BlackRock, le plus grand gérant d’actifs au monde, a conclu jeudi 17 juin un accord définitif avec Baringa Partners pour acquérir et intégrer le modèle de scénario de changement climatique de Baringa dans la technologie Aladdin Climate de BlackRock. Baringa doit apporter ses 20 ans d’expérience dans la modélisation de scénarios climatiques et conseille des clients dont les actifs dépassent 15 milliards de dollars. Sa gamme de services englobe le soutien aux engagements nets zéro, le reporting TCFD, le reporting réglementaire, les stratégies d’investissement et d’allocation de capital, ainsi que le développement de capacités de gestion des risques climatiques. Par le biais de ce partenariat, Baringa et BlackRock développeront ensemble des modèles de risque climatique pour Aladdin Climate, ainsi que d’autres solutions d’analyse climatique. " Grâce à ce partenariat avec Baringa, nous plaçons la barre plus haute pour les outils d’analyse climatique et de gestion des risques, afin que les clients puissent construire et personnaliser des portefeuilles plus durables. L’intégration des modèles de Baringa et la collaboration continue entre nos entreprises amélioreront les capacités d’Aladdin Climate en aidant nos clients à comprendre les risques de transition dans plus de secteurs et de régions que jamais auparavant ", explique dans un communiquéSudhir Nair, responsable mondial de l’activité Aladdin chez BlackRock.
Une peine d’un an de prison, dont six mois avec sursis, et 3.750 euros d’amende ont été requis jeudi au procès Bygmalion contre Nicolas Sarkozy, poursuivi pour «financement illégal de campagne électorale», rapportent plusieurs médias, dont Mediapart.
La Cour suprême des États-Unis a rejeté jeudi un recours du Parti républicain visant à invalider la réforme du système de santé dite de l’Obamacare. Elle juge que le Texas et 17 autres États n’avaient aucune autorité légale pour déposer une plainte.
Cinq entrepreneurs et investisseurs français ont annoncé mercredi la création d’un véhicule d’acquisition (SPAC) dédié au secteur technologique, DEE Tech, qui prévoit de lever 150 millions d’euros à la Bourse de Paris. DEE Tech est «une société destinée à investir dans une entreprise technologique à fort potentiel et à faire émerger un géant de la tech européenne». Elle a été créée par les entrepreneurs Marc Menasé, Michaël Benabou et Charles-Hubert de Chaudenay ainsi que MACSF Epargne Retraite, représentée par Roger Caniard, et IDI (Institut de développement industriel), représenté par Julien Bentz. DEE Tech lancera une augmentation de capital de 150 millions d’euros voire 195 millions en cas d’exercice intégral de la clause d’extension. L’offre, réservée aux investisseurs qualifiés, débutera aujourd’hui et devrait se clôturer le 23 juin, à 17h00 (15h00 GMT). La société sera cotée sur le compartiment professionnel du marché réglementé d’Euronext Paris.
La société de gestion Axa Investment Managers a nommé Beatriz Barros de Lis en qualité de responsable de la distribution dans les Amériques (Amérique du Nord et Amérique latine). L’intéressée, qui a passé les 11 dernières années en tant que directrice d’AxaIM en Espagne et au Portugal, sera basée à New York. Elle succède à Marcello Arona, désormais directeur général d’Axa IM au Royaume-Uni. Pietro Martorella, jusqu’alors directeur pays d’Axa IM en Italie, absorbera les précédentes responsabilités de Beatriz Barros de Lis pour l’Espagne et le Portugal dans sa position actuelleà la faveur d’une restructuration de la structure des équipes de ventes dans le sud de l’Europe. Cette restructuration s’inspire de celle réalisée par la firme en 2020 pour ses équipes de vente en Allemagne et enSuisse réunies au sein d’un même groupe (DACH). Axa IM combine également ses équipes française, belge et luxembourgeoise pour l’Europe de l’ouest tandis que le groupe régional pour lenord de l’Europe couvre ses équipes de vente basées au Royaume-Uni, dans les pays nordiques et aux Pays-Bas.
Les fonds d’investissement durables ont attiré 52% de la collecte nette totale des fonds en Europe en 2020 - soit 1.120 milliards d’euros - et représentaient 11% des encours totaux domiciliés en Europe fin 2020, selon une étude dévoilée par Morningstar, zeb et l’association de l’industrie des fonds luxembourgeois (Alfi). Luxembourg reste le principal domicile pour les fonds durables en Europe avec 371 milliards d’euros d’encours recensés fin 2020. La place luxembourgeoise a en outre attiré 44% de la collecte nette totale réalisée sur les fonds durables en Europe en 2020. La classe d’actifs actions représente plus de 60% des encours durables gérés par les fonds domiciliés en Europe tandis que les investissements passifs formaient 21% des encours durables totaux gérés en Europe fin 2020. Enfin, plus de la moitié des encours des fonds durables européens sont détenus par 20 gestionnaires d’actifs.
Le mois de mai a été particulièrement amer pour M&G, rapporte Morningstar. Le groupe a enregistré des sorties continues d’argent de certaines de ses stratégies obligataires, et après avoir rouvert son fonds immobilier, bloqué depuis décembre 2019, la société de gestion a subi une décollecte nette totale de près de 1,2 milliard de livres sterling sur l’ensemble de ses fonds en mai. Le M&G Property Portfolio, le deuxième plus grand fonds ouvert du secteur, était bloqué depuis décembre 2019, date à laquelle il a suspendu ses transactions en raison des inquiétudes persistantes concernant le Brexit et un éventuel gouvernement Corbyn. Depuis sa réouverture le 12 mai, il a perdu 806 millions de livres sterling, soit un tiers de ses actifs. Il s’agit de la plus grande décollecte depuis fin 2018, mais dans ce dernier cas, un volume important était lié au transfert des actifs de M&G au Luxembourg.
Un quatuor de sociétés spécialisées dans les services de mise en conformité des fonds d’investissementavec la réglementation etde gouvernance desfonds a fusionné pour donner naissance à un acteur de grande taille dans ce domaine, Waystone Compliance Solutions. Cette opération s’est conduite sous l'égide de Waystone, entreprise basée en Irlande etspécialisée dans la gouvernance et la gestion de tiers. Les sociétésTitan Regulation,Argus Global, CCL Compliance etISAS, basés respectivement en Amérique du Nord, à Singapour, au Moyen-Orient et au Royaume-Uni et en Irlande, ont ainsi rassemblé leurs forces.Waystone Compliance Solutions sera dirigé par Julie Dixon, précédemmentfondatrice et directrice générale de Titan Regulation. Depuis 2019, Waystone a réalisé de nombreuses opérations de croissance externe (Host Capital, Oligo Swiss Fund Services et Azienda entre autres). La firme se présente désormais comme le premier fournisseurde services aux gestionnaires d’actifs.
Robeco Institutional Asset Management, filiale du gestionnaire d’actifs néerlandais Robeco, va bientôt commencer à faire pression sur l’Australie pour qu’elle sorte de sa dépendance au charbon et à d’autres ressources naturelles, rapporte Bloomberg. L’Australie présente un« profil à haut risque en particulier» en matière de performance climat, indique Peter van der Werf, spécialiste senior del’engagement et de l’actionnariatactif, selon qui se couper de certainesressources naturelles sera« une décision très difficile »de par leur poidsdans les revenus del'économie australienne. Bloomberg note que les gestionnaires d’actifs ciblent de plus en plus les gouvernements sur leur processus de transition climat.
Credit Suisse prépare ses premières demandes d’indemnisation relatives aux pertes de ses fonds supply-chain finance suite à la faillite de Greensill Group, rapporte le Financial Times, citant des sources proches du dossier. La banque suisse tente de récupérer les milliards de dollars qui étaient dus à sa gamme de fonds de 10 milliards de dollars d’encours, qu’elle a été obligée de fermée en mars. L’équipe chargée de la récupération des capitaux se concentre principalement sur les débiteurs. Mais elle a aussi entamé la procédure de demande d’indemnisation auprès des assureurs, notamment Tokio Marine, selon ces sources. Les demandes d’indemnisation mettront à l'épreuve l’assurance-crédit commercial qui était un élément clé de la machine de titrisation de Greensill.
La société de gestion britannique Polar Capital a recruté Thiemo Lang et trois gérants de Robeco Suisse gérant plus de 5 milliards d’euros dans des stratégies d’énergie et de mobilité durables. Le quatuor rejoindra la société en septembre 2021 et lancera ses premiers fonds en fin d’année. L’équipe de Robeco se spécialise dans les stratégies d’actions durables, et plus précisément dans la transformation et la décarbonation du secteur de l’énergie et dans le thème des véhicules électriques. Elle gère notamment les fonds Smart Mobility Strategy et Smart Energy Strategy. Chez Polar, l’équipe sera dirigée par Thiemo Lang.
Le fonds suédois EQT fait encore parler de lui. Après avoir investi dans le fournisseur d’assurance numérique britannique Bought By Many début juin, la société a proposé de racheter ce matin le groupe espagnol spécialisé dans l’énergie solaire Solarpack pour un montant de 881,2 millions d’euros. L’offre en numéraire d’EQT de 26,50 euros par action représente une prime d’environ 45 % par rapport au cours de clôture de Solarpack de 18,28 euros mardi. Dans un communiqué, le fonds a déclaré que son offre était conditionnée à l’obtention d’une acceptation minimale de 75 % plus une action et qu’il avait l’intention de retirer Solarpack de la cote si l’offre était acceptée. Selon EQT, les propriétaires de près de 51% des actions de Solarpack ont déjà signé des accords contraignants pour vendre. A la mi-journée, l’action du groupe espagnol, coté en bourse depuis 2018, bondissait de plus de 43%. Spécialisée dans les systèmes photovoltaïques solaires, Solarpack a été créée en 2005 et emploie plus de 260 salariés. La société a développé ou construit environ 1,3 GW à travers huit pays, principalement en Espagne, au Chili et en Inde. Ses plans d’expansion comprennent des projets aux États-Unis et sur d’autres marchés d’Amérique latine.
Après les frayeurs de mars 2020, la gestion d’actifs va mieux. C’est la conclusion de l’agence Moody’s qui n’avait pas hésité l’an dernier à dégrader ses perspectives sur le secteur alors que le monde entrait dans une nouvelle ère de pandémie, de confinements jamais vus dans l’histoire moderne et d’effondrement des Bourses. Ce 16 juin 2021, l’agence américaine a revu son opinion en passant les perspectives du secteur de négative à neutre grâce à un retour à la normale des conditions d’exploitation des sociétés de gestion, un rallye soutenu des marchés financiers ces derniers mois et un appétit grandissant des investisseurs pour le risque. Les analystes de l’agence concèdent même que l’année 2020 s’est bien terminée de façon «surprenante» pour eux avec une reprise plus forte et plus rapide qu’ils ne l’avaient anticipé. Le rebond des marchés a permis à nombre de gestionnaires traditionnels d’afficher des encours bien supérieurs à ce qu’ils étaient avant la crise. Par exemple, le panel noté par Moody’s qui comprend les plus gros gestionnaires d’actifs a vu ses encours augmentersur le premier trimestre 2021 pour la première fois depuis le quatrième trimestre 2017 si l’on exclut BlackRock. Les analystes s’attendent à ce que les flux importants dans les fonds en actions, les fonds ESG et les actifs alternatifs, qui sont par essence plus rémunérateurs pour les sociétés de gestion, continuent au moins sur les 12 à 18 prochains mois. Comme d’autres observateurs, Moody’s s’attend à ce que les volumes en matière de fusions et acquisitions dans le secteur demeurent forts, arguant que les gestionnaires les plus diversifiés ou les plus grands ont mieux résisté à la crise. Pour qu’il aille un cran plus haut dans son opinion, Moody’s explique qu’il faudrait cependant que la croissance économique soit plus forte encore que ses anticipations, que l’amélioration des performance de la gestion active modère la rotation des investisseurs vers la gestion passive et que l’industrie puisse enregistrer une croissance organique durable de ses encours. A l’inverse, elle pourrait dégrader de nouveau ses perspectives d’ici 12 à 18 mois si l’inflation devenait hors de contrôle ou que la croissance économique s’effondrait. De même, un acteur leader qui accélèrerait sa prise de contrôle de tous les flux et la concentration serait une mauvaise nouvelle ou si la pression sur les frais de gestion s’intensifiait.
Sens unique. Ces acteurs à qui les épargnants outre-Manche confient plus 4.000 milliards de livres pour leurs vieux jours vont devoir établir un rapport mesurant les risques climatiques de leurs investissements, et ce dès octobre 2021 pour les portefeuilles de plus de 5 milliards de livres. De quoi faire référence au sommet de la COP 26 qui se tiendra à Glasgow en novembre. L’obligation s’étendra ensuite progressivement aux fonds de plus petite taille à partir de 2024. L’obligation de transparence concerne seulement les risques que le changement climatique fait peser sur les actifs, et non pas l’effet sur le climat des activités sous-jacentes des portefeuilles, à la différence de la « double matérialité » prônée en Europe continentale. Toutefois, le secteur a publié en mai dernier un livre blanc sur l’investissement à impact dans les territoires du Royaume-Uni.
Le volume des montants d’émissions de social bonds a été multiplié par dix entre 2019 et 2020 pour dépasser 97 milliards d’euros l’an dernier. Un chiffre que révèle Novethic dans un récent rapport sur les investissements à vocation sociale. Afin de financer leurs dettes sociales qui ont augmenté dans des proportions considérables, des institutions comme l’Union européenne ou encore, du côté français, la Cades et l’Unédic se sont adressées aux marchés financiers. Plus en détail et selon les géographies, le rapport comptabilise, au 31 décembre dernier, 29 émissions de la France pour un montant global annuel de 49,5 milliards d’euros, faisant de notre pays le plus important émetteur de social bonds, suivi par l’Union européenne avec trois émissions pour un total de 39,5 milliards et des Pays-Bas qui totalise 15 émissions soit un montant de 12,6 milliards d’euros.
La question du démantèlement des acteurs majeurs du secteur technologique est «légitime», a déclaré mercredi le président français Emmanuel Macron, s’exprimant mercredi lors du salon VivaTech à Paris. Les géants américains du numérique Google, Amazon , Facebook et Apple sont dans le viseur des autorités européennes et américaines pour des pratiques jugées notamment anticoncurrentielles. En décembre dernier, l’UE s’est dotée de nouvelles règles destinées à mieux contrôler les géants technologiques, avec l’objectif de favoriser l’innovation et la compétitivité. Ils sont aussi au cœur des textes Digital Services Act (DSA) et le Digital Markets Act (DMA), en discussion à Bruxelles. Le président avait dit mardi que l’Europe pourrait se doter de «ses» dix Big Tech valorisés chacun plus de 100 milliards d’euros d’ici 2030.
Joe Biden et Vladimir Poutine sont convenus mercredi lors d’un premier sommet bilatéral «pragmatique», à Genève en Suisse, de reprendre les discussions sur le contrôle des armes nucléaires et du retour de leurs ambassadeurs respectifs à Moscou et à Washington. L’annonce de la tenue de deux conférences de presse distinctes à l’issue de ce sommet a témoigné de la raideur des relations entre les deux présidents. Le président américain a fait savoir qu’une grande partie des discussions avait été consacrée au contrôle des armes et aux attaques informatiques. Il a rapporté avoir dit à Vladimir Poutine que les «infrastructures critiques» ne devaient pas être ciblées. Les deux pays vont entamer des consultations sur la cybersécurité, a fait savoir le président russe. Ils ont entériné leurs divergences sur d’autres questions, comme sur le sort d’Alexeï Navalny, ou sur l’Ukraine.
Le premier ministre Jean Castex a annoncé mercredi midi la fin du port obligatoire du masque en extérieur dès ce jeudi, sauf rares exceptions (rassemblements, files d’attentes, marchés). Il est en revanche maintenu dans les espaces clos, les bureaux, ainsi que les transports en commun. Matignon a aussi annoncé la suppression du couvre-feu dès dimanche matin, plus de 230 jours après son instauration. La France est un des derniers pays européens à avoir maintenu le couvre-feu, avec l’Italie et la Grèce.
La société de gestion Dôm Finance a annoncé mardi 15 juin une prise de participation majoritaire au capital de Delta AM. A l’issue de l’opération, Dôm Finance détient 80% du capital de Delta AM et les 20% restantsont détenus par les deux dirigeants historiques, Thibaut Sciard et Carlos Andrade. L’objectif pour Dôm Finance est de renforcer son expertise auprès de ses clients sur la dette privée. «La désintermédiation du crédit en Europe montre son accélération depuis plusieurs années. Dôm Finance voulait faire partie de ce mouvement», explique dans un communiqué le bras armé de la gestion d’actifs du groupe Burrus. « Alors que notre développement depuis l’origine s’est appuyé essentiellement sur nos stratégies obligataires et mixtes, sur les actions européennes et internationales (…) la prise de participation majoritaire au capital de Delta AM apporte une corde supplémentaire à notre arc», se félicite Vincent Priou, président directeur général de Dôm Finance. Par ailleurs, les deux nouveaux partenaires ont annoncé dans la foulée le premier closing d’un fonds de dette à hauteur de 75 millions d’euros. «Ce fonds a fait l’objet d’une commercialisation par Dôm Finance au travers d’un contrat de distribution», indique la société de gestion dans sa missive, précisant que le fonds sera géré par Delta AM. «Nous prévoyons d’amener le fonds géré par Delta AM à un niveau de 300 millions d’euros d’actifs à horizon 18 mois, avec deux closings supplémentaires », ajoute Vincent Priou
Invesco a annoncé ce 16 juin le départ de Paul Causer et Paul Read, les deux codirecteurs de l’équipe Henley Fixed Interest, après 26 années dans le groupe. Ils seront remplacés par Michael Matthews et Thomas Moore. La transition se fera en présence des quatre collaborateurs jusqu'à la fin de l’année. Michael Matthews travaille dans l'équipe depuis sa création. Il co-gère notamment un fonds d’obligations d’entreprise avec Paul Causer. Thomas Moore a lui plus de 21 ans d’expérience dans l’univers de la gestion de produits de taux. Il a notamment dirigé l’équipe en charge de la recherche crédit chez Morgan Stanley, avant de rejoindre Invesco il y a quatre ans. L’équipe, qui comptait trois membres seulement en 1995, regroupe désormais 28 personnes, dont douze gérants. Elle gérait un encours de 25,5 milliards de livres sterling (29,7 milliards d’euros) au 31 mars.
HSBC Asset Management a réuni l’ensemble de ses activités de gestion alternative au sein d’un même pôle appelé HSBC Alternatives. Il représente 150 personnes et des encours sous gestion et conseil de plus de 50 milliards de dollars. HSBC Alternatives comprendra HSBC Alternatives Investments, qui inclut les équipes de multigestion de hedge funds et de marchés privés, ainsi que les équipes de dette privée, de capital risque et d’immobilier direct. Sont compris dans cet ensemble les activités basées au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Suisse, à Hong Kong et aux Etats-Unis. Le nouveau pôle sera dirigé par Joanna Munro, qui occupe le poste de directrice mondiale de la gestion. Basée à Londres, elle est rattachée à Nicolas Moreau, le directeur général de HSBC AM, basé en Asie. Xavier Baraton, actuel responsable de la gestion pour l’obligataire, la dette privée et la gestion alternative, prendra la place de Joanna Munro en tant que directeur mondial de la gestion. Il restera basé à Paris. Son successeur sera annoncé prochainement. Les actifs alternatifs de HSBC AM ont doublé ces quatre dernières années et la création d’un pôle unique est «la prochaine étape de la stratégie visant à repositionner la société en tant que fournisseur de solutions cœur et société de gestion spécialiste de l’Asie, des marchés émergents et de la gestion alternative», précise un communiqué.
Axa Investment Managers a annoncé avoir décidé d’étendre sa politique d’investissement relative à l’huile de palme à la protection des écosystèmes et la déforestation. Cette politique avait été définie en 2014. La filiale de gestion d’Axa justifie sa décision par «l’énorme impact environnemental et social de la déforestation et de la conversion des écosystèmes naturels». Lancée en 2014, la politique d’investissement relative à l’huile de palme d’Axa IM exclut les investissements dans les entreprises qui n’ont pas réussi à obtenir la certification d’une production « d’huile de palme durable », ou qui ont des conflits fonciers en cours et qui pratiquent l’abattage illégal. Avec sa politique dédiée à la protection des écosystèmes et la déforestation, Axa IM étend ses principes d’exclusion aux entreprises impliquées dans d’importantes controverses en matière d’utilisation des terres et qui sont responsables de la perte de biodiversité dans les secteurs du soja, du bétail et du bois. La société dit vouloir renforcer ses activités d’engagement avec les entreprises identifiées à risque selon les filtres liés à la déforestation (huile de palme, soja,bois, bétail), à les encourager à renforcer leurs efforts de préservation de la biodiversité et à évoluer vers des pratiques plus durables. Elle compte aussi se baser sur ses travaux en cours avec Iceberg Data Lab et I Care & Consult sur la biodiversité.
Le groupe financier américain Northern Trust, présent dans la gestion d’actifs et l’administration de fonds, annonce avoir reçu les autorisations réglementaires nécessaires pour proposer des services de conservation, dépôt, agent de transfert et services connexes aux investisseurs institutionnels et aux gestionnaires sur le marché helvétique. Marco Wiegmann supervisera les services de conservation, dépôt et transfert du groupe en Suisse. Northern Trust veut renforcee ainsi sa présence en Europe continentale afin de proposer de nouvelles capacités au marché local. Le gestionnaire américain est présent dans la ville suisse de Bâle depuis 2017 après l’acquisitionauprès d’UBS Asset Management de ses activités d’administration de fonds au Luxembourg et en Suisse. « Le cap que nous venons de franchir dans notre stratégie de croissance soutient notre clientèle de premier ordre, qui comprend certains des détenteurs et gestionnaires d’actifs les plus sophistiqués à l'échelle mondiale, et consolide notre positionnement en tant que premier prestataire de services pour la gestion d’actifs en Suisse. », assure Wim van Ooijen, responsable de Northern Trust en Suisse. Au 31 mars 2021, les actifs de Northern Trust sous conservation/administration s'élevaient à 14.800 milliards de dollars et ses actifs sous gestion à 1.400 milliards de dollars.
La banque brésilienne Banco BTG Pactual a acheté une participation minoritaire dans la plateforme de gestion d’actifs et de patrimoine Perfin, raporte le site International Adviser. Perfin compte environ 21 milliards de livres brésiliennes (3,2 milliards d’euros) en dépôt - 15 milliards de livres brésiliennes d’actifs conseillés et 6,5 milliards de livres brésiliennes en fonds actions et infrastructures. La taille de la participation ni le montant d’acquisition ne sont connus. Perfin restera une plateforme ouverte après l’opération, et ses associés conserveront le contrôle du processus d’investissement et de la gestion de l’entreprise.