Le gestionnaire d’actifs américain est sur le point de liquider le fonds Vanguard Ultra-Short-Term Bond, l’une de ses plus anciennes stratégies, a appris Citywire Selector. Selon une lettre adressée aux investisseurs, consultée par le site d’information anglais, le faible niveau d’encours du fonds a conduit à cette décision de le liquider définitivement. Lancé en mai 1999, le fonds affichait 138 millions de dollars d’actifs à la fin du mois de septembre 2018.
La banque Sparebank 1 SMN, basée à Trondheim en Norvège et appartenant au groupe Sparebank 1 Alliance, a annoncé la nomination de Jan-Frode Janson comme directeur général avant 1er mai 2019. Il succédera à Finn Haugan qui a passé 28 ans à la tête de l'établissement bancaire norvégien. Jan-Frode Janson dirige la Sparebank 1 Nord-Norge depuis janvier 2013 et restera en poste jusqu'à la nomination du prochain directeur général.
Le dirigeant du plus grand fonds souverain du monde n’a pas de secrétaire, rapporte le Financial Times. Yngve Slyngstad, CEO du Norges Bank Investment Management, qui supervise les 1.000 milliards de dollars d’actifs du fonds pétrolier norvégien, réserve lui-même ses voyages et planifie ses réunions. Agé de 55 ans, il a gagné 800.000 dollars en 2017, un montant qu’il estime trop élevé « lorsqu’on fait le job le plus intéressant du monde ». Titulaire de 4 masters (en droit à Oslo, en gestion des entreprises en Norvège, en économie à l’université de Californie et en sciences politiques à l’Université de Paris), il a passé 4 ans après ses études à voyager à travers le monde. Le fonds pétrolier détient en moyenne 1,4% de chaque entreprise cotée dans le monde. Il est aussi géré de façon démocratique. Des discussions sont en cours en Norvège pour savoir si le fonds doit être sorti du giron de la Banque centrale. Une décision très importante sur laquelle les députés auront le dernier mot. Yngve Slyngstad estime dans son entretien avec le Financial Times qu’aujourd’hui, le fonds pétrolier est à la fois un fonds de réserve et un fonds générationel. Il se dit fasciné par le fait que le fonds soit à l’intersection de la finance et de la politique.
LLM et Associés, la société de gestion basée à Bondues dans le nord de la France et agréée en avril 2018 par l’AMF, a lancé le fonds LLM Actions France au sein de la Sicav LLM le 26 octobre dernier, a appris NewsManagers. Le fonds est géré par Jean-Pierre Leveille, président de LLM et Associés, et Xavier Maupin. Au moins 75% de ses actifs nets sont investis en actions françaises ou européennes éligibles au plan d'épargne en actions. Il se concentre néanmoins principalement sur les actions françaises toutes capitalisations et tous secteurs confondus.Avant de fonder LLM et Associés, Jean-Pierre Leveille a travaillé pendant 18 ans chez Patrival, boutique au sein de laquelle il gérait le fonds Top Picking et co-gérait le fonds Patrival Dynamique. Xavier Maupin est lui gérant de portefeuille depuis 2000.
Ecofi Investissements va procéder à la fusion-absorption du fonds de fonds Ecofi Allocation Libre par la Sicav Epargne Ethique Flexible le 26 novembre prochain, a appris NewsManagers. Une opération qui a été agréée par l’AMF fin septembre.Cette fusion entre dans le cadre de la stratégie globale de recentrage et d’optimisation de la gamme de fonds d’Ecofi Investissements. La Sicav multi-actifs Epargne Ethique Flexible, gérée par Miguel Rodrigues et dont les encours s'élèvent actuellement à plus de 8,6 millions d’euros, adopte une démarche «ISR engagée» qui consiste à sélectionner les émetteurs les mieux notés sur leur performance ESG et qui ne pas l’objet de controverses majeures. Le produit investit en ligne directe sur les grandes classes d’actifs au sein des marchés de la zone euro et OCDE.
Aviva France a obtenu l’agrément de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pour créer un fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS), rapporte le quotidien Les Echos. Selon une décision publiée ce mardi au « Journal officiel », l’assureur va pouvoir transférer dans cette nouvelle entité baptisée « Aviva Retraite Professionnelle » des portefeuilles de contrats retraite. Parfois présentés de manière un peu rapide comme des « fonds de pension à la française », les FRPS – voulus par Emmanuel Macron quand il était ministre de l’Economie et instaurés par la loi dite Sapin II de décembre 2016 – offrent surtout un régime prudentiel ad hoc pour les activités d’épargne retraite professionnelle. Les engagements qui y seront logés bénéficieront ainsi d’un traitement plus compatible avec leur caractère de long terme que sous Solvabilité II, les règles prudentielles s’appliquant au secteur européen de l’assurance.« C’est un modèle véritablement gagnant-gagnant-gagnant pour l’assureur, les clients et l’économie française », affirme Patrick Dixneuf, le directeur général d’Aviva France, qui travaille à la création d’un tel fonds depuis près de dix-huit mois. Selon lui, « cela nous demande d’immobiliser moins de fonds propres pour cette activité ». L’assureur ne communique pas sur l’économie de capital ainsi réalisée. Par ailleurs, ce cadre permettrait aussi une allocation d’actifs à un horizon de long terme. Aviva France va transférer dans son FRPS – qui est une compagnie à part entière – quelque 4 milliards d’euros d’engagements de retraite professionnelle actuellement gérés par sa filiale Aviva Vie. Il s’agit surtout de contrats Madelin (pour les travailleurs indépendants) et des contrats dits « article 83 » (régimes d’entreprise).
Tonn Family Office, basé à Hambourg, vient de recruter Kay Fischer en qualité de membre de son comité exécutif. Kay Fischer était dernièrement responsable adjoint de la division Marchés financiers à la banque publique régionale Norddeutsche Landesbank (Nord/LB) à Brême, en charge du trading propriétaire et des relations avec la clientèle. Il a plus de trente ans d’expérience dans la finance et il a commencé sa carrière chez Berenberg. Pendant plusieurs années, il a été membre du comité d’investissement d’une Landesbank et de plusieurs caisses d'épargne.
La société de gestion Wealthcap, filiale de HypoVereinsbank et UniCredit et spécialisée dans les actifs réels, vient de lancer une nouvelle offre de fonds de fonds, Wealthcap Spezial Portfolio 1, à destination des investisseurs institutionnels qui n’ont qu’un accès limité ou pas d’accès du tout à des fonds dédiés dans les secteurs du private equity et de l’immobilier. Le ticket d’entrée a été fixé à 1 million d’euros. Les deux premiers fonds de fonds proposés par Wealthcap investissent dans différentes stratégies dans le capital-investissement et l’immobilier privé avec une préférence pour l’Europe. Les fonds pourront compter jusqu'à six stratégies dans le private equity et jusqu'à dix stratégies dans l’immobilier. Les stratégies elles-mêmes pourront détenir entre 10 et 20 participations dans des entreprises ou des biens immobiliers. La priorité sera donnée aux grosses opérations de «buy-out» portant sur des montants d’au moins 1 milliard d’euros ainsi qu'à des fonds immobiliers visant des montants unitaires d’au moins 250 millions d’euros. Wealthcap affiche un objectif de taille de plus de 200 millions d’euros et s’adresse aux family offices, aux entreprises, aux fondations, aux compagnies d’assurance et aux instituts de prévoyance. Les rendements visés sont de 11% environ par an pour les participations dans le private equity et jusqu'à 9% par an environ pour les participations dans l’immobilier privé.
Chez BlackRock, les dirigeants ne sont jamais loin de la sphère politique. C’est le cas aux Etats-Unis avec Larry Fink qui est très écouté outre-Atlantique. C’est aussi le cas en Allemagne avec Friedrich Merz. Le patron du conseil de surveillance de BlackRock en Allemagne a indiqué ce 30 octobre qu’il était candidat à la succession d’Angela Merkel à la tête du parti chrétien démocrate, la CDU. Le quotidien populaire Bild avait évoqué cette hypothèse la veille, dans le sillage de la décision de la chancelière allemande de ne plus postuler pour la présidence du parti conservateur. L’ancien patron du groupe parlementaire de la CDU a confirmé l’information ce mardi. « Après un examen approfondi et de nombreuses discussions, j’ai décidé de proposer ma candidature pour la direction de l’Union chrétienne démocrate à l’occasion de la conférence fédérale du parti à Hambourg », a fait savoir le responsable. « Nous avons besoin d’un nouveau départ et de renouveau au sein de la CDU, avec des dirigeants expérimentés et plus jeunes. Je suis prêt à prendre des responsabilités », a ajouté Friedrich Merz. Agé de 62 ans, Friedrich Merz est déjà engagé depuis très longtemps dans la sphère politique. Membre du Bundestag de 1994 à 2009, il a notamment été président du groupe parlementaire CDU de 2000 à 2002. Après l’échec de la CDU aux élections de 2002 au Bundestag, il cède, contraint et forcé, la présidence à Angela Merkel mais conserve la vice-présidence du groupe parlementaire qu’il abandonne toutefois en 2004. Il décidé en 2009 de quitter l’arène politique et prend la présidence du réseau de personnalités politiques et de dirigeants d’entreprises « Atlantik-Brücke » qui milite pour le renforcement des liens entre les Etats-Unis et l’Allemagne. Il occupe la présidence du conseil de surveillance de BlackRock en Allemagne depuis 2016.Membre de l’aile conservatrice de la CDU, Friedrich Merz est un peu considéré comme un outsider dont la carrière politique a été pour le mois freinée par l’ascension fulgurante d’Angela Merkel. Il a adopté le concept allemand de «Leitkultur», ou culture directrice, qui exige des migrants qu’ils assimilent et adoptent les valeurs et traditions allemandes.
La FCA et le Trésor vont consulter sur la vente de produits dérivés, les ICO, le traitement fiscal des cryptoactifs et l’application des règles antiblanchiment.
Un Français mis en état d’arrestation par des policiers britanniques au motif d’avoir « perturbé l’activité de la City ». Non, cela n’a rien à voir le hard Brexit ou la délocalisation des chambres de compensation. Alain Robert, 56 ans, décrit comme le « french Spider-Man », a escaladé, le 25 octobre en varappe, les 230 mètres de la Heron Tower, une des plus hautes tours de Londres. Il n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a escaladé plus de 150 gratte-ciel de par le monde… la plupart du temps sans autorisation. Comme quoi, passer au-dessus de la City n’est pas un obstacle insurmontable.
La dernière étude Cushman & Wakefield annuelle fait état d’une hausse de 18 % des flux d’investissement en immobilier à fin juin sur an glissant. Ils ont atteint un volume record de 1.800 milliards de dollars, contre 1.500 milliards mi-2017. A l’origine de cette hausse, l’Asie. Les investissements dans la région représentent 52 % du volume mondial et les acquéreurs asiatiques pèsent 45 % des investissements mondiaux. Dans le palmarès des villes les plus « actives » pour l’investissement, malgré le Brexit, Londres conserve sa position de premier marché européen, notamment grâce à plusieurs transactions de bureaux.
L’Europe a l’habitude des marathons, beaucoup moins des sprints. A considérer les dossiers que l’Union doit tenter de résoudre, c’est pourtant une course de vitesse qui est engagée et doit, sur plusieurs aspects clés de sa politique financière, être gagnée avant la fin de l’année. Le rendez-vous est fixé au Sommet européen de mi-décembre. Après quoi, en 2019, les élections européennes et le changement de personnel qui en résulteront à tous les étages de la maison Europe seront trop proches pour que la Commission, dont le mandat expire en octobre prochain, ait encore le temps d’agir. Sans même parler du Brexit, énorme point d’interrogation posé sur le continent tout entier et dont les conséquences la concerneront aussi, la finance attend essentiellement de savoir dans quel état d’avancement deux projets-phares de la présente Commission sortiront de 2018 : l’Union des marchés de capitaux (CMU) et l’Union bancaire.
C’est la surévaluation des prix de l’immobilier commercial dans les sept plus grandes villes allemandes, calculée par Scope Ratings. Elle se réduit à 9 % pour les 120 villes « secondaires ». En termes réels, l’inflation immobilière est trois fois supérieure dans les grandes villes, une dichotomie expliquée par la présence des investisseurs internationaux. Les prix sont au-dessus des niveaux supportables pour faire face à la normalisation de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Des risques de refinancement apparaîtront, indique Scope Ratings.
Jeunisme. Depuis la crise des crédits subprime, il y a plus de dix ans, les ménages américains ont réduit leur endettement. Aux Etats-Unis, ils sont même le seul agent économique à avoir réussi l’opération de deleveraging en purgeant leurs bilans des excès passés du crédit immobilier. Un type de crédit, cependant, n’a pas suivi cette tendance, ce sont les crédits étudiants. Ils ont même flambé, passant d’un stock de 400 milliards de dollars en 2006 à 1.500 milliards aujourd’hui, indique un document de Standard & Poor’s (S&P). Ce quadruplement fait que la dette étudiante représente désormais 11 % de l’endettement total des ménages américains (3 % en 2003). Près de 80 % des « étudiants endettés » disposent de revenus inférieurs à 39.000 dollars (36 % ont des revenus inférieurs à 10.000 dollars). Plus surprenant, 13 % des individus de la tranche d’âge 55-64 ans et un quart de la tranche 45-54 ans remboursent un prêt étudiant. Ce taux monte à 45 % pour les moins de 35 ans. Pour les analystes de S&P, le gonflement de la dette étudiante explique pourquoi l’accès à la propriété de la génération des millennials est à un niveau bien en deçà de celui qui prévalait pour les générations précédentes. Avec la baisse des taux d’intérêt, le service de la dette ne constitue pas un problème pour ce type de prêts, estime S&P, qui évalue l’impact sur la croissance du PIB à moins de 0,1 point de pourcentage l’an. Pas de danger pour ce type de dette attribuée à taux fixe et garantie par l’Etat américain.
La France compte 10,7 millions de personnes résidant dans les 4,5 millions de logements sociaux existants, soit 16 % du parc de logements. Moyenne d’âge de 50 ans, niveau de vie médian de 15.100 euros, les locataires sociaux sont des familles monoparentales ou des natifs de l’étranger, explique l’Insee. En Ile-de-France, c’est la petite couronne qui concentre le gros de l’effort, avec 12 % du parc social pour 6 % du total de logements en France. Un effort que l’on ne retrouve pas dans Paris intra-muros ; la Ville lumière doit rester la Ville lumière.
Quelle est la différence entre 10 % et 15 % ? Cinq points de pourcentage, allez-vous dire. Parfois, c’est plus que cela. C’est la différence entre le bruit et le signal sur les marchés actions américains, estime l’équipe de recherche sur les dérivés actions de BNP Paribas à New York. Sur la base des exemples précédents, cette différence permet d’appréhender ce qui va se passer pour l’économie et sur les marchés financiers. Seules des conditions financières neutres (un S&P à 2.500) pourraient arrêter le mouvement de hausse des taux d’intérêt de la Fed.
Emmanuelle Nasse-Bridier, group chief credit officer, group investment & ALM, Axa Group, et Yacine Saidji, managing director, co-head of European Investing, Morgan Stanley Infrastructure Partners
Douglas Flint, ancien président de HSBC, rejoindra le 1er novembre le conseil d’administration de Standard Life Aberdeen, pour en prendre la présidence à compter du 1er janvier 2019, une fois obtenu le feu vert des autorités. Le premier gestionnaire d’actifs britannique coté a ainsi trouvé un successeur à l’actuel président Gerry Grimstone, dont il avait annoncé en février le départ l’an prochain.
Si Donald Trump cite le méga contrat de vente d’armes à l’Arabie saoudite conclu l’an dernier pour 110 milliards de dollars (97 milliards d’euros), promettant «500.000 emplois», un document interne de Lockheed Martin table sur moins de 1.000 postes créés. Lockheed prévoit que cet accord pourrait créer près de 10.000 nouveaux emplois en Arabie saoudite, tout en maintenant occupés 18.000 salariés américains déjà en poste. Un autre gros fabricant d’armement, Raytheon, évoque 10.000 emplois maintenus aux Etats-Unis, et peu créés. Selon les calculs de Reuters, 20.000 à 40.000 emplois durables ou nouveaux pourraient créer entre 64.00 et 128.000 emplois dans les industries connexes.
La confiance du consommateur américain demeure à son plus haut niveau depuis septembre 2000, à 137,9, alors qu’il était attendu à 136,0, selon l’enquête mensuelle du Conference Board, l’organisation patronale. Toutefois, l’indice de septembre a été révisé en baisse à 135,3 contre 138,4 en première estimation. La composante du jugement des consommateurs sur la situation actuelle s’est établie à 172,8, en hausse par rapport à septembre. Celle des anticipations s’est inscrite à 114,6 contre 112,5 en septembre.
La République des Seychelles est le premier État à émettre une « obligation bleue » (« blue bond »), à 10 ans, un nouveau titre destiné à financer des projets marins et de pêche durables. L’assureur britannique Prudential Financial et les sociétés américaines d’investissement à impact Nuveen et Calvert Impact Capital sont les premiers souscripteurs qui ont permis à l’archipel de lever 15 millions de dollars qui doivent permettre d’aider à l’extension des aires marines protégées, à l’amélioration de l’utilisation des pêcheries prioritaires et au développement de l’économie maritime des Seychelles. Après le tourisme, le secteur de la pêche est la deuxième industrie du pays employant 17% de la population et réalisant 95% des exportations. La Banque Mondiale a aidé l’État à structurer cette émission et lui a apporté une garantie partielle de 5 millions de dollars. En outre, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) apporte 5 autres millions de dollars sous forme d’un prêt préférentiel pour couvrir une partie du paiement des coupons, permettant d’abaisser le taux effectif des coupons de 6,5% à 2,8% pour les Seychelles. La Banque Mondiale espère que cette émission puisse servir de modèle pour le développement d’autres petites îles et des pays côtiers. L’institution a lancé la première «blue bond» en septembre 2018 pour 95 millions d’euros pour une maturité de 7 ans dans le cadre de la Semaine mondiale de l’eau qui se tenait fin août à Stockholm. Les investisseurs institutionnels suédois ont été les principaux souscripteurs. TV
A l’occasion du deuxième comité interministériel de la transformation publique, le Premier Ministre Édouard Philippe a annoncé vouloir mettre en œuvre une nouvelle politique immobilière, nous apprend Business Immo. Concrètement, il s’agirait de sortir «d’une gestion purement administrative et internalisée» en confiant la gestion de certaines parties du parc immobilier de l’État à des foncières. Ces structures pourraient prendre en charge certaines des nouvelles priorités assignées à la politique immobilière de l’État, soit la gestion en «syndic» des sites multi-occupants comme les cités administratives ; la valorisation locative de biens «devenus inutiles, afin de mieux assurer le financement de la politique immobilière de l’État, tout en défendant les intérêts patrimoniaux de l’État et en conservant des actifs» et la gestion du parc résidentiel social de l’État. Les relations des foncières avec les occupants, leur modèle économique de même que l’ouverture à des partenaires extérieurs seront définies d’ici la fin de l’année 2018. En parallèle, de nouveaux outils incitatifs seront mis à disposition des gestionnaires. Le gouvernement étudiera en particulier la création d’un intéressement financier «pour valoriser, par exemple, l’optimisation des espaces occupés ou leur conversion en espaces de travail collaboratifs.» L’ensemble des nouveaux outils s’intégreront dans une nouvelle gouvernance de la politique immobilière de l’État, «grâce à la simplification des instances existantes et à la création d’un conseil d’orientation de l’immobilier.» La nouvelle instance sera chargée de définir les axes stratégiques de la politique immobilière de l’État et d’assurer sa coordination avec les autres politiques publiques. Parmi les trois axes qui constitueront des priorités pour la politique immobilière de l’Etat, figurent la diversification de moyens permettant la valorisation du patrimoine. Cette dernière passera par l’occupation temporaire ou la mise en location plutôt que systématiquement des cessions. En parallèle, la rénovation des cités administratives a été décidée grâce au déploiement d’un programme de travaux d’1 Md€ sur cinq ans (2018-2022). Elle concourra également à la réalisation des objectifs énergétiques et environnementaux du grand plan d’investissement pour le secteur tertiaire. Ces décisions font suite à un triple constat du gouvernement : un essoufflement du modèle de valorisation du parc immobilier par la seule cession, le manque chronique d’entretien de ce patrimoine et le manque de cohérence entre la politique immobilière de l’État et d’autres politiques publiques.
Douglas Flint, ancien président d’HSBC, rejoindra le 1er novembre le conseil d’administration de Standard Life Aberdeen, pour en prendre la présidence à compter du 1er janvier 2019, une fois obtenu le feu vert des autorités. Le premier gestionnaire d’actifs britannique coté a ainsi trouvé un successeur à l’actuel président Gerry Grimstone, dont il avait annoncé en février le départ l’an prochain. Dans un communiqué, Standard Life Aberdeen vante l’expérience internationale du nouvel arrivant.