In matters of socially responsible investment (SRI), the French association of institutional investors (AF2i) doesn’t want to be prescriptive. ?Our association brings together very different investors, who exist in diverse professional environments. We do not want to create a charter which would come in addition to the ones which already exist,? explains Jean-Claude Guimiot, a board member at AF2i, and also deputy CEO of Agrica Epargne, at a conference organised for the GI Forum.However, the AF2i would like to draw its members’ attention to the need for them to practice responsible investment. But it leaves them some latitude. ?I estimate that there are as many visions of SRI as there are people,? says Guimiot, in an interview with Newsmanagers. ?So there is no single method for all institutional investors,? he continues. Guimiot argues that management firms will need to get used to SRI criteria being set by institutionals.
After net subscriptions of EUR16bn in January, German funds in February suffered net redemptions of EUR6bn, of which EUR4.4bn came from open-ended funds, the BVI association of asset management firms reports. Among open-ended funds, products specialised in equities saw net outflows of EUR2.89bn, of which EUR1.7bn came from ETFs, while bond funds saw net redemptions of EUR1.93bn. However, hybrid products (especially convertible bonds) attracted EUR1.03bn, and hedge funds received EUR304m.
L’Agence financière a annoncé mercredi que l’Etat fédéral devra émettre cette année pour 346 milliards d’euros d’obligations et d’instruments du marché monétaire, ce qui est de 23 milliards d’euros supérieur au record prévu par le grand argentier Peer Steinbrück, rapporte le Handelsblatt. Les levées de fonds supplémentaires n’interviendront qu'à partir du trimestre prochain. Les fonds serviront à financer le collectif budgétaire et le plan de relance.
Selon un rapport #secret# de PricewaterhouseCoopers (PwC), le risque de défaut de la banque immobilière Hypo Real Estate (HRE) atteindrait dans le pire des cas 60 % du total de bilan, soit 235 milliards d’euros, montant confirmé par un porte-parole du ministère fédéral des Finances. Cette fuite est apparemment destinée à faire sentir concrètement aux représentants des Länder quels sont les enjeux de la loi complémentaire de stabilisation des marchés financiers sur laquelle le Bundesrat doit se prononcer vendredi de la semaine prochaine, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Au reste, les ministres des Finances des Länder ont demandé mercredi qu'à cette date le Bundesrat réclame pour ce texte la constitution d’une commission mixte bicamérale. Jusqu'à présent, la HRE a déjà obtenu 102 milliards d’euros sous forme d’injection de capitaux ainsi que de garanties et la rumeur veut que ce montant va devoir être révisé à la hausse.
Au finish, Porsche a obtenu de 15 banques un crédit de 10 milliards d’euros pour remplacer la ligne qui arrivait à échéance la semaine prochaine, et il dispose ainsi des moyens pour augmenter sa participation dans Volkswagen, note la Börsen-Zeitung. De fait, le constructeur de Stuttgart peut aussi compter sur 2,5 milliards d’euros supplémentaires de la part de banques japonaises qui veulent d’abord laisser passer la fin de leur exercice (31 mars). Le chef de file du consortium bancaire serait Barclays et l’opération se répartirait sur deux tranches de chacune 12 mois, sachant que 6,7 milliards pourraient faire l’objet d’une reconduction pour un an. La ligne arrivant a échéance portait intérêt à 20 points de base au-dessus de l’Euribor. Pour la nouvelle, on parle de 200 à 275 pb.Selon Cinco Días, les banques du consortium sont, outre Barclays Capital : Santander, Commerzbank, LBBW, Deutsche Bank, UBS, Credit Suisse, BayernLB, BNP Paribas, Calyon, Unicredit/HVB, Helaba, Intesa, WestLB et DZ Bank.
Le Banco Sabadell a allongé la liste des actifs qu’il considère comme non stratégiques et qu’il serait disposé à vendre pour améliorer ses ratios prudentiels, rapporte Expansión. En novembre, la banque avait chargé BNP Paribas de vendre la moitié des 600 succursales de son réseau, mais à présent, elle met l'écriteau à vendre sur l’ensemble de son parc immobilier, y compris son siège de Sant Cugat (Barcelone). Elle vient aussi de vendre à Metrópolis, un groupe composé par La Caixa et des family offices catalans, le sigèe de sa délégation générale à Madrid qui est aussi le siège du Banco Urquijo. Bilan de l’opération de sale & lease-back : une plus-value de 20 millions d’euros.
Les investisseurs particuliers aux Etats-Unis ont déposé 246 milliards de dollars sur des comptes bancaires durant les neuf semaines au 9 mars, rapporte le Financial Times, citant des chiffres de la Federal Reserve. C"est plus que ce qui avait été épargné sur l"ensemble de 2008. Cela porte le total des dépôts à un niveau record de 4.343 milliards de dollars.
Morgan Stanley accepte de payer une amende de 3 millions de dollars et de rembourser 4,2 millions de dollars à 90 retraités d’Eastman Kodak et de Xerox dans la région de Rochester, annonce la Financial Industry Regulatory Authority (Finra). Selon The Wall Street Journal, cela mettra fin aux poursuites engagées contre la banque, dont deux conseillers ont convaincu les personnes concernées de prendre une retraite anticipée en leur faisant miroiter des rendements trop importants de leurs investissements. Le directeur de l’agence de Rochester a été pour sa part condamné à 50.000 dollars d’amende.
L"Industrial and Commercial Bank of China s"est engagée mercredi sur la promesse de Goldman Sachs de conserver sa majorité dans le prêteur chinois pour au moins une année supplémentaire. Goldman, qui détient 4,9 % d"ICBC, a indiqué qu"il ne vendrait pas plus de 20 % de cette participation avant avril 2010, même si le blocage de ses titres arrive à échéance en avril et octobre 2009. Sa part représente actuellement environ 8,75 milliards de dollars.
Dans un entretien à L"Echo, le CEO d"Euroclear, Pierre Francotte, indique que l"organisme de règlement-livraison paneuropéen travaille sur l’amélioration des dénouements de positions. Actuellement, le taux d’efficacité avoisine, dit-il, les 99 %. Mais 1 % sur 560 000 milliards d’euros de transactions dénouées en 2008, ça ne passe pas inaperçu. «Au quotidien, cela représente 1 % sur quelque 1 500 milliards d’euros de titres traités. Des deals non finalisés d’approximativement 1 %, cela signifie que le client qui n’a pas ses titres va devoir emprunter pendant la période de latence», explique Pierre Francotte au quotidien. Il chiffre ce montant à environ 125 millions d’euros pour l’ensemble de sa clientèle. «Ce montant dépend du volume de transactions du client. Mais toutes les institutions ont évidemment intérêt à ce que le taux de transactions en suspens soit réduit».
Le phénomène de fusion de fonds en Europe est entravé par les attentes des distributeurs qui veulent conserver une gamme de produits large et diversifiée, analyse Ignites Europe du 24 mars. Alain Papiasse, patron du pôle asset management and services de BNP Paribas, indique à cet égard : «nous rêvons d’avoir un gros fonds parapluie avec très peu de compartiments et où tout le monde achèterait les mêmes choses. Mais ce sont les distributeurs et les gens du marketing qui décident de ce que le client veut et il faut s’adapter à cela».
Selon Les Echos, les valeurs locatives de locaux bien placés ont reculé en Europe, selon l’indice Jones Lang LaSalle, de 0,6 % au quatrième trimestre 2008. C’est la première baisse enregistrée dans ce secteur depuis 2004. En France, «le nombre de mètres carrés placés devrait osciller entre 1,6 et 2 millions, contre 2,4 millions en 2008 et 2,6 en 2007", avance Didier Malherbe, directeur général adjoint en charge des activités logistiques du cabinet CB Richard Ellis.
Les conseils d"administration français (hors présidents et vice-présidents non exécutifs) ont les rémunérations parmi les plus faibles d"Europe. Selon la dernière étude sur la gouvernance d"entreprise en Europe réalisée par Heidrick & Struggles, la France continue de se situer nettement en dessous de la moyenne européenne, avec 48.000 euros et malgré une progression de 9% en deux ans.Pour l"ensemble des pays européens, la rémunération a augmenté en effet de 23% en deux ans si bien que la rémunération européenne moyenne se situe désormais à 83.500 euros annuels. Les administrateurs suisses sont les mieux rémunérés, avec 194.000 euros devant leurs collègues allemands à 110.000 euros. A 48.000 euros, la rémunération moyenne des membres du conseil français représente 57% de la moyenne européenne et se trouve être la deuxième moins élevée en Europe, devant celle de l"Autriche (25.000 euros), la dernière du classement. La France affiche également la deuxième rémunération de base fixe la moins élevée en Europe, avec un montant de 22.000 euros. Mais c"est aussi la France, qui avec l"Allemagne, détient la plus importante rémunération variable. La part variable représente 44% de la rémunération totale des deux côtés du Rhin, contre seulement 1% en Suède ou au Danemark. L"importance de la part variable en France ne semble pas pourtant avoir favorisé une meilleure assiduité des administrateurs. Bien au contraire, l"assiduité aux conseils d"administration en France est la plus faible en Europe, souligne l"étude.
Cinq fonds de pension, le State Teachers Retirement System of Ohio, le Ohio Public Employees Retirement System, le Teacher Retirement System of Texas, le néerlandais Stichting Pensioenfonds Zorg en Welzijn et le suédois Fjarde AP-Fonden, veulent obtenir le statut d’action de groupe dans le procès qu’ils intentent à Bank of America Corp (BofA), rapporte the Wall Street Journal. Ces fonds estiment que BofA a fait de fausses déclarations dans la période qui a précédé l’acquisition de Merrill Lynch et qu’elle n’a pas fourni d’informations concrètes aux actionnaires. Ils estiment avoir perdu 274 millions de dollars sur leurs investissements en actions BofA entre le 21 juillet 2008 et le 20 janvier 2009. Lundi, CalPERS et CalSTRS avaient également porté plainte.
Selon le site Boursorama, citant l’AP, un juge new-yorkais a temporairement gelé les avoirs de Peter Madoff, frère de Bernard Madoff, suite à des pertes réalisées sur un fonds qu’il gérait.
Au bout de deux ans, Jim Dilworth quitte son poste de head of EMEA chez Morgan Stanley Investment Management (MSIM), rapporte IPE. Il est remplacé par Andy Mack, jusqu’ici global head of risk.
Les rumeurs de cession par Barclays ne freinent pas nécessairement l’usine à idées de iShares, le seul promoteur véritablement transnational d’ETF en Europe, avec Lyxor (groupe Société Générale). A priori, les dirigeants de iShares ont programmé de lancer une vingtaine de fonds cette année dont dix produits obligataires, si l’on en croit Axel Lomholt. «Nous sommes en effet arrivés à la fin de la première génération d’ETF et nous commençons à regarder la première vague des ETF de la deuxième génération. L"environnement est devenu plus difficile parce qu’il y a davantage de concurrence. Nous pensons qu"il faut s’efforcer de se diversifier au sein d"une même gamme des produits, mais sans oublier que la gamme doit rester cohérente», insiste le head of product de iShares Europe.Le laboratoire de recherches de iShares mène ses travaux dans quatre directions. Il doit tout d’abord continuer à sortir des éléments de base, des ETF actions et obligataires simples, qui puissent servir de briques pour construire des portefeuilles. Ensuite, les spécialistes vont s’attacher à fournir une couverture plus pointue, plus en profondeur dans les différents domaines. «On pourrait ainsi envisager des produits actions spécialisés sur des pays comme la Russie, l’Inde ou certaines régions du Proche-Orient». Par ailleurs, Axel Lomholt envisage que iShares abordera de nouveaux thèmes, comme l’infrastructure, «mais pas rapidement». Le quatrième axe de développement est enfin celui des produits purement innovants, comme les ETF inversés ou avec effet de levier, ou encore des produits sur les obligations convertibles, des fonds dont la construction est complexe. En tout état de cause, iShares continue de marquer une préférence très forte pour les ETF physiques, par opposition aux synthétiques. «Actuellement, 99 % des encours de la gamme mondiale sont logés dans les produits physiques, la proportion ressortant à 97 % en Europe», précise le responsable produits. Les ETF obligataires en ligne de mire Interrogé sur la taille critique minimale pour les nouveaux produits, Axel Lomholt estime «qu’il faut au minimum entre 25 millions et 50 millions d’euros. Il faut évidemment éviter de lancer des fonds sans qu’il y ait une demande, parce que le développement a un coût. Le gestionnaire a la même responsabilité au jour le jour vis-à-vis de l’investisseur et le travail nécessaire est le même que le fonds soit grand ou petit. C’est la raison pour laquelle les développeurs doivent rester en contact constant avec les commerciaux et les responsables du marketing». Actuellement, la demande paraît s'être déformée au profit des ETF obligataires, notamment les fonds d’obligations gouvernementales et les fonds d’obligations «corporate». Mais l’on commence à voir des ETF sectoriels et plus d"ETF suivant les indices à court terme», insiste Axel Lomholt, tout en soulignant que l’obligataire est un domaine particulièrement exigeant parce que des grands investisseurs institutionnels sont en général des spécialistes chevronnés, habitués à traquer le moindre écart de performance d’un marché à l’autre et la qualité du produit final. Cependant, les indices obligataires sont souvent, par nature, complexes et sont ainsi difficiles à répliquer.» A titre d’exemple, le head of product souligne qu"il «aura fallu à iShares seize mois pour constituer le fonds Barclays Euro Aggregate Bond, premier ETF à suivre cet indice. Cela s"explique par le fait que ces indices «ex-Lehman» couvrent un univers de quelque 3.000 obligations à travers de plusieurs classes d"actifs. Afin d"atteindre un écart de suivi optimal, il faut construire un portefeuille d"obligations optimisé, très corrélé à l"indice de référence. Par exemple, le fonds Euro Aggregate Bond ne compte pour l’instant que 220 lignes et montera à 400 quand il aura collecté suffisamment. Quant au Europe Aggregate, il affiche 40-50 lignes, avec des obligations corporate, des ABS, des certificats de dépôts? et des obligations gouvernementales pour éviter les problèmes de liquidité».
Auditionné mercredi à l’Assemblée nationale, François Pérol, ex-conseiller de N. Sarkozy et nouveau patron de l’ensemble formé par la future fusion entre l’Ecureuil et les banques Populaires, affirme avoir fait les choses en conscience, rapporte le Figaro. Il continue à se défendre de «prise illégale d"intérêt» au motif qu’il n"était pas dépositaire d"une quelconque autorité à l"égard des deux banques qui l"ont ensuite recruté, indique notamment le quotidien.
«Nous restons persuadés que, à terme, les pays émergents seront un moteur de croissance essentiel», a notamment déclaré Frédéric Oudéa, patron de la SocGen, a propos des activités de la Banque Roumaine de Développement (BRD), filiale roumaine de la banque tricolore depuis 1998, rapporte La Tribune. «Passée de 212 agences fin 2004 à 930 agences fin 2008, BRD est devenue la deuxième banque du pays avec 16 % de l’encours de crédit», précise le quotidien qui rappelle toutefois que, sous le rabot de la crise, la capitalisation de la BRD s’est effondrée autour de 750 millions, alors que ses capitaux propres dépassent 1,1 milliard d’euros.
Selon l’Agefi, la banque devrait annoncer vendredi qu’elle envisage de supprimer 166 postes d’ici à fin 2010 dans ses activités de conservation de titres suite à la baisse d’activités de son pôle baptisée EuroTitres. #Le nouveau plan de départs s’ajoute aux 1.250 suppressions de postes déjà officialisées par le groupe (?)#, rappelle notamment le quotidien numérique.
Selon La Tribune, suite à une assignation lancée par le comité d’entreprise de la CNCE pour dénoncer l’absence de consultation dans le cadre du projet de fusion, la justice examine aujourd’hui une demande de référé-suspension de la fusion entre les groupes Caisse d'épargne et Banque Populaire.
T. Rowe Price étoffe son offre européenne avec une stratégie dédiée aux PME de la zone. Notamment accessible par le biais de la gamme de sicav luxembourgeoises de T. Rowe Price, European smaller Companies Equity Fund se propose d’investir dans un portefeuille diversifié de PME à tous les stades de leur cycle d’affaires qui réalisent l’essentiel de leur activité en Europe et dont la capitalisation de marché, au moment de l’achat, s'établit dans ou en dessous de la fourchette couverte par le S&P Extended Market (EMI) Pan Europe Index. La stratégie sera gérée par Justin Thomson, qui a été le gérant responsable du T. Rowe Price Non-Us Small Cap Equity Strategy depuis 1998.
Axéria Vie annonce le lancement, en partenariat avec le cabinet de courtage Epatrimoine, d’Epargne Evolution, un contrat d"assurance-vie multi-supports dédié aux étudiants. Disponible sur la plate-forme de produits d"épargne Epatrimoine.fr, le contrat donne accès au fonds en euros d"Axéria Vie et à une sélection d"unités de comptes choisis en fonction du profil de risque de l"épargnant. Epargne Evolution permet de souscrire à partir d’un versement minimal de 200 euros et ne facture pas de droit d"entrée. Les frais de gestion par an s'élèvent à 0,75% sur les unités de compte et à 0,70 % sur le fonds en euros.
Etant un peu à l'étroit avec le concept «value» et dividende de son fonds Amérique Rendement, qui le limite en fait aux «grandes» capitalisations (le plancher se situe pour des raisons de liquidité aux alentours du milliard de dollars), l'équipe actions internationales d’Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM) a entamé dès le début de 2008, avec l'équipe de multigestion, la recherche d’un partenaire pour un produit soumis à moins de contraintes.Le cahier des charges était clair : il fallait que ce futur sub-advisor soit un gestionnaire indépendant et qu’il puisse justifier d’une recherche très fondamentale avec une compétence forte en recherche interne, explique Christophe Foliot, co-head de l'équipe. Finalement, le choix s’est porté sur Epoch Investment Partners, un gestionnaire coté dont la capitalisation se situe à 120 millions de dollars et qui affiche un encours de l’ordre de 5,3 milliards de dollars, avec une forte spécialisation actions et une clientèle résolument institutionnelle. La coopération entre EDRAM et Epoch s’est concrétisée le 5 décembre par le lancement du Saint-Honoré US Opportunities, dont les actifs sous gestion sont d’ores et déjà voisins de 50 millions de dollar. Avec l’expertise d’Epoch (22 gérants de portefeuille et analystes), le fonds peut se mouvoir sur la quasi-totalité du spectre des capitalisations (le plancher est fixé à 250 millions de dollars). Il a aussi la possibilité de monter jusqu'à 60 % en cash, mais a démarré avec un ratio de liquidités de 30 % et cette proportion, avec la visibilité accrue sur le marché, a diminué à présent à 25 %. Ce fonds de droit français, géré par Bill Priest avec Janet Kappenberg Navon comme co-gérante, vise à surperformer l’indice Russell 3000 par une exposition aux marchés actions nord-américains par sélection de valeur, tout en pouvant intervenir de manière importante sur les produits de taux en cas d"anticipation négative des marchés actions. En moyenne, explique Janet Kappenberg Navon, l’objectif est de garder les 50-60 valeurs trois ans en portefeuille, ce qui donne un taux de rotation de l’ordre de 30 % (hors cash, évidemment). Le Saint-Honoré US Opportunities est d’ores et déjà proposé sous forme de parts institutionnelles et retail, en attendant éventuellement une version complètement couverte du risque de change. La poche de cash rétrécit Pour simplifier, le fonds destiné à EDRAM est une version du US All Cap Value (1,37 milliard de dollars) d’Epoch auquel est ajoutée la dimension «poche de liquidités». Il est destiné à figurer dans le premier quartile du peer group pour la performance et dans le quatrième en matière de volatilité. La commission de gestion se situe pour les classes de parts retail en dollars et en euros à 2 %. De plus, EDRAM facture une commission de 15 % de la surperformance par rapport au Russell 3000 NR. D’une manière générale, Epoch se focalise sur la variable de l’excédent brut de trésorerie (free cash flow), qui doit être récurrent et en augmentation, tout en surveillant l'évolution macro-économique. D’ailleurs l'économie réelle justifierait actuellement un ratio de liquidités plus élevé dans le portefeuille, mais le gestionnaire tient compte aussi de la vigueur du plan de relance américain. Le marché pour le restant de l’année devrait être une affaire de «stock pickers». Pour Janet Kappenbarg Navon, les valorisations des actions s’avèrent fort intéressantes actuellement, puisque l’on est revenu au niveau des années 90, si bien que «c’est le bon moment pour investir sur deux à cinq ans». Epoch, qui était encore récemment assez défensif commence à être un peu plus cyclique. Le gestionnaire américain regarde notamment des technologiques comme Microsoft ou Oracle, avec des cash flows élevés, des sociétés qui sont matures et plutôt engagées dans le domaine des services. L'énergie, aussi, a été survendue et affiche des valorisations attrayantes, notamment dans les services et l’exploration ; on y trouve des valeurs comme Cameron, National Oilwell Varco ou Diamond Offshore. Mais il ne faudrait pas oublier non plus la santé (DaVita, LabCorp et Aetna). Dans un environnement d’augmentation du taux d'épargne Epoch cible entre autres Franklin Resources et Ameriprise. Par ailleurs Visa, qui reste une valeur solide, est l’une des trois premières lignes les plus lourdes du portefeuille.
Mercredi, ETF Securities (plus de 10 milliards de dollars d’encours) a annoncé le lancement en France, grâce au carnet d’ordre unique (single order book ou SOB), de la totalité des ETF de sa plate-forme actions soit treize produits dont 11 ETF thématiques et deux ETS sur les indices Russell 1000 et Russell 2000. Ces produits sont déjà cotés sur Euronext Amsterdam depuis septembre 2008. Ils sont conformes à la directive OPCVM III et viennent compléter une gamme de 131 ETC (Exchange traded commodities). L’encours se situe pour l’instant aux alentours de 45 millions de dollars.Il s’agit dans le détail des ETF mondiaux ETFS WNA Global Nuclear Energy, Janney Global Water, S-Net ITG Global Agri Business, Daxglobal Alternative Energy, Russell Global Coal, Russell Global Gold (Miners), Russell Global Steel Large Cap et du Russell Global Shipping Large Cap ainsi que de trois fonds sectoriels européens, les ETFS Dow Jones Stoxx 600 Basic Resources, Oil & Gas et Utilities.A noter qu'à l’occasion de la présentation de ces produits, Euronext a confirmé que sa filiale SecFinex envisage de lancer un service de prêts/emprunts de titres avec chambre de compensation pour les ETF, projet qui pourrait aboutir dans le courant du troisième trimestre.
Fidèle à sa stratégie multi-boutiques, Nordea a eu recours à l’allemand Metzler pour un fonds de performance absolue géré à Francfort, le Nordea 1 Heracles Long/Short MI Fund (le MI veut dire Metzler Investment), qui a été lancé le 13 mars 2008 et affiche déjà un encours d’environ 280 millions d’euros et une performance au 27 février 2009 de 8,48 %. Ce produit conforme à la directive OPCVM III avec liquidité journalière est assorti d’une commission de gestion de 2 % et une commission de 20 % sur la surperformance par rapport à l’euribor 3 mois. Nordea a désormais l’intention de le commercialiser en France aussi bien auprès des banques privées, des fonds de fonds «long-only» et des fonds de hedge funds, des caisses de retraite et des compagnies d’assurances (pour leur compte propre).Nader Purschaker, managing director chez Metzler Asset Management, qui dirige l'équipe stratégie alternative quantitative (20 personnes, environ 5,9 milliards d’euros d’encours sur les 31,9 milliards de Metzler AM qui emploie 300 persones) explique que «le modèle utilisé n’est pas prédictif, contrairement à celui utilisé dans 99 % des cas et qui a pu occasionner bien des déconvenues, mais il est réactif, avec un délai d’un jour. Il n’est pas non plus taillé pour maximiser la performance, son objectif consistant «simplement» à surperformer l’Euribor de 200-400 points de base, net de frais, sur une période de 12 mois glissants, c’est-à-dire de générer un rendement modéré, mais stable et fiable. Il s’agit d’un fonds qui doit vous permettre de dormir tranquille et qu’il y a intérêt à conserver longtemps». Un processus transparent, mais difficilement réplicable Pour ce faire, le fonds est investi en contrats à terme (futures) sur une cinquantaine de classes d’actifs maximum (dans chaque cas, une position par mois), avec la liquidité que confèrent les marchés réglementés (actions, obligations, devises et instruments monétaires), ce qui permet de limiter le risque de perte. Cela assure une «diversification multidimensionnelle» (par classes d’actifs, géographique, par échéances). Chacune des stratégies se voit allouer un objectif de performance correspondant à un cinquantième de l’objectif de performance totale. Lorsque l’une d’elles atteint cet objectif, les gains sont verrouillés et l’exposition correspondante est réduite progressivement, le cas échéant à zéro. Le socle du portefeuille est cependant constitué par 90 à 95 % d’instruments du marché monétaire. Autres caractéristiques du Heracles : d’une part, la possibilité de vendre à découvert pour profiter d’une évolution baissière des marchés (et d'être acheteurs quand ils montent), de l’autre, un modèle quantitatif qui n’intègre aucune prévision extrapolée de donnée historiques et qui permet à chaque stratégie d’adopter des profils d’investissement successivement pro- et anticycliques. La volatilité attendue du portefeuille, qui correspond à celle de long terme, se situe à 6 %, «même si elle a eu tendance ces dernières semaines à monter aux alentours de 8 %», indique Nader Purschaker. La méthodologie utilisée pour l’Heracles a été mise au point sur de longues années en coopération avec l’Université de Francfort. La rétropolation jusqu'à 1992 montre que, jusqu'à septembre 2008, l’amplitude des pertes se situe à environ 6 %, des résultats négatifs intermédiaires ayant été réalisés durant des années comme 2004 et 2006, lorsque les marchés n’affichaient pas de tendance nette ou ont accusé des retournements brutaux à court terme. En revanche, la rétropolation fait aussi ressortir que la stratégie Heracles aurait généré une surperformance supérieure à 5 % par rapport au marché monétaire. En moyenne annuelle la performance serait ressortie à 9,73 %. Du 1er janvier au 16 mars 2009, elle a été de 0,67 %.
Le gestionnaire des caisses d'épargne, DekaBank, a annoncé mercredi un changement de cap stratégique, quelques jours après la remise en cause du business model par les actionnaires. Il va réduire ses charges de 100 millions, à 730 millions, d’ici à 2011, et alléger son portefeuille de dérivés de crédit à 8 milliards d’euros contre 11 milliards actuellement. En IFRS, Deka accuse pour 2008 une perte de 49 millions d’euros tandis que son «résultat économique» a été positif de 71,5 millions (soit environ 100 millions de moins que primitivement annoncé) contre 514,1 millions.Franz S. Waas, le président du directoire, a aussi présenté un plan de réorganisation en six points. La gestion d’actifs valeurs mobilières (AMK) et immobilière vont se concentrer sur les produits et services destinés aux investisseurs institutionnels et particuliers. La division capital & markets se focalisera sur la gestion d’actifs pour le compte des caisses d'épargne. Toutes les activités de marché qui ne sont pas liées à la gestion d’actifs et notamment celles de «public finance» seront arrêtées. D’autre part, Deka se renforcera sur le créneau des ETF. Enfin, les deux derniers points concernent une «offensive de qualité» pour réduire les coûts et augmenter l’efficacité ainsi que le lancement de plusieurs «offensives de distribution».
Funds People rapporte que Groupama Asset management continue de faire enregistre des fonds en Espagne et qu’il a reçu les jours derniers l’agrément de la CNMV pour deux fonds au profil conservateur. Il s’agit du Groupama Monétaire Etat et du Groupama Etat Euro CT dont les benchmarks sont respectivement l’Eonia et l’EuroMTS.
Bank of America Corp (BofA) a decidé de fondre sa filiale Premier Banking, qui vise une clientèle «mass affluent» (0,1-3 millions de dollars), dans Merrill Lynch Global Wealth Management, ce qui va se traduire par le licenciement de centaines de personnes, rapporte The Wall Street Journal. L’opération n’affecte pas US Trust, la filiale de BofA qui dessert les particuliers très haut de gamme.