120 ont mis en place une cartographie des risques au sein de leur entreprise afin de les identifier et de les maîtriser. Néanmoins, bien que l’ensemble des sociétés tente d’étendre l’analyse de leurs risques, (53 % font référence à leurs risques industriels et 57 % à leurs risques environnementaux), seules 17 % font état d’une cartographie de leurs risques opérationnels, limitant quelque peu la globalité de l’analyse.Enfin, l’étude souligne un trop peu d’homogénéité quant à la mise en place d’une structure unique de pilotage de la cartographie des risques au sein de l’entreprise, puisque seuls 22% des structures concernées montrent une participation de l’équipe du management dans son élaboration.
Le Handelsblatt rapporte que, selon deux proches du dossier, la justice pourrait ouvrir une instruction à l’encontre d’anciens associés-gérants de Sal. Oppenheim au sujet de crédits qu’ils se seraient fait accorder à eux-mêmes par la banque.Cela risque d’entraîner une réaction en chaîne, avec des plaintes au civil d’autres anciens associés-gérants. Il pourrait également se faire que les anciens dirigeants de la banque privée soient mis en cause pour les concours financiers octroyés à Madeleine Schickedanz, l’un des actionnaires de référence du groupe Arcandor.
L’achat par les autorités allemandes d’un CD avec les données relatives aux comptes en Suisse va se traduire dans les semaines qui viennent par au minimum 1.100 perquisitions chez des particuliers et des salariés du Credit Suisse, rapporte Die Welt. Selon le procureur Dirk Negenborn, le montant des fortunes non déclarées se monte à 1,2 milliard d’euros.
La société de gestion britannique Threadneedle estime que les fonds de performance absolue mériteraient dde disposer d’un meilleur système de classification compte tenu de la poursuite du développement de ce marché et des divergences entre les différentes approches d’investissement, selon Fund Strategy.Alors que l’association britannique de la gestion a récemment introduit un secteur dédié aux fonds de performance absolue, la diversité des approches rend les comparaisons entre fonds excessivement difficile tant pour les investisseurs que pour les conseillers lorsqu’il s’agit de choisir un fonds», souligne Gary Collins, responsable des ventes retail britanniques de Threadneedle.Au cours des douze derniers mois, le marché britannique a vu apparaître 26 nouveaux fonds de performance absolue.