Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi le déblocage de 800 millions de dollars supplémentaires pour fournir une aide militaire à l’Ukraine, dont des drones et des systèmes de défense anti-aériens pour lutter contre l’invasion russe. «Cela inclut 800 systèmes anti-aériens pour permettre à l’armée ukrainienne de continuer à arrêter les avions et les hélicoptères qui attaquent (l’Ukraine)», a-t-il déclaré pendant une allocution à la Maison blanche. Joe Biden a précisé que ces systèmes de défense anti-aériens comporteraient des missiles à plus longue portée que ceux dont dispose actuellement l’armée ukrainienne.
Schroders Capital a levé 100 millions de livres (119 millions d’euros) pour le fonds UK Senior Loan de sa plate-forme de dette immobilière auprès de fonds de pension et d’autorités locales britanniques. La plate-forme dette immobilière comprend diverses stratégies investment grade et senior loans britanniques et européennes, ainsi qu’un fonds haut rendement associant Royaume-Uni et Europe. L’objectif est de lever 1 milliard de livres sur les douze prochains mois.
State Street Corporation a annoncé ce 15 mars la nomination de Katie Richards au poste de directrice des opérations mondiales de sa filiale State Street Digital. Dans le même temps, Marcus Grubb est nommé responsable mondial des produits, et Derren Selvarajah comme responsable du bureau de projets. Les deux premiers sont rattachés à Nadine Chakar, la responsable de State Street Digital, et le troisième à Marcus Grubb. Katie Richards arrive de Cyber Capital, une société de gestion d’investissements en crypto-monnaies, dont elle était directrice générale. Auparavant, elle a travaillé chez Falcon Private Bank, UBS et Credit Suisse. Marcus Grubb était lui directeur général de BlockEx, un fournisseur de technologie de numérisation et de négociation d’actifs en marque blanche. Auparavant, il fut directeur du développement du marché et conseiller principal pour le World Platinum Investment Council, directeur général des investissements, porte-parole mondial et stratège pour le World Gold Council, et directeur général de Swapstream, un système d'échange de produits dérivés. Enfin, Derren Selvarajah était responsable mondial de la technologie, de l’innovation, de la transformation numérique et de la livraison des services de titres chez Standard Chartered Bank.
Profiter en Asie d’une croissance deux fois plus forte que celle du reste du monde. C’est par cette explication que le groupe suédois de capital investissement EQT a annoncé le rachat de son homologue hong-kongais Baring Private Equity Asia. Le suédois va mettre 6,8 milliards d’euros sur la table, comprenant 1,5 milliard de cash et l'équivalent de 5,3 milliards d’euros d’actions émises d’EQT. Ce dernier s'était coté en Bourse en 2019 dans le but de financer ses opérations de croissance. La transaction, qui devrait être finalisée d’ici à la fin de l’année, doit lui apporter plus de 17 milliards de dollars d’encours avec des bureaux répartis dans plusieurs pays asiatiques, notamment la Chine, l’Australie et la Nouvelle Zélande. L’entité sera fusionnée avec l’activité asiatique d’EQT qui sera renommée BPEA EQT Asia. Jean Eric Salata, l’actuel directeur général de BPEA, ainsi que la direction qui l’entoure en prendront la tête. Le groupe comptera alors plus de 300 personnes en Asie réparties sur neuf bureaux régionaux avec plus de 20 milliards d’euros d’actifs investis en Asie (sur un total d’un peu plus de 73 milliards) dans les domaines du capital privé et des actifs réels. Jean Eric Salata entrera au comité exécutif d’EQT. «S'étendre en Asie est une priorité stratégique pour EQT, car la région représente aujourd’hui plus d’un tiers du PIB mondial et devrait contribuer à plus de 40 % de la croissance du PIB mondial d’ici 2030", explique le groupe. Ancienne filiale de la banque Barings, fondée en 1997 et qui a pris depuis son indépendance, BPEA a investi via une stratégie thématique dans une centaine de sociétés de moyenne à grande capitalisations en Asie, principalement axées sur le capital-investissement, mais aussi sur l’immobilier et, plus récemment, sur la croissance. L’activité immobilière de BPEA sera intégrée à EQT Exeter, pour fonctionner comme une unique plateforme mondiale. «Depuis l’acquisition d’Exeter Property Group en avril 2021, EQT Exeter s’est développée à l'échelle mondiale, notamment en Asie grâce à l’acquisition de Bear Logi en janvier 2022", rappelle le communiqué. EQT anticipe un effet relutif «immédiat» et à un chiffre sur son bénéfice par action. La nouvelle a en tout cas plu au marché, l’actions EQT ayant terminé la séance en hausse de plus de 11%.
C’est au tour de l’Association française de la gestion financière (AFG) de rentrer dans le ballet de la campagne présidentielle. Ses 15 propositions, dont certaines recoupent celles des autres associations de Place, sont destinées à «Préparer l’avenir des épargnants».
La société de gestionBNP Paribas Asset Management a nommé, ce mercredi, Nadia Grant comme responsable de l’équipe de gestion Global Equity (actions internationales) basée à Londres et à Paris. Elle rejoindra la firme le 4 avril et sera rattachée à Guy Davies, directeur des investissements des actions actives fondamentales et récemment nommé responsable adjoint des gestions. Nadia Grant était précédemment gérante de portefeuilles chez Capital Group, en charge des solutions multi-actifs mondiales dans l’équipe Capital Solutions Group. Elle a exercé les fonctions de responsable de la gestion actions américaines chez Columbia Threadneedle pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Nadia Grant a également occupé plusieurs postes de gestion de portefeuilles chez JP Morgan Asset Management après avoircommencé sa carrière en tant qu’analyste au sein de la banque d’investissement de JP Morgan. Concernant la nomination de Guy Davies au poste de responsable adjoint des gestions, il restera basé à Londres et continuera d'évoluer sous les ordres de Rob Gambi, responsable mondial des gestions de BNPP AM. «Tous deux dirigeront en étroite collaboration la plateforme d’investissement de BNPP AM et mettront en œuvre le nouveau plan stratégique de la société», indique un communiqué.
UBS Global Wealth Management vient d’embaucher Amy Lau au rang de directrice du conseil familial et des solutions pour les family offices en Asie, selon Finews.Asia. UBS a également promu Andrew Lo au même poste pour la Chine, Taiwan, Macao et Hong Kong. Amy Lau arrive de la division de banque privée d’HSBC, où elle était directrice pour le conseil familial depuis 2021. Entrée en 2006 comme assistant manager pour les PME, elle a occupé plusieurs postes avant d’être nommée vice-présidente pour les entreprises en Chine. Après une sabbatique, elle est revenue chez HSBC en 2013 comme associée commerciale internationale, avant d’être promue au rang de senior vice-présidente pour la gouvernance famille et le conseil pour les family offices en 2020. Pour sa part, Andrew Lo est arrivé chez UBS en 2017 comme directeur exécutif. Auparavant, il a occupé le même poste chez Standard Chartered Private Bank et Coutts. Au sein des entités, il a également travaillé comme responsable d’équipe en Chine et à Hong Kong.
Après son départ de BNP Paribas Asset Management, Isabelle Bourcier rejoint HSBC Asset Management France pour y prendre le poste de directrice générale. La professionnelle qui a réalisé presque toute sa carrière dans les ETF prend donc la tête d’une société de gestion généraliste - qui s’est récemment lancée dans les ETF.
BlackRock et la société danoise Advantage Investment Partners se sont associés pour le lancement d’un fonds de dettes d’infrastructures mondiales, rapporte AMWatch. Le fonds sera conçu pour répondre aux besoins des fonds de pension et assureurs vie d’Europe du Nord. Advantage sera responsable de la conformité, du risque et de la valorisation, tandis que BlackRock s’occupera de la gestion de portefeuilles.
BlackRock prévoit de convertir un ETF iShares d’obligations d’entreprises de 1,4 milliard d’euros à un indice environnemental, social et de gouvernance, en réponse à la demande d’investisseurs, rapporte le Financial Times. La société de gestion a demandé aux investisseurs du iShares € Corp Bond ex-Financials Ucits ETF d’approuver un changement d’indice pour le Bloomberg MSCI Euro Corporate ex Financials Sustainable SRI lors d’une assemblée générale le 25 mars. L’ETF, lancé en 2009, suit actuellement le Bloomberg Barclays Euro Corporate ex-Financials Bond. Il changera d’indice mi-mai, s’il obtient le feu vert des investisseurs, et son nom portera la mention ESG. Il sera désormais classé article 8.
La Française vient d’embaucher Bonaventure Montero comme responsable commercial auprès des banques et assureurs. Il arrive d’Amundi, où il a passé une quinzaine d’années dans le développement commercial, dont trois années chez CPR AM et dernièrement chez LCL Gestion.
Damian Barry, ex-responsable de la multigestion multi-actifs de Mediolanum Asset Management, a rejoint Maesco Private Wealth, un gérant de fortune anglo-américain. Il y occupera le poste de directeur des investissements. Maesco gère les actifs d’expatriés américains fortunés basés au Royaume-Uni et britanniques basés aux Etats-Unis. Ses encours s'élèvent à plus de 2,6 milliards de dollars. Avant de rejoindre Mediolanum en 2019, il avait géré des portefeuilles multi-actifs chez Seven Investment,Threadneedle et Russell Investments.
La société de gestion Janus Henderson essaye de trouver un acheteur pour un de ses fonds ouverts, investi dans de l’immobilier physique au Royaume-Uni, le fonds UK Property PAIF, suspendu depuis le 3 mars, tout comme son fonds nourricier. Le gestionnaire explique que l’incertitude actuelle vis-à-vis du futur des fonds ouverts britanniques investis en immobilier physique à liquidité quotidienne a conduit à des sorties nettes «persistantes» du fonds concerné (qui gérait plus d’un milliard de livres sterling à fin février 2022) depuis février 2021. Le fonds UK Property PAIF dispose d’un historique récent assez particulier. Déjà touché par le Brexit en 2016, le fonds avait été suspendu pendant près d’un an entre le 16 mars 2020 et le 24 février 2021, affecté par la crise sanitaire et la valorisation des biens étant devenue difficile à déterminer. A cela s’ajoute le fait quel’autorité britannique des marchés financiers, la Financial Conduct Authority, souhaite instaurer de nouvelles règles afin de résoudre les problèmes de décalage de liquidité dans les fonds immobiliers britanniques. Janus Henderson craint que de nouveaux événements poursuivent voire accélèrent les sorties du fonds et qu’en conséquence, ses encours baissent à un niveau tel que sa gestion ne sera plus viable. «Tout au long des récentes suspensions de fonds, le fonds est resté concentré sur la détention d’un solide portefeuille d’actifs avec un mélange de locataires robustes sur de longs baux dans tous les secteurs. Cependant, le besoin continu de vendre des biens pour couvrir les rachats conduira finalement à la cession des biens les plus demandés et les plus liquides du portefeuille. Cela aura un impact négatif sur les caractéristiques fortes du fonds et conduira très probablement à une performance plus faible, à des niveaux réduits de revenus locatifs et à une augmentation de la volatilité du prix du fonds pour les investisseurs. Cela aggraverait encore les rachats et compromettrait les rendements des clients qui restent investis dans le fonds en raison de la diminution de la solidité du portefeuille immobilier», explique la société de gestion. Janus Henderson estime que la meilleure solution reste de vendre rapidement le portefeuille du UK Property PAIF à un acheteur unique. Si la firme ne s’avance pas sur le fait de parvenir à le vendre, elle indique être optimiste sur la finalisation d’une vente fin mars ou début avril 2022.
Scientific Beta a annoncé ce 15 mars le recrutement de David Wickham comme directeur adjoint, chargé des ventes mondiales et de la relation client. Il arrive d’Abrdn, où il était dernièrement directeur des solutions de gestion quantitative et responsable de l’ESG. Auparavant, il a travaillé chez HSBC GAM comme directeur d’investissement senior pour les solutions marchés émergents et smart beta. Il a également évolué chez Invesco Private Capital, Insight Investment, JANA Investment Advisers et Mercer Investments.
Les investisseurs américains ont alloué 990 millions de dollars sur des fonds indiciels cotés (ETF) sur le thème du métavers (univers fictifs virtuels, ndlr) en 2021, selon les estimations de la plateforme spécialisée sur les ETF Trackinsight. Sur cette somme, quelque 980 millions ont été investis dans l’ETF Roundhill Ball Metaverse qui a été le premier ETF lancé sur cette thématique. Rony Abboud, analyste ETF chez Trackinsight, précise même que depuis que Facebook s’est renommé en Meta en octobre dernier, l’ETF a vu ses encours passer de 163 millions à 932 millions de dollars en deux mois. En Corée du Sud, l’appétit des investisseurs pour les 8 ETF sur le métavers cotés à la Bourse de Séoul a permis à ceux-ci de collecter plus d’un milliard de dollars en 2021 selon les données de Samsung Asset Management. ETC Group et HanETF ont récemment annoncé la cotation prochaine du premier ETF sur le métavers en Europe à la Bourse de Londres.
Jose Castellano, directeur général adjoint et responsable de la distribution internationale d’iM Global Partner, est sur le point de quitter la société, selon les informations de Citywire Americas, confirmées à NewsManagers par la firme. L’intéressé, qui avait rejoint la firme en 2018 en provenance de Pioneer, s’est déjà mis en retrait de ses fonctions.«Jose a décidé de prendre ses distances avec la gestion quotidienne intense qu’exige son rôle de «Deputy CEO, Head of International distribution». A partir du 4 avril 2022, il deviendra senior advisor d’iM Global Partner avec pour mission principale d’aider la société dans ses développements futurs. Nous tenons à remercier vivement Jose pour sa contribution très significative au sein d’iM Global Partner dans la construction de son réseau de distribution international. Nous sommes également heureux qu’il ait accepté de rester actif au nom d’iM Global Partner.»,indique Philippe Couvrecelle, fondateur et président d’iM Global Partner. La société, qui prend des parts minoritaires dans des sociétés de gestion, envisage d’intégrer quatre à six nouveaux partenaires d’ici à 2023. Elle vise les60 à 65 milliards de dollars d’encours sous gestion en l’espace de 3 à 4 ans et 150 milliards de dollars à horizon 2030. Ses actifs sous gestion s'élevaient à 38 milliards de dollars fin décembre 2021.
Le tierce-partie marketeur espagnol Capital Strategies Partners a annoncé l’ouverture d’un bureau aux Pays-Bas dirigé par Stef Bogaars. Ce dernier a auparavant exercé les fonctions de managing director chez Investec AM et de responsable des ventes pour le Benelux au sein de Morgan Stanley IM. La firme, qui intermédie quelque 6 milliards de euros, compte plusieurs bureaux dont un à Paris, dirigé par Olivier Guichard.
Sberbank Asset Managementa indiqué ce lundi sur son site internet être «forcée de suspendre toutes opérations dans l’ensemble de ses produits, dont les trusts, les fonds ouverts et les comptes d’investissement individuels».Il s’agit de la branche de gestion d’actifs du groupe russe Sberbank, visé par les sanctions européennes et américaines liées au conflit russo-ukrainien. La Bourse de Moscou ne rouvrira pas son marché actions, suspendu depuis le 28 février, avant le vendredi 18 mars. En outre, le règlement des actions étrangères pour les parties russes auprès d’Euroclear et Clearstream est suspendu. Le seul fonds encore opérationnel de Sberbank AM est un fonds fermé immobilier russe. La société de gestionindique qu’elle a préparé des scénarios pour protéger les fonds, les actifs et les intérêts de ses clients. Sberbank AM gérait 1.500 milliards de roubles (12,1 milliards d’euros) fin décembre 2021. Sa part cumulée dans le marché des fonds ouverts et ETF en Russie s'élevait à 25,2% fin décembre et celle sur les ETF uniquement atteignait 38,7%.
Le déficit de la Sécurité sociale s’est réduit d’un tiers en 2021, à 24,6 milliards d’euros, a annoncé mardi le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt. Avec cette perte de 24,6 milliards, la Sécu reste encore plus bas que son creux de 2010 post-crise financière. Mais après le record abyssal post-Covid de 38,7 milliards en 2020, le redressement est spectaculaire. Le dernier budget, voté en décembre, tablait encore sur un déficit de 33,5 milliards. Grâce à un surplus de croissance, la Sécu a vu ses recettes rebondir de 9,7% l’an dernier, encaissant davantage de cotisations (3,9 milliards), d’impôts (1,5 milliard) et de prélèvement sur les indépendants (1 milliard) qu’escompté. Dans le même temps, les dépenses ont encore progressé de 5,6%, avec notamment 239,5 milliards pour l’assurance maladie.
La Russie a quitté mardi le Conseil de l’Europe, principale organisation de défense des droits de l’Homme sur le continent, basée à Strasbourg, devançant une possible exclusion en raison de son attaque contre l’Ukraine. Piotr Tolstoï, le chef de la délégation russe à l’assemblée parlementaire du Conseil, a annoncé sur son compte Telegram avoir remis une lettre annonçant la décision de Moscou, signée de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. Le Conseil de l’Europe a suspendu la Russie de ses instances le 25 février dernier, au lendemain du déclenchement de l’offensive militaire russe contre l’Ukraine.
La banque privée suisse Reyl Intesa Sanpaolo vient d’annoncer ce 15 mars la nomination de Jon Duncan comme directeur de l’impact. Basé à Genève, il sera chargé de diriger les activités d’impact du groupe suisse. Il sera également responsable de l’alignement du business de la banque privée avec la transition globale vers une économie bas carbone et inclusive, et de développer les relations avec des parties prenantes externes comme les Principes de l’investissement responsable (PRI) des Nations unies et le Global Impact Investing Network (GIIN). Jon Duncan arrive d’Old Mutual Group, une entreprise sud-africaine, où il était directeur d’investissement responsable depuis 2011. Auparavant, il a travaillé comme partner climat et durabilité en Afrique du Sud chez Environmental Resources Management (ERM) ainsi qu’associé senior chez Cambridge Institute for Sustainability Leadership.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a nommé Viet-Linh Nguyen en tant que responsable stratégie et finance durable. L’intéressé était depuis 2018 adjoint de la directrice de la division des affaires européennes et internationales de la direction de la régulation et des affaires internationales. Il succèdera à Julie Ansidei qui quitte l’AMF et deviendra également secrétaire du comité exécutif. Viet-Linh Nguyen a démarré sa carrière en 2008 en tant qu’adjoint de direction de la Banque de France. Il est ensuite nommé chef du pôle risque opérationnel, risque de crédit et post-marché à la direction des affaires internationales de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution. Détaché auprès du Trésor en 2014, Viet-Linh Nguyen a été conseiller financier et adjoint au chef du service économique régional à l’Ambassade de France au Japon. Il a rejoint l’AMF en 2018. Viet-Linh Nguyen est titulaire du master de Sciences Po Paris en affaires publiques bilingue anglais, ancien élève d’HEC et de Trinity College Dublin. Il a été maître de conférences à Sciences Po Paris en prépa concours et est actuellement chargé de cours à l’École des hautes études internationales et politiques sur les enjeux de régulation financière et négociation internationale.
BNP Paribas AM (BNPP AM) vient d’achever la mise en place de sa joint-venture en Inde avec Baroda Asset Management, la société de gestion de la banque indienne Bank of Baroda. La nouvelle entité, dénommée Baroda BNP Paribas Mutual Fund, sera dirigée par Suresh Soni, directeur général de Baroda Asset Management. Suresh Soni a rejoint Baroda Asset Management en 2021 comme directeur général. Auparavant, il a occupé le poste de directeur général chez Edelweiss Alternative Asset Advisors Limited, DHFL Pramerica Asset Managers qui est le JV entre PGIM US et DHFL, ainsi que Deutsche AMC, la filiale de Deutsche Bank en Inde. Au début de sa carrière, il a travaillé comme gérant chez Kothari Pioneer Asset Management Company. Au sein de la joint-venture, Bank of Baroda aura une participation de 50,1% tandis que BNPP AM aura 49,9%. La nouvelle entité offrira 28 fonds de diverses classes d’actifs, dont les actions, les obligations, les véhicules hybrides et des fonds de fonds étrangers. Elle offrira également les services de conseil offshore. A travers cette joint-venture, BNPP AM souhaite élargir sa présence en Inde ainsi que lancer des nouveaux produits financiers pour des clients institutionnels et particuliers dans le sous-continent. La «JV» a été annoncé en octobre 2019 mais son lancement a été retardé à cause des démarches règlementaires.
JPMorgan Asset Management a annoncé ce 15 mars la nomination de Roland Rott comme responsable de la recherche pour l’investissement durable, un poste nouvellement créé. La société de gestion américaine a également nommé Soňa Stadtelmeyer-Petru au rang de responsable de la stratégie d’investissement durable pour la région EMEA. Basé à Londres, Roland Rott supervisera une équipe de spécialistes, notamment plusieurs climatologues, lors de la production de recherches et des données ESG et thématiques. Il sera également chargé des solutions analytiques pour les gérants, les analystes et les clients de la société de gestion américaine. Son équipe sera également responsable pour la création et l’évolution du système de notation ESG propriétaire ainsi que l’intégration des analystes et des données climatiques dans les processus d’investissement. Roland Rott arrive du groupe La Française, où il était responsable de la recherche ESG et l’investissement durable. Il a dirigé l’équipe de recherche ESG buy-side, qui a couvert une gamme de portefeuilles d’actions et de crédit gérés activement. Auparavant, il a travaillé comme associé chez GO Investment Partners LLP pendant dix ans. Au début de sa carrière, il a occupé le poste d’analyse chargé de la gouvernance des entreprises chez DWS Investment pour près de cinq ans. Pour sa part, Soňa Stadtelmeyer-Petru supervisera les efforts de la société de gestion en matière d’investissement durable dans la région EMEA. Son équipe s’engagera dans la conception de portefeuille sur mesure, l’offre de conseils et l’accompagnement vers les meilleures pratiques en matière de politique ESG, l’aide à définition d’objectifs et l’engagement avec les clients à l’échelle mondiale dans les politiques zéro émissions carbones. Soňa Stadtelmeyer-Petru arrive d’Allianz Investment Management, où elle était responsable mondiale d’investissement durable et co-responsable pour l’investissement à impact, basée à Munich. Elle est entrée chez Allianz IM en 2012 comme analyste chargée du contrôle financier, avant d’être promue à son poste actuel. Au début de sa carrière, elle a travaillé comme spécialiste du projet au sein de l’investissement à impact au World Economic Forum. JPMorgan Asset Management disposait plus de 2700 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 décembre 2021.
La société de gestion Comgest a annoncé ce 15 mars la nomination de Marie Gauthier en tant que spécialiste ESG. Basée à Paris, elle sera chargée de la mise en œuvre et la coordination des engagements collaboratifs avec les équipes d’investissement. Elle fera partie de l’équipe de l’investissement responsable dirigé par Sébastien Thévoux-Chabuel, comprenant cinq analystes et trois gérants de portefeuilles. Ce recrutement fait suite à la nomination d’Alix Faure au rang de directrice de développement durable. Marie Gauthier arrive de WWF, où elle était la vice-présidente de la finance durable en Asie, basée à Singapour. Auparavant, elle a travaillé chez PWC Luxembourg, où elle a occupé le poste de responsable de durabilité d’entreprise, avant d’être promue au rang de manager du département d’advisory. Elle a également travaillé pour près de deux ans chez PWC Singapour. Comgest comptait 41 milliards d’euros d’actifs sous gestion à fin 2021.
Le groupe financier suisse Edmond de Rothschild a enregistré une collecte nette de 8,2 milliards de francs suisses (7,9 milliards d’euros) et vu ses encours grimper à 177,6 milliards de francs (172 milliards d’euros) en 2021, en hausse de 8,6% par rapport à décembre 2020. La firme précise que la collecte nette a été réalisée pour 5,4 milliards de francs auprès de la clientèle privée et pour 2,7 milliards de francs en gestion collective. En comparaison, en 2020, la firme avait enregistré des entrées nettes globales de 400 millions de francs suisses, soutenues par la collecte de 2,2 milliards de francs auprès de ses clients privés qui avait compensé la décollecte du groupe sur les stratégies liquides. La collecte d’Edmond de Rothschild sur la gestion d’actifs en 2021 est d’abord venue des actifs réels (private equity, immobilier, dette d’infrastructures) pour lesquels le groupe gère 20 milliards de francs. La société précise que les stratégies liquides (actions, obligations) ont «collecté sur l’ensemble des classes d’actifs». Interrogée par NewsManagers, le gestionnaire revendique notamment des collectes respectives de 368 et 205 millions d’euros pour les fonds Big Data et Bond Allocation et des entrées nettes de 122 millions d’euros pour le fonds Human Capital. Edmond de Rothschild indique aussi que plus de 80% des encours de ses fonds ouverts sont en conformité avec les articles 8 et 9 du règlement européensur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR).La firme ne communique pas en revanche sur la fin de son partenariat qui a tourné court avec le gestionnaire quantitatif Eraam, récemment placé en liquidation judiciaire et dans lequel Edmond de Rothschild AM détenait une part de 34% depuis juillet 2019. Le groupe affiche un résultat net de 79 millions de francs suisses en hausse de 39% par rapport à 2020 et un ratio de solvabilité de 23 %. Le groupe ajoute qu’il ne présente «aucune exposition bilantielle significative au regard du conflit russo-ukrainien».
Des investisseurs internationaux représentant 1.300 milliards de dollars d’encours sous gestion viennent de lancer un nouveau standard, cette fois-ci axé sur le lobbying des entreprises contre le changement climatique. Dénommé Global Standard on Responsible Climate Lobbying, ce cadre évaluera si le lobbying des entreprises est aligné avec les objectifs de l’Accord de Paris. Le standard a été développé par Church of England Pensions Board, AP7 et BNP Paribas Asset Management (BNPP AM), épaulé par Chronos Sustainability, InfluenceMap et London School of Economics. Les autres institutions qui ont conseillé ce projet sont les Principles for Responsible Investment (PRI), the Institutional Investors Group on Climate Change (Europe) (IIGCC), Ceres, Asia Investor Group on Climate Change (AIGCC) et Investor Group on Climate Change (Australia/New Zealand) (IGCC). «Le lobbying des entreprises peut influencer considérablement la politique publique en matière de climat», a souligné Clare Richards, responsable senior de l’engagement chez Church of England Pensions Board. «Avec ces normes, nous souhaitons placer la barre haute pour des entreprises, afin de les encourager à abandonner le lobbying «négatif» et adopter un lobbying «responsable» pour soutenir les politiques alignées sur les objectifs de l’Accord de Paris», a-t-elle ajouté.
Cegos vient de confier 30% de son capital à Bridgepoint, a appris L’Agefi. Le fonds, qui est ici intervenu avec son véhicule mid-cap Bridgepoint Development Capital (BDC) 4, s’est imposé dans une enchère pilotée par la banque d’affaires Transactions & Compagnie, où bataillaient aussi Adagia Partners et EMZ. «Bridgepoint a une appétence particulière pour le secteur de l’éducation, que ce soit en formation initiale ou continue, et a su mettre à profit ses précédentes expériences», explique un proche du dossier. Par le passé, la société de gestion avait cherché à investir dans l’organisme de formation du Collège de Paris – lequel avait finalement opté pour le binôme composé de Raise et de Bpifrance, comme l’avait révélé L’Agefi en septembre dernier. Indépendant, Cegos était jusqu’alors détenu par une centaine de managers, un FCPE et Cegos Association – une structure héritée du passé associatif du groupe, dont les premières pierres ont été posées en 1926. Aujourd’hui, l’entreprise affiche 200 millions d’euros de chiffre d’affaires pour un Ebitda compris entre 25 et 30 millions d’euros, grâce à une présence dans une douzaine de pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique latine. Cegos se différencie de la concurrence par sa taille et son caractère global. Le marché de la formation professionnelle a beau être vaste, il reste très atomisé. Une fragmentation du marché perçue comme une aubaine. Croissance externe au programme Selon une étude de Ludalab, le marché français a représenté environ 33 milliards d’euros l’an dernier, avec des croissances prononcées sur les segments du B2C, du digital ou bien encore du travail à distance. Pour continuer à croître, Cegos entend s’appuyer sur la dimension internationale de Bridgepoint et mettre en œuvre un important programme de croissance externe. Sur les sept dernières années, le groupe a œuvré à quatre acquisitions, dont l’allemand Integrata et le français Cimes. Désormais, il espère augmenter le rythme de ses acquisitions et cibler des entreprises de tailles plus importantes. Une attention particulière pourrait être réservée au B2C, où Cegos est encore peu présent, en dépit d’une percée sur les deux dernières années.