Les autorités des marchés financiers britanniques (la FSA, Financial Services Authority) ont publié le 26 mars de nouvelles règles qui imposent notamment aux conseillers financiers ou aux fournisseurs de produits d’investissement retail de préciser d’entrée de jeu le montant des frais liés au service proposé et de ne plus dissimiler le coût du conseil dans le coût du produit. Ces règles, qui s’appliqueront à compter de 2012, sont le point d’aboutissement d’une étude sur les placements auprès des particuliers britanniques (Retail Distribution Review ou RDR).Il s’agit notamment de mettre fin au biais induit par la rémunération des conseillers financiers par des commissions, un produit assorti d’une commission plus avantageuse étant inévitablement mieux et davantage vendu par le conseiller percevant cette commission. Le nouveau dispositif interdit justement les commissions versées aux conseillers financiers par les fournisseurs de produits. Le communiqué de la FSA insiste tout particulièrement sur la nécessité de restaurer la confiance des consommateurs dans ce marché des produits financiers qui devrait se caractériser par un professionnalisme accru et un meilleur affichage des coûts (transparence). Parallèlement à la publication de ces nouvelles règles, la FSA a lancé une consultation, ouverte jusqu’au 26 mai, sur les plates-formes de distribution de produits financiers. L’Association britannique de la gestion (IMA) a immédiatement réagi aux dernières initiatives de la FSA en les qualifiant d’utiles mais aussi d’incomplètes."En particulier, nous devons mieux comprendre comment la FSA envisage le fonctionnement pratique pour le secteur de la gestion d’actifs du régime de rémunération du conseiller», observe notamment Julie Patterson, Director of Authorised Funds & Tax au sein de l’association professionnelle. En outre, l’IMA estime que dans le sillage des décisions prises sur l’encadrement des plates-formes, la FSA serait bien avisée de revoir le dispositif publié le 26 mars. L’association souligne aussi que le périmètre des produits d’investissement devrait comprendre l’ensemble des produits structurés, la définition actuelle étant jugée trop restrictive. Autrement dit, la FSA a peut-être écrit un chapitre essentiel mais il en reste encore plusieurs à rédiger…