L’internationalisation de la société de gestion Carmignac n’est pas à proprement parler une nouveauté. Pourtant, 2016 devrait être marquée d’une pierre blanche dans la mesure où la maison de la Place Vendôme veut désormais s’exporter loin de ses bases européennes. Au cours de sa première conférence de presse de l’année, Didier Saint Georges, membre du comité d’investissement, a confirmé que la société travaillait sur deux projets d’envergure : l’ouverture d’un bureau à Miami en Floride destiné à la clientèle d’Amérique latine et aux clients « offshore », ainsi que l’enregistrement de fonds à Taïwan pour approcher une clientèle «retail». Aucune date n’a cependant été précisée compte tenu des nombreuses questions, tant sur le plan réglementaire que commercial que posent les deux projets. Reste que la société de gestion se rapproche peu à peu d’un évènement qu’elle annonçait déjà au début de l’année dernière, en faisant remarquer, notamment pour l’Amérique latine, que la croissance sur les cinq à dix prochaines années y sera forte, avec la présence de pays disposant d’entités de private banking et d’une clientèle fortunée similaires à celle que l’on trouve en Europe (voir Newsmanagers du 26/01/2015).Par ailleurs, la société a annoncé pour 2015 une collecte nette de 917 millions d’euros. Elle reste ainsi au dessus de la barre des 50 milliards d’euros, à 51,64 milliards, mais ne retrouve pas le niveau atteint en 2010 ou 2012 (55,027 milliards et 53,672 milliards respectivement). Les encours sont néanmoins en hausse par rapport à 2014 (50,388 milliards d’euros). D’autre part, Didier Saint Georges a donné quelques éléments sur la collecte de certains fonds, et plus précisément, sur le navire amiral de la gamme Carmignac Patrimoine ainsi que sur Carmignac Capital Pour le premier, la collecte est de 1,33 milliard d’euros et, pour le second, de 444 millions d’euros. En fait, les déceptions sont venues des fonds émergents « en dépit de leur comportement remarquable dans une période tourmentée pour cet univers d’investissement », a insisté Didier Saint Georges. Si le jeune Carmignac China a collecté 1,1 million euros en 2015, Carmignac Emerging Patrimoine a subi des rachats nets de 237 millions euros, Carmignac Emergent de 258 millions euros, et Carmignac Emerging Discovery de 32,6 millions euros.Dans la composition globale de la clientèle de la société de gestion, les conseillers indépendants restent les plus importants (38 %) devant les banques et les réseaux (25 %), les conseillers en réseaux (24 %) et la clientèle privée (3 %). Avec 10 % de la clientèle globale, la société de gestion n’a pas encore réussi la percée qu’elle souhaitait réaliser déjà au début de l’année 2012, auprès des investisseurs institutionnels. A noter que par grandes poches d’actifs, 31,152 milliards sont investis en obligations et produits de taux (y compris les liquidités) le solde, soit 20,486 milliards étant investis en actions. Une grande partie de la conférence a ensuite été consacrée à la stratégie d’investissement de la maison en 2016. Présenté par Frédéric Leroux puis Rose Ouahba, respectivement gérant global et gérante Taux, les deux responsables ont prôné une stratégie prudente compte tenu de la tenue des différents marchés. « Les couvertures doivent être maximales tant que les signaux de retournement sont absents », a indiqué Frédéric Leroux, en notant cependant que la violence de l’ajustement va créer de grandes opportunités. Le gérant s’est notamment démarqué du consensus à propos de l’Europe où, selon lui, après s’être interrogé sur un éventuel retard cyclique, a prévenu que le Vieux Continent n’échappera pas à la gravité, tandis que les Etats-Unis vont faire souffrir l’économie mondiale en raison du ralentissement de son économie et de son resserrement monétaire. Quant aux émergents, ils sont désormais sous les pressions déflationnistes et une liquidité en phase de résorption. De son côté, Rose Ouahba ne s’est pas fondamentalement démarquée. La responsable appelle à la prudence sur le marché du crédit, compte tenu de la réduction de la liquidité. Et sur le marché des taux, Rose Ouahba considère aussi que le ralentissement économique doit se traduire par une baisse des taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique. Une prudence nécessaire donc mais des opportunités existent, a-t-elle insisté. Et de détailler en Europe, l’intérêt de produits CLO, en Asie, les taux coréens à 10 ans, en Amérique les obligations brésiliennes et mexicaines indéxées sur l’inflations et enfin, aux Etats-Unis, les obligations privées dans le secteur de l’énergie.
DoubleLine Capital, la société de gestion obligataire dirigée par Jeffrey Gundlach, a annoncé ce lundi 25 janvier la nomination de Ryan Hart en qualité de responsable senior des relations avec les consultants. L’intéressé arrive en provenance de Pimco où il officiait dernièrement en qualité de «senior vice president» en charge des relations de la société de gestion avec les plus importantes sociétés de conseil en investissement mondiales. Il a travaillé pendant 14 ans chez Pimco. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Ryan Hart est responsable du développement et de la mise en œuvre des relations de DoubleLine avec des cabinets de conseil en investissement institutionnel au plan régional, national et international. Il est rattaché à Ignacio Sosa, directeur de la division «Product Solutions and Consultant Relations Group».
Henderson Global Investors a décidé de transférer la gestion du fonds US Growth, jusque-là assuré par la société Marsico Capital Management, auprès d’une équipe interne à compter du mois prochain, rapporte FTAdviser. Ronan Kelleher, qui a intégré Henderson en 2011 en tant qu’analyste d’investissement, assurera la gestion du fonds au sein de l’équipe actions américaines basée à Milwaukee, Henderson Geneva Capital Management. Ce changement interviendra officiellement le 24 février. Des changements interviendront sur les valeurs en portefeuille afin de s’aligner avec la philosophie d’investissement de l’équipe, même si les investissements continueront de se concentrer sur les grandes entreprises américaines. Les objectifs d’investissement, les frais et l’indice de référence demeurent inchangés.
Mecaplast Group, un des leaders européens de l’équipement automobile, s’associe au fonds d’investissement Equistone Partners Europe qui, via son Fonds V, prend une participation majoritaire aux cotés de Thierry Manni, Président et actionnaire historique, de Bpifrance (via le FAA) et de l’équipe de direction de Mecaplast Group. Cette alliance permettra à Mecaplast Group d’accélérer dans les prochaines années sa stratégie de croissance sur plusieurs axes, non seulement à l’international mais également par le renforcement de sa capacité d’innovation et par l’amélioration de sa performance opérationnelle et de sa solidité financière.Mecaplast Group conçoit, développe et fabrique des pièces plastiques et des systèmes complets pour la carrosserie et le moteur des véhicules. Il réalise un chiffre d’affaires de plus de 700 millions d’euros et emploie plus de 6.000 collaborateurs dans 18 pays. Le groupe compte parmi ses Clients les principaux constructeurs automobiles : PSA, Renault-Nissan, Fiat-Chrysler, Toyota, General Motors, BMW, Volkswagen Group, SAIC, Daimler, Jaguar Land Rover, Volvo, Ford, Honda, Suzuki, etc.
DTZ Investors France a recruté Gregory Flash au poste de senior investment manager. Il rejoint l’équipe d’Alain de La Bellière, directeur des investissements, en provenance d’un family office britannique, où il gérait les investissements immobiliers en Europe continentale.
Fidelity a décidé de rebaptiser son fonds South East Asia, dont les encours s’èlèvent à 1,6 milliard de livres, afin de mieux refléter les pays dans lequel il investit à la suite du changement de son indice de référence en 2015, rapport FTAdviser. Ainsi, à compter du 23 mars 2016, le véhicule va s’appeler Fidelity Asia, douze mois après avoir abandonné l’indice MSCI AC Far East ex Japan pour adopter l’indice MSCI AC Asia ex Japan. Un changement d’indice dont l’objectif était d’inclure l’Inde et, surtout, d’élargir l’univers d’investissement du fonds. Ce produit est toujours géré par Teera Chanpongsang. De même, les objectifs d’investissement du fonds demeurent inchangés.
Une nouvelle catégorie de fonds, à mi-chemin entre les mutual funds et les ETF, devrait être lancée fin février. Mais ces fonds, les exchange-traded managed funds, seront initialement uniquement accessibles par le biais de sociétés de courtage. Le premier fonds du genre est le Eaton Vance Stock NextShares, un hybride conçu par NextShares Solutions, filiale d’Eaton Vance. Il sera coté sur le Nasdaq Stock Market le 26 février. Comme les ETF, les ETMF offriront de faibles coûts et des avantages fiscaux. Mais ils ne dévoileront pas leurs participations quotidiennement comme le font les ETF.
La société Axioma, spécialisée dans les solutions de gestion de risque et de construction de portefeuille, a nommé William Morokoff en tant que vice-président en charge de la recherche. L’intéressé est basé à New York et rejoint, selon IPE.com, la société en provenance de Standard & Poor’s, où il était responsable du groupe de recherche d’analyse quantitative.
Le gestionnaire d’actifs américain Acadian Asset Management (Acadian AM) a annoncé, ce lundi 25 janvier, le recrutement d’Ilya Figelman en qualité de «senior vice president» et «senior membre» au sein de son équipe de recherche. Basé à Boston, siège social de la société de gestion, l’intéressé se concentrera en particulier sur l’allocation d’actifs et la recherche macro-économique. Ilya Figelman a été l’un des membres fondateurs en 2009 «du Dynamic Asset Allocation Group» chez AllianceBernstein, où il a officié en tant qu’analyste quantitatif et gérant de portefeuille. Il est ensuite devenu en 2013 directeur de la recherche de l’activité de solutions multi-classes d’actifs d’AllianceBerstein. Au cours de sa carrière, Ilya Figelman a également travaillé chez General Motors Asset Management et American Express.
Le gestionnaire d’actifs américain OppenheimerFunds fait ses premiers pas sur le terrain du smart beta avec le lancement d’une nouvelle gamme d’ETF factoriels. «Ces produits et ces solutions offrent une approche unique aux clients cherchant à avoir accès au marché des ETF, explique la société de gestion dans un communiqué. En pondérant chaque titre dans l’indice sur la base du chiffre d’affaires, les stratégies factorielles offrent la possibilité de réduire la surexposition à des actions et des secteurs potentiellement surévalués tout en fournissant de la diversification à travers chaque titre inclus dans l’indice.»La gamme d’ETF factoriels d’OppenheimerFunds comprend les fonds suivants: - Oppenheimer Large Cap Revenue ETF- Oppenheimer Mid Cap Revenue ETF- Oppenheimer Small Cap Revenue ETF- Oppenheimer Ultra Dividend Revenue ETF- Oppenheimer Global Growth Revenue ETF- Oppenheimer ADR Revenue ETF- Oppenheimer Financials Sector Revenue ETF- Oppenheimer Navellier Overall A-100 Revenue ETF
Le gestionnaire d’actifs britannique Thomas Miller Investments a recruté Hugh Titcomb en qualité de nouveau directeur général, rapporte Investment Week. Il remplace ainsi Mike Balfour qui avait annoncé sa démission en novembre 20115. Hugh Titcomb était dernièrement responsable de la banque privée chez Brown Shipley. Auparavant, il avait occupé le poste de «vice chairman» et directeur général de Sanlam Private Investments UK.
A l’occasion de ses 20 ans d’existence, la banque privée suisse Reichmuth se réorganise. Trois nouvelles unités distinctes sont créées au sein de l’entreprise. La banque privée (Reichmuth & Co Privatbankiers) sera confiée à Jürg Staub. La gestion d’actifs (Reichmuth & Co Investment Management) proposera des services de gestion de portefeuille sous forme de fonds et de mandats dédiés. La division fournira également accès à des produits d’infrastructure. Elle est confiée à Marcel Schnyder. Enfin, PenExpert, qui regroupe les solutions de prévoyance, sera dirigée par Jörg Odermatt. Christoph Reichmuth conserve la direction et la présidence du groupe. A fin 2015, le groupe Reichmuth gère 8 milliards de francs suisses d’encours sous gestion.
La spécialiste des actions européennes Anne-Catherine Delaye a quitté Candriam Investors Group après y avoir travaillé pendant plus de 10 ans, révèle Citywire Selector. L’intéressée, qui était basée à Bruxelles, a quitté la société de gestion fin 2015. Anne-Catherine Delaye assurait notamment la gestion du fonds Candriam Equities B Europe Small & Mid Caps, qui affiche 241 millions d’euros d’actifs sous gestion. Les deux cogérants Geoffroy Goenen et Christian Solé continuent la gestion de ce fonds. Elle était également cogérante du fonds Candriam Equities B Belgium avec Geoffroy Goenen qui devient, maintenant, le seul gérant du produit.
Les fonds ouverts de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) commercialisés en Europe ont enregistré au mois de décembre une collecte nette de 3,9 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par Morningstar. Les fonds dédiés aux actions arrivent en tête des souscriptions, avec un montant net de 10,7 milliards d’euros (dont 3,2 milliards d’euros pour les fonds spécialisés sur les actions européennes), devant les fonds alternatifs au format Ucits (3,2 milliards d’euros), les fonds diversifiés (1,5 milliard d’euros) et les fonds immobiliers (0,4 milliard d’euros). Les dégagements les plus importants ont été enregistrés par les fonds obligataires avec des sorties nettes de 10,7 milliards d’euros. Les fonds monétaires ont terminé le mois sur une décollecte nette de 20,1 milliards d’euros. L’analyse par pays montre que l’Irlande arrive en tête des souscriptions, avec un montant net de 7 milliards d’euros, juste devant le Luxembourg qui a attiré 6,9 milliards d’euros. Viennent ensuite l’Allemagne (3,9 milliards d’euros), la Belgique (1,6 milliard d’euros) et la Suède (1,5 milliard d’euros). En revanche, le marché français, pénalisé par les sorties des produits monétaires, affiche des sorties nettes de 35,6 milliards d’euros, très largement devant l’Espagne (-3,5 milliards d’euros) et le Danemark (-1,1 milliard d’euros). Le promoteur de fonds le plus recherché en décembre a été Goldman Sachs, qui enregistre des entrées nettes pour un montant de 6,1 milliards d’euros, suivi de près par BlackRock avec 5,8 milliards d’euros et JP Morgan (4 milliards d’euros). Viennent ensuite Morgan Stanley (1,83 milliard d’euros), Standard Life (1,29 milliard d’euros), Pictet (1,27 milliard d’euros) et Vanguard Group (1,26 milliard d’euros).
Trian Fund Management, le hedge fund fondé et dirigé par Nelson Peltz, a recruté Michael D. White pour renforcer son équipe de «Advisory Partners» (associé consultant), a annoncé la société. L’intéressé rejoint une équipe composée de William R. Johnson, Dennis M. Kass et Dennis Reilley dont la mission est d’identifier les opportunités d’investissement potentielles, d’aider dans les «due diligence», de formuler des initiatives stratégiques et opérationnelles pour les entreprises dans lesquelles Trian Fund Management investit. Cette équipe est également chargée de nouer des relations avec les équipes dirigeantes d’entreprises, les conseils d’administration, les actionnaires et les conseillers externes.Michael D. White est l’ancien «chairman» (président du conseil d’administration) et PDG de DIRECTV, un service de télévision par satellite. Avant de rejoindre DIRECTV en 2010, il avait dirigé PepsiCo International en tant que directeur général et «vice-chairman» de PepsiCo de 2003 à 2009.
Soucieuse de sortir de son relatif anonymat et de se rapprocher de ses clients finaux, la société de gestion Aviva Investors France s’apprête à se doter de nouveaux locaux plus dignes de son standing. «Nous allons quitter nos locaux de la rue de la Pépinière pour aller au 14, rue Roquépine» (dans le 8ème arrondissement), a dévoilé à NewsManangers Jean-François Boulier, président du directoire d’Aviva Investors France. Ce déménagement devrait intervenir mi-mai.» Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus globale, la société de gestion souhaitant placer l’année 2016 sous le signe des clients. «C’est extrêmement important pour une société comme la nôtre qui a été à ses débuts un département d’Aviva de se mettre dans la perspective d’avoir de nombreux clients, a expliqué Jean-François Boulier. Cette nouvelle tendance change la culture d’entreprise, les habitudes de travail, le niveau de qualité requis et, aussi, l’accueil des clients». A ce titre, les nouveaux locaux d’Aviva Investors France disposeront «d’un accueil direct des clients avec un dispositif efficace pour recevoir nos hôtes et nos clients», indique le dirigeant. «C’est un projet important pour l’entreprise, a ajouté Jean-François Boulier. Ce déménagement traduit notre volonté de donner la priorité aux clients. Cette orientation a déjà fait évoluer le niveau d’exigence tant au niveau des équipes de gestion que du reporting, domaine dans lequel nous avons investi pour adapter et faire évoluer nos outils de reporting.»
La firme américaine de capital-investissement J.C. Flowers, spécialiste des investissements dans les services financiers, a annoncé ce 24 janvier la signature d’un accord portant sur l’acquisition de Chi-X Australie, Chi-X Japon et Chi Tech Hong Kong, trois filiales de l’opérateur boursier Chi-X Global. La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, devrait être finalisée au cours du premier trimestre 2016, sous réserve du feu vert des autorités de régulation compétentes.
Selon le sondage annuel réalisé par Natixis Global Asset Management et publié par Les Echos, 84 % des 660 investisseurs institutionnels interrogés sont inquiets du niveau des taux. De plus, ces fonds souverains, caisses de retraite, assureurs, banques centrales, etc. ont des contraintes de passif à long terme (retraites, engagements réglementaires...), mais doivent rendre des comptes à court terme pour des questions de gouvernance interne, note le quotidien. Autre sujet d’inquiétude, celui de la corrélation entre les actifs. Les sondés indiquent à 54 % que les fortes corrélations compliquent l’obtention de sources distinctes de rendement à partir des classes d’actifs traditionnelles. D’où la recherche de diversification vers les infrastructures, le capital-investissement ou l’immobilier.
Schroder Investment Management (Schroder IM) s’est mis en quête d’un commercial en charge du secteur des banques privées à Singapour pour remplacer Gerald Koh qui quittera la société le 11 mars prochain, rapporte le site spécialisé Asian Investor. Gerald Koh avait rejoint le groupe britannique en mai 2015 en qualité de «director» couvrant les banques privées à Singapour, rattaché à ce titre à Albert Tse, responsable de l’activité auprès des intermédiaires pour l’Asie du Sud-Est et de la distribution dans les banques privées en Asie. En comptant Albert Tse, Schroders compte aujourd’hui quatre personnes au sein de son équipe dédiée à la distribution dans les banques privées en Asie, deux à Singapour et deux à Hong Kong.
Les marchés actions chinois ont terminé en baisse de plus de 6% mardi, sous le coup d’un mouvement de ventes panique en fin de séance déclenché par la nouvelle glissade des cours du pétrole, repassés sous les 30 dollars le baril. L’indice CSI300 des valeurs vedettes des Bourses de Shanghai et Shenzhen a perdu 6,02% à 2.940,51 points en clôture et l’indice composite de Shanghai a reculé de 6,38% à 2.751,03 points, son plus bas niveau depuis le 2 décembre 2014. Cette chute porte à 21,2% et 22,3% respectivement le recul des deux indices en 2016, le tout dans des volumes qui restent très limités.
Amundi ETF consolide sa place parmi les cinq premiers fournisseurs de fonds indiciels cotés en Europe. La structure a annoncé mardi qu’elle a réalisé l’an dernier une collecte de 3,4 milliards d’euros. Ses encours dépassent désormais 20 milliards d’euros, et le gérant revendique «un taux de croissance annuel moyen de plus de 34 % sur les 6 dernières années (contre 19 % en moyenne pour le marché européen)». «Les 3,4 milliards d’euros collectés se regroupent principalement autour d’expositions vanille (actions européennes, segments obligataires euro offrant un potentiel de rendement)», précise le communiqué.
La production mondiale d’acier brut a baissé de 2,8% en 2015, à 1,623 milliard de tonnes, indique l’organisation professionnelle World Steel Association. Il s’agit de son premier repli annuel depuis 2009. Le secteur, considéré comme un baromètre de la santé économique mondiale, souffre de la chute des prix, tombés l’an dernier au plus bas depuis 2003 pour cause de saturation du marché. En Chine, premier producteur et consommateur mondial, la production de cet alliage a reculé de 2,3% à 803,8 millions de tonnes, soit la première baisse en plus de trois décennies. Le pays fait face au ralentissement de sa croissance et le gouvernement chinois cherche à éradiquer les surcapacités de la sidérurgie afin de faire remonter les prix. «Cependant, toute reprise de la production en réponse à la hausse des prix mettra de nouveau les marges des producteurs d’acier sous une pression extrême», estime Chris Houlden, directeur d’études du cabinet de conseil CRU.
Didier Saint-Georges, managing director et membre du comité d’investissement de Carmignac, a annoncé hier que la société de gestion française avait collecté 917 millions d’euros l’an dernier. Carmignac Patrimoine, qui a engrangé une performance de 0,72% en 2015, contre +8,35% pour son indicateur de référence, a collecté 1,33 milliard d’euros, tandis que Carmignac Capital Plus et Carmignac Sécurité ont engrangé respectivement 444 et 249 millions. Carmignac Investissement a, à l’inverse, enregistré des sorties de capitaux à hauteur de 564 millions d’euros, tout comme Carmignac Emerging Patrimoine (-237 millions) et Carmignac Emergent (-258 millions).
Le climat des affaires en Allemagne a enregistré une baisse plus marquée que prévu en janvier. L’indice IFO, calculé à partir d’un échantillon de 7.000 entreprises, est revenu à 107,3, après 108,6 en décembre. Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé en moyenne 108,4. Ce recul confirmerait que les dirigeants d’entreprise allemands commencent à s’inquiéter pour leurs perspectives d’exportation, compte tenu du ralentissement dans les pays émergents.
La Commission européenne a exprimé sa surprise hier après les déclarations du ministre belge des Finances Johan Van Overtveldt, qui a évoqué un possible rejet par son pays du nouveau projet de taxe sur les transactions financières (TTF) dans la zone euro. «Nous n’avons en aucune façon été informés du fait que la Belgique pourrait se retirer de la TTF. La Belgique a joué un rôle de soutien fort tout au long du processus de négociation», a déclaré une porte-parole de la Commission européenne.
Déroger aux 35 heures «n’est plus une transgression», a déclaré hier Manuel Valls en annonçant, sans plus de précision, que la future réforme du Code du travail modifierait le mode de rémunération des heures supplémentaires. L’ancien ministre de la Justice Robert Badinter a remis hier au Premier ministre des propositions sur le futur Code du travail qui serviront de base à la réforme que présentera la ministre du Travail, Myriam El Khomri, le 9 mars prochain. Dans la législation actuelle, le taux minimal de majoration est de 10%.
Le ministre russe de l’Economie, Alexeï Oulioukaïev, a déclaré hier avoir discuté avec son homologue français, Emmanuel Macron, de la possibilité que des banques françaises participent au financement du projet Yamal LNG. Ce projet de 27 milliards de dollars (25 milliards d’euros) est l’un des plus grands projets de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde et sa mise en production est prévue pour l’an prochain. Mais son financement a pris du retard en raison des sanctions internationales qui touchent le groupe russe Novatek, principal actionnaire du projet aux côtés du français Total et du chinois CNPC.
Selon les chiffres de l’Autorité des marchés financiers (AMF), publiés avec un an de décalage, le secteur de la gestion d’actifs continue de renforcer son dispositif de contrôle, même si le rythme ralentit: le nombre de jours/hommes affectés à la fonction de conformité et de contrôle interne a progressé de 4,1% en 2014, passant de 113.410 en 2013 à 118.088. Entre 2012 et 2013, la progression avait atteint 20,9%. La progression s’explique à la fois «par la hausse naturelle du nombre de création de sociétés de gestion de portefeuille» et par «la mise en application d’une série de directives pour renforcer le système financier à la suite de la crise des subprimes». Toutefois, la majorité des sociétés externalisent les fonctions de contrôle permanent et de contrôle périodique : elles sont 55% dans le premier cas et 79% dans le second - une portion d’entre elles délèguent en fait ces fonctions à une entité du groupe auquel elles appartiennent.
Plusieurs responsables de l’Opep estiment que le marché pétrolier va bientôt amorcer son rééquilibrage. «Nous pensons que nous allons encore subir un cycle de baisse des prix pétroliers mais que nous nous redresserons. Il est manifeste que le marché se rééquilibrera de lui-même parce que les prix pétroliers actuels ne peuvent en aucun cas se prolonger», a dit le ministre de l’Energie qatari, Mohammed al Sada, lors d’une conférence à Londres. Le secrétaire général de l’Opep, Abdullah al Badri, abondé en ce sens. Ces prises de position laissent supposer que l’organisation n’entend pas revenir sur leur politique de non-réduction de la production si les producteurs hors Opep n’y mettent pas du leur.