Conviction SRI has posted net subscriptions of EUR1bn in the first quarter of this year, 20% of inflows in the global SRI market, which totalled EUR4.9bn, the conviction SRI indicator from Novethic indicates, uniting funds on sale in France and on sale to retail investors, which offer portfolios which are most impacted by ESG evaluation of issuers and their activities. At the same time, these assets have risen 9.3% for the quarter, compared with 2.4% for SRI funds overall. The conviction SRI leader board continues to be dominated by BNP Paribas (EUR6bn) and Pictet AM (EUR5.6bn). La Banque Postale AM enters the top 10 in sixth place, with nine of its conviction SRI equity funds in the rankings.The top spot for inflows goes to Sycomore Sélection Responsable with over EUR248m in inflows, representing one quarter of conviction SRI subscriptions.
Invesco Ltd. has acquired Intelliflo, a market-leading UK provider of advisor-focused digital solutions. Since its inception in 2004, Intelliflo has experienced rapid growth and has become the No. 1 technology platform for financial advisors in the UK1, successfully supporting the business of approximately 30% of UK advisors. Intelliflo’s Intelligent Office («iO») software platform is the backbone of the UK wealth sector, assisting financial advisors across the full advice journey – including client relationship management, financial planning, client reporting, portfolio valuation and provision of advisor-led automated advice.The transaction has closed. Given that the transaction was not material to Invesco’s financial position, terms of the transaction were not disclosed. This transaction will not impact Invesco’s intention to resume share buybacks by yearend 2018, when the firm’s debt leverage is reduced to the previously announced targets."Invesco believes that financial advisors play an important role in enabling clients to reach their unique investment goals,» said Martin L. Flanagan, President and CEO of Invesco. «The UK continues to be a key market focus for Invesco. We fully recognize that digital solutions are increasingly important as we seek to improve the support we provide for advisors to help them and their clients achieve their desired investment outcomes.» «In a comparatively short space of time, we have built one of the UK’s largest pure-play Software as a Service (SaaS) businesses, and we now look forward to expanding our business, taking our market-leading technology into new markets across the globe,» said Hamish Purdey, Intelliflo CEO. «We will continue with our open architecture philosophy after the sale – it remains critically important to us that our financial advisor customers continue to be able to partner with the platforms, product providers, asset managers and software partners they choose.»
Laura Zutel a rejoint début juin BNP Paribas Real Estate à Madrid en qualité de responsable de la division « wealth management », selon le profil LinkedIn de l’intéressée. La nouvelle recrue arrive en provenance Knight Frank Espagne où elle officiait dernièrement en qualité de « manager » au sein du département « Cross Selling & Institutional Transactions ». Elle a débuté sa carrière dans le secteur immobilier chez CB Richard Ellis au sein du département « Valuations ».
State Street Global Advisors (SSGA) vient de recruter Fernanda Kremer en qualité de spécialiste des ventes et des services à la clientèle dans le domaine des ETF en Espagne, rapporte le site spécialisé Funds People. Basée à Londres, elle sera directement rattachée à Ana Concejero, responsable du développement commercial de SSGA pour l’Espagne. Elle sera notamment chargée des solutions pour les investisseurs institutionnels, les gestionnaires d’actifs et les intermédiaires.Fernanda Kremer, qui compte plus de 18 ans d’expérience en gestion d’actifs, arrive en provenance de Santander Asset Management où elle a officié au cours des six dernières années dans les équipes commerciales. Auparavant, elle est passée chez BNP Paribas Asset Management, Fortis Investment et ABN Amro Asset Management.
Le gestionnaire d’actifs américain Pimco vient de renforcer son équipe commerciale en Espagne avec le recrutement de Angel de Molina en tant que nouveau directeur de la distribution, rapporte le site spécialisé Funds People. L’intéressé sera basé à Londres et sera rattaché à Juanma Jimenez, directeur général pour l’Espagne et le Portugal. Angel de Molina, qui compte plus de 17 ans d’expérience dans la gestion d’actifs, arrive en provenance de Nordea Asset Management, où il travaillait au sein de l’équipe en charge de la distribution de fonds en Espagne. Au cours de sa carrière, il est également passé chez Santander Asset Management, Tressis, Dexia et Citigroup.
Le gestionnaire d’actifs suisse BlueOrchard Finance, spécialiste de la microfinance et de l’investissement d’impact, a annoncé, ce 6 juin, l’ouverture d’un bureau à Singapour. Cette nouvelle structure s’inscrit dans la volonté de la société « de redoubler d’efforts pour nouer des relations solides avec l’ensemble des parties prenantes dans la région Asie-Pacifique », indique BlueOrchard dans un communiqué. La société de gestion est déjà présente dans la région asiatique depuis près de 10 ans et elle y gère deux fonds, savoir Microfinance Initiative for Asia (MIFA) et Japan ASEAN Women Empowerment (JAWEF), axés sur la croissance durable en Asie-Pacifique. La nouvelle entité de Singapour vient compléter le bureau de Phnom Penh.
Le gestionnaire d’actifs responsAbility Investments AG lance un fonds de dette privée en faveur de l’agriculture durable des pays en développement et des économies émergentes. Domicilié au Luxembourg, ce nouveau véhicule finance des entreprises qui contribuent à améliorer la situation économique de la population rurale. « Ce fonds vise ainsi à la fois un rendement aligné sur celui du marché et un effet positif sur le développement », précise la société de gestion dans un communiqué. Ce nouveau fonds s’adresse à des investisseurs qualifiés, surtout en Europe. De fait, « pour faire face à la demande croissante de produits alimentaires dans le monde, il est nécessaire d’investir chaque année quelque 83 milliards de dollars dans le secteur agricole, explique responsAbility. Cela vaut également pour les pays en développement et les économies émergentes, où 34% des actifs travaillent dans l’agriculture et où celle-ci compte en majorité des petits paysans. » Le nouveau fonds de responsAbility propose donc un financement privé par la dette aux entreprises axées sur la durabilité et qui opèrent au sein de la chaîne de valeur agricole. « Ces capitaux sont destinés à financer à court terme les exportations et les fonds de roulement ainsi que, à moyen terme, les installations de ces entreprises », ajoute la société. Des critères stricts de sélection, un processus clairement défini de l’évaluation des risques concernant l’environnement, la société et la gouvernance (ESG) ainsi que des structures de sûretés optimisées réduisent les risques de crédit.La société de gestion n’en est pas à son coup d’essai. Lancé en 2011, le fonds en faveur de l’agriculture durable, domicilié en Suisse, gérait, à fin mars 2018, une fortune de 177 millions de dollars et des investissements dans 133 entreprises de 44 pays.
Ian Clark va quitter Newton (groupe BNY Mellon) pour rejoindre Veritas Asset Management en tant qu’associé, rapporte Citywire Wealth Manager. Veritas a été créée par un groupe d’anciens de Newton. Ian Clark était le co-gérant principal du Newton Global Income de 5,3 milliards de livres.
Le gestionnaire de patrimoine discrétionnaire Netwealth Investments a nommé Edward Bonham-Carter, actuel vice-président de Jupiter Fund Management, au sein de son conseil d’administration en qualité d’administrateur non-exécutif, rapporte le site InvestmentWeek. L’intéressé siégera aux côtés de Somerset Webb, rédacteur en chef de MoneyWeek, récemment nommé au conseil d’administration, et de Michael Hartweg, cofondateur de Leonteq, également nommé administrateur non-exécutif. Charlotte Ransom, cofondatrice et directrice générale de Netwealth, et Thomas Salter, son directeur des opérations, siègent également au conseil d’administration.
La société européenne d’investissements immobiliers Avignon Capital a annoncé, ce 6 juin, la nomination de David Kirkby au poste de « Director of Capital Accounts ». Basé dans le bureau de Londres de la société, la nouvelle recrue se concentrera sur la poursuite de la croissance de l’entreprise, indique Avignon Capital dans un communiqué.David Kirkby, qui compte plus de 35 ans de carrière, était précédemment directeur général (« CEO ») de Valad Europe, un spécialiste de l’immobilier européen racheté par Cromwell Property Group. Avant de rejoindre Valad Europe, il a été directeur général en charge de la gestion de fonds européens chez Lendlease Group. Avant cela, il avait été directeur général de Lendlease en Asie et responsable des fonds « wholesale » toujours chez Lendlease.
Axa Investment Managers – Real Assets (Axa IM – Real Assets) a annoncé, ce 6 juin, la nomination effective au 18 juin de Justin Travlos au poste de responsable de la gestion d’actifs au Royaume-Uni. Il remplacera ainsi Dorrien Thomas qui, après 30 ans au sein de la société, a décidé de prendre sa retraite à la fin de l’année 2018. « A l’issue d’une période de transition, Justin Travlos assumera la responsabilité de l’activité britannique en tant que directeur de l’équipe du Royaume-Uni à compter du 1er janvier 2019 », précise Axa IM – Real Assets. L’intéressé sera rattaché à Nathalie Charles, responsable du développement et des équipes européennes. Justin Travlos arrive en provenance de Stockland, l’une des plus importantes sociétés immobilières cotées en Bourse en Australie, où il occupait dernièrement le poste de directeur du développement régional.
La Française s’est vu confier un mandat de gestion par Neam S.A. (Nord Est Asset Management S.A.), annonce un communiqué diffusé en Italie. La société de gestion française a été choisie pour gérer Nef Target 2025, un compartiment obligataire à échéance et coupon annuel. Ce fonds, lancé en mai, sera investi dans des obligations d’entreprises et de gouvernements à travers le monde avec une échéance moyenne ne dépassant pas le 31 décembre 2025. Le portefeuille pourra être composé d’obligations « investment grade » ou haut rendement.Neam est une société de gestion luxembourgeoise créée par des banques coopératives italiennes. Elle gère Nef, un fonds Ucits ombrelle composé de plusieurs compartiments. Neam ne gère pas les compartiments en direct, mais choisit pour le faire des sociétés de gestion extérieures.
La société de gestion américaine Capital Group va distribuer ses fonds autorisés en Italie via les réseaux de conseillers financiers de Fideuram et Sanpaolo Invest, élargissant son offre en Italie, rapporte Bluerating. Parmi les fonds qui seront commercialisés par ce canal figurent Capital Group New Perspective Fund, Capital Group Investment Company of America et Capital Group New World Fund.
Banca Generali a enregistré en mai des souscriptions nettes de 603 millions d’euros, ce qui lui a permis de collecter 2,7 milliards d’euros depuis le début de l’année, rapporte Bluerating. La Sicav LUX IM, un peu plus d’un mois après son lancement, a déjà dépassé 130 millions d’euros de collecte.
First State Investments a annoncé ce 6 juin avoir levé 2,1 milliards d’euros pour son deuxième fonds d’investissement dédiés aux infrastructures en Europe. European Diversified Infrastructure Fund II (ou EDIF II), géré par First State Investments, a réussi sa deuxième série de levée de fonds auprès d’investisseurs actuels et nouveaux, grands investisseurs institutionnels mondiaux. Le fonds avait déjà levé 700 millions d’euros de capitaux en mars 2017 au cours de sa première série. Pour la deuxième, le fonds ciblait initialement 900 millions d’euros d’engagements, un montant qu’il a atteint en quelques semaines fin 2017 avant que les investisseurs n’acceptent de relever l’objectif de souscription. Il a ensuite procédé au closing de sa deuxième série de financement le 30 mai 2018 avec une collecte de 1,4 milliard d’euros, portant le montant total des engagements pour EDIF II à 2,1 milliards d’euros.Le fonds EDIF II, successeur d’EDIF I, adopte la même stratégie d’investissement, en construisant un portefeuille d’actifs Core/Core + dans le secteur des infrastructures, ciblant principalement l'énergie, les services aux collectivités et les transports en Europe. Cette structure séquentielle de levée de fonds est conçue pour offrir aux investisseurs un déploiement rapide de leur capital. Le Fonds vise à réunir des engagements par trois séries distinctes de levée de fonds et a fixé son plafond absolu (« hard cap ») à 2,5 milliards d’euros. À ce jour, EDIF II a déjà finalisé trois transactions et a signé un quatrième et un cinquième investissement dont les closings sont attendus au cours du mois de juin 2018. Une fois le closing effectué, ces investissements permettront de déployer en moins de quinze mois la totalité des fonds souscrits avec la première série et d’initier le déploiement du capital supplémentaire levé avec la deuxième série."Depuis le closing des premières séries de levée de capitaux en mars 2017, le fonds a investi ou a signé des accords en vue d’investir dans cinq sociétés européennes d’infrastructure, de taille moyenne et de qualité, conformément à la stratégie d’investissement. Avec le succès de la deuxième série de levée de capitaux, nous poursuivons notre démarche d’identification d’opportunités d’investissement solides et intéressantes pour le fonds, via des investissements complémentaires pour développer l’activité des entreprises déjà en portefeuille ou dans le cadre d’opérations indépendantes de premier plan», commente Marcus Ayre, associé au sein de l'équipe d’investissements Infrastructure, cité dans un communiqué.
La Deutsche Börse vient de procéder à la révision de la composition de ses indices qui se traduit par un certain nombre de modifications liées aux récentes introductions en Bourse, relève le quotidien financier Börsen-Zeitung. C’est ainsi que DWS, la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, va intégrer l’indice SDax tandis que Siemens Healthineers rejoint le TecDax.Le SDax (Small-Cap-Dax) comprend les 50 plus grandes capitalisations boursières allemandes qui suivent celles du MDax (Mid-Cap-Dax).
Plus de deux mois après l’introduction en Bourse (IPO) de DWS, Nicolas Moreau, directeur général de la filiale de gestion d’actifs de Deutsche Bank, réaffirme clairement ses ambitions alors l’action DWS traite sous son prix d’introduction de 32,50 euros. « Nous voulons démontrer trimestre après trimestre que nous sommes capables de tenir nos promesses : une collecte nette de 3% à 5% par an, une marge supérieure à 30 points de base, un coefficient d’exploitation inférieur à 65%, et un taux de distribution des résultats de 65% à 75% », énumère le dirigeant dans un entretien à L’Agefi Hebdo en date du 7 juin.Afin d’atteindre ses objectifs, « le segment ‘retail’ en Europe est pour nous un levier de croissance », indique Nicolas Moreau. « Nous occupons le cinquième rang européen sur ce marché, qui est le plus profitable pour DWS », rappelle-t-il. En parallèle, la société de gestion a lancé un groupe de travail « pour renforcer notre activité de gestion quantitative, qui compte 64 milliards d’euros d’encours, un montant que nous souhaitons faire croître considérablement », annonce Nicolas Moreau. Enfin, le gestionnaire d’actifs souhaite développer davantage son activité sur les crédits structurés. « Nous relançons nos efforts sur les CLO (collateralized loan obligations) en Europe et nous regardons les opportunités de croissance aux Etats-Unis, explique le patron de DWS. Nous envisageons aussi de lancer en septembre un fonds avec Deutsche Bank, qui assurera le sourcing des actifs. »Afin de donner corps à ses ambitions, Nicolas Moreau reste ouvert à des opérations de croissance externe. « Nos ambitions dans la gestion quantitative et les crédits structurés peuvent passer par des acquisitions ‘bolt-on’, a-t-il reconnu. Nous regardons actuellement des dossiers d’une valeur comprise entre 100 et 200 millions mais nous avons la capacité d’aller au-delà. »Le dirigeant a également rappelé que DWS s’était fixé un objectif d’économies de coûts de 125 à 150 millions d’euros d’ici 2020. Pour mener à bien cette mutation, la société de gestion a récemment nommé Nikitas Psyllakis comme patron de la transformation. Dans ce cadre, DWS ne s’interdit pas d’arrêter de petites activités non rentables et aux revenus modestes. « Nous sommes, par exemple, sortis des fonds domestiques au Japon pour nous appuyer sur notre partenaire Nippon Life, et nous avons vendu un fonds de fonds de private equity en Allemagne », a évoqué Nicolas Moreau.Très présent dans plusieurs grands pays européens, Nicolas Moreau n’en néglige pas pour autant le marché français où la société n’est pas encore « à la place à laquelle nous souhaiterions être en termes d’encours sous gestion », a-t-il reconnu. Dans un marché particulièrement compétitif, « si nous parvenons à assurer une croissance de nos actifs sous gestion d’environ 50% en trois ans, ce sera déjà une belle performance », a estimé le patron. Preuve de son appétit pour le marché français, DWS a nommé ce mois-ci Olivier Dubost de Cadalvène à la tête de sa succursale française, a révélé Nicolas Moreau. « Nous étudions aussi deux partenariats, dont l’un avec Tikehau Capital, qui est entré au capital à l’occasion de l’IPO et avec qui nous pourrions, notamment, lancer des fonds cogérés associant le meilleur de nos expertises, a expliqué le dirigeant. Un second, que nous espérons boucler en 2018, doit nous permettre d’améliorer la distribution de nos produits en France. »
UBS Group AG a décidé de réduire ses effectifs dans ses activités de gestion d’actifs alors qu’il donne la priorité à son développement sur le marché chinois et à l’investissement en gestion passive et durable, ont indiqué à Bloomberg des personnes proches de ces mouvements. Une centaine de postes, dont une trentaine aux Etats-Unis, notamment à New York, auraient ainsi été supprimés, a précisé l’une des sources. «Nous ne faisons pas de commentaires sur les ajustements que nous faisons au fil du temps et nous nous concentrons sur les besoins de nos clients, le développement de nos activités et l’amélioration de notre efficacité», a indiqué dans un courriel Sheryl Lee, porte-parole d’UBS.Le patron de la gestion d’actifs, Ulrich Koerner, restructure les activités depuis 2014. Il a cédé des actifs, revu l’offre et poussé notamment les produits de gestion passive qui représentent désormais un encours d’environ 305 milliards de francs.
Sonia Fendler, membre du comité exécutif en charge de l’épargne et de la clientèle patrimoniale de Generali France et présidente du jury Isabelle Guyot-Sionnest, directeur associé d’amGroup
Du dur. Les fonds immobiliers ont atteint 100 milliards d’euros d’actifs nets à la fin de 2017, progressant sur l’année de 20,5 %, indique la Banque de France. Les organismes de placement collectif immobilier (OPCI) augmentent de 11 milliards sur l’année tandis que les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) progressent de 6 milliards. Les ménages détiennent 36 % des parts de ces fonds (56 % pour les assurances) et les immeubles de bureaux représentent 49 % des placements (le commerce 30 % et l’habitation 8 %). L’Ile-de-France concentre à elle seule plus de 60 % des investissements.
C’est le montant de la dette des entreprises européennes notées par S&P Global Ratings en cette première moitié de 2018. Elle se partage en 5.000 milliards de dettes investment grade et 900 milliards dite « spéculative » (ce segment représente 40 % des émetteurs). Le Royaume-Uni (20 %), la France (16 %) et l’Allemagne (15 %) représentent la moitié du total. Les entreprises financières comptent pour 49,5 % de l’ensemble.
Les analystes et les économistes qui ont eu le courage de lire dans son intégralité le document de 57 pages concernant l’accord de gouvernement paraphé par le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue, ont découvert qu’il ne contenait aucune mention de la question de la sortie de l’euro ou l’abandon de la monnaie unique. Pas une seule fois ! Aux oubliettes… En Italie, les partis passent, mais l’art des tractations reste un must.
Marc de café. Entre 60 et 70 dollars le baril à la fin de l’année ou dans un an pour une prévision consensuelle, mais avec une dispersion aux extrêmes de 50 à… 100 dollars. Les analyses du marché pétrolier et les perspectives de prix sont difficiles à saisir tant les incertitudes sont nombreuses : l’impact des dossiers géopolitiques (sanctions contre l’Iran, Venezuela), la capacité de force de rappel du pétrole de schiste américain, la fin éventuelle de l’accord de réduction de la production entre l’Arabie saoudite et la Russie débouchant sur une hausse de 1 million b/j (réunion Opep le 22 juin), choc d’offre ou choc de demande, l’impact de la baisse des investissements (estimée à 370 milliards de dollars depuis 2014 par Vestathena), etc. Ajoutons à cela des faits de marché comme l’écartement des cours du WTI (lourd américain) et du Brent (léger). Le spread entre les deux benchmark a dépassé 11 dollars le 1er juin. Le sondage Reuters mené auprès de 36 analystes anticipe un cours du Brent de 71,68 dollars en moyenne. Les analystes de S&P Global Ratings envisagent une production supérieure à la demande en fin d’année et un prix du Brent de 65 dollars le baril, diminuant à l’horizon 2020 à 55 dollars. Les analystes d’Amundi tablent sur un cours du WTI de 60 à 70 dollars dans les douze prochains mois. Les analystes de Société Générale visent 75 dollars le baril en fin d’année avec des marges de fluctuation de 65-85 dollars pour le Brent et de 60-80 dollars pour le WTI. Les économistes d’Oxford Economics préfèrent regarder le scénario du pire : un cours du baril à 100 dollars. Il enlèverait quelque 0,7 point au PIB mondial en 2020. Pour les économistes, une chose a changé depuis le précédent choc : la Banque centrale européenne ne devrait pas répéter l’erreur de relever ses taux directeurs comme à la fin des années 2000 quand le baril était à 130 dollars le baril. Les effets de second tour attendront.
LAST IN CLASS. Après douze ans, PRI, ONG fondée sous l’égide des Nations unies, veut mieux contrôler les signataires de ses « principes pour l’investissement responsable » : 185 sur 1.967 auraient été placés sur une liste de surveillance après qu’un audit interne a montré qu’ils n’avaient pas prouvé un engagement sérieux en matière d’investissement responsable, rapporte le FTfm. Les signataires des PRI s’engagent à intégrer les considérations ESG et à demander des comptes aux entreprises dans lesquelles ils investissent sur ces sujets. La liste n’a pas été dévoilée, mais inclurait des membres de tailles diverses, de toutes régions, pour moins d’un cinquième de détenteurs d’actifs, le reste étant des sociétés de gestion. Les signataires sous surveillance recevront un préavis et auront deux ans pour s’améliorer, sous peine d’être exclus.