La Deutsche Bank, dont le titre a chuté de 13 % après l’annonce d’une perte de 4,8 milliards d’euros pour le T4 et de 3,9 milliards pour 2008 (l’action a clôturé sur Xetra en baisse de 9 % à 22,09 euros), n’a pas l’intention pour autant de demander des aides à l’Etat. Le président du directoire Josef Ackermann a précisé selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung que la Deutsche n’a pas besoin non plus d’augmenter son capital et que son ratio de fonds propres de premier rang se situait fin 2008 à 10 %. La banque, qui compte servir un dividende de 50 cents par action au titre de l’exercice écoulé, se bornera à réduire ses positions à risque dans la banque d’investissement. Elle ne nécessite selon Josef Ackermann ni restructuration ni compression d’effectif.
Mercredi, la Deutsche Bank a signé avec la Deutsche Post un accord sur l’acquisition d’une participation dans la Postbank à des modalités moins onéreuses en fonds propres (1 milliard d’euros au lieu de 2,2 milliards) que prévu à la mi-septembre et à la Deutsche Post de percevoir le produit de la transactions au plus tard le 27 février 2009 et donc trois ans avant la date initialement envisagée. En numéraire, la transaction représente 4,9 milliards d’euros.La transaction, très complexe, comporte trois phases. Elle prévoit au passage que la Deutsche Post prenne 8 % de la Deutsche Bank à la faveur d’une augmentation de capital de 1,1 milliard d’euros par incorporation d’actifs, la moitié des titres pouvant être revendue par la Deutsche Post à partir de fin avril, l’autre moitié faisant l’objet d’un lock-up jusqu'à la mi-juin. La Deutsche Bank prendra dans un premier temps 22,9 % de la Postbank, puis 27,4 % à l'échéance d’un emprunt Deutsche Post à trois ans et coupon zéro (rémunéré à 4 % par an) obligatoirement convertible en actions Postbank. Enfin, des options d’achat sont ménagées à la Deutsche Bank sur le reliquat de 12,1 % de la Postbank détenu par la Deutsche Post. Ces options, qui représentent 1,1 milliard d’euros, ont des échéances comprises entre le 36ème et le 48ème mois après le bouclage de la transaction principale. Au total, la Deutsche Post va percevoir 3,8 milliards d’euros en numéraire, dont 3,1 milliards lui ont été versés au 2 janvier.
Continental a annoncé mercredi dans des communiqués boursiers que les banques privées Metzler et Sal. Oppenheim ainsi que Bank of America, au travers de Merrill Lynch, détiennent respectivement 19,5 %, 5,5 % et 16,25 % de son capital. Ces banques se sont engagées à ne pas revendre les titres pendant cinq ans à un prix inférieur à celui de 75 euros correspondant à celui de l’OPA de Schaeffler. Le titre Conti cotait mercredi soir 24,61 euros à la clôture sur Xetra.
La société de portefeuille de la famille March, Corporación Financiera Alba, a vu sa participation dans ACS augmenter à 24,5 % contre 23,3 % du fait de l’amortissement d’actions du groupe de BTP le mois dernier, rapporte Cinco Días. Aux cours actuels, ce paquet représente environ 2,7 milliards d’euros.
Fortis Finanz GmbH a fermé mercredi ses 90 boutiques de crédit (Credit4me), son site Internet et son centre d’appels, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela se traduit par la suppression de 340 emplois, mais n’influe pas sur les autres canaux de distribution de Fortis Consumer Finance Deutschland, précise le président du directoire Charles McArthur. Ainsi la Von Essen Bank et ses cinq agences continue son activité. Fortis gère encore un milliard d’euros de crédits à la consommation dont un tiers intermédié par les boutiques fermées.
Hugo Boss, contrôlé par le capital-investisseur Permira, prévoit de se réorganiser et de piloter avec davantage de précision son expansion à l'étranger. Dans ce processus, indique le Handelsblatt, le groupe pourrait supprimer jusqu'à 200 de ses 9.100 emplois ; en Allemagne, la plupart des salariés bénéficient cependant d’une garantie de l’emploi, depuis que la société a versé un très généreux dividende exceptionnel à Permira. Apparemment, l’entreprise a accusé une baisse de son bénéfice en 2008.
Selon Otto Bernhardt, porte-parole «finances» du groupe parlementaire CDU/CSU au Bundestag, l’Etat fédéral envisage de prendre une participation dans Hypo Real Estate (HRE) comme il l’a fait pour la Commerzbank (à hauteur de 25 % plus une action). La Frankfurter Allgemeine Zeitung précise que, vu la faiblesse de HRE, il n’est pas exclu que le Bund prenne la majorité dans cet établissement qui bénéficie jusqu'à la mi-avril de garanties de ses émissions obligataires pour un montant maximal de 30 milliards d’euros.
Dans une longue interview à Ignites Europe, Patrick Littaye, co-fondateur d"Access International Advisors avec Thierry de la Villehuchet, qui a été retrouvé mort, revient sur l"affaire Madoff, dans laquelle sa société est impliquée. #En tant qu"investisseurs, nous faisions confiance à Madoff. Comme nos autres fonds ne performaient pas aussi bien que son fonds, nous avons évidemment tout mis dans Madoff#, explique-t-il au quotidien en ligne. #Il est évident que nous allons poursuivre Madoff en justice#, affirme-t-il par ailleurs.
Selon l"Agefi, la filiale commune de la Banque Postale et de la Société Générale ambitionne de conquérir 6% des parts de marché sur le segment des crédits de trésorerie d"ici à 2014, année ou le produit net bancaire de la société commune devrait avoisiner les 300 millions d’euros. «En France, le marché du crédit à la consommation représentait 138 milliards d’euros d’encours à fin 2007 pour une production de 95 milliards (?)», rappelle notamment le quotidien numérique.
Selon Le Figaro, affolé par une succession de mauvaises nouvelles sur tous les fronts économiques dont les ventes de détail aux Etats-Unis, le CAC a terminé la séance du mercredi 14 janvier en repli de 4,56 %. La plupart des grandes places européennes suivent le même chemin, Londres perdant 4,97 %, Francfort 4,63 % et l’Eurostoxx 50, 4,68 %.
Disponible depuis mercredi dans les réseaux et à partir de ce jeudi sur Internet, la nouvelle offre de LCL permet au nouveau client de composer son panier de services de banque au quotidien avec des ristournes à la clef, rapporte Les Echos. #LCL à la carte# devrait être proposé d’ici à 2010 à la clientèle de banque privée et aux professionnels.
Selon La Tribune, la note de la Grèce a été dégradée hier, la note à long terme de l’Irlande a été assortie d’une perspective négative en janvier comme celles de l’Espagne et du Portugal, également placées sous surveillance négative. Du coup, «les marges des CDS à 10 ans de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne atteignaient respectivement 234, 197, 120 et 113 points de base», souligne La Tribune.
UBS et HSBC sont les cibles des investisseurs ayant perdu de l"argent avec la fraude Madoff, analyse le Financial Times. Ils estiment que les deux banques auraient dû protéger les actifs alloués à Bernard Madoff avec plus d"attention. Des plaintes contre elles ont été déposées à New York et Luxembourg et d"autres sont en préparation. Plus de 4 milliards de dollars sont en jeu, précise le FT.
Basée à Zoug, la boutique d’investissement EMCore SA, spécialiste des obligations convertibles (OC), a été choisie par Julius Baer pour être le sub-advisor du compartiment Global Convert de sa sicav luxembourgeoise JB Multibond lancé le 15 octobre 1993. La monnaie de référence est l’euro et les parts couvertes du risque de change sont libellées en euros, dollars et francs suisses.Le fonds pèse environ 100 millions de francs suisses actuellement, et devrait pouvoir assez rapidement atteindre les 200-300 millions. Ce produit était jusqu'à présent géré par l'équipe obligataire de Julius Baer à Zurich. Avec EMCore, un spécialiste de la gestion pour le compte d’investisseurs institutionnels (3,5 milliards de francs suisses d’encours), Julius Baer accède à un savoir-faire particulier tandis que la boutique profite commercialement de l’image de marque de Julius Baer auprès des clients retail. Le portefeuille du Global Convert est réparti en une partie défensive et une poche cyclique/tactique. De la sorte, précise Julius Baer, le fonds dispose du potentiel pour participer aux marchés haussiers et obtenir en même temps un net rendement excédentaire en cas de stagnation et de marché baissier. Pour préserver le capital engagé, le fonds investit exclusivement en OC investment grade, ce qui se reflète aussi dans le choix du nouvel indice de référence (UBS Global Conv. Index).
La Financial Industry Regulatory Authority (Finra) aux Etats-Unis a étudié 19 plaintes concernant les opérations de trading de la société de courtage de Bernard Madoff depuis 1999, mais ne pouvait pas poser de questions sur l"activité de conseil en investissement, au c?ur de la fraude, parce qu"elle n"est pas autorisée à le faire. La Finra inspecte environ 5.000 courtiers dealers enregistrés aux Etats-Unis.
Wolfgang Mansfeld, président de l’association allemande BVI des sociétés de gestion, s’est félicité mercredi de l’adoption de la directive OPCVM IV par le Parlement européen, soulignant que les économies de coûts réalisées par les gestionnaires profiteront aussi aux souscripteurs.De son côté, l’association française AFG a souligné dans un communiqué qu’il faut à présent «progresser résolument en direction d"une meilleure supervision pan-européenne», pour à la fois assurer la mise en oeuvre uniforme des textes européens à l'échelon national «et renforcer le poids de l"Europe dans les débats mondiaux entre régulateurs». Il faut nécessairement, pour cela, doter le Comité européen des régulateurs de marchés de valeurs mobilières (CESR) de «véritables pouvoirs».
Les investisseurs français continuent de s’interroger sur la probabilité d’une restitution partielle ou totale de leurs actifs investis dans Luxalpha, le premier des deux fonds coordonnés les plus exposés à la fraude de Bernard Madoff. Selon Les Echos, l’absence de règles communes sur la responsabilité du dépositaire risque de ralentir les procédures. La loi française indique que la responsabilité du dépositaire est totale, même en cas de délégation de sa mission à un tiers mais les dispositions existantes au Luxembourg ne sont pas aussi claires. Dans une circulaire datée du 5 septembre 2008, la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), autorité de régulation des marchés du Grand-Duché, explique que «la notion de garde des actifs d’un OPC [organisme de placement collectif] est à considérer dans sa signification de «surveiller"".
Les actions ne sont peut-être pas encore à leur plus bas, mais il est temps d"y revenir progressivement, estime François-Marie Wojcik, le fondateur de la société de gestion indépendante Metropole Gestion.Le responsable préconise toutefois la prudence, surtout avec les valeurs cycliques et les actifs liés aux matières premières. Les estimations des résultats de ces sociétés mettent en évidence des anticipations de marges élevées, un signe indiquant que le bas du cycle n"a pas encore été atteint.Caractérisée par une approche de style «value», Metropole Gestion préconise un retour progressif sur les actions, en raison notamment de la faible rémunération offerte par la plupart des autres types d"actifs. Mais «le stock picking des actions doit être adapté», souligne Isabel Lévy, responsable de la gestion de la société.Il s"agit pour elle de sélectionner des «valeurs offrant des générations de cash flow suffisantes pour leurs refinancements à venir» ou capables de maintenir leur politique de dividende.Isabel Lévy est favorable à l"achat de valeurs bancaires «qui ont fait la preuve de leur solidité et qui sont maintenant valorisées en bas de cycle», comme BNP Paribas et Unicredito. Elle recherche aussi des valeurs de la distribution «totalement décotées» comme Carrefour, actuellement valorisée à 25 % de son chiffre d"affaires. Metropole Gestion a géré un encours moyen de 1,683 milliard d"euros, contre 2,455 milliards d"euros en 2007. La diminution de l"encours est due à la baisse des marchés, indiquent les responsables. La société a connu une faible décollecte de 65 millions d"euros, concentrée sur le premier semestre 2008. Puis, elle a enregistré une collecte régulière depuis le mois de juin.Ses fonds propres s"élèvent à 8,5 millions d"euros et devraient être portés à 9 millions d"euros cette année. Avec une clientèle actuellement composée d"investisseurs institutionnels à hauteur de 80 %, la société cherche à se développer auprès des CGPI. Commercialisant ses fonds sur les plateformes de distribution, elle organise des réunions avec les conseillers indépendants notamment avec Swiss Life et Thema.
Selon La Tribune, des petits actionnaires de Fortis vont déposer de nouveaux recours en justice, selon leur avocat Mischaël Modrikanem afin d"éviter la nationalisation de la partie néerlandaise et la vente des actifs belges à BNP Paribas.
Au 31 décembre, la fin du troisième trimestre de son exercice, le gestionnaire alternatif Man Group affichait un encours de 53,3 milliards de dollars, soit 21,15 % de moins que fin septembre et 28,55 % de moins que fin mars.La baisse s’explique partiellement par des remboursements nets de 3,2 milliards pour octobre-décembre (Man Group affiche cependant des rentrées nettes de 1 milliard sur les neuf mois) et par un effet de marché négatif de 4,7 milliards pour avril-décembre (alors qu’il est positif de 1,2 milliard pour octobre-décembre). A cela s’ajoute l’impact négatif sur les actifs sous gestion des mesures de réduction du risque dans la gamme MGS ainsi que du rééquilibrage des gammes AHL et Glenwood. Cela représente au total une ponction de 9,7 milliards de dollars pour octobre-décembre et de 11,4 milliards pour avril-décembre. Quant à l’effet de change et aux «autres facteurs», ils ont prélevé respectivement 2,6 milliards et 6,2 milliards de dollars. Man Group indique aussi qu'à fin décembre l’encours géré pour des particuliers représentait 32,3 milliards de dollars contre 40,8 milliards trois mois plus tôt et 43,5 milliards fin mars. Malgré des remboursements nets de 1,1 milliard en octobre-décembre, les particuliers ont apporté en net 3 milliards d’euros pour les neuf premiers mois de l’exercice. En revanche, les institutionnels ont sorti en net 2,1 milliards sur le trimestre à fin décembre et 2 milliards pour avril-décembre. L’encours institutionnel représentait au 31 décembre 21 milliards de dollars contre 26,8 milliards fin septembre et 31,1 milliards neuf mois auparavant.
Mercredi, Threadneedle a confirmé le départ fin janvier, «d’un commun accord», de David Gasparro, directeur de la distribution.Dans un premier temps, l’intéressé ne sera pas remplacé : l’appareil de distribution fonctionne convenablement avec des personnes confirmées. Le départ de David Gasparro sera mis à profit «pour revoir la structure et les activités de la fonction distribution à la lumière de l'évolution des conditions de marché, afin d’optimiser l’alignement de l’organisation avec les intérêts de la clientèle, indique le gestionnaire britannique.
L"OCDE a prévenu que le cadre actuel en matière de régulation en Europe augmentaient le risqué de problèmes sur les marches financiers, rapporte le Financial Times. L"organisme propose un système européen d"agences de surveillance, sur le modèle de celui utilisé pour fixer et mettre en ?uvre la politique monétaire de la Banque centrale européenne.
Selon Les Echos, le règlement des porteurs de parts dans le fonds irlandais Thema, lui aussi investi dans le véhicule de Bernard Madoff, bute sur le mutisme du dépositaire du fonds, HSBC, qui n"a pas donné suite aux dernières actions réalisées par les conseils juridiques. Les défenseurs des plaignants espèrent néanmoins que la réglementation en vigueur en Irlande plaidera en leur faveur. «La notion de safe-keeping à l’anglo-saxonne est très proche de la notion française de dépositaire», estime Isabelle Wekstein, avocate associée du cabinet Wan Avocats. Ce que les autorités locales ont semblé confirmer, souligne le quotidien. Le 7 janvier, l’Irish Financial Services Regulatory Authority (IFSRA) a confirmé que «deux fonds, l’un coordonné et l’autre non, ont des expositions à Madoff résultant du recours à Madoff comme sous-dépositaire des actifs des fonds par les administrateurs irlandais». Le gendarme des marchés a rappellé que «les dispositions de l’Union européenne et de la loi irlandaise impliquent des obligations en matière de sauvegarde des actifs d’un fonds coordonnés. Ces obligations sont également applicables dans le cas de fonds non coordonnés». Le recours à des sous-dépositaires est accepté à condition que le dépositaire ne s’exonère pas de la responsabilité des actifs des fonds. Mais un communiqué de HSBC en date du 15 décembre 2008 ne va pas exactement dans ce sens. «Dans le cadre de son activité de conservation de titres, HSBC a des clients ayant investi dans des fonds gérés par Madoff. HSBC ne pense pas que ces opérations de conservation soient génératrices d’exposition pour le groupe», indique le texte du communiqué.
Dans une interview au Financial Times, Jamie Dimon, directeur général de JPMorgan, estime que la crise financière et économique aux Etats-Unis va s"aggraver cette année. «Le pire n"est pas encore derrière nous. (?). Dans notre secteur, la situation sur les prêts à la consommation et les cartes de crédit va continuer à empirer». Pour le patron de JPMorgan, le secteur bancaire va revenir aux fondamentaux : servir les individus et les entreprises le mieux possible.
Refusant de rejoindre le ch?ur des Cassandre, Lazard Gestion Frères adopte pour 2009 une position plutôt optimiste. #Nous anticipons un retournement de cycle cette année#, prévoit en effet François-Marc Durand, associé-gérant de Lazard Frères Gestion.Les classes d"actifs à privilégier cette année sont clairement les actifs risqués, comme le crédit bancaire, les actions, les convertibles, les obligations corporate et l"alternatif. #Les actifs risqués sont complètement bradés#, affirme Matthieu Grouès, responsable de la stratégie et de l"allocation d"actifs et directeur des gestions de Lazard Frères Gestion. #Le crédit bancaire européen et les actions pourraient en 2009 offrir des performances pouvant aller jusqu"à 30 %#, anticipe-t-il. #Les valorisations des actions sont à des niveaux extrêmement bas qui ne justifient pas un scénario de dépression, qui nous semble peu probable#, explique Matthieu Grouès, qui rappelle que les PE sont à des niveaux jamais vus depuis la deuxième guerre mondiale. Il favorise particulièrement la zone euro, #bénéficiant d"un important bêta et d"une bonne visibilité# et les actions américaines. Il considère également qu"il faudra revenir sur les actions japonaises à moyen terme. Lazard Frères Gestion évite en revanche d"investir dans les pays émergents. #Il y aura largement assez à gagner sur les pays développés, pas besoin d"aller voir plus loin#, insiste François-Marc Durand. Dans les portefeuilles type, les secteurs surpondérés sont l"industrie, les biens de consommation et la santé. Les matériaux de base sont en revanche toujours souspondérés, tout comme les financières. Si l"optimisme prime, notamment sur les actions, il s"agit de ne pas perde trop de temps, les marchés étant toujours en avance sur la reprise économique. #Le risque, c"est de passer à côté d"une grande partie de la performance en investissant une fois que la reprise est amorcée#, conclut Matthieu Grouès.
Afin de faire revenir les particuliers, Putnam Investments a lancé au 1er janvier quatre mutual funds de performance absolue promettant des rendements supérieurs de 1, 3, 5 et 7 points de pourcentage à celui des Treasury bills mesuré par un indice Merrill Lynch. Le résultat est mesuré sur une période de trois ans, de sorte que la baisse d’une année peut être compensée par la performance d’une autre, souligne The Wall Street Journal. Putnam affichait fin 2008 un encours de 106 milliards de dollars, dont 54 milliards en mutual funds et 52 milliards pour le compte de clients institutionnels.
La souscription minimale pour le nouvel OEIC (Open-Ended Investment Company) de droit britannique Baring Global Agriculture Fund se situe à 2.000 livres, indique mercredi Baring Asset management, précisant que la commission de gestion s'établit à 1 % par an. Ce fonds, annoncé dès l’an dernier (lire notre dépêche du 20 mai 2008), sera investi dans des entreprises dont la plus grande partie des recettes proviennent d’activités liées à l’agriculture ou qui devraient profiter de ce thème. Le produit est géré par Jonathan Blake, également responsable du Baring Global Resources Fund.Durant une période initiale de quatre mois, le fonds sera distribué en exclusivité aux IFAs (CGPI) par le biais de la plate-forme de Standard Life, a précisé Rod Alridge, head of UK retail distribution de de Barings.
Dans le sillage de la plupart des places financières, perturbées par les piètres ventes de détail aux USA, Tokyo a cédé 5% le jeudi 15 janvier avec un nikkei en recul de 428,32 points à 8.010,13 points.
Selon Standard & Poor’s, les emissions de sukuks ont plongé l’an dernier de plus de 56 % à 14,9 milliards de dollars. Cette diminution est imputable aux turbulences sur les marchés financiers, au tarissement des liquidités, à l'élargissement des spreads de crédit et à l’attitude attentiste des investisseurs. La taille moyenne des émissions a également diminué fortement, compte tenu de la moindre appétence des investisseurs. Enfin, le dollar américain a perdu son rôle de monnaie de prédilection pour les sukuks, seuls 10 % des émissions s’effectuant dans cette devise.
Les hedge funds ont subi des rachats nets de 150 milliards de dollars en décembre, bien que certains d"entre eux aient décidé de suspendre les remboursements, rapporte le Financial Times. Cela représente 10 % des actifs du secteur et porte le total des sorties nettes sur 2008 à 200 milliards de dollars.