Selon Le Temps, la pression redouble sur le Luxembourg et l"Autriche, derniers pays de l"Union européenne à vouloir conserver le secret bancaire, après la décision récente de la Belgique de l"abandonner dès 2010. En effet, le rapport de l"eurodéputé socialiste français Benoît Hamon sur la révision en cours de la directive «fiscalité de l"épargne», qui a été adopté hier par la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, exige la généralisation de l"échange automatique d"informations au sein de l"UE «au plus tard en juillet 2014, ou deux ans après l"entrée en vigueur du taux d"imposition maximal» actuellement fixé à 35% à partir de 2011. Une demande rejetée fermement par la Suisse, liée avec l"Union par un accord bilatéral, comme quatre autres pays tiers (Monaco, Liechtenstein, Andorre et Saint-Marin).
Selon Les Echos, la médiatrice du groupe BNP Paribas, Annie Batlle, a reçu l"an dernier 2.876 demandes d’intervention de clients, contre 2.689 en 2007, soit une progression de près de 7 %. Les réclamations concernant les placements financiers et boursiers ont grimpé de 11 % (à 326) et les avis rendus ont été multipliés par trois. Les réclamations sur la gestion courante des comptes et les moyens de paiement restent le plus grand catalyseur des demandes (40 %). Nouveauté pour 2009, un médiateur spécialisé sur les clients entrepreneurs a pris ses fonctions hier au sein du groupe.
Dans son dernier rapport UBS research focus, UBS Wealth Management Research conclut à un rythme de croissance économique mondiale moins rapide qu’au cours des dernières décennies et à une révision probable à la hausse des anticipations d"inflation. Compte tenu du pessimisme affiché, les bénéfices des entreprises tendront sans doute à nouveau vers une croissance plus durable, quoique plus faible que celle qui prédominait avant la crise, notamment au sein du secteur financier. Le rapport souligne cependant que les fondamentaux continuent de soutenir une forte croissance dans les marchés émergents une fois le pire de la crise financière passé. Dans ce contexte, l'étude met l’accent sur «les bienfaits de la diversification à tous les niveaux de risque». «Plus que jamais, souligne UBS, il convient de connaître la vulnérabilité «réelle» de son portefeuille, notamment en ce qui concerne les actifs traditionnellement réputés pour leur sécurité».
Le fonds de pension ABP a accusé une baisse de 20 % de ses encours en 2008 à 173 milliards d’euros pendant que ses engagements augmentaient de 38 % à 193 milliards. Son taux de couverture ressortait ainsi fin décembre à 89,5 % contre 140 % un an plus tôt, rapporte The Wall Street Journal. Dès lors, ABP (2,5 millions d’adhérents parmi les fonctionnaires et les enseignants) majore ses primes de 1 % le 1er juillet et de 2 % le 1er janvier 2010, ce qui produira 5 milliards d’euros sur cinq ans et remontera le ratio de couverture au niveau légal de 105 % en 2012 contre 83 % fin février. Parallèlement, jusqu'à 2013, ABP ne dédommagera plus les retraités de l’inflation. Ces versement reprendront en partie en 2013 et ne seront rétablis en totalité que lorsque le taux de couverture aura franchi la barre des 135 %.
La valeur du portefeuille du AP Alternative Assets, un fonds de private equity proche d’Apollo Management, a plongé de 60 % en 2008, rapporte The Wall Street Journal. Le fonds a aussi passé des charges exceptionnelles de 1,2 milliard de dollars sur son portefeuille. A Amsterdam, l’action AP Laternative Assets a chuté de 88 % sur un an et se traitait récemment à 1,39 dollar, ce qui est inférieur de 84 % à la valeur liquidative du fonds (8,77 dollars par action), signe que les investisseurs s’attendent à une nouvelle dépréciation des actifs en portefeuille.
Barclays a entamé des négociations exclusives avec CVC Capital Partners pour lui vendre iShares pour environ 3 milliards de livres, rapporte le Financial Times. L"opération serait financée à 60-70 % par un prêt de Barclays, lequel recevrait aussi des warrants équivalant à 20 % des parts. Le pôle prêt de titres d"iShares ne serait pas concerné par la transaction, précise le FT.
Julius Baer a annoncé mercredi que sa filiale GAM (UK) Ltd va acheter le londonien Augustus Asset Managers Ltd (AAML), une société de gestion spécialiste de l’obligataire et des devises. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. L’essentiel de l’encours d’AAML (7,6 milliards de dollars d’encours fin 2008) provient des fonds Julius Baer Absolute Return Bond et Local Emerging Market Bond mais aussi des hedge funds comme le JB Global Rates Hedge Fund. AAML a été créée au début de 2007 dans le cadre d’un MBO chez Julius Baer Holding Ltd pour permettre à cette filiale de se développer en tant que gestionnaire d’actifs indépendant tout en en continuant de desservir les fonds à la marque Julius Baer, son principal client. Malgré de bonnes performances pour la majorité des mandats en 2008 et au premier trimestre 2009, AAML et Julius Baer ont considéré qu’il serait préférable pour les clients de réintégrer AAML au sein d’une organisation de plus grande taille, précise le communiqué.
Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes enregistrées par la gamme de fonds d’actions CROCI (Cash Return On Capital Invested) sur la plate-forme Fund Solutions de la Deutsche Bank ont dépassé les 300 millions d’euros et l’encours de cette stratégie représente désormais plus de 1,3 milliard d’euros, a indiqué Manfred Schraepler, head of fund structuring.
Selon L’Agefi suisse, le choix de Boris Collardi, 34 ans, au poste de CEO de la banque, qui met un terme à une plusieurs mois d"incertitude, ne semble pas faire l"unanimité. Selon certains analystes, cette nomination indique que dans un proche avenir, il ne faudra en tout cas guère s"attendre à des changements de stratégie radicaux. D"autant moins que le nouveau CEO a été très proche de son prédécesseur Alex Widmer.
Si l’on se fonde sur la configuration habituelle, la Chine devrait être en avance de trois à six mois sur la reprise du PIB mondial, estime Lan Wang Simond, senior investment manager chez Pictet et gérante depuis mai 2003 du Greater China Fund (environ 400 millions de dollars actuellement contre un pic de 1,3 milliard de dollars en octobre 2006). Dès lors, il est temps, selon elle, de se positionner sur la République populaire, alors que Taïwan (un tiers du fonds) et Hong-Kong (19 %) sont actuellement sous-pondérés, le premier à cause de sa petite taille, le second à cause du grand écart dû à l’indexation de sa politique monétaire sur celle de la Fed? dans un environnement conjoncturel chinois. Néanmoins, Lan Wang Simond insiste sur le fait que la situation commence de s’améliorer à Taiwan, dans la mesure où la baisse des prix à l’importation s’avère désormais plus rapide que celle des prix à l’exportation.Faute d'être au vert, les clignotants du tableau de bord économique chinois sont repassés à l’orange. Ainsi, l’inflation recule à cause de la baisse des prix du pétrole, les termes de l'échange s’améliorent, de même que les marges des sociétés industrielles, et la Banque de Chine a relâché son étreinte sur les taux ainsi que sur les réserves obligatoires. En novembre-février, les crédits ont augmenté davantage que durant les douze mois à fin octobre. Et puis le gouvernement de Pékin a mis en place un plan de relance de 550 milliards de dollars ou 12 points de PIB, ce qui est relativement aisé pour un pays dont les réserves de change représentent 1,9 billion de dollars. Les dirigeants du pays se lancent dans un déficit budgétaire de 3 % du PIB et ils ont compris qu’il n’est pas possible de relancer la consommation intérieure par le biais des ménages, même si ces derniers affichent un taux d'épargne astronomique de 45 %. Dès lors, Pékin met en ?uvre des investissements d’infrastructures, qui peuvent d’autant plus aisément être financées que les bilans des banques ont été nettoyés par l’Etat en 2003. L’investissement immobilier est déjà en reprise grâce aux pouvoirs publics et les ventes de voitures devraient atteindre cette année les 9 millions d’unités (même si les capacités permettraient d’en produire 17 millions). La taxe de mise en circulation a été réduite de moitié, à 5 %, pour les cylindrées inférieures ou égales à 1,6 litre, afin d’encourager le redémarrage des ventes de petites voitures peu chères. Actuellement le Greater China Fund comporte 86 lignes ; ce produit a généré une performance annuelle moyenne de 14 % contre 8,2 % pour l’indice de référence (MSCI Golden Dragon). La gérante privilégie actuellement les pétrolières (comme CNOOC) et les cycliques, mais est revenue à une position neutre (5 %) sur China Mobile qui était encore à 8,6 % fin février. Elle mentionne aussi Dongfeng Motor, qui est le partenaire de joint-venture de Peugeot, Nissan et Honda, et qui représente environ 3 % du portefeuille.
Francisco Pardo, responsable de Banif Institucional, a indiqué d’après Funds People que la part de la clientèle institutionnelle aux encours de la banque privée du Santander est passée de moins de 10 % en mai 2008 à plus de 15 % actuellement. La division institutionnelle recourt aux conseillers de la Banif ainsi qu'à la capacité d’analyse des fonds d’Allfunds Bank. Elle propose notamment des services de gestion de fonds et de conseil immobilier aux assureurs ainsi que des produits ISR aux congrégations religieuses.
La participation de Capital Research and Management Company au travers des fonds Capital Group dans Inditex est revenue à 4,927 % contre 5,01 %, selon une notification à la CNMV relayée par Fund People. Ce paquet de titres représente actuellement 865,6 millions d’euros aux cours actuels.
Mark Carhart et Ray Iwanowski, managing directors et co-responsables de l"équipe de gestion quantitative de Goldman Sachs, ont quitté la banque avec Giorgio De Santis, membre de la division, rapporte le Financial Times. Leur fonds vedette, Global Alpha, a accusé de lourdes pertes pendant la crise du crédit. Katinka Domotorffy est nommée directrice des investissements de l"équipe quant de Goldman.
Selon L"Agefi suisse, la division wealth management de Credit Suisse se réorganise. A partir du 1er août 2009, les fortunes suisses comprises entre 250.000 et un million de francs seront placées dans une nouvelle division, baptisée «Private Clients Switzerland». Elle sera dirigée par Hanspeter Kurzmeyer, un vétéran de la gestion de fortune chez Crédit Suisse. L"appellation «private banking» sera réservée aux fortunes dépassant un million de francs. Une manière de monter en gamme, selon le quotidien, alors que la crise financière débouche sur une vaste remise en question des valeurs attachées à la gestion de fortune. Rolf Bögli, ancien directeur opérationnel d"UBS aux Etats-Unis pour les activités de gestion de fortune, prend la tête du «private banking» suisse de Credit Suisse à compter de ce mercredi.
Selon Les Echos, Didier Valet, directeur financier de la Société Générale, a indiqué que le premier trimestre qui s"est terminé hier serait marqué par de nouvelles dépréciations d’actifs, liées notamment aux «niveaux des indices et des spreads à fin mars» et à la situation financière des rehausseurs de crédit. La banque ne reclassera pas certains actifs comme elle l’avait fait au quatrième trimestre, pour 23,5 milliards d’euros, grâce aux amendements à la norme IAS 39. Elle s’attend néanmoins à ce que les dépréciations du premier trimestre restent à un «niveau gérable» et se dit «capable d’y faire face sur le plan de la solvabilité». Les activités de services financiers et de gestion d’actifs «souffrent de la crise financière», mais sont restées «légèrement bénéficiaires» au premier trimestre.
«Nous avons été pas mal secoués», reconnaît volontiers Vincent Foucart, directeur général adjoint de Tocqueville Finance. Et de fait, les encours de la société de gestion indépendante spécialisée sur la gestion actions value ont chuté à 1,5 milliard d’euros, alors qu’ils étaient de 3,6 milliards au 31 décembre 2007.Dans ce contexte, Tocqueville a dû réduire ses coûts. Ainsi, «les frais généraux qui étaient de 24-25 millions d’euros en 2007 ont été ramenés à 19 millions en 2008 et seront encore réduits à 11 millions cette année», détaille Vincent Foucart. Cela s’est notamment traduit par 20 suppressions d’emplois, entre départs volontaires, plan de licenciement économique (8 personnes) et suppressions des périodes d’essais et CDD. De 70 collaborateurs, la société est revenue à 50. Et pour ceux qui restent, les salaires et bonus ont été revus à la baisse. «Cette restructuration s’est faite sans changer le modèle de Tocqueville», tient néanmoins à souligner Vincent Foucart. En effet, l’organisation de la société a été maintenue, avec une équipe de gestion collective, une équipe de gestion privée, une équipe commerciale, des fonctions supports et des RCCI. Parmi les départs, notons celui de Christophe Tapia, qui était directeur général adjoint, en charge de la distribution. Un pôle repris par Thierry de Haynin, basé en Suisse. Malgré la chute de ses revenus, Tocqueville est tout de même parvenu à dégager un résultat net de 13,5 millions d’euros, certes en forte baisse par rapport à 2007 où il était d’une trentaine de millions, mais positif. Et pour cette année, la société table sur 6 à 8 millions d’euros. «Et nous avons une trésorerie de 38 millions», souligne Vincent Foucart. Le directeur général adjoint de Tocqueville fait ainsi bien comprendre qu’il n’y a pas péril en la demeure, mais il ajoute néanmoins que la société est ouverte à des opérations de rapprochement avec d’autres sociétés, comme par exemple des entités qui n’auraient pas de présence en France. Mais la société se veut aussi entreprenante dans ce domaine, et pourrait racheter dans les prochains mois des petites sociétés de gestion gérant entre 100 et 150 millions d’euros. Deux dossiers sont à l'étude. Le gestionnaire compte aussi accroître sa participation dans BMG, la société de gestion lyonnaise dont elle détient 34 % actuellement, afin de mieux faire jouer les synergies. Lyon fait d’ailleurs partie des axes de développement de Tocqueville, avec la gestion privée à destination des sportifs et le private equity. En revanche, le projet de multigestion alternative a été abandonné.
Selon Les Echos, le conseil d’administration de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild (LCFR) s’est réuni hier pour approuver les comptes de 2008 et a aussi constaté que Pékin n"avait pas donné son feu vert à l’accord de coopération stratégique avec Bank of China. Depuis la signature effectuée par les deux partenaires en septembre, la banque chinoise attend l"aval des autorités pour prendre, pour un montant de 236 millions d’euros, une participation de 20 % dans la banque française. Le président du directoire, Michel Cicurel, croit toujours à l’avenir du partenariat tout en espérant que Bank of China ne sera pas moins motivée à le mettre en oeuvre, faute de feu vert sur la prise de participation.
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le ministre du Budget luxembourgeois Luc Frieden affirme que le Grand-duché refusera l'échange automatique d’informations fiscales exigé par l’Allemagne. Il indique être parvenu à un compromis provisoire avec le ministre fédéral des Finances Peer Steinbrück, sur la base d’un prélèvement à la source complété d’un échange d’informations à la demande expresse et circonstanciée du fisc allemand.
Selon Le Temps, l"Autorité suisse de surveillance des marchés financiers (Finma), sur la sellette pour avoir assoupli le secret bancaire, estime avoir évité le pire. «L"opinion publique, même manifestée à grande échelle, ne peut pas être la référence pour nos décisions. Une autorité de surveillance est responsable de sa seule mission. Cela implique de prendre des décisions sans influences extérieures et en toute indépendance», a déclaré mardi le président de la Finma, Eugen Haltiner, De son point de vue, «même rétrospectivement, et à la lumière d"un examen autocritique, nous pouvons dire que la Finma agirait, c"est-à-dire déciderait, à nouveau, de la même façon qu"aujourd"hui». La proximité entre son autorité et le secteur bancaire lui paraît tout simplement «incontournable» pour bénéficier de la «solide pratique professionnelle et même internationale» nécessaires pour exercer la surveillance du secteur. La décision de transmettre les noms de clients d"UBS à la justice américaine le 18 février dernier a été «préparée soigneusement». Elle est «intervenue aussi tard que possible et a permis d"écarter le danger bien réel et immédiat d"une crise menaçant l"existence même de nos institutions».
Selon les informations d’Expansión, Caja Castilla-La Mancha (CCM) a accusé l’an dernier des pertes supérieures à 800 millions d’euros alors que les résultats présentés par la caisse d'épargne affichaient un bénéfice de 30 millions d’euros. L'établissement a été sauvé par un prêt de 3 milliards d’euros de la Banque d’Espagne ce week-end, le Trésor ayant débloqué des garanties de 9 milliards d’euros.
La CNMV a obligé SOS à lever une partie du voile sur les négociations qu’il mène depuis le début de l’an dernier et qui, si elles aboutissent, se traduiront par l’entrée d’un fonds souverain arabe non encore identifié (vraisemblablement saoudien) dans le capital du groupe agroalimentaire espagnol, rapporte Expansión. En tous cas, SOS a dû indiquer qu’il a concédé un prêt de 212,7 millions à échéance 10 mars 2013, à Condor Plus, une société liée à ses propres administrateurs, la famille Salazar moyennant la fourniture en nantissement de 26,8 % des actions de SOS. Condor Plus est selon les proches du dossier un véhicule destiné à assurer la confidentialité des opérations, mais SOS a reconnu qu’un fonds souverain détient un pourcentage significatif de Condor Plus. A terme, l’objectif est de créer une joint-venture avec l’Etat derrière ce fonds souverain pour constituer une plantation de 100.000 hectares d’oliviers.
Selon Standard & Poor’s qui a analysé les bilans de 550 de ses clients, les grandes entreprises européennes doivent trouver des financements d’environ 330 milliards d’euros cette année et de 235 milliards en 2010, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le risque le plus élevé concernera les entreprises notées BB+ et en-dessous, notamment dans les secteurs dépendant de la consommation des ménages comme la distribution, l’automobile et la construction.
Pour ce spécialiste de la géopolitique, la sortie de crise sera laborieuse mais l’Europe qui, contrairement aux Etats-Unis, dispose d’amortisseurs sociaux ne doit pas s’engager dans un nouveau plan de relance.NM : L’euro est attaqué, notamment en raison de la fragilité de certains pays d’Europe de l’Est. Peut-il s’effondrer ?HV : Je ne pense pas. Je crois que l’Union européenne trouvera des solutions pour venir en aide à ces pays. L’euro n’est pas menacé.NM : La BCE est-elle à la hauteur de la crise ?HV : Certains ont reproché à la BCE de n’avoir pas vu venir les événements actuels. En fait, tous les acteurs du système mondial étaient partisans de la dérégulation financière et ils n’avaient donc aucune raison de s’en inquiéter. Et ce n"est pas le rôle premier de la BCE. Tous croyaient avoir inventé le mouvement perpétuel, la croissance à crédit. Depuis, je pense que la BCE est à la hauteur de la situation.NM : La crise est-elle derrière nous ? HV : C’est trop tôt pour le dire car, pour en sortir, il faudrait que les bilans bancaires soient purgés de leurs actifs toxiques ? et personne ne sait à quel point les actifs sont touchés et combien de temps cela peut prendre encore ? et que la confiance soit revenue.De toute façon, Je ne crois pas que l’on en revienne après au système antérieur. Ceux qui prétendent le contraire sont des illusionnistes. La sortie de crise sera laborieuse. Il faudra s’habituer à une croissance faible durant une longue période. Peut-être se préparer à un changement de contenu de la croissance. NM : L’Europe doit-elle faire un nouveau plan de relance ?HV : Je ne le pense pas. La situation des Etats-Unis et des pays européens n"est pas la même car nous disposons d’amortisseurs sociaux qu’ils n’ont pas. Washington doit donc injecter plus de crédit pour soutenir une population moins protégée, plus vulnérable. Commençons par voir ce que donnent les premiers efforts européens. NM : Les Chinois ont récemment demandé aux Américains de prendre soin de l'épargne qu’ils leur confient. Est-ce un signal important ?HV : Oui, très important. C"est le début de quelque chose. La Chine a fait savoir qu’elle ne placera plus aveuglément ses excédents dans des bons du Trésor américain. Nous sommes au début d’un processus qui remettra en cause la situation hégémonique des Etats-Unis ? monétaire et autre - et celle des occidentaux et qui débouchera peut-être sur une co-direction de la planète, entre les occidentaux et les émergents, en tout cas sur une co-gestion du monde multipolaire instable. L’occident a perdu le contrôle exclusif du système mondial. Le fait que la réunion programmée pour demain soit celle d"un G20 et non d"un G7 traduit bien ce nouvel état de fait. Pour en revenir à l’Asie, je pense que les Américains devront tenir compte de l’avertissement des Chinois que le creusement du déficit US préoccupe. Mais jusqu"à quel point peuvent-ils corriger leur mode de vie ?NM : L'écologie est-elle assez prise en compte dans le traitement de la crise ?HV : Non. Les résultats des travaux de la commission Stiglitz devraient nous donner une nouvelle base financière et comptable pour ce calcul de la croissance qui devrait permettre de réorienter le marché. Il y a beaucoup à attendre de l’administration Obama qui tente de hâter la transformation de l'économie traditionnelle prédatrice, en économie durable. Au lieu d"attendre 10 ou 20 ans, elle voudrait le faire en 5 ou 10 ans. Elle a raison. Vouloir sortir de la crise au plus vite pour recommencer comme avant serait irresponsable, et même dangereux.
Le tribunal de Düsseldorf a confirmé mardi avoir enregistré une plainte en dommages et intérêts d’un fonds de la Deutsche Postbank contre l’IKB et son ancien président du directoire pour propagation de fausses information sur sa situation financière à la mi-2007, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L’IKB avait en effet déclaré n'être que marginalement affectée par la crise des subprime, alors que son exposition à ce problème a obligé la KfW à la renflouer dès juillet 2007.
Le spécialiste de l’investissement dans le développement durable SAM, le fournisseur d’indices Dow Jones Indexes et l’agence coréenne chargée d’accroître la productivité au sein de l’industrie locale, ont annoncé leur projet de lancer un indice du développement durable dédié à la Corée. Le Dow Jones Sustainability Korea Index, qui devrait voir le jour au quatrième trimestre 2009, suivra les leaders du développement durable parmi les 200 plus grandes sociétés coréennes en termes de capitalisation. Cette annonce fait suite aux initiatives prises par les autorités coréennes en matière de développement durable, notamment la création d’une commission présidentielle pour la croissance verte.
Le fonds souverain d’Abou Dhabi International Petroleum Investment Company (IPIC) a acheté pour 33 euros par actions les 32,5 % de Cepsa détenus par le Santander et les 5 % de la compagnie que possédait Unión Fenosa, rapporte Cinco Días. Cela représente au total un peu plus de 3,49 milliards d’euros. L’IPIC devient le second actionnaire par importance de Cepsa avec 47 %, derrière le français Total qui en détient 48,8 %. Le Santander percevra plus de 2,86 milliards d’euros, de sorte que sa présence au capital lui aura valu un rendement de 13 % par an. Pour Fenosa, la plus-value se situe à 257 millions d’euros sur les 529 millions de recette.
Le spécialiste de la gestion alternative GAM vient de nommer Rupert Cecil directeur de clientèle au sein de son équipe de gestion active à Londres. Rupert Cecil était précédemment chez Credit Suisse Private Bank depuis 2007.
Le UK Financial Investments (UKFI) du gouvernement britannique a déclaré mardi qu"il prévoyait de voter contre le rapport des rémunérations de Royal Bank of Scotland lors de l"assemblée générale de la banque, rapporte le Wall Street Journal.
Le conseil d’administration d’UBS a nommé le germano-suisse Ulrich Körner, qui était CEO de la région Suisse chez Credit Suisse, au poste de group chief operating officer et de CEO du corporate center. Il s’agit dans ce dernier cas d’une fonction nouvellement créée et l’impétrant entrera à ce titre au directoire du groupe ainsi qu’au group executive committee. Walter Stuerzinger, actuellement COO du corporate center,quitte le directoire du groupe. UBS regroupe les fonctions d’infrastructure et les services fonctionnels (informatique, ressources humaines, achat, gestion immobilière et gestion technique des bâtiments) au sein du Corporate Center et centralise la direction des fonctions de contrôle (finances, risque, service juridique et compliance) à l'échelle du groupe tout entier.
Dans un entretien au Temps, Jeremy Grantham, président de GMO, estime que «la crise devrait prendre fin ces tout prochains mois, mais le malaise général restera de longues années. Il est probable que vous puissiez obtenir des rendements boursiers décents, mais improbable que vous fassiez fortune. Le marché boursier, qui réagit plus vite que l"économie, pourrait fortement s"apprécier dans l"anticipation que tout redeviendra beau. Une opportunité s"offrira alors pour prendre ses bénéfices. Dès que l"on attendra une reprise conjoncturelle de quelques trimestres, les indices vont monter. Mais tout est très compliqué. Le marché devrait d"abord établir un plus bas. Mais s"il ne le fait pas ces trois prochains mois, il y a une petite probabilité que la situation empire et que la bourse passe au mode panique et touche alors un nouveau plus bas. Ensuite la reprise économique se matérialiserait un peu et les bourses partiraient exagérément à la hausse. On pourrait revenir à un environnement proche des années 1970". Jeremy Grantham explique par ailleurs que le modèle de GMO «consiste à minimiser les regrets. Si nous achetons trop vite, nous pourrions souffrir quelque temps, mais le rebond ultérieur ne se produira pas beaucoup plus tard. Par contre si vous ratez la hausse, vous perdrez de jolies chances de rendement ou vous chasserez un marché haussier. Ce qui n"est jamais simple». Le président de GMO indique en outre : «Notre pire crainte, c"est une résurgence de l"inflation, même s"il est possible que le spectre de l"inflation soit contenu par la faiblesse de l"économie. Aujourd"hui c"est notre principal thème de recherche».