Credit Suisse et son homologue américain Wells Fargo ont conclu un accord de collaboration dans la banque privée aux Etats-Unis. Conseillers et clients du numéro deux bancaire helvétique sur ce segment disposeront début 2016 d’une possibilité exclusive de passer chez Wells Fargo, ont annoncé dans la nuit de mardi à mercredi les deux établissements.Credit Suisse Investment Banking et Asset Management proposeront par ailleurs des services pour le réseau de Wells Fargo. Aucun détail financier sur l’opération n’a été dévoilé.
Filippo Casagrande, responsable des investissements chez Generali Investments, a abandonné ses fonctions pour assumer d’autres missions au sein du groupe, croit savoir Citywire Global. Ses fonctions ont été reprises par Anna Khazen qui rejoint Generali Investments après seize années passées chez Morgan Stanley, où elle était dernièrement responsable du trading de crédit et des produits titrisés pour la région Europe, Moyen-Orient, Afrique (EMOA). Anna Khazen est basée à Paris et rattaché à Santo Borsellino, CEO de Generali Investments. Filippo Casagrande va désormais travailler au sein du groupe d’assurances italien en tant que responsable de la gestion des asset managers, en charge de la sélection des gestionnaires externes dans lesquels les portefeuilles du groupe d’assurances seront investis.
JPMorgan Chase est en discussions avancées pour se désengager d’un de ses hegde funds, Highbridge Capital Management, gérant quelque 22 milliards de dollars d’actifs, une autre étape dans sa stratégie de simplification, a indiqué mardi à l’AFP une source proche du dossier. La première banque américaine entend néanmoins garder une participation minoritaire dans ce fonds, baptisé Highbridge Capital Management, selon la source confirmant ainsi les informations du Wall Street Journal.Cette part équivaudrait à quelque 6 milliards de dollars d’actifs. Un accord n’est toutefois pas imminent, a mis en garde la source. L’acheteur serait le gérant du Fonds Scott Kapnick associé à d’autres hauts responsables, d’après la source. Contactée par l’AFP, JPMorgan, qui avait pris le contrôle de ce fonds en 2004, s’est refusée à tout commentaire.
La firme américaine de capital-investissement Warburg Pincus a annoncé, ce 20 octobre, la nomination de Thomas W. Horton en qualité de « senior advisor » au sein de sa division « Industrials and Business Services » (IBS). A ce titre, l’intéressé travaillera en étroite collaboration avec les entreprises du portefeuille d’IBS et aidera la société dans l’identification et l’évaluation de nouvelles opportunités d’investissement dans les secteurs de l’aéronautique et des services industriels. Des secteurs que Thomas W. Horton connait bien puisqu’il était dernièrement « chairman » et directeur général d’American Airlines, ayant à ce titre fortement contribué à la restructuration de la compagnie aérienne américaine ayant conduit à sa fusion avec US Airways. Avant cela, il avait occupé différentes fonctions à responsabilité chez American Airlines, dont celle de directeur financier. Au cours de sa carrière, il a également travaillé chez AT&T où il a été directeur financier et « vice chairman ».
La société de gestion Teslin, spécialisée sur les fonds de petites capitalisations néerlandaises, lance un fonds de participation dans de petites entreprises cotées allemandes, rapporte le site spécialisé Fondsnieuws. Teslin s’efforce ainsi de réagir au rétrécissement de l’offre de petites sociétés cotées aux Pays-Bas.Teslin vise pour ce nouveau fonds un encours d’environ 100 millions d’euros qui seront levés auprès d’investisseurs aisés aux Pays-Bas. Les actifs sous gestion de Teslin s'élèvent actuellement à quelque 600 millions, principalement investis dans de petites capitalisations comme Sligro, Accell, Beter Bed et MacIntosh.
Les hedge funds n’ont plus le vent en poupe. Au cours du mois de septembre, ces fonds ont en effet perdu 1,43%, soit leur quatrième mois consécutif de perte, selon le Barclay Hedge Fund Index compilé par BarclayHedge. Depuis le début de l’année 2015, l’indice perd 1,21%. Dans le détail, 17 des 18 indices couverts par BarclayHedge sont en recul en septembre, la palme revenant au Healthcare & Biotechnology Index qui a perdu 5,90% le mois dernier. Seul l’indice Equity Market Neutral termine le mois de septembre en territoire positif avec un gain de 0,87%.
Sur les neuf mois à fin septembre, les ETF/ETP au niveau mondial ont collecté un montant record de 250,5 milliards de dollars, en progression de 26% par rapport au niveau observé l’an dernier à fin septembre, selon des statistiques communiquées par la société de recherche spécialisée ETFGI. Les ETF/ETP cotés aux Etats-Unis ont attiré des entrées nettes pour un montant record de 145 milliards de dollars au terme du troisième trimestre 2015. Au cours du seul mois de septembre, pourtant très chahuté sur les marchés, les ETF/ETP ont collecté plus de 19 milliards de dollars.
L’industrie mondiale des hedge funds a enregistré une collecte nette de 5,6 milliards de dollars au cours du troisième trimestre, selon des données publiées ce 20 octobre par Hedge Fund Research (HFR). Dans le détail, les investisseurs ont alloué 47,9 milliards de dollars dans ces fonds tandis que les rachats se sont élevés à 42,3 milliards de dollars. Toutes les grandes stratégies de hedge fund ont enregistré des flux nets entrants à l’exception des stratégies « Macro » qui ont subi 5,1 milliards de dollars de sorties nettes en raison de la forte volatilité des marchés, en particulier sur les marchés émergents.Pour autant, malgré ce satisfecit d’ensemble sur le front de la collecte, les capitaux gérés par les hedge funds au niveau mondial ont enregistré leur plus forte baisse au troisième trimestre depuis la crise de 2008. Cette baisse est estimée à 95 milliards de dollars, ramenant ainsi leurs actifs sous gestion à 2.870 milliards de dollars.
Funding Circle, le pionnier britannique du crowdlending pour les entreprises, a fait part hier du rachat de Zencap, une plate-forme lancée en 2014 par l’incubateur allemand coté Rocket Internet, rapporte L’Agefi. Cette acquisition permet à Funding Circle, qui opère déjà au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, d’investir les marchés allemand, espagnol et néerlandais.Sur son marché domestique et sur le marché américain, qu’elle a rejoint en 2013 après sa fusion avec Endurance Lending Network, la plate-forme internet a prêté plus de 1,5 milliard de dollars et attiré plus de 40.000 investisseurs. Le rendement annualisé moyen avant impôt ressort à 6,8% (après créances douteuses et frais), selon les données publiées par la société.
Source franchit une nouvelle étape dans son développement. Le fournisseur d’ETF a en effet annoncé, ce 20 octobre, avoir enregistré une collecte nette de 3,6 milliards de dollars depuis le début de l’année 2015. Une rentrée d’argent frais qui permet à la société d’atteindre le seuil des 20 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Source n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. «La société s’est développée au-delà du marché traditionnel des institutionnels et elle cherche maintenant à répondre plus efficacement aux besoins d’une palette plus large d’investisseurs et de conseillers», avance-t-elle. Afin d’accompagner et d’accélérer son développement, Source a ainsi recruté Bhavick Patel au sein de son équipe dédiée à la couverture du marché britannique. L’intéressé sera plus particulièrement chargé de couvrir les conseillers financiers indépendants au Royaume-Uni. Avant de rejoindre Source, Bhavick Patel a travaillé pendant deux ans chez Capital Group à un poste lié au développement de l’activité. Auparavant, il a passé cinq ans chez BlackRock, consacrant la majorité de son temps au sein de l’équipe commerciale d’iShares couvrant à ce titre les gestionnaires d’actifs et les banques privées. Avant cela, il avait débuté sa carrière chez Morgan Stanley où il a officié pendant deux ans à la gestion du collatéral pour des portefeuilles de dérivés actions et obligations.
Le gestionnaire d’actifs américain MFS Investment Management vient de lancer deux nouveaux fonds actions générant des revenus pour son gérant Jonathan Sage, rapporte Citywire Global. Ces deux nouveaux véhicules, dédiés aux marchés américain et international, sont domiciliés au Luxembourg et ont été conçus à partir de la recherche fondamentale et quantitative de la société de gestion. Dans le détail, le fonds MFS Meridian Funds – Global Income sera géré en suivant l’indice MSCI ACWI High Dividend Yield tandis que le fonds MFS Meridian Funds – US Equity Income suivra l’indice S&P 500.Ces deux fonds sont actuellement enregistrés en Autriche, au Danemark, en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Norvège, en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni. Ils sont en cours d’enregistrement en Irlande, en Suisse et en Finlande.
Allianz Global Investors est en train de lever des capitaux pour un deuxième fonds d’investissement dans des actifs d’infrastructure (infrastructure equity) qui sera lancé en décembre. Ce fonds fermé sera créé sur le même modèle que le Allianz Renewable Energy Fund 1, qui a été pleinement investi fin 2014. Ce fonds d’une durée de vingt ans est entièrement investi sur les énergies renouvelables, et plus précisément sur le photovoltaïque et l’éolien. « Ces secteurs sont les leaders des énergies renouvelables, car la technologie utilisée est mature », a expliqué Armin Sandhoevel, directeur des investissements Infrastructure Equity d’AllianzGI. Sur le plan géographique, le fonds a privilégié des pays d’Europe considérés comme peu risqués comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie et la Suède. Fondée en 2012, l’équipe Infrastructure equity comprend une douzaine de professionnels basés à Francfort et Luxembourg. Elle a réalisé, sur trois ans à fin septembre 2015, dix transactions totalisant plus de 430 millions d’euros. L’équipe gère le fonds Allianz Renewable Energy Fund 1 ainsi que des fonds dédiés. Le groupe Allianz fait partie des « clients » de l’équipe.
Allianz Real Estate, la société de gestion d’actifs immobiliers du groupe Allianz, a nommé François Trausch, 50 ans, au poste de directeur général («chief executive officer» ou CEO) avec effet au 1er janvier 2016. Il remplacera ainsi Olivier Piani qui prendra sa retraite à la fin de l’année 2015. François Trausch sera basé à Paris.Depuis 2010, François Trausch occupait le poste de directeur général pour l’Asie-Pacifique chez GE Capital Real Estate, supervisant à ce titre les activités d’investissement, de financement et portefeuilles immobiliers pour toute la région Asie-Pacifique. Avant cela, il a passé 15 ans chez GE en Europe à différents postes à responsabilité dans le secteur immobilier. Avant d’intégrer GE, il avait travaillé pour Tishman Speyer à New York et Berlin et pour Goldman Sachs à Londres.
Banque Degroof Petercam, le nouveau groupe né de la fusion de Banque Degroof et Petercam, reste à l’affût de nouvelles opportunités de croissance. «Nous avons la volonté avec l’appui de nos actionnaires de poursuivre notre développement», a indiqué le 20 octobre à Paris Philippe Masset, CEO de Banque Degroof Petercam. «Nous regardons tous les dossiers» a assuré Philippe Masset qui ajoute que la croissance interne est toujours d’actualité. Mais dans un contexte de pression réglementaire accrue, il est de plus en plus difficile pour les petits acteurs de maintenir leur indépendance. D’où la volonté du groupe de profiter de cet environnement pour pousser ses feux en Suisse, en Espagne, et bien entendu en France. Trois marchés où la tendance à la consolidation reste forte. En France justement, le groupe entend croître sur tous les fronts. «Nous voulons faire de la croissance dans nos trois métiers», a souligné François Wohrer, directeur général de Degroof Petercam France. Des trois métiers en question, banque privée, gestion d’actifs et banque d’affaires, c’est notamment sur le premier que vont porter les efforts, avec d’abord de la croissance organique et la mise en œuvre de possibilités encore non exploitées. «Nous avons une excellente activité de banque d’affaires à Lyon mais pas de banque privée», a relevé François Wohrer. Des recrutements sont en vue pour combler cette lacune et par la suite, le maillage hexagonal pourrait être renforcé. Mais la croissance organique seule ne suffira pas. «La croissance externe est une arme qu’on va devoir utiliser», a poursuivi François Wohrer. Outre les pressions réglementaires déjà évoquées, un groupe comme Degroof Petercam est assez bien perçu par les acteurs de petite taille qui ne souhaiteraient pas être phagocytés par un grand groupe. François Wohrer précise qu'à partir de 100 millions d’euros, tous les dossiers sont susceptibles d’intéresser le groupe...
Le gestionnaire d’actifs américain Lazard Asset Management vient de lancer un nouveau fonds actions asiatiques, baptisé Lazard Asia Ex-Japan Strategic Equity, rapporte Citywire Global. Ce nouveau véhicule sera géré depuis Singapour par une équipe de six gérants de portefeuille et analystes. Domicilié à Dublin, le fonds est initialement enregistré pour commercialisation à Singapour et au Royaume-Uni. Il adopte une approche d’investissement sans contrainte et son portefeuille sera concentré autour de 50 à 70 valeurs. L’indice de référence de ce fonds est le MSCI AC Asia Ex-Japan.
Credit Suisse lance un nouveau fonds immobilier qui sera neutre sur le plan climatique. Le Credit Suisse European Climate Value Property (ISIN LU1262889725) est un FIA ouvert qui se propose de mettre en œuvre une stratégie Core/Core Plus et qui s’intéressera en priorité à l’immobilier commercial. Une fois épuisées les possibilités d'économies d'énergie, les émissions inévitables de CO2 seront neutralisées par l’achat de certificats de CO2 sur une base annuelle. Le premier closing est programmé pour le 11 décembre. Sur la base d’un objectif de rendement global de 5% à 6% par an, le fonds vise un taux de distribution de 4% par an. L’investissement minimal est de 500.000 euros et la commission de gestion s'élève à 0,6% par an. Le fonds vise un encours de 1 milliard d’euros dans les cinq ans.
Credit Suisse Group a annoncé mercredi son intention de procéder à deux augmentations de capital d’un montant total de plus de six milliards de francs (5,5 milliards d’euros). «Le Conseil d’administration du Credit Suisse Group AG proposera lors d’une Assemblée générale extraordinaire, qui aura lieu le 19 novembre 2015, deux augmentations du capital-actions: une première augmentation de capital sous la forme d’un placement privé de nouvelles actions nominatives auprès de quelques investisseurs qualifiés; une seconde augmentation de capital sera réalisée par l’émission de droits de souscription en faveur des actionnaires existants. Grâce aux mesures proposées, Credit Suisse Group AG entend renforcer ses fonds propres durs (Common Equity Tier1 - CET1) et ainsi disposer d’une plus grande flexibilité financière pour mettre en œuvre ses objectifs stratégiques», selon un comuniqué publié ce matin. Le groupe a parallèlement fait état d’une collecte nette de 16,4 milliards de francs au troisième trimestre dans ses activités de banque privée et de gestion de fortune. Malgré cet apport, les actifs sous gestion ont diminué de 61,8 milliards de francs par rapport au trimestre précédent pour s'établir à 1.293,9 milliards de francs à fin septembre en raison notamment de l’impact négatif des marchés. Credit Suisse ajoute que cette évolution est également liée à un nouveau système de classification des actifs sous gestion, avec l’introduction de critères et d’indicateurs plus spécifiques pour déterminer si les actifs de la clientèle peuvent être classés dans les actifs sous gestion. Cette nouvelle approche a entraîné la reclassification de 46,4 milliards de francs d’actifs sous gestion en actifs de la clientèle.Le bénéfice du groupe a chuté de 24% au troisième trimestre pour s'établir à 779 millions de francs. Le résultat avant impôts des activités de banque privée et gestion de fortune accuse un repli de 31% à 647 millions de francs, tandis que la banque d’investissement s’inscrit dans le rouge pour un montant de 125 millions de francs, alors qu’elle avait dégagé un gain de 516 millions de francs un an plus tôt. Le coefficient d’exploitation des activités de banque privée et de gestion de fortune s’est détérioré à 71,5 contre 66,6 au deuxième trimestre.
La société de gestion italienne Duemme SGR, filiale de Banca Esperia, s’associe à ADS Securities, société de services financiers basée à Abu Dhabi, pour lancer un fonds diversifié sur les pays de la région du golfe. Appelé Duemme GCC Markets, le fonds est investi principalement en actions et obligations d’émetteurs basés dans un des pays membres de conseil de coopération du golfe ou des pays limitrophes ou encore dans des sociétés qui exercent leur activité commerciale principalement dans cette région. Le fonds pourra être investi entre 30 % et 50 % dans des obligations et entre 30 % et 70 % dans des actions. Son indice de référence sera à 60 % le S&P GCC Composite et à 40 % le Barclays GCC credit + HY. Le fonds sera géré par Duemme SGR et conseillé par ADS Securities. Il devait être présenté hier soir à des investisseurs potentiels à Milan et le 22 octobre à Rome.
NN Investment Partners vient de renforcer son équipe commerciale en Italie avec le recrutement de Michela Molinaro en qualité de «junior sales & customer support» pour la clientèle institutionnelle et «wholesale». L’intéressée rejoint l’équipe dirigée par Simona Marzagora, «managing director» pour l’Italie et l’Autriche, et elle sera rattachée à Matteo La Tassa, responsable senior des relations clients et du développement de l’activité auprès des institutionnels. Michela Molinaro travaillait précédemment au sein de l’équipe de Londres de Morningstar où elle était «Client Solutions Consultant & Sales Consultant» depuis 2012. Avant cela, elle a travaillé à New York pour le gestionnaire de fortune GC Group Capital.
A l’issue de son premier trimestre fiscal clos au 30 septembre 2015, le gestionnaire d’actifs britannique Brooks Macdonald a fait état d’un recul de 1,07% des encours de ses fonds discrétionnaires. A fin septembre, les fonds discrétionnaires sous gestion ressortent en effet à 7,33 milliards de livres sterling contre 7,41 milliards de livres sterling au 30 juin 2015. Si la société de gestion a pu compter sur une collecte nette de 180 millions de livres, elle a en revanche pâti d’un effet marché négatif à hauteur de 263 millions de livres.
En marge du Xème club de prospective de l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2i) qui s’est tenu mardi 20 octobre à Paris, son président Jean Eyraud est revenu sur les projets de l’association. Et notamment, sur la création dans les jours qui viennent d’un nouveau Club des acheteurs publics, avec l’appui de Bfinance. «Ce club visera à réfléchir, travailler sur les questions juridiques et techniques des appels d’offres et doit intéresser tous ceux qui font régulièrement des consultations larges pour sélectionner des gérants», a indiqué Jean Eyraud. Le responsable de l’association a également fait part d’un lancement prochain d’un programme de travail sur les actifs dits illiquides avec l’appui de M&G, «afin d’en dresser un panorama et des analyses SWOT sur chacun des segments concernés, et un autre programme sur la rédaction des conventions de gestion et leurs annexes». Enfin, Jean Eyraud a rappelé que quatre nouveaux guides seront bientôt publiés. Sur la gestion alternative - en complément de celui publié en 2012 -, sur la délégation de gestion, sur la mise en place d’une gestion ISR raisonnée et sur les OPCI. A noter que l’AF2i organise le 27 octobre prochain une séance de formation complémentaire ou de rattrapage mise à jour portant sur les derniers développements de Solvabilité 2 notamment sur les actifs en actions et en infrastructures
A chaque année sa thématique. Pour 2015, le club de Prospective (*) de l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2i) qui s’est tenu hier à Paris dans les locaux de SMABTP s’est donné pour objectif de regarder les classes d’actifs traditionnelles, ou certains de leurs segments, «avec un œil neuf ou critique». La rupture est nette avec les sujets de l’an dernier, où il était question des nouvelles pistes d’investissements comme les infrastructures, les gestions factorielles, thématiques ou les techniques de rebalancement. Pour autant, le sujet de cette année peut être qualifié de bien dans « l’air du temps ». Dans son discours d’introduction, Jean Eyraud, le président de l’AF2i a égrené les différents obstacles auxquels étaient confrontés les investisseurs institutionnels. Outre des taux faméliques, les défis sont « réglementaires ou prudentiels, économiques, techniques ou encore simplement comportementaux », a-t-il indiqué. « Les contraintes réglementaires du type Solvabilité 2 ou Bâle 3, la volatilité des marchés ou des performances, la baisse de la liquidité sur les marchés de taux sont des freins puissants à l’accroissement de certains actifs dits risqués, a recensé Jean Eyraud, tout en notant que simultanément, les investisseurs sont contraints de chercher de bonnes solutions pour conserver une capacité de dégager des revenus réguliers. « Ce sont tous ses obstacles qu’il faut prendre en compte et en même temps essayer de contourner ou au moins essayer de réduire », a ajouté le président de l’AF2i. Pour illustrer ses propos, notamment ceux concernant les classes d’actifs traditionnelles, l’AF2i avait invité, entre autres spécialistes, Anita Barcewski, responsable des actions européennes pour les actions compagnies d’assurances du groupe AXA, AXA IM. Cette dernière a vanté l’intérêt d’une gestion de long terme qui fait de ses équipes de gestion «non pas des gérants mais des investisseurs». Elle a également expliqué que l’objectif premier de sa gestion était avant tout une protection du capital de ses clients investi à l’origine. Par ailleurs, sans avoir recours à des produits dérivés, a indiqué la responsable, l’important est d’investir dans des sociétés qui ont une base d’actifs et, comme le stipule Warren Buffett, auquel elle a beaucoup fait référence, qui distribue des dividendes. «Sans dividendes, l’entreprise vaut zéro» a t-elle déclaré, non sans préciser que ces derniers devaient être tenables. En outre, la responsable a insisté sur le fait qu’en regardant les entreprises cotées sous l’angle de leur qualité sur le long terme, elle évite les sociétés systémiques. Elle se tient aussi à l'écart des banques «car difficilement créatrices de valeur », a t-elle expliqué. Anita Barcewski a précisé que l’important était de favoriser les entreprises dont le management avait une vision, affichant une croissance solide et supérieure au marché, présentant une gestion interne rigoureuse et bénéficiant d’une position compétitive dominante. Dans ce cadre, la responsable a indiqué que sa vocation était alors d’accompagner le développement de ces sociétés et de bien identifier les facteurs de réévaluation auxquels elles sont sensibles ainsi que leur valeur ajoutée. «Pour cela il est nécessaire d’identifier les tendances de long terme de l’économie», a t-elle insisté. Pour conclure, Anita Barcewski a décrit la composition de son portefeuille - très concentré – en distinguant les thèmes cœur d’investissement et les autres thématiques. Dans la première catégorie figurent la croissance durable, l’exposition à la consommation émergente, la santé et la longévité et enfin l’optimisation des coûts. Dans le second figurent la digitalisation de l’économie, l’amélioration de la structure de marché et les opportunités de reprise en Europe. Cela étant, au cours d’une courte séance consacrée aux questions dans l’assemblée, Philippe Desfossés, directeur de l’ERAFP, a interrogé la responsable sur l’absence d’un thème important s’il en est, portant sur la transition énergétique. Ce qu’a reconnu Anita Barcewski, assurant néanmoins que pour ce type d’idée, la porte n'était pas fermée… (*) «Stratégies institutionnelles : pour un autre regard «
Imocom Partners vient de finaliser la levée de son OPCI ImocomInvest 2 à hauteur de 120 millions d’euros, soit le double de son véhicule précédent. Cette collecte a été réalisée auprès d’une dizaine d’investisseurs institutionnels. «Les 120 millions d’euros réunis permettront de réaliser 200 millions d’euros d’investissements compte tenu d’un taux d’endettement de 40%, dans une quinzaine de parcs d’activité commerciale», précise un communiqué. Le premier OPCI lancé par ImocomPartners en 2011 est aujourd’hui totalement investi et affiche une rentabilité supérieure à 6,5% depuis 2012.
Le groupe Primonial a enregistré une collecte de 2,64 milliards d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, et prévoit de dépasser les 3 milliards sur l’ensemble de 2015. La collecte auprès des particuliers s’est élevée à 1,7 milliard, soit une hausse de 41% sur un an. A cette activité retail s’ajoute celle réalisée auprès des institutionnels: 248 millions d’euros en asset management via la multiboutique Primonial Investment Managers (Primonial AM, Roche-Brune AM et AltaRocca AM) et 684 millions d’euros en OPCI (Primonial Reim).
L’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I) a annoncé hier qu’elle allait créer «dans les jours à venir» le Club des acheteurs publics avec l’appui du cabinet de conseil Bfinance. Ce club «visera à réfléchir et travailler sur les questions juridiques et techniques des appels d’offres» pour sélectionner des sociétés de gestion.
Une taxe sur les transactions financières (TTF) limitée à 11 pays européens pénaliserait l’économie française, estiment plusieurs personnalités dans un courrier adressé au président François Hollande et publié dans Le Figaro. Les signataires comptent l’ex-président de la BCE Jean-Claude Trichet, Gérard Mestrallet, président d’Europlace et du groupe Engie, et Jacques de Larosière, ancien directeur général du FMI et ex-gouverneur de la Banque de France. «On chiffre à plus de 70.000 le nombre total d’emplois susceptibles de quitter le territoire français», indiquent-ils, alors que cette TTF, prévue pour 2017, renforcerait les Places qui ne participent pas au projet, comme Londres ou Amsterdam.