Nordea Asset Management lance un fonds climat sous l’angle de l’engagement, qui sera axé sur les sociétés qui ne sont qu’au début de la transition vers un modèle durable. Cela permet à la société de gestion nordique de continuer à exploiter ce thème, alors que son fonds phare Global Climate and Environment Fund est fermé aux nouveaux souscripteurs depuis février 2021. Il gère plus d’une dizaine de milliards d’euros. Le nouveau fonds sera géré par Alexandra Christiansen et Robert Madsen, qui font partie de l’équipe thématique durable de Nordea dirigée par Thomas Sørensen et Henning Padberg, gérants du fonds Climate and Environment. Au lieu de se focaliser sur les fournisseurs de solutions pour le climat, comme le fonds vedette de Nordea, le nouveau produit cible les entreprises qui sont au début de la transition. «En poussant ces entreprises à rattraper les leaders en matière de climat, l’approche libère de la valeur sous-estimée et contribue à la réduction des émissions dans le monde réel», indique Nordea AM dans un communiqué. Avec cette nouvelle stratégie, Nordea AM comptera trois déclinaisons de sa gestion climat. La société a aussi une stratégie sur le climat et le social, Climate and Social Impact. L’équipe climat de Nordea se compose d’une dizaine de professionnels, dont les fondateurs, et gère une quinzaine de milliards d’euros. Elle a développé sa propre recherche, ce qui lui permet de s’affranchir des fournisseurs de données.
Le gestionnaire britannique Schroders a annoncé, ce mardi 26 avril, des propositions qui visent à octroyer un droit de vote aux détenteurs d’actions Schroders qui ne bénéficiaient pas jusqu’alors de ce droit. La firme indique dans un communiqué que cela permettra à tous les actionnaires, qui partagent les mêmes risques et rendements, d’avoir les mêmes droits de votes et augmentera la liquidité des titres. Dans les faits, chaque action qui ne contenait pas de droit de vote sera convertie en nouvelle action ordinaire Schroders puis toutes les actions converties auront les mêmes droits que les actions ordinaires existantes. Les détenteurs d’actions ordinaires recevront en outre trois actions ordinaires supplémentaire pour chaque 17 actions détenues sur la base d’une date qui n’est pas encore déterminée afin de compenser la dilution de leurs droits de vote. Les actionnaires des deux catégories d’actions (actions ordinaires avec et sans droit de vote) voteront séparément les propositions de Schroders lors d’une assemblée générale qui reste à organiser. Pour faire passer la résolution, les deux catégories d’actionnaires devront l’approuver avec au minimum 75% des votes La famille Schroders, qui détient 47,93% des actions ordinaires existantes avec droit de vote et 20,44% de celles sans droit de vote, soutiendra la résolution. Plus de 40% des détenteurs des actions sans droit de vote ont aussi indiqué qu’ils voteront en faveur des propositions du gestionnaire britannique. A l’issue de l’opération, si elle est approuvée, la famille Schroders ne détiendra plus qu’environ 43,11% des actions ordinaires de la firme, soit 4,82% de moins qu’avant l’opération.
Une nouvelle étude de SigTech, fournisseur britannique de technologies quantitatives pour gérants d’actifs et propriétaires de jeux de données, met en lumière les difficultés que rencontrent hedge funds systématiques et gestionnaires d’actifs quantitatifs vis-à-vis de la data. Cette recherche, publiée ce mardi et à laquelle 100 hedge funds systématiques et gérants quantitatifs ont participé, suggère qu’une majorité d’entre eux (68%) trouve assez ou très difficile de trouver des données «nettoyées» et validées. Moins d’un tiers (31%) ne jugent pas cette quête ardue.
BNY Mellon Investment Management vient de lancer un fonds axé sur la technologie blockchain, destiné aux investisseurs particuliers singapouriens. Dénommé BNY Mellon Blockchain Innovation fund, ce véhicule investira dans des entreprises d’actifs numériques au sein des secteurs liés au développement de la blockchain. Le fonds sera géré activement par Newton Investment Management North America, la filiale de BNY Mellon IM. La performance de ce fonds sera mesuré contre l’indice MSCI AC World NR Index. Ce véhicule est déjà disponible aux investisseurs institutionnels et intermédiaires au Royaume-Uni, en Europe et dans les pays nordiques.
Credit Suisse va annoncer la nomination d’Edwin Low, jusqu’ici co-directeur de la banque d’investissement en Asie-Pacifique, au rang de directeur général pour la région, selon Bloomberg. Il remplacera Helman Sitohang, qui a occupé ce poste depuis 2014. Cette nomination fait suite à la réorganisation des opérations de la banque au niveau mondial, après une série de pertes liées à la chute de Greensill Capital et Archegos Capital Management. La banque suisse a annoncé en novembre dernier une réorganisation afin de réaffirmer le contrôle global de la gestion de risque. Elle a également simplifié la hiérarchie, en créant quatre unités mondiales, et en supprimant l’autorité régionale de l’Asie. Au sein de cette réorganisation, Helman Sitohang sera chargé de la couverture des clients au sein de la banque. Ces changements seront effectués après l’autorisation du conseil d’administration, qui est toujours en cours. Edwin Low est co-directeur de la banque d’investissement et des marchés capitaux depuis 2015. Il est aussi directeur général de l’Asie de Sud-Est.
La société de gestion japonaise Daiwa Asset Management vient de nouer un contrat de représentation marketing avec le tierce partie marketeur (TPM) français MyFunds Office, a appris Newsmanagers. Ce partenariat, qui a été signé pour deux ans par sa filiale Daiwa Asset Management (Europe) Ltd, va permettre à la firme nippone d’étendre la distribution de sa gamme de fonds UCITS aux investisseurs institutionnels hexagonaux. Daiwa AM comptait 191 milliards de dollars d’encours à fin mars. La société dispose de bureaux à Tokyo (son quartier général), Londres, New York, Singapour, Hong Kong, en Californie et en Inde.
L’Italie envisage la nationalisation temporaire de la raffinerie ISAB appartenant à Lukoil comme l’une de ses options si des sanctions sont imposées au pétrole russe, selon Reuters. Le ministre de l’Industrie, Giancarlo Giorgetti, prévoit d'évoquer la nationalisation de l’ISAB en option lors de la réunion du cabinet italien jeudi, a indiqué l’une des sources. Le bureau de Giorgetti a déclaré que la nationalisation de la raffinerie ISAB n'était pas actuellement à l’ordre du jour, bien que la situation soit examinée par le ministère. L’Europe étant fortement dépendante des importations russes de pétrole et de gaz, le continent reste divisé sur la question d’une interdiction. L’Ukraine, la Pologne et la Lituanie font partie des États favorables à une interdiction des importations de pétrole et de gaz russes, tandis que l’Allemagne et la Hongrie sont opposées à un embargo immédiat.
La Chine encouragera les banques commerciales, les assureurs et les maisons de courtage à établir des sociétés de gestion de fonds afin d’accélérer le développement d’une industrie des fonds, a déclaré mardi l’autorité de réglementation des valeurs mobilières. Les institutions financières étrangères qualifiées seront soutenues dans la création de leurs propres sociétés de gestion de fonds ou dans l’augmentation des participations dans des coentreprises, a indiqué la Commission de réglementation des valeurs mobilières (China Securities Regulatory Commission, CSRC) dans un communiqué.
Une conférence de donateurs organisée à Genève a permis d’obtenir mardi 26 avril 1,39 milliard de dollars pour aider la Corne de l’Afrique à lutter contre la famine qui menace cette année au moins 20 millions de personnes, selon l’ONU. Cet argent ira à des projets humanitaires et de développement en Éthiopie, au Kenya et en Somalie, ont précisé les Nations unies dans un communiqué diffusé à New York. L’ONU considère que plus de 6 millions de personnes en Somalie sont en insécurité alimentaire, 3,5 millions au Kenya et 6,5 millions en Éthiopie. Au moins 20 millions de personnes font face à un risque de famine cette année en raison de la sécheresse qui s’aggrave au Kenya, en Somalie et en Éthiopie, s'était alarmé la semaine dernière le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.
La Commission européenne va déclarer que l’UE est sortie de la phase d’urgence de la pandémie de Covid-19 et est entrée dans une nouvelle phase durant laquelle le dépistage doit être privilégié et la surveillance des contaminations similaire à celle pratiquée pour la grippe, montre un projet de document cité par Reuters. Cela fait suite à un reflux progressif des infections et des décès provoqués par la pandémie dans l’UE, et de l’immunité de plus de 70% de la population européenne, alors que la moitié d’entre elle a reçu une dose de rappel vaccinal. Il appartient à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de déterminer le début d’une pandémie et la fin de celle-ci, des démarches ayant de vastes répercussions juridiques pour un éventail de secteurs dont les assurances et les laboratoires. Les vaccins demeurent essentiels dans la lutte contre le Covid-19, souligne le projet de document.
La Chine encouragera les banques commerciales, les assureurs et les maisons de courtage à établir des sociétés de gestion de fonds afin d’accélérer le développement d’une industrie des fonds, a déclaré mardi l’autorité de réglementation des valeurs mobilières. Les institutions financières étrangères qualifiées seront soutenues dans la création de leurs propres sociétés de gestion de fonds ou dans l’augmentation des participations dans des coentreprises, a indiqué la Commission de réglementation des valeurs mobilières (China Securities Regulatory Commission, CSRC) dans un communiqué.
La société de gestion Allianz Global Investors (Allianz GI) vient d’annoncer ce 26 avril la clôture initiale d’un fonds de fonds de dette privée immobilière. Dénommé Allianz Global Real Estate Debt Opportunities Fund (AGREDO), ce véhicule a levé 515 millions d’euros depuis son lancement en février dernier. Ce fonds investira dans des fonds de dette immobilière et des co-investissements qui financent des actifs immobiliers et des projets de développement dans le monde entier. Il se concentrera dans les secteurs divers, notamment le résidentiel, la logistique et les bureaux, ainsi que les domaines niches comme les logements pour des étudiants et les parcs scientifiques. AllianzGI gérait environ 93 milliards d’euros d’actifs sur les marchés privés. Elle disposait de plus de 673 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2021.
En marge de la publication de ses résultats du premier trimestre 2022, le groupe de private equity EQT a indiqué que " toutes les sociétés du portefeuille ont été priées de mettre fin à leurs activités en Russie». Le Suédois ne précise pas quelles sont les entreprises les plus concernées par le conflit qui a éclaté entre la Russie et l’Ukraine, ni les encours concernés, mais il assure que ses sociétés en portefeuille «ont eu très peu d’activité dans la région». A fin mars, il revendique un portefeuille global de 77 milliards d’euros, dont 2,4 milliards d’encours apportés par Life Sciences Partners (LSP), dont l’acquisition a été bouclée le 28 février. L’opération de rachat de ce spécialiste néerlandais en capital risque dans le domaine des sciences de la vie a débouché sur la création d’une nouvelle ligne d’activité baptisée EQT Life Sciences. EQT a par ailleurs indiqué que l’opération de rachat annoncée le mois dernier pour 7 milliards d’euros de Baring Private Equity Asia (BPEA) sera finalisée au quatrième trimestre 2022. Bear Logi, une équipe logistique spécialisée sur les marchés japonais et coréens, a rejoint EQT Exeter, sa plateforme d’investissements immobiliers, pour renforcer encore la présence d’EQT en Asie. La transaction a été bouclée le 27 janvier 2022. EQT Future a par ailleurs accueilli trois nouveaux membres du conseil de mission : Ho Ching, directeur général récemment retraité du fonds souverain Temasek ; Naina Lal Kidwai, ancienne directrice générale de HSBC Inde ; et Svein Tore Holsether, président et directeur général de Yara International. EQT a également engagé Christina Drews comme nouvelle responsable de l’exploitation (COO). Celle-ci rejoindra le groupe et son comité exécutif en juin prochain.
Le fournisseur de fonds indiciels cotés (ETF) HANetf vient de lancer un ETF sur le chargement des véhicules électriques sur les Bourses de Londres, Francfort et Milan. Le fonds sera agréé à la vente en Europe. Baptisé Electric Vehicle Charging Infrastructure Equity UCITS ETF, cet ETF fournit une exposition aux entreprises cotées dont la principale activité est la conception et la construction d’infrastructures pour le chargement des véhicules électriques. Pour cela, il suivra l’indice Solactive EV Charging Infrastructure. Ce theme se découpe en deux sous-secteurs : la fabrication d'équipements de chargement de batteries et les stations de chargement de véhicules électriques. Le premier comprendra des entreprises telles que Blink Charging (BLNK), Wallbox (WBX) et Beam Global (BEEM). Le second inclut des entreprises comme ChargePoint Holdings (CHPT) et EVgo (EVGO). La fonds suit un indice qui intègre des filtres ESG dans sa méthodologie et qui cherche à exclure les sociétés qui ont une implication significative dans des activités liées aux armes controversées/conventionnelles, au tabac, au charbon thermique et qui sont en violation des principes du Pacte Mondial des Nations Unies. En conséquence, le fonds est classé article 8 selon SFDR.
La Chine encouragera les banques commerciales, les assureurs et les maisons de courtage à établir des sociétés de gestion de fonds afin d’accélérer le développement d’une industrie des fonds, a déclaré mardi l’autorité de réglementation des valeurs mobilières.
Pierre-Antoine Nonotte-Varly a rejoint lundi Sienna Gestion en tant que responsable des ventes et du développement, selon son profil Linked-In. L’intéressé vient d’Allianz Global Investors où il était commercial institutionnel pour la France depuis septembre 2020. Avant cela, il a passé onze ans chez Amundi. Sienna Gestion est la société française de Sienna IM (groupe Bruxelles Lambert) qui gère 21 milliards d’euros d’encours. Sienna IM a récemment réalisé plusieurs acquisitions en France. Avec les rachats de L’Etoile Properties et plus récemment de Malakoff Humanis Gestion d’Actifs (MHGA) et d’Acofi Gestion, Sienna IM gère désormais 33,7 milliards d’euros (dont 3,2 milliards de capitaux permanents).
Legal & General Investment Management, le plus grand gestionnaire d’actifs au Royaume-Uni, votera contre l’exonération de la responsabilité des hauts dirigeants de Credit Suisse après la série de scandales qui ont frappé la banque suisse l’année dernière, rapporte Financial News. Le Credit Suisse est sous la pression des actionnaires suite aux crises jumelles de Greensill et Archegos. La société de gestion votera contre la décharge des membres du conseil d’administration de Credit Suisse et d’autres cadres supérieurs de leur responsabilité juridique pour l’exercice 2020 lorsque la banque tiendra son assemblée générale annuelle le 29 avril.
Ninety One a recruté Daisy Streatfeild en tant que directrice du développement durable, rapporte Investment Week. L’intéressée était précédemment directrice de programme pour l’Institutional Investors Group on Climate Change. Elle mettra en œuvre la politique net zéro de la société de gestion dans toute l’organisation et au sein des portefeuilles. Elle aidera à créer des produits durables.
Fidelity Investments prévoit d’autoriser les investisseurs à placer un compte bitcoin dans leur plan de retraite 401(k), rapporte The Wall Street Journal. Il s’agit du premier grand fournisseur de plans de retraite à le faire. Les employés pourront commencer à ajouter des cryptomonnaies à leur plan d’épargne plus tard dans l’année. Les 23.000 entreprises qui utilisent Fidelity pour administrer ces plans auront l’option de proposer le bitcoin. Fidelity laisserait les épargnants allouer jusqu’à 20 % de leur épargne au bitcoin. Cela sera initialement réservé au bitcoin, mais d’autres actifs digitaux seront disponibles par la suite.
BlackRock vient d’embaucher Julie Ansidei en tant que managing director et directrice d’engagement externe pour la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) au sein de sa division dénommée BlackRock Sustainable Investing, selon un post LinkedIn. Elle sera chargée du développement de la stratégie et la politique d’engagement avec des parties prenants aux sujets de la durabilité et le chemin vers zéro émission carbone. Ansidei arrive du régulateur français, l’Autorité des marchés financiers (AMF), où elle était directrice de la stratégie et de la division de la finance durable. Elle était également secrétaire du comité exécutif. Elle occupait le poste de conseillère de la stratégie en 2016 ainsi que directrice adjoint de la stratégie risques et recherche en 2010 chez le gendarme financier. Auparavant, elle a travaillé comme conseillère senior pour la régulation et les affaires internationales chez ANBIMA, l’association des marchés capitaux brésilienne. Elle a également été directrice des affaires européennes et internationales chez AMAFI et consultante senior chez Deloitte Consulting. Au début de sa carrière, elle a travaillé comme professeur à l’Université Paris Dauphine.
Lombard Odier Investment Managers (LOIM) vient de recruter Ruben Lubowski en tant que chief carbon and environmental markets strategist, un poste tout nouvellement créée. Cette fonction «renforce l’expertise de la société pour soutenir ses objectifs de transition climatique dans l’ensemble de son offre d’investissement, y compris sur les actifs non cotés», selon LOIM. Sa mission sera d’analyser les opportunités et les risques liés à l’environnement afin de développer davantage la gamme de produits de LOIM dans le domaine du carbone et des solutions liées à la nature. D’ailleurs, la société suisse prévoit de lancer sa première stratégie mondiale axée sur le carbone pour les marchés privés dans les mois à venir. Basé à New York, Ruben Lubowski est décrit comme un expert en économie et politique des marchés du carbone, pionnier des approches financières pour la sauvegarde du climat. Comptant 30 ans d’expérience professionnelle et universitaire, il a occupé des postes de direction et de conseil auprès d’organisations environnementales, d’investisseurs, et plus récemment en tant qu'économiste en chef des ressources naturelles et vice-président associé pour le climat et les forêts au Environmental Defense Fund (EDF) à New York. Il est également cofondateur et conseiller spécial de l’Emergent Forest Finance Accelerator, qui gère la plateforme de la coalition LEAF, une initiative publique-privée qui a mobilisé un milliard de dollars pour protéger les forêts tropicales l’année dernière. Ruben Lubowski a conseillé des gouvernements et des actionnaires du monde entier sur la conception des marchés du carbone et a témoigné devant le Sénat américain sur le rôle des compensations forestières et agricoles. Il est également professeur adjoint à l’université de Columbia, spécialiste de la tarification du carbone et de l’analyse économique des politiques environnementales. Il a précédemment occupé des postes de professeur et d'économiste à l’université de New York et à Harvard ainsi qu’au ministère américain de l’agriculture. En outre, Ruben Lubowski est co-auteur du manuel de la Banque mondiale et de l’ICAP sur la conception des systèmes d'échange de droits d'émission, largement utilisé par les décideurs politiques et les actionnaires du monde entier. Il est l’auteur de plus de 70 publications, articles de recherche et a remporté plusieurs prix et subventions dans le domaine de l’environnement. Ruben Lubowski a pris ses fonctions chez LOIM le 4 avril dernier et rend compte au Dr. Lorenzo Bernasconi, responsable des solutions climatiques et environnementales.
Tristan Delaunay, directeur de la gestion d’Indep’AM, a quitté la firme, a indiqué l’intéressé sur son profil du réseau social LinkedIn. L’ex-co-fondateur et directeur général d’Athymis Gestion effectue actuellement une mission pour un institutionnel du secteur assurantiel. Tristan Delaunay est en chargedes investissements de cet institutionnel, dont les encours s'élèvent à 3 milliards d’euros, mais également du passage à la norme comptable IFRS 9, de la sélection des gérants dans les actifs non cotés, du pilotage et du contrôle du résultat financier, de l’implémentation du process d’investissement socialement responsable.
Emergence prend une dimension réellement européenne. Pour la première fois, le fonds de place d’accélération de sociétés de gestion entrepreneuriales a investi dans une boutique étrangère, l’allemande First Private Investment Management. Via son compartiment Emergence Europe, le fonds a alloué 50 millions d’euros au fonds First Private Euro Dividenden Staufer, investi sur des actions européennes. Lancé en avril 2021, Emergence Europe avait pour vocation de s’ouvrir à des sociétés de gestion européennes. Ses deux premiers investissements, réalisés par NewAlpha Asset Management, gérant délégataire, avaient néanmoins concerné des maisons françaises, en l’occurrence Gay-Lussac et BDL Capital Management. Avec First Private Investment Management, Emergence s’aventure donc à l’international pour la première fois depuis sa création il y a dix ans. L’idée derrière cette ouverture est aussi d’attirer des investisseurs européens. Mais pour le moment, les 200 millions d’euros levés pour le fonds Europe l’ont été uniquement auprès d’institutionnels français. Bertrand du Guerny, directeur général d’Emergence, assure que des contacts ont lieu avec des investisseurs européens, mais que «cela prend du temps». Au sein d’un univers européen assez riche, Philippe Paquet, managing partner de NewAlpha, explique avoir identifié rapidement First Private après le lancement du fonds et avoir pris contact avec la société allemande en septembre 2021. Une société allemande gérant plus d'1 milliard d’euros d’encours Lancée en 1991, First Private IM est d’abord connue sous la marque Salomon Brothers KAG. Ensuite, elle devient Citigroup AM KAG en 2002, au moment de l’acquisition de Salomon Brothers par son concurrent américain. Puis en 2003, la société est rachetée par ses dirigeants et devient 100 % indépendante. Très tôt, la société s’est spécialisée sur la gestion quantitative sur les actions. «L’idée de notre processus quantitatif était d’avoir une approche prudente et disciplinée pour exploiter systématiquement au mieux toutes les informations que nous avions à notre disposition», explique Tobias Klein, le directeur général de First Private, qui a rejoint la structure en 1996 en provenance de JP Morgan. Elle a notamment mis au point des technologies propriétaires dans le traitement des données et l’analyse de signaux. Aujourd’hui, First Private IM se compose de 25 personnes, dont dix gérants, et gère 1,2 milliard d’euros...moitié moins que fin 2018. Même si la société a connu plusieurs actionnaires, «une bonne partie de l’équipe d’investissement de départ est restée chez First Private et l’équipe cœur est toujours active aujourd’hui», assure Tobias Klein. Le fonds choisi par Emergence, First Private Euro Dividenden Staufer, est un fonds Ucits investi en actions cotées de la zone euro. «Les entreprises de cet univers sont sélectionnées à partir d’un processus quantitatif et systématique permettant de les analyser et de les filtrer sur la base de critères financiers et extra-financiers en retraitant un nombre très élevé d’informations fondamentales et comportementales», explique Emergence. Le fonds s’intéresse particulièrement à la qualité et à l’évolution du dividende pour identifier les valeurs à faible volatilité et rémunératrices. Il se compose de 50 à 100 valeurs. Grâce aux 50 millions d’euros apportés par Emergence, First Private Euro Dividenden Staufer porte ses encours à 137 millions d’euros, et franchit ainsi le seuil symbolique des 100 millions d’euros. Cela devrait clairement l’aider à grossir davantage. Au-delà des capitaux frais, l’arrivée d’Emergence offre à First Private IM une visibilité en France. Un atout dont la société compte bien profiter. «Cela va nous permettre d’établir une empreinte sur le marché français», se réjouit Tobias Klein. La société est pour le moment très centrée sur l’Allemagne, même si elle s’est ouverte aussi aux pays germanophones que sont l’Autriche et la Suisse. Après ce nouvel investissement, Emergence Europe doit réaliser un dernier closing fin juin qui devrait lui permettre de lever autour de 220 millions d’euros. Le fonds devrait encore réaliser deux autres investissements dans des sociétés de gestion d’ici à la fin de l’année. Parmi eux, au moins un devrait porter sur une société non française, poursuivant ainsi l’européanisation du fonds…
Les hedge funds ont enregistré des entrées nettes de 19,8 milliards de dollars au cours du premier trimestre 2022 selon le fournisseur de recherche et d’indices sur les hedge funds HFR. Il s’agit d’après HFR de la plus grosse collecte réalisée par le secteur – qui a dépassé les 4.000 milliards de dollars d’actifs – depuis 2015. Le fournisseur de données indique que les hedge funds gérant plus de 5 milliards de dollars d’encours ont collecté 16,8 milliards de dollars entre janvier et fin mars 2022 quand ceux gérant 1 à 5 milliards de dollars et ceux gérant moins d’un milliard de dollars ont observé des entrées nettes respectives de 2,3 milliards et 723 millions de dollars. A fin mars 2022, quelque 9.313 hedge funds géraient 4.002 milliards de dollars (contre 4.008 milliards de dollars au quatrième trimestre 2022). Les performances des hedge funds prises dans leur ensemble au premier trimestre 2022 ont généré une perte de 25,8 milliards de dollars d’encours. Celles-ci sont néanmoins contrastées entre les différents segments du secteur. Les hedge funds de type equity hedge et event-driven ont perdu 48,7 et 27,5 milliards de dollars d’encours en raison de leurs performances là où les fonds macro et relative value ont augmenté leurs encours de 37,8 et 12,7 milliards de dollars grâce à leurs performances. L’indice phare de HFR, HFRI 500 Fund Weighted Composite Index, a baissé de 0,78% au premier trimestre 2022, après un rendement de +1,4% en mars et un gain de +10,16% en 2021. Cet indicecouvre les performances des plus gros hedge funds fournissant leurs données à HFR, ouverts aux investissements et offrant une liquidité trimestrielle ou mensuelle. Les composants de l’indice, recalculé sur une base trimestrielle, sont classés en fonction de leur stratégie (equity hedge, event driven, macro, relative value, risk premia).
La société de gestion canadienne Montrusco Bolton s’attaque au marché européen avec un premier fonds actions internationales lancé conjointement avec Universal-Investment et domicilié au Luxembourg. Le fonds, qui a pour indice de référence le MSCI World, est investi dans 35 à 40 titres et applique un biais croissance de qualité. Un filtre propriétaire sur les données de durabilité est aussi appliqué. La stratégie du fonds est gérée par Jean-David Meloche pour des investisseurs institutionnels canadiens depuis 2009. Le fonds est disponible en Allemagne et en Autriche depuis le 21 avril et le sera dans d’autres pays européens au cours des prochaines semaines. Créé en 1946, Montrusco Bolton gère environ 8 milliards de dollars.
L’univers des fonds indiciels cotés (ETF) va prochainement compter un nouvel acteur. Matthews Asia, société de gestion américaine spécialisée sur les marchés asiatiques, a récemment transmis au régulateur local Securities & Exchange Commission (SEC) une demande pour le lancement de trois ETF gérés de manière active. Le premier se concentre sur les actions émergentes, le deuxième sur les actions des entreprises innovantes en Asie et le troisième sur les actions chinoises.
Les actes ne suivent plus les bonnes intentions. Depuis le début de l’année, la collecte nette enregistrée par les fonds indiciels cotés (ETF) suivant des indices ESG (environnement, social et gouvernance) ne cesse de ralentir. Selon les données du cabinet de recherche ETFGI, les souscriptions nettes se sont en effet élevées à 7 milliards seulement en mars 2022 au niveau mondial. En février, elles étaient de 7,55 et en janvier de 9,8 milliards. S’il s’agit tout de même de leur 39e mois consécutif de collecte nette positive, le niveau du trimestre est très inférieur à celui de l’an dernier, soit 24,8 milliards, contre 55 milliards sur les trois premiers mois de l’année dernière.
La société de gestion BDL Capital Management annonce avoir enregistré une collecte nette de plus de 240 millions d’euros au cours du premier trimestre 2022, lui permettant de dépasser les 2,5 milliards d’euros d’encours à fin mars 2021 malgré des marchés en baisse. Elle revendique une collecte positive auprès de tout type de segments de clientèle, y compris à l’international, et sur l’ensemble de ses quatre fonds.
Le comité exécutif de Credit Suisse est sur le point de subir des changements importants. Selon une information du site finews.com, Markus Diethelm, le directeur juridique de longue date d’UBS, qui vient de partir, va remplacer Romeo Cerutti, qui occupe la même fonction chez Credit Suisse. Selon un porte-parole de Credit Suisse interrogé par finews, «ces derniers mois, Credit Suisse a mis en œuvre sa nouvelle stratégie et sa nouvelle structure organisationnelle, annoncées en novembre dernier. Une partie de ce travail, dirigé par le CEO et entrepris en collaboration avec le conseil d’administration, concernait la planification de la succession et les nouvelles nominations à des postes de direction. Cela concernait certaines unités juridiques, certaines régions et des postes de direction potentiels. Il est important de souligner que le conseil n’a pas encore pris de décision concrète. Celle-ci sera communiquée en temps voulu.». Selon finews, cette annonce pourrait intervenir mercredi, si la décision était validée. La banque suisse doit publier mercredi ses résultats du premier trimestre 2022, après avoir annoncé la semaine dernière qu’ils seraient en perte en raison de la révision à la hausse des provisions pour risques juridiques. Le groupe devrait aussi connaître une assemblée générale houleuse vendredi dans un contexte de multiplication des affaires (Greensill, Bermudes, Archegos, «Suisse secrets», etc).