Selon Les Echos, la Securities & Exchange Commission (SEC) a engagé des poursuites contre Goldman Sachs, reprochant à la banque d’avoir trompé ses clients au bénéfice du fonds d’investissement Paulson & Co., qui a fait sa récente fortune en jouant sur la baisse des valeurs immobilières. Un Français âgé aujourd’hui de trente et un ans, Fabrice Tourre, qui travaillait à l'époque sur les produits dérivés pour Goldman à New York, est aussi visé par la plainte. Début 2007, celui-ci a monté à la demande de Paulson un CDO synthétique («collateralized debt obligation»), baptisé Abacus 2007-AC1, qui avait été vendu à plusieurs investisseurs, dont l’allemand IKB et le néerlandais ABN Amro, sans que ceux-ci sachent que Paulson avait activement participé à la composition du portefeuille, ni qu’il allait prendre une position inverse… Au contraire, la SEC accuse Fabrice Tourre d’avoir laissé croire que Paulson investirait 200 millions de dollars dans le CDO. En à peine quelques mois, les investisseurs ont perdu 1 milliard de dollars dans l’affaire, tandis que Paulson a gagné de son côté 1 milliard.
Les propositions dites «Bâle III» pourraient, comme le souhaitent les autorités de supervision, renforcer le bilan des banques, mais elles pourraient aussi modifier en profondeur les business models des banques et la tarification des produits, estime Standard & Poor’s qui a publié le 15 avril plusieurs notes sur le sujet (liquidité, risque de contrepartie, effet de levier).Elle pourrait aussi avoir des conséquences inattendues, par exemple limiter des activités de prêt des banques ainsi que leur capacité à intervenir sur les marchés de dérivés. Bâle III pourrait aussi freiner les activités du marché interbancaire et encourager les banques à se concentrer sur les prêts à court terme.Bâle III aura un impact particulièrement marqué sur les banques qui ont développé une activité significative avec les hedge funds ou d’autres intermédiaires financiers, avec une multiplication du risque de contrepartie comprise entre quatre et six. Si les dérivés de gré à gré sont trop consommateurs de fonds propres pour les institutions financières, l’activité sur ces produits pourrait être transférée à des établissements non régulés comme les hedge funds.
La Commission a publié hier les préspécifications de la cinquième étude quantitative d’impact. Parmi les aménagements, une révision de certains calibrages de la formule standard, notamment sur les actions, et une vision moins stricte des éléments admis en couverture des engagements.
Selon Les Echos, la Securities and Exchange Commission propose l’adoption d’un nouveau système de déclarations obligatoires pour les intervenants les plus actifs sur les marchés. Dans le collimateur: les traders de haute fréquence, responsables de plus des deux tiers des volumes sur les marchés actions américains.
La Fédération bancaire française (FBF) a vivement réagi hier au projet de création d’une taxe bancaire qui, de son point de vue, fait peser un risque sur la reprise économique et l’octroi de crédits bancaires.«L’instauration d’une taxe sur les banques pénaliserait la croissance économique en France, en réduisant leurs fonds propres, donc leur capacité à faire du crédit alors même que la part du financement des entreprises par les banques représente plus des 3/4 de leurs besoins contre moins d’un tiers aux Etats-Unis. Elle freinerait ainsi la reprise d’autant plus que les exigences de fonds propres vont croître encore, notamment sous l’effet des futures règles de Bâle», indique la FBF dans un communiqué.
Un porte-parole de Sal. Oppenheim a confirmé jeudi qu’une perquisition a eu lieu dans des locaux de la banque pour une affaire d’abus de confiance, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L’enquête ne concerne pas la banque ou des clients, mais certains anciens dirigeants de l'établissement.
A l’initiative de la Suisse, le gouvernement de coalition «bourgeois» du Liechstenstein a rajouté en dernière minute de nouvelles clauses dans le texte de l’accord d'échange d’informations fiscales avec l’Allemagne qui sera présenté à la Diète, rapporte la Süddeutsche Zeitung. En l’occurrence, les nouvelles dispositions restreignent le champ d’application du traité parce qu’elles interdisent par principe au gouvernement de la principauté de fournir une aide administrative et des données sur des personnes si les éléments qui ont amené le pays étranger à les demander ont fait l’objet d’un vol ou d’une autre atteinte au droit public au sens de la loi du Liechtenstein.
Selon des informations du Wall Street Journal, le Parquet cherche à savoir si un administrateur de Goldman Sachs Group, Rajat Gupta, a fourni des informations confidentielles au sujet de la banque au fondateur du hedge fund Galleon, Raj Rajaratnam, alors que la crise financière battait son plein.
La Tribune rapporte que dans le cadre de la cession des fonds d’investissement français de Natixis à Axa Private Equity, les gestionnaires des fonds et la direction de Natixis mènent actuellement des discussions houleuses à propos du partage des primes revenant aux gestionnaires (carried interest) et que Natixis doit récupérer avant la cession à Axa PE.Autre point donnant lieu à négociation : l’obtention par le directeur général de Natixis Private Equity, Jean Duhau de Berenx d’un système de retraite chapeau en vue de son prochain départ, ajoute le quotidien.
Selon Les Echos, l’Association française des professionnels des titres (Afti) désignera fin avril un opérateur commun à toutes les banques dépositaires pour le vote électronique des actionnaires. L’association a ainsi lancé à la mi-mars un appel d’offres soutenu par l’ensemble des banques dépositaires, dont les branches spécialisées de BNP Paribas (BPSS), Société Générale (SGSS) et Crédit Agricole (Caceis).
Bercy a publié mercredi le rapport sur le risque systémique rédigé par Jean-François Lepetit, l’ex-président du Conseil national de la comptabilité (CNC). Dans ce document d’une bonne centaine de pages, Jean-François Lepetit estime que les activités financières présentant un risque systémique doivent être taxées et que cette taxe doit être affectée au budget de l’Etat. Et pour être efficace, cette taxe devrait couvrir «l’ensemble des institutions financières qu’elles soient régulées ou non».«Le risque systémique n’est pas appréhendé par les dispositifs existants de gestion des risques, de régulation et d econtrôle au sein du secteur financier. Certaines activités dégagent en conséquence des rendements et profits anormaux qui ont pour contrepartie un coût pour la société le jour où le risque systémique se réalise. Autrement dit, ces activités présentent des externalités négatives pour nos économies», souligne notamment le rapport.Pour mieux prévenir le risque systémique, «la priorité est de supprimer les failles de régulation» qui permettent le développement de ce risque Les chantiers engagés par le G20 vont dans ce sens. Le rapport relève que pour éviter l’accumulation des risques, «la transparence des marchés OTC et l’introduction d’un reporting des hedge funds à destination des autorités de supervision sont à cet égard essentiels». Au-delà des failles à combler, la communauté internationale doit se doter d’une supervision capable de surveiller l’accumulation des risques qui ne sont pas appréhendés par la supervision micro-prudentielle. «Le Conseil de stabilité financière doit être clairement mandaté à cet effet», indique le rapport.
Sous réserve d’un décret royal que le Trésor vient de soumettre à consultation de place, puis d’un feu vert de la CNMV, le marché espagnol Meff des futures et options de Bolsas y Mercados Españoles (BME) pourra traiter d’autres dérivés, l’idée étant de créer une contrepartie centrale pour les instruments qui se traitent actuellement sur le hors cote (OTC), rapporte Expansión.Dans la pratique, il est prévu que le Meff lance Meff Power, sa chambre de contrepartie, durant la seconde quinzaine de septembre ce qui permettra de traiter des futures, des swaps et des forwards sur l'électricité.
Tandis que le deuxième sommet des Bric (pour Brésil, Russie, Inde et Chine) doit s’ouvrir demain à Brasilia, la Tribune rapporte que le président russe a insisté sur la nécessité de mener une gestion des risques plus concertée entre ces pays. Notamment en échangeant des informations sur les possibles attaques spéculatives, dont peuvent faire les frais leurs devises respectives, leurs marchés d’actions et de matières premières. Le Brésil a d’ailleurs fait voter une taxe l’an dernier en vue de stabiliser les flux de capitaux étrangers qui déferlaient sur sa Bourse, rappelle le quotidien. L’Indonésie pourrait en faire de même. Cependant, ces pays préfèreraient user de mesures plus «market friendly», comme le renforcement des ratios prudentiels des banques, confirme certains observateurs. A l’exception de la Chine, les flux de capitaux vers ces pays sont massifs (20 milliards de dollars depuis le début d’année) mais pas spéculatifs.
Selon le Financial Times, Jean-Paul Gauzes, le député européen rapporteur de la directive AIFM, a proposé une approche à deux vitesses pour l’enregistrement de fonds non basés dans l’Union européenne, afin de tenter de résoudre les désaccords concernant l’une des mesures les plus controversées de la réforme. Ainsi, les gestionnaires étrangers cherchant à commercialiser leurs fonds en Europe pourraient obtenir un «passeport» pour le faire s’ils acceptent de se conformer avec les nouvelles règles sur l’enregistrement, le levier, etc. Cela devra être appuyé par un accord avec le régulateur de leur pays d’origine.
Premières grandes manœuvres pour rénover la directive MIF. Le Comité européen des régulateurs des marchés de valeurs mobilières (CESR) a publié le 13 avril trois documents de consultation relatifs à des recommandations techniques à destination de la Commission. Les trois documents proposés à la consultation jusqu’au 31 mai concernent la protection des investisseurs et les intermédiaires, les marchés d’actions et le reporting des transactions. Autant de thématiques sur lesquelles le CESR a identifié des besoins d’amélioration, y compris la qualité, le coût et la consolidation des données post-marché, souligne le CESR dans un communiqué.Le CESR précise qu’une audition publique pour traiter ces sujets est programmée le 17 mai prochain dans les locaux du CESR à Paris. Le Comité prévoit de remettre les conclusions de ces consultations d’ici à fin juillet.Le Comité indique par ailleurs qu’il continue de travailler sur certaines questions spécifiques et que, pour certaines d’entre elles (transparence des marchés autres que marchés actions, niveau de standardisation nécessaire pour le négoce des dérivés), il pourrait même lancer des consultations supplémentaires dans le courant du printemps.Le CESR pourrait aussi interroger les parties prenantes sur certains aspects de la classification de la clientèle ou encore sur certaines questions relatives au reporting des positions et des transactions.
Selon Les Echos, la ministre de l’Economie Christine Lagarde appelle à la constitution d’une agence européenne spécifique dédiée à la surveillance des marchés à terme des ressources naturelles, sur le modèle de ce qui existe aux Etats-Unis avec la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Elle entend ainsi agir pour estomper une forte volatilité des cours hautement nuisible à l'économie et aux consommateurs.
Selon L’Agefi suisse, le parquet de Turin a adressé au parquet de Nice une demande d’entraide judiciaire afin d’obtenir copie des données soustraites par Hervé Falciani à la filiale genevoise de HSBC, mais il appartiendra à la Garde des Sceaux de décider de la suite à donner, a déclaré mardi le procureur de Nice, Eric de Montgolfier qui précise que le décryptage des fichiers a permis d’identifier 127.000 comptes appartenant à 79.000 personnes dont quelque 8000 Français et 7000 Italiens.
La Tribune rapporte que l’autorité de tutelle des marchés financiers Sebi a écrit vendredi soir à quatorze assureurs pour leur interdire de continuer à vendre ou à renouveler des Ulips, contrats d’assurance-vie dont les fonds sont investis en Bourse. Les compagnies visées incluent notamment les joint-ventures créés en Inde avec des groupes étrangers, comme Bajaj Allianz, Bharti Axa, ICICI Prudential et Tata AIG. Selon le Sebi, les fonds des Ulips étant investis en Bourse, ces contrats doivent être régulés par le Sebi, au moins pour leur composante d’investissement. Or, pour l’heure, ce n’est pas le cas : l’Irda (Insurance Regulator Development Authority), qui contrôle le secteur de l’assurance est seule juge en la matière.Coincés entre ces deux autorités formulant des ordres contradictoires, les assureurs comptaient lundi sur l’intervention du ministère des Finances pour débloquer la situation. Coincés entre ces deux autorités formulant des ordres contradictoires, les assureurs comptaient lundi sur l’intervention du ministère des Finances pour débloquer la situation.
Selon Les Echos, la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a reçu hier le rapport d'étape sur la régulation des marchés financiers systémiques qui avait été commandé à l’ancien président du Conseil national de la comptabilité, Jean-François Lepetit. « Le rapport, qui comporte deux parties consacrées respectivement aux risques systémiques et à la surveillance du système financier, alimentera les réflexions de Christine Lagarde en amont de l’Ecofin de Madrid (le 16 avril) », se contente-t-on d’indiquer à Bercy. Jean-François Lepetit doit en principe remettre ses propositions finales le 30 mai. Paris et Londres souhaitent que la taxe bancaire alimente le budget de l’Etat.
Le sénateur italien Elio Lannutti s’est étonné du «silence assourdissant» qui prévaut depuis la nomination de Domenico Siniscalco, ancien ministre italien de l’Economie et surtout actuel président de Morgan Stanley, en tant que président d’Assogestion, l’association des professionnels de la gestion, rapporte l’agence italienne Asca. En effet, pour l’homme politique, le cumul de ses fonctions présente «des conflits d’intérêts évidents». Il souligne qu’en tant que président d’Assogestioni, Siniscalco peut nommer certains administrateurs indépendants dans les sociétés cotées, avec lesquelles il travaille dans son rôle chez Morgan Stanley. Elio Lannutti dénonce le silence de la Banque d’Italie et du régulateur boursier sur ce sujet.
Le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé le 8 avril sa décision de maintenir le seuil minimum de qualité du crédit pour les actifs négociables et non négociables du dispositif de garanties de l’Eurosystème au niveau de la catégorie dite investment grade (BBB-/Baa3) au-delà de fin 2010, sauf pour les titres adossés à des actifs (ABS). De plus, le Conseil des gouverneurs a décidé d’appliquer, à compter du 1er janvier 2011, un barème de décotes progressives aux actifs notés de BBB+ à BBB- (ou équivalents), qui remplacera la décote uniforme supplémentaire de 5% actuellement appliquée à ces actifs.Le barème détaillé reposera sur les paramètres suivants:· Les nouvelles décotes seront dûment graduées en fonction des différences entre les échéances, les catégories de liquidité et la qualité de crédit des actifs concernés. Les décotes les plus faibles seront appliquées aux actifs les plus liquides assorties des échéances les plus courtes, tandis que les décotes les plus fortes concerneront les actifs les moins liquides assortis des échéances les plus longues.· Les nouvelles décotes ne seront pas moins élevées que la décote qui s’applique actuellement, à savoir une décote uniforme de 5% venant s’ajouter, pour les actifs concernés, à celle qui s’appliquerait à des actifs similaires d’une qualité de crédit supérieure.· Aucune modification ne sera apportée au barème de décotes actuel destiné aux titres de créance émis par les administrations centrales et aux éventuels titres de créance émis par les banques centrales dont la notation se situe dans la fourchette mentionnée plus haut. · Les nouvelles décotes n’entraîneront aucune réduction injustifiée des garanties dont disposent les contreparties.Le barème détaillé des décotes sera publié en juillet 2010. En outre, le Conseil des gouverneurs a confirmé que les instruments suivants ne seront plus admis en garantie à compter du 1er janvier 2011: les titres de créance négociables émis dans la zone euro et libellés dans d’autres devises que l’euro, à savoir le dollar, la livre sterling et le yen; les titres de créance émis par les établissements de crédit et négociés sur des marchés non réglementés reconnus ; et enfin, les instruments de dette subordonnée bénéficiant d’une garantie acceptable.
Le Collège de l’AMF a annoncé le 9 avril qu’il avait décidé d’engager une réflexion sur les manquements d’initiés imputables aux dirigeants en consultant des représentants de sociétés cotées et d'établissements financiers, des avocats et des membres d’organisations professionnelles ou d’associations de défense des actionnaires. L’objectif étant de proposer des mesures ou de recommander des bonnes pratiques permettant de mieux encadrer la gestion par les dirigeants des titres des sociétés qu’ils dirigent. Cette mission, confiée à Bernard Esambert, membre du Collège, devrait publier ses travaux qui feront l’objet d’une consultation publique, au début de l’été. L’AMF rappelle dans un communiqué que les dirigeants de sociétés cotées qui souhaitent réaliser des transactions sur les titres des entreprises qu’ils dirigent sont soumis à de nombreuses obligations liées à la prévention des manquements d’initiés. Dans ce contexte, l’Autorité des marchés financiers a constaté que ces obligations, qui découlent de dispositions légales et réglementaires issues, notamment, de la transposition de la directive Abus de marché, peuvent être délicates à apprécier dans la pratique s’agissant de ces acteurs qui pourraient être qualifiés de quasi « initiés permanents ».
Selon Les Echos, de plus en plus de sociétés américaines sont victimes de manipulations boursières initiées par des spams qui diffusent de fausses informations à leur sujet. Les spams ciblent en particulier des sociétés de taille modeste, peu liquides (faibles volumes de transactions négociés), aux cours boursiers déprimés, non cotées sur les grands marchés organisés (Nasdaq, Nyse) et qui divulguent généralement peu d’informations publiques aux marchés.
Le Comité technique de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) a publié le 9 avril son document de synthèse relatif au traitement des ABS qui propose un certain nombre de recommandations à destination des autorités de marchés sur les informations à fournir dans le cadre d’offres publiques ou de cotation.L’OICV souligne dans un communiqué que l’objectif de ces recommandations (ABS Disclosure Principles) est «d’améliorer la protection des investisseurs» en favorisant une meilleure compréhension des problèmes à prendre en compte par les régulateurs pour mettre en place ou revoir leurs exigences en matière de documentation sur les ABS.
Jeudi, Citibank España a annoncé dans un communiqué commun avec l’association de défense des clients de banques et caisses d'épargne Adicae ainsi que les cabinets d’avocats Zunzunegui et Jausas, qu’elle offre aux quelque 2.700 de ses clients qui lui ont acheté des produits structurés de Lehman Brothers pour 78 millions d’euros au total un dédommagement en numéraire correspondant à 55 % du nominal. Il est précisé que cette proposition valable du 9 avril au 7 mai 2010 est effectuée sans que la banque ne reconnaisse quelque responsabilité que ce soit.
Selon Les Echos, les banques coopératives s’inquiètent du traitement que leur réserve le document actuellement soumis à consultation par le Comité de Bâle afin de peaufiner sa nouvelle réforme des normes prudentielles s’appliquant aux banques, dite «Bâle3»: une note en bas de page. Une note qui, à leurs yeux n’offre pas toutes les garanties nécessaires pour qu’elles puissent déroger aux nouvelles normes dans certains cas particuliers.
Selon L’Agefi suisse, Raymond Baer, président de la banque Julius Baer, a jugé hier, lors de l’assemblée générale de l'établissement helvétique, que «les attaques contre la Suisse sont choquantes». Faute de réduire ses déficits et de ralentir la croissance de son endettement, «l’Europe a découvert la Suisse comme le dernier grand payeur du continent. Et les demandes avides envers la Suisse s’accroissent avec chaque succès partiel. Car l’appétit vient en mangeant», a-t-il accusé. Mais Raymond Baer s’est dit «encore plus surpris» par la manière dont les autorités suisses répondent aux attaques des pays de l’Union européenne et des Etats-Unis contre le secret bancaire suisse.
La Financial Services Anthority (FSA), l’autorité des marchés britannique a infligé des amendes pour un montant total de 4,2 millions de livres à Credit Suisse, Getco Europe et Instinet Europe pour avoir enfreint la réglementation en matière de communication de données de marché. Credit Suisse a écopé de la plus forte amende (1,75 million de livres).