Le fournisseur de fonds indiciels cotés thématiques Rize ETF, qui avait indiqué à NewsManagers vouloir se développer en France, vient de nommer Alexandre Duransseau en tant qu’associé pour les marchés francophones. Il s’occupait précédemment des relations avec les sélectionneurs de fonds francophones au sein du médiaInvestmentEuropequi appartenait au groupebritannique Incisive Media. Alexandre Duransseau sera rattaché aux co-fondateurs de Rize ETF. Récemment, la firme avait recruté Marvin Mane comme directeur associé pour l’Europe germanophone (Allemagne, Autriche et Suisse) aux côtés de Florian Berberich, également directeur associé sur cette région. Les encours de Rize ETF s'élèvent actuellement à 475 millions de dollars.
L’entreprise d’investissement Compagnie Financière Jacques Coeur (CFJC) vient de recruter Pascal Dumont et Céline Bonnet-Durand en tant que directeurs généraux adjoints. Ils rejoignent la structure fondée en 2003 et présidée par François-Xavier Bouis. Céline Bonnet-Durand travaillait précédemment pour Invesco où elle était directrice de la distribution en France. Elle a aussi travaillé pour CPR AM, Lombard Odier, Fortis IM et BNP Paribas AM. Jusqu’en 2021, Pascal Dumont a participé au développement de la fintech Active Asset Allocation. Avant cela, il a notamment été directeur commercial France chez BNP Paribas AM. «Ces arrivées visent à conforter l’ancrage de CFJC sur le marché institutionnel avec pour ambition de devenir le leader de l’intermédiation de fonds auprès des investisseurs professionnels en France et en Europe», écrit un communiqué.
La société de gestion alternative Oaktree Capital Management a annoncé, ce mercredi, l’arrivée dePedro Masoliver Macayaen tant que directeur marketing et des relations clientspour l’Europe du Sud. Basé à Madrid, il sera responsable du développement de l’activité en Espagne, au Portugal, en Andorre ainsi qu’en Italie. Il évoluera sous les ordres dePeter Preisler, responsable d’Oaktree pour le marketing et les relations clients en Europe et en Afrique. Pedro Masoliver Macaya faisait précédemment partie de l'équipe de relations clients de T. Rowe Price pour la péninsule ibérique. Il a également été gérant de portefeuille et analyste chez GBS Finance et analyste de fonds chez Allfunds.
La société de gestion américaine Calamos Investments a signé un accord de distribution de ses fonds Ucitsen Amérique latine avec la sociétés de consultants commerciaux (tierce-partie marketeur) Unicorn Strategic Partners. La relation entre les deux parties sera supervisée par Carlos Soriano, responsable du marché américain offshore et latino-américain chez Calamos. Le gestionnaire gère entre autres une stratégie sur les obligations convertibles dont les encours s'élevaient à 753 millions de dollars (667 millions d’euros) à fin décembre 2021. Calamos compte plus de 40 milliards de dollars d’encours sous gestion.
Oxymore. La plateforme dédiée aux produits structurés Feefty s’est alliée à Quantalys, spécialiste de la donnée financière pour lancer le tout premier label ESG (environnement, social, gouvernance) pour les produits structurés. Particulièrement commercialisés auprès des particuliers, ces véhicules n’en demeurent pas moins des instruments financiers complexes. Les deux acteurs se sont alliés pour conjuguer leur expertise : Quantalys analyse les fonds, indices et valeurs proposés comme sous-jacents tandis que Feefty passe au crible la composition, la complexité, les frais de ces produits mais aussi la transparence qu’adopte l’émetteur, et l’accessibilité à toutes les informations. La méthodologie consiste en une évaluation de l’ensemble des éléments de structuration et de valorisation de cet instrument (émetteur, structuration, sous-jacent, valorisation et reporting) selon une note allant de 1 à 3.
Tout ça pour ça. La certification Chartered Financial Analyst (CFA), qui fait transpirer chaque année bon nombre de financiers, n’est en aucun cas un gage de réussite pour un professionnel de l’investissement. Pire, les gérants d’actifs qui n’ont pas passé ou réussi l’examen afficheraient en moyenne une plus grande constance dans la performance. C’est l’une des conclusions d’une très sérieuse étude publiée en janvier par des chercheurs des universités britanniques Cass et Bayes. Rassurons les postulants au CFA, corrélation n’est pas raison. C’est encore l’expérience des asset managers qui fait la différence. Or les candidats à la certification sont plutôt jeunes, tandis que les gérants blanchis sous le harnois n’ont souvent pas pris la peine de la passer à une époque où son rayonnement était moindre.
Wendel mise gros sur la lutte contre la criminalité financière. Le 24 janvier, la société d’investissement a annoncé l’acquisition d’Acams, une entreprise américaine qui se présente comme un leader mondial de la formation aux techniques anti-blanchiment, pour 500 millions de dollars. Par un curieux télescopage de l’actualité, le procès des anciens dirigeants de Wendel pour fraude ou complicité de fraude fiscale s’ouvrait au même moment à Paris. Ce feuilleton judiciaire entamé il y a dix ans et relatif à des faits remontant à 2004 colle comme un sparadrap à l’image de la holding. A l’époque, les formations de lutte contre la fraude n’étaient sans doute pas aussi poussées que celles d’Acams aujourd’hui.
Ce mémorial situé dans l’oblast de Kherson, en Ukraine, rend hommage aux glorieux héros de l’URSS tombés durant le conflit mondial de 1939-45. La nostalgie de l’empire soviétique remet aujourd’hui le pays sur le sentier de la guerre, et fait passer un grand frisson sur les marchés financiers. Dénonçant des projets d’invasion russe, Washington a mis en alerte 8.500 soldats. L’Union européenne, elle, se borne à observer l’escalade entre les deux blocs, impuissante une fois encore à traiter sur le front diplomatique une crise qui la concerne pourtant au premier chef.
Les grands électeurs italiens ne sont toujours parvenus à un consensus mercredi à l’issue du troisième tour de scrutin pour désigner le successeur de Sergio Mattarella au poste de président de la République. Ni le bloc de centre-droit, ni celui de centre-gauche ne dispose de suffisamment de voix pour imposer son choix. A compter du quatrième tour, qui aura lieu jeudi, l'élection se joue à la majorité absolue et non plus à la majorité des deux tiers comme lors des tours précédents. Le président du Conseil, Mario Draghi, reste en lice pour le poste mais son éventuelle élection suscite la crainte de voir sa coalition gouvernementale voler en éclats, ce qui pourrait déclencher la tenue de législatives anticipées.
Après les déficits records provoqués par le Covid, la Sécurité sociale «ne reviendra vraisemblablement pas à l’équilibre avant 2030», a estimé mercredi Olivier Véran, excluant par avance de «couper dans les dépenses de santé», mais pas de toucher aux retraites. La crise sanitaire n’a pas fini de peser sur la Sécu : « La situation de nos comptes sociaux n’est pas bonne» et «nous mettrons du temps à (en) sortir», a prévenu le ministre de la Santé lors d’une audition devant les commissions des finances et des affaires sociales de l’Assemblée nationale.
Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) quittera le conseil d’administration du gendarme européen des marchés à l’issue de son second mandat, le 30 mars. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a annoncé mercredi la nomination de deux nouveaux administrateurs, Thorsten Pötzsch et Rodrigo Buenaventura, qui représentent respectivement les régulateurs allemand (BaFin) et espagnol (CNMV). Outre Robert Ophèle, le Suédois Erik Thedéen est le deuxième administrateur à être remplacé au conseil: il en a démissionné en décembre pour prendre la vice-présidence de l’Esma.
La commissaire européenne aux Services financiers Mairead McGuinness a douché les espoirs des opposants à l’inclusion du nucléaire et du gaz naturel au sein de la taxonomie des investissements verts de l’UE, dans une interview au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ). Soumis fin décembre à une courte consultation des Vingt-Sept et de la Plateforme sur la finance durable - le groupe d’experts conseillant la CE - le projet de texte de Bruxelles prévoit de qualifier sous certaines conditions les activités nucléaires et gazières d’«utiles à la transition». Ledit projet a fait l’objet de très nombreuses critiques ces derniers jours, suscitant notamment l’opposition de l’Allemagne, mais aussi des Pays-Bas, de l’Autriche, de l’Espagne et du Danemark. L’éventualité d’un blocage du PE, où une majorité absolue (353 députés) suffit n’est pas à exclure.
UBS va casser sa tirelire pour mettre la main sur un robo advisor dernier cri. La banque suisse s’apprête à racheter le fournisseur américain de gestion de patrimoine automatisé Wealthfront dans le cadre d’un accord entièrement en espèces d’une valeur de 1,4 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros). UBS financera l’opération avec des fonds propres excédentaires. «UBS va accélérer ses ambitions de croissance aux États-Unis, élargir la portée de l’entreprise auprès des investisseurs fortunés et étendre sa distribution et ses capacités», ont déclaré les deux sociétés dans un communiqué commun mercredi. Wealthfront, qui compte plus de 470.000 clients aux États-Unis, cible les investisseurs aisés des jeunes générations, que ce soient les millenials (nés entre 1984 et 1996) ou la génération Z (nés entre 1997 et 2010). Elle affiche plus de 27 milliards de dollars d’actifs sous gestion.Depuis sa création en 2008 par Andy Rachleff et Dan Carroll à Palo Alto ( Californie), la société de services d’investissement automatisée a développé une plateforme informatique, qui permet à ses clients de gérer leur fortune grâce à un accès à la planification financière, aux services bancaires et aux solutions d’investissement. UBS compte ainsi accélérer son développement outre Atlantique. «L’ajout des capacités et de la clientèle de Wealthfront à notre écosystème d’investissement mondial renforcera considérablement notre capacité à développer nos activités aux États-Unis», a déclaré Ralph Hamers, PDG d’UBS.Wealthfront deviendra une filiale en propriété exclusive d’UBS et fonctionnera comme une entreprise au sein d’UBS Global Wealth Management Americas, ont-ils ajouté. UBS avait déclaré en octobre qu’il souhaitait créer un modèle de conseil numériquement évolutif pour les clients aisés des Amériques qui ont jusqu'à 2 millions de dollars à investir. Cela faisait suite à une tendance établie par les rivaux américains Goldman Sachs et Morgan Stanley qui cherchaient à élargir leur clientèle au-delà des personnes très fortunées qu’ils servaient traditionnellement. L’acquisition devrait être bouclée au cours du second semestre 2022 sous couvert de l’accord des régulateurs.
L’industrie des services financiers au Royaume-Uni a connu en 2021 son plus grand nombre d’opérations de fusions-acquisitions sur les cinq dernières années, selon EY. Le consultant a recensé 252 transactions l’an dernier, contre 134 en 2020. La valeur totale de ces deals a néanmoins baissé, passant de 31,2 milliards de livres sterling (37,3 milliards d’euros) en 2020 à 25,8 milliards de livres (30,8 milliards d’euros) en 2021. La hausse du nombre de fusions-acquisitions la plus importante s’est opérée dans le secteur de la gestion de fortune et d’actifs. EY comptabilise 113 deals en 2021 (contre 45 en 2020) pour une valeur totale de 10,5 milliards de livres (1,2 milliard de livres en 2020). Le consultant dénombre également 58 opérations de fusions-acquisitions dans le secteur bancaire britannique (contre 44 en 2020) avec une baisse de la valeur totale de ces transactions à 6,4 milliards de livres contre 11,6 milliards de livres en 2020. Enfin, si le secteur de l’assurance britannique a vu le plus gros deal de l’industrie financière locale en 2021, estimé à 2,9 milliards de livres, la valeur totale des fusions-acquisitions de ce segment a chuté de plus de la moitié, passant de 18,4 milliards en 2020à 9 milliards de livres. Le nombre d’opérations a lui augmenté de 45 à 81 d’une année sur l’autre. Les services financiers britanniques gourmands à l'étranger Tom Groom, directeur UK Financial Services Strategy and Transactions chez EY, explique que les transactions ontprobablement étéaidées par une forte reprise économique, en particulier au cours du premier semestre de 2021, et par le sentiment positif entourant le déploiement à grande échelle des vaccins et des rappels. Selon lui, les fusions et acquisitionsdevraient se poursuivre jusqu’en 2022, grâce à la vigueur du Royaume-Uni dans le domaine des services financiers et à sa trajectoire de croissance sur le segment des fintechs. «Alors que les vents contraires, y compris l'émergence de nouvelles variantes de Covidcomme Omicron, pourraient avoir un impact négatif sur la confiance - et sur la conclusion de transactions - ces défis pourraient également donner l’impulsion à la consolidation. Ainsi, dans l’ensemble, nous prévoyons que cette année sera une autre période chargée et dynamique pour le marché», soutient Tom Groom. EY précise par ailleurs que le nombred’entreprises non britanniques acquérant des sociétés de services financiers britanniques a augmenté, passant de 33 en 2020 à 63 en 2021. La valeur totale de ces deals a néanmoins diminué, passant de 19,6 milliards de livres en 2020 à 11,4 milliards de livres en 2021. Dans l’autre sens, le consultant recense 52opérations de fusions-acquisitions réalisées par des entreprises du secteur financier britannique à l'étranger (contre 41 en 2020) pour une valeur totale estimée à 6 milliards de livres (3,2 milliards en 2020).
Tocqueville Finance vient de recruter Marco Prete en tant que responsable du développement sur l’Italie, a appris NewsManagers. Il est rattaché à Charlotte Vermer, directrice de la distribution de la société de gestion du groupe La Banque Postale Asset Management. Marco Prete, qui rejoint Tocqueville cette semaine, travaillait précédemment pour Exane Asset Management à Paris, où il était en charge du développement pour l’Italie et la région du Tessin en Suisse auprès des sélectionneurs de fonds, family offices et banquiers privés. Avant cela, entre 2014 et 2017, il évoluait au sein de l’équipe de vente et de marketing d’Anthilia Capital Markets à Milan. Marco Prete a aussi travaillé pour Anima et Amundi en Italie. Cette arrivée s’inscrit dans le cadre des ambitions de développement de Tocqueville Finance en Europe. La société de gestion a créé l’an dernier une Sicav de droit français qui a vocation à accueillir l’ensemble des stratégies de gestion de Tocqueville pour les commercialiser sur le Vieux Continent. L’objectif est de parvenir à 25 % d’encours sous gestion à l’international.
La part des fonds d’investissement espagnols investis dans d’autres fonds et Sicav a encore augmenté en 2021. Selon les données du régulateur hispanique des marchés financiersCNMV, près de 110 milliards d’euros sur les 315,6 milliards d’euros gérés par les fonds espagnols à fin septembre 2021 étaient investis dans d’autres véhicules d’investissement. Ce qui représente 34% des encours. Dans le détail, quelque 96 milliards d’euros sont investis dans des fonds d’investissement étrangers et un peu plus de 13 milliards d’euros dans d’autres fonds espagnols. La somme investie dans les autres fonds espagnols a augmenté de 53% entre fin décembre 2020 et fin septembre 2021 (de 8,5 à 13 milliards d’euros) quand celle des investissements dans les fonds étrangers a crû de 18%(de 81,3 à 96 milliards d’euros) sur la même période.
Muzinich & Co. SGR a annoncé ce 26 janvier un premier closing à 150 millions d’euros pour son fonds Muzinich Diversified Loans Fund II (DLF II). La société vise une levée finale d’un milliard d’euros. Parmi les investisseurs, on retrouve le Fonds européen d’investissement (FEI) et Cassa Depositi e Prestiti (CDP). Les deux institutionnels étaient déjà présents lors de la levée de fonds du premier millésime qui investissait dans les entreprises italiennes. Muzinich rappelle en effet travailler dans le cadre du programme «Diversified Loans Funds», un programme parrainé par le FEI qui, avec CDP, accompagne Muzinich dans le lancement et le développement de la stratégie de parallel lending (prêt en parallèle d’une banque) dès 2018. Cette nouvelle stratégie vise à soutenir les prêts sur les marchés des capitaux aux entreprises européennes du marché intermédiaire. Le véhicule compte investir dans le «parallell lending» dans plus de 100 PME européennes. L'équipe de gestion va fonder ses décisions d’investissement sur des critères qualitatifs élaborés par ses analystes, en utilisant des outils d’intelligence artificielle et de deep learning nouvellement développés. SGR gère plus de 900 millions de dollars américains par le biais de trois stratégies de marché privé: prêts parallèles, prêts alternatifs et solutions de capital. La plateforme basée à Milan emploie 12 professionnels de l’investissement senior
Oddo BHF AM vient de recruter Marielle Garandet comme commerciale senior pour la Suisse romande. Elle travaillait précédemment pour Capital Group, où elle était en charge des intermédiaires financiers pour la même région et Monaco. Auparavant, elle a notamment travaillé près de sept ans chez Allianz GI dans la commercialisation de fonds sur le canal des distributeurs, notamment pour la France et le Luxembourg.
La société de gestion britannique M&G Investments vient de prendre une participation minoritaire dans la fintech italienne Moneyfarm à l’occasion d’un nouveau tour de financement d’un montant d’environ 53 millions d’euros. Poste Italiane, déjà actionnaire minoritaire de la fintech milanaise depuis 2019, a aussi souscrit à cette augmentation de capital afin de ne pas se faire diluer. La fintech compte comme autres actionnaires Allianz Global Investors, Cabot Square Capital et United Ventures. Dans le même temps, M&G et Moneyfarm ont signé un partenariat commercial pour le lancement sur le marché britannique d’une nouvelle solution d’investissement digitale sous la marque M&G Wealth. La société de gestion profitera de la plate-forme «platform as a service» de Moneyfarm pour proposer au Royaume-Uni un produit entièrement digital aux clients particuliers de nouvelle génération. Cet accord commercial B2B2C est le premier du genre sur le marché britannique pour la société. Plus globalement, le nouveau tour de financement vise trois objectifs: agrandir la base de clients particuliers (segment B2C), élargir l’offre avec de nouvelles solutions d’investissement et de développement du segment B2B2C par le biais de partenariats stratégiques, conforter sa position sur ses marchés de référence que sont l’Italie et le Royaume-Uni.
Il n’y a pas si longtemps, Fidelity semblait à la dérive et démodé, écrit le Wall Street Journal dans un long article sur la société de gestion. Les bénéfices étaient en baisse. Les gérants vedettes de ses fonds perdaient des clients. Celle qui était autrefois la plus grande société de gestion du monde s’était faite doubler par BlackRock et Vanguard. Certains au sein de l’entreprise familiale craignaient qu’Abigail Johnson, la petite fille du fondateur, ne soit pas assez audacieuse pour la diriger. Aujourd’hui, la société d’Abigail Johnson, créée il y a 75 ans, a misé plus que n’importe quelle autre grande société de Wall Street sur l’avenir des crypto-monnaies et a doublé ses efforts dans d’autres domaines prisés par les investisseurs individuels - et le plan semble fonctionner. Sept ans après le début de son mandat de directrice générale, Fidelity est plus rentable que jamais. La société supervise 11.000 milliards de dollars d’actifs. Ce chiffre, qui comprend les actifs des comptes Fidelity (qui est aussi un courtier) ainsi que les fonds Fidelity détenus par les clients d’autres courtiers, a plus que doublé depuis l’arrivée d’Abigail Johnson. Les comptes individuels de Fidelity sont au nombre de plus de 70 millions, en hausse de près de deux tiers depuis la fin de 2014.
Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) quittera le conseil d’administration (management board) du gendarme européen des marchés à l’issue de son second mandat, le 30 mars. L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a annoncé mercredi la nomination de deux nouveaux administrateurs, Thorsten Pötzsch et Rodrigo Buenaventura, qui représentent respectivement les régulateurs allemand (BaFin) et espagnol (CNMV).
Jamais deux sans trois. Le groupe Tikehau a coté la semaine dernière à Singapour sa troisième société d’acquisition à vocation spécifique (Spac), cette fois en Asie. Comme de coutume, il sponsorise cette cotation avec son partenaire Financière Agache, la holding de la famille du milliardaire Bernard Arnault, Jean-Pierre Mustier et Diego De Giorgi. Ils ont levé 170 millions de dollars singapouriens, soit 111 millions d’euros environ. En avril dernier, les même protagonistes avaient levé près de 500 millions d’euros pour Pegasus Europe puis environ 210 millions d’euros en décembre pour Pegasus Entrepreneurs. Pegasus Asia prévoit de se concentrer sur les secteurs s’appuyant sur la technologie, incluant ceux de la consommation, de la finance, de l’immobilier, de l’assurance, de la santé, et des services numériques, principalement, en Asie-Pacifique mais pas exclusivement. Le résultat de l’IPO de 170 millions de dollars singapouriens inclut 22 millions de dollars singapouriens investis par les sponsors. Neil Parekh, responsable de l’Asie, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande pour Tikehau Capital, dirigera Pegasus Asia en tant que CEO.
Ardian a annoncé mardi la levée de 1,2 milliard d’euros pour son deuxième fonds Immobilier (AREEF II). Ce nouveau fonds «compte une base d’investisseurs solide et diversifiée de près de 100investisseurs du monde entier – dont plus de 50 institutionnels», indique-t-il dans un communiqué. Les capitaux proviennent de 13 pays différents d’Amérique, d’Europe et du Moyen-Orient.S’appuyant sur le précédent du premier fonds d’Ardian Real Estate, AREEF I – qui a attiré plus de 50 investisseurs de 11 pays différents – ce fonds investira également dans l’immobilier commercial, principalement dans des immeubles de bureaux situés dans des villes stratégiques en Europe.
A l’occasion d’une conférence de presse sur ses perspectives de marché 2022, La Banque postale Asset Management a annoncé avoir collecté 3 milliards d’euros sur l’année 2021. La filiale de gestion de la Banque postale a connu l’an dernier sa première année d’exercice pleine avec ses «nouveaux habits de gestion de conviction et de multi-spécialiste» a rappelé sa dirigeante Emmanuelle Mourey. Les encours se sont établis à 60 milliards d’euros contre 51 milliards fin 2020. Ils se répartissent au sein de quatre «piliers de gestion» que sont les gestions actions logées dans la filiale Tocqueville finance (13 milliards d’encours), les actifs de performance absolue et multi-actifs (27 milliards), les solutions quantitatives (13 milliards) et les actifs réels et privés (7 milliards). En 2020, la Banque Postale AM avait transféré à Ostrum, filiale de Natixis IM (groupe BPCE), une partie de sa gestion obligataire assurantielle dans le cadre d’une alliance stratégique entre Natixis et La Banque Postale. La Banque Postale AM est cependant sortie totalement du capital d’Ostum il y a quelques mois après que BPCE a vendu sa participation dans CNP Assurances à La Poste en échange notamment du rachat de la participation de La Banque postale AM dans Ostrum. En 2021, trois fonds se sont particulièrement démarqués en termes de collecte pour un total de 700 millions d’euros. Il s’agit des fonds Actions Silver Age ISR, Actions Environnement ISR et Actions Value Euro ISR. Le groupe a rappelé qu’il restait leader en France en nombre de fonds ayant obtenu le Label d’Etat ISR avec 83 fonds labellisés pour un encours global de 30 milliards d’euros. Par ailleurs, 80% sont des fonds article 8 au sens de la réglementation SFDR et 20% sont estampillés article 9. Répartition des encours de La Banque Postale AM selon le type de clientèle, à fin 2021
Le gestionnaire d’actifs américain Janus Henderson annonce ce mardi la classification de huit fonds comme relevant de l’article 8 du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (Sustainable Finance Disclosure Regulation, SFDR) à partir du 25 février 2022. Les huit fonds concernés sont: Janus Henderson Absolute Return Fund, Janus Henderson Horizon Euro High Yield Bond Fund, Janus Henderson Horizon European Corporate Bond Fund, Janus Henderson Horizon Global Equity Fund, Janus Henderson Horizon Global Natural Resources Fund (qui doit être renommé Janus Henderson Horizon Responsible Resources Fund à compter du 25 février 2022), Janus Henderson Horizon Pan European Equity Fund, Janus Henderson Horizon Pan European Absolute Return Fund et Janus Henderson Horizon Strategic Bond Fund. La société de gestion recense actuellement un fonds article 8 : Janus Henderson Horizon Global Technology Leaders Fund et trois fonds article 9 : Janus Henderson Horizon Global Sustainable Equity Fund, Janus Henderson Horizon US Sustainable Equity Fund et Janus Henderson Horizon Sustainable Future Technologies Fund. Ignacio de la Maza, responsable clientèle Intermédiaire zone EMEA et Amérique latine, indique qu’à compter du 25 février, plus de 50 % du total des actifs sous gestion des Sicav luxembourgeoises de Janus Henderson relèveront des articles 8 ou 9. Il ajoute qu’à terme, la firme a un objectif d’atteindre plusde 90 % de sesencours luxembourgeoisrelevant des articles 8 ou 9 de SFDR.
Bernard Aybran, ancien dirigeant de la structure française d’Invesco et qui avait rejoint Allfunds l'été dernier, vient de quitter ce dernier pour Monaco, a appris NewsManagers. Il a intégré La Compagnie monégasque de banque (CMB) pour y prendre la direction de la filiale de gestion du groupe bancaire dont l’italien Mediobanca est actionnaire à 100% depuis 2004. CMB compte environ 250 personnes à Monaco dans la gestion de fortune et la gestion d’actifs.