Le régulateur boursier américain (SEC) a lancé une enquête sur plusieurs fonds de Goldman Sachs en vue de vérifier que ces fonds respectent bien les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) qui sont indiqués dans leur prospectus, selon le Wall Street Journal qui citait vendredi des sources proches du dossier. La division de gestion d’actifs de la banque américaine gère au moins quatre fonds étiquetés «ESG ». Plus tôt cette année, la SEC a proposé un changement de la réglementation en vue d’éradiquer les déclarations infondées des fonds sur leurs références ESG et de renforcer la standardisation de ces divulgations.
L’embellie aura été de courte durée pour les fonds obligataires. Ces derniers ont vu sortir 4,7 milliards de dollars dans le monde sur la semaine au 8 juin, selon le «flow show» de Bank of America Global Research basé sur les chiffres d’EPFR. La semaine précédente, ils avaient enregistré une collecte positive (1,6 milliard de dollars) pour la première fois en neuf semaines. Les fonds d’obligations investment grade ont notamment vu sortir 1,9 milliard de dollars et les fonds de dette émergente, 1,6 milliard de dollars. Ces produits sont en décollecte pour la dixième et neuvième semaines respectivement. Les investisseurs leur auront préféré les fonds actions, puisqu’ils y ont investi 12 milliards d’euros sur la semaine, entièrement dans des fonds indiciels cotés (ETF). Plus précisément, comme sur les cinq dernières semaines, ils se sont orientés sur des fonds d’actions américaines, qui ont drainé 13,2 milliards de dollars. En revanche, les fonds d’actions européennes ont vu sortir 2,1 milliards de dollars. Il s’agit de leur 17ème décollecte hebdomadaire consécutive. Les fonds d’actions émergentes sont aussi dans le rouge (-1,3 milliard de dollars), de même que les fonds actions japonaises (1,2 milliard). Les investisseurs se sont aussi rués sur les fonds monétaires, qui ont attiré 54,2 milliards de dollars, soit le plus gros flux de ces six dernières semaines.
Dans une mise à jour de son rapport sur les tendances, risques et vulnérabilités de marché, publiée ce jeudi, l’autorité européenne des marchés financiers (Esma) fait le point sur les fonds d’investissement exposés à la Russie. Elle rappelle que 123 fonds européens dans 17 pays avaient suspendu leurs opérations dont 88 fonds Ucits et 35 fonds alternatifs (FIA) en raison de leurs expositions à la Russie et des décollectes significatives enregistrées suite à l’invasion russe en Ukraine. L’Esma précise néanmoins que depuis avril, les flux se sont stabilisés dans les fonds concernés. Elle indique également qu’au 2 juin 2022, seuls quatre fonds ont cantonné leurs fonds (side-pocket) pour gérer leur liquidité depuis le début de l’invasion. Il s’agit d’un fonds monétaire, en l’occurrence le fonds Monéterme d’Hugau Gestion, et de trois fonds alternatifs.
Neuberger Berman a remanié son fonds Ucits Global High Yield en étroite collaboration avec UBS Global Wealth Management (GWM). Le fonds continuera à investir dans des obligations à haut rendement à l’échelle mondiale, mais aura désormais pour principal objectif de réaliser un engagement actionnarial auprès des émetteurs sur des critères liés aux Objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD). Le tout, en visant «des performances et des rendements compétitifs». Dans cette optique, le fonds a été renommé Neuberger Berman Global High Yield SDG Engagement Fund. Pendant six mois, il sera exclusivement accessible aux clients d’UBS en Suisse et dans une sélection d’autres marchés internationaux. Le fonds sera ensuite ouvert à tous les investisseurs mondiaux éligibles (hors États-Unis). L'équipe de gestion du fonds se compose de Chris Kocinski, Joseph Lind, Jennifer Gorgoll et Simon Matthews. Ils bénéficient du soutien de 37 analystes spécialisés dans les titres non Investment Grade et des quatorze membres de l'équipe d’investissement ESG, dirigée par Jonathan Bailey. Le fonds mènera une politique d’engagement auprès de 100 % des émetteurs sur la base d’objectifs alignés sur les ODD de l’ONU. Il publiera des rapports réguliers sur les avancées réalisées en matière d’engagement en partageant des études de cas et des indicateurs de performance clés relatifs aux produits, services, opérations ou processus des émetteurs pour permettre de suivre les progrès environnementaux et/ou sociaux. Le fonds intégrera également des évaluations ESG exclusives, en ayant recours au ESG NB Quotient. Il vise à maximiser ses revenus courants, tout en préservant son capital, en investissant dans des titres obligataires high yield internationaux qui cherchent à produire des rendements et à soutenir un plus grand alignement sur les ODD de l’ONU.
Candriam a recruté Alain Deflandre responsable de la distribution au Luxembourg et dans les pays nordiques. L’intéressé remplace Emmanuel Simon, qui a quitté Candriam pour se consacrer à d’autres projets. Il bénéficiera du soutien de Gustavo Ljunberg, client relationship manager, sur ces deux régions. Alain Deflandre a déjà travaillé chez Candriam, comme gérant de portefeuilles il y a plusieurs années. Dernièrement, il officiait chez FundRock en tant que directeur de la relation client dans l’équipe dédiée aux pays nordiques depuis 2021. Avant cela, il était directeur de la relation client pour la Belgique, la France et le Luxembourg chez T. Rowe Price.
Schroders Capital vient de recruter Mark Bruen au sein de l'équipe Private Asset Solutions en tant que responsable des solutions crédit privé, un poste nouvellement créé. Basé à Londres, l’intéressé sera rattaché à David Seex, responsable solutions actifs privés de Schroders Capital. Mark Bruen arrive de Federated Hermes, où il était responsable des solutions obligataires. Il a travaillé auparavant chez BlackRock, où il était responsable de la stratégie iShares pour la région EMEA, après avoir débuté sa carrière chez Accenture.
Asoka Wöhrmann, le directeur général sortant de DWS, pourrait tout de même percevoir des millions d’euros d’indemnités de départ, bien qu’il ait démissionné après les enquêtes pour greenwashing des autorités américaines et allemandes, rapporte le Financial Times. Le président de la société de gestion, Karl von Rohr, a indiqué aux actionnaires lors de l’assemblée générale jeudi, que les détails de la rémunération d’Asoka Wöhrmann étaient encore en cours de négociations, et que la somme finale pourrait dépendre de l’issue des enquêtes sur DWS. Deux sources proches de la société ont confirmé qu’Asoka Wöhrmann, qui avait déclaré avoir décidé de démissionner, était en fait parti au terme d’un accord mutuel. Cela lui donne droit à des indemnités de départ. Selon le rapport annuel de DWS, les indemnités de départ des dirigeants représentent habituellement deux années de rémunération, ce qui signifie qu’Asoka Wöhrmann pourrait toucher près de 14 millions d’euros. Asoka Wöhrmann a par ailleurs défendu la stratégie d’investissement durable de la société de gestion lors de l’assemblée générale. «DWS s’était clairement positionné pour faire de l’ESG une partie cœur de sa stratégie. Nous n’avons jamais caché que cela demanderait des efforts. Nous n’avons jamais dit non plus que nous avions déjà atteint notre objectif», a-t-il déclaré.
Carmignac a recruté Marnix van den Berge en qualité de responsable de l’équipe de distribution pour la zone Benelux. L’intéressé rejoindra la société le 16 août 2022 et supervisera les équipes de développement commercial pour la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas depuis le Luxembourg. Les responsables des équipes distribution pour la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas seront désormais sous sa responsabilité. Il est lui-même rattaché à Martial Godet, responsable mondial des ventes. Marnix van den Berge rejoint Carmignac après avoir dirigé, chez Capital Group, les forces de distribution commerciale au Benelux et dans les pays nordiques depuis 2014 auxquelles se sont ajoutées les forces de distribution commerciale en France en 2016. Auparavant, il a occupé des fonctions similaires chez Crédit Suisse Asset Management et était également en charge des solutions d’investissement chez Quilvest Wealth Management.
Les fonds d’investissement européens ont vu leurs encours sous gestion cumulés baisser de 4,5% à 20.923 milliards d’euros au premier trimestre 2022, selon les données publiées jeudi par l’association européenne de la gestion d’actifs Efama. Ces encours étaient répartis dans 65.608 fonds à fin mars 2022. En outre, les fonds Ucits et alternatifs (FIA) européens ont connu des décollectes nettes respectives de 90 et 19 milliards d’euros sur la période. Pour comparaison, les fonds Ucits avaient collecté 238 milliards d’euros au quatrième trimestre 2021 tandis que les FIA avaient observé des sorties de 5 milliards d’euros. Dans le détail, au premier trimestre 2022, les fonds actions Ucits ont cumulé une collecte nette de 24 milliards d’euros et les fonds multi-actifs 56 milliards d’euros auprès des investisseurs européens. En revanche, les fonds obligataires Ucits et les monétaires ont subi des rachats de 50 et 119 milliards d’euros respectivement. Concernant les fonds alternatifs, les FIA investis en actions ont enregistré des sorties de 42 milliards d’euros après avoir collecté 18 milliards d’euros au T4-21. L’adoption de mandats séparés pour la gestion de cette classe d’actifs par quelques fonds de pension danois et néerlandais est l’une des raisons de cette décollecte, indique l’Efama. Les FIA obligataires et multi-actifs ont, eux, enregistré respectivement une collecte nette de 6 et 12 milliards d’euros. Les investisseurs européens ont par ailleurs retiré 5 milliards d’euros des FIA monétaires sur la période. Palme de la décollecte pour la France PourBernard Delbecque, directeur de la recherche à l’Efama, la demande des investisseurs pour les fonds a«sans surprise» fortement chuté au T1-22«en raison de la combinaison de plusieurs facteurs : la guerre en Ukraine, le verrouillage de la Chine, la hausse de l’inflation et l’absence de signaux positifs de la part des décideurs politiques». Ce,«alors que les banques centrales n’ont d’autre choix que de relever les taux d’intérêt et que la marge de manœuvre des gouvernements pour apporter un soutien fiscal est désormais fortement limitée par d’importants déficits budgétaires». La Suisse enregistre la meilleure collecte nette au T1-22 parmi les 29 marchés européens analysés par l’Efama avec 39,5 milliards d’euros d’entrées nettes. A contrario, le marché français des fonds subit la plus grosse décollecte du trimestre en Europe avec des rachats nets de 54,6 milliards d’euros, soit la moitié de la décollecte enregistrée sur les 29 pays analysés par l’Efama.
Credit Suisse vient de nommer Min Huang au rang de directrice de la gestion d’actifs pour l’Asie Pacifique, selon Reuters. Elle occupait ce poste en provisoirement depuis 7 mois. Au-delà de ses nouvelles responsabilités de dirigeante, elle gardera son ancien poste de directrice de l’asset management en Chine. Elle continue d’être rattachée à Ulrich Körner, directeur général de Credit Suisse Asset Management. Elle sera également membre des comités de la gestion d’actifs et de direction en Asie Pacifique. Min Huang est arrivée chez Credit Suisse en 2006, où elle a occupé des postes divers au sein de la banque d’investissement et le département de la gestion d’actifs à New York et à Hong Kong. Elle a été promue en 2014 au rang de directrice de la gestion d’actifs en Chine, où elle s’est chargée de la joint-venture chinoise dénommée ICBC Credit Suisse Asset Management Co (ICBCCS). Elle a été également responsable pour le développement de l’activité en Chine.
La banque privée Mediobanca vient d’embaucher Luca Tobagi au rang de managing director et directeur de la stratégie d’investissement. Il sera basé à Milan. Luca Tobagi arrive d’Invesco Investment Solutions, où il était stratégiste d’investissement ainsi que directeur produit pendant six ans. Auparavant, il a été gérant senior ainsi que responsable de la communication financière chez Pramerica SGR. Il a géré un fonds actions mondiales. Il a également travaillé comme gérant et analyste chez Eurizon Capital SGR et Allianz Global Investors.
Philippe Chaker, jusqu’ici responsable des produits chez Lyxor Asset Management, vient de rejoindre BFT Investment Managers, la filiale d’Amundi, en tant que spécialiste des produits, selon un poste sur LinkedIN. Entré chez Lyxor AM en 2017 comme responsable des produits, Philippe Chaker était chargé des projets au sein des entités diverses, dont la gestion, la vente, la structuration et la conformité. Il était également responsable pour l’interface technico-commerciale entre la gestion et la distribution ainsi que la création d’outils de vente. Auparavant, il a travaillé chez Société Générale comme responsable des produits OPCVM et la gestion sous mandat (GSM) entre 2008 et 2013. Il y est retourné entre 2016 et 2017 comme responsable de produit pour la GSM. Il a également été responsable pour des grands comptes chez Barchen et responsable des produits assurance vie chez la Banque Casino. Au début de sa carrière, il a travaillé au sein de l’équipe commercial chez First Finance.
Jolt Capital, société de gestion spécialisée dans l’investissement dans la deeptech, vient d’annoncer la nomination de Stanislas Subra au rang d’associé. Il sera chargé du développement de la plateforme sur la deeptech européenne. Stanislas Subra arrive de Mutuelle d’assurances du corps de santé français (MACSF), où il était gérant senior sur des portefeuilles d’actifs financiers à risque depuis une dizaine d’années. Il suivait notamment les actions technologiques cotées en Europe et aux Etats-Unis, et avait mis en place le capital risque en 2013. Sur l’ensemble de ses activités dans le non coté pour MACSF, il a déployé plus de 400 millions d’euros, dont la moitié en fonds de fonds, et le reste sur une trentaine de participations directes. En 2018, il a lancé et dirigé, avec le comité exécutif, le fonds CVC e-santé du groupe MACSF. Ce dernier détient en portefeuille 13 sociétés représentant 30 millions d’euros déployés notamment sur Owkin, Wandercraft, Resilience, Lifen, Incepto et Synapse Medicine. Au sein du groupe MACSF, Stanislas Subra a également participé en 2017 à la mise sur pied du groupe audiovisuel Mediawan à travers le premier SPAC de la Place de Paris. Pour ce dernier, il a siégé comme censeur puis administrateur, avant de participer avec les fondateurs à l’offre publique d’achat (OPA) sur ce groupe, soutenue par MACSF et KKR en 2020. Il était également investisseur et administrateur de ThebrandtechGroup, le groupe de conseil en marketing digital fondé par David Jones. Avant de rejoindre MACSF, il a commencé sa carrière comme analyste financier chez BPCE Real Estate.
DNCA Investments, affilié de Natixis Investment Managers, a officialisé, ce jeudi, la nomination de Jean Carlou au poste de multigérant-analyste, recruté en mars. Il évolue sous la direction de David Tissandier qu’il a côtoyé lors de son passage à La Française Asset Management où il a travaillé 14 ans, occupant divers postes dans la multigestion, la gestion diversifiée et l’analyse de gestion alternative. Il a démarré sa carrière chez Lyxor AM en 2006.Jean Carlou participe à la gestion des fonds de fonds diversifiés tant au niveau de l’analyse et de la sélection des fonds qu’au niveau de l’allocation stratégique et tactique. L'équipe de multigestion de DNCA compte également Axel Wallen, présent depuis 2015.
La banque privée espagnole A&G a nommé Álvaro Bueso-Inchausti en qualité de responsable de sa nouvelle activité de fonds de fonds alternatifs. Il exerçait précédemment les fonctions de directeur exécutif de l'équipe de dette privée d’Altamar Capital Partners et a également travaillé chez Caixabank et Commerzbank. Il sera rattaché à Rafael Soldevilla, directeur du département services et produits d’A&G.
M&G Investments vient de recruter Florian Lelong au poste de responsable de la distribution. L’intéressé arrive en provenance du cabinet de conseil en gestion de patrimoine Sefima, où il était responsable de la gestion d’actifs. Florian aura la charge d’accompagner les clients des banques privées et de détail, les family offices et les conseillers en gestion de patrimoine dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône Alpes. Basé à Aix-en-Provence, il est rattaché à Adrien Barbanchon, directeur commercial et distribution France. Dans le même temps, Adrien Barbanchon est nommé directeur commercial et distribution pour la France. Il dirigera une équipe de quatre personnes, composée également d’Anne-Charlotte Decoux et de Marianne Le Bellego, en charge des relations avec les banques, les family offices et les CGP dans l’ensemble de l’hexagone. Adrien Barbanchon sera directement rattaché à Brice Anger, directeur général de M&G France.
Le gestionnaire d’actifs BNP Paribas Asset Management (BNPP AM) s’est associée avec la fintech danoise Matter, spécialisée sur l’ESG, pour lancer une solution d’analyse d’alignement des revenus des entreprises sur les 17 objectifs de développement durable des Nations Unies (ODD). Cet outil, baptisé SDG Fundamentals, a pour ambition d’aider à combler l’écart de financement persistant entre les investissements actuels dans les entreprises alignées sur les ODD et les flux de capitaux nécessaires pour atteindre les objectifs des Nations Unies à horizon 2030. Il sera disponible prochainement via Matter, indique un communiqué. Concrètement, SDG Fundamentals doit permettre aux investisseurs de déterminer dans quelle mesure les différentes sources de revenus générés par une entreprise sont alignés sur ou vont à l’encontre d’un ou de plusieurs ODD et leur sous-objectifs à horizon 2030. La solution s’appuie sur une taxonomie propriétaire des activités économiques impactant les 17 ODD et leurs sous-objectifs. Plus de 50.000 émetteurs sont couverts par les données utilisées par l’outil. BNPP AM et Matter indiquent que SDG Fundamentals peut être utilisé aux fins d’identifier l’exposition des émetteurs aux thématiques durables porteuses; d’aider à la classification des investissements durables conformément à la définition des réglementations SFDRet MiFID II ou encore à l’engagement actionnarial et aux politiques d’exclusion.
La société de gestion helvétique Quaero Capital a renforcé sa gestion immobilière, pour laquelle elle vise les 500 millions d’euros sous gestion à horizon 2025 et la création de nouveaux fonds à compter de 2023. Quaero Capital a confié à Alexandre Renault le poste de responsable de l’asset management immobilier, rattaché à Jérôme Dulon, directeur de l’asset management au sein du pôle immobilier. Il sera en charge du déploiement des stratégies de valorisation sur l’ensemble du patrimoine immobilier géré par Quaero Capital. Alexandre Renault a travaillé précédemment au sein de LFPI REIM et Perial Asset Management dans la gestion de portefeuille d’actifs immobiliersen France et en Europe (Allemagne et Pays-Bas). L'équipe immobilière de Quaero Capital accueille également Margaux Cugura en qualité de gérante. Elle évoluera sous la direction d’Olivier Lutz, responsable du real estate. Margaux Cugura sera chargée du suivi financier et administratif des deux OPPCI sous gestion, de l’analyse et de la structuration des investissements et supervisera également la création de nouveaux fonds. Elle était précédemment auditrice dans le pôle real estate de PwC.
BlackStone, le numéro un mondial du capital-investissement a obtenu l’accord du régulateur luxembourgeois pour lancer un fonds dit «perpétuel» afin de proposer aux grandes fortunes de faire crédit auprès des entreprises, écrit Les Echos sur la base d’informations émises à l’origine par Bloomberg. Le fonds de Blackstone sera le premier du genre en Europe, selon l’agence américaine. Il sera régulé comme une Sicav et basé au Luxembourg. Blackstone, qui gère plus de 240milliards de dollars en crédit, a lancé une gamme de fonds similaire outre-Atlantique. Lancée en2021, elle a collecté près de 38milliards de dollars. Le premier acteur mondial du private equity vise aussi l’Asie avec un fonds de 5milliards de dollars. Il a déjà levé 500millions de dollars. L’Américain Apollo pourrait également sortir ce type de produits pour les particuliers en Europe, rapporte Les Echos.
Robeco lance RobecoSAM QI Global SDG & Climate Multi-Factor Credits, sa première stratégie obligataire quantitative multi-facteurs basée sur les objectifs de développement durables (ODD) et le climat, classée Article 9 SFDR. S’appuyant sur le modèle de sélection de crédit multifactoriel appliqué aux portefeuilles clients depuis 2012, RobecoSAM QI Global SDG & Climate Multi-Factor Credits fait de la durabilité son objectif premier, écrit la société de gestion néerlandaise dans un communiqué. Avec la volonté de répondre aux enjeux de décarbonation, la moyenne des émissions de carbone du portefeuille est maintenue en dessous de celle des « Accord de Paris », avec pour indice de référence l’indice Solactive Paris-Aligned Global Corporate. Les émissions de carbone du fonds sont inférieures de 50 % à celles de l’indice de référence crédit classique et l’objectif de décarbonation est de 7 % par an. En outre, la stratégie investit dans des entreprises qui ont une contribution positive et mesurable aux ODD des Nations Unies, en appliquant le cadre ODD propriétaire de Robeco. Grâce à son processus d’investissement quantitatif, la stratégie intègre par ailleurs d’autres dimensions de durabilité, comme la gestion des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), la consommation d’eau et la réduction des déchets, ainsi que l’exclusion des entreprises qui ne répondent pas aux normes de durabilité requises. RobecoSAM QI Global SDG & Climate Multi-Factor Credits a pour ambition de surperformer l’indice Solactive Paris- Aligned Global Corporate de 50 points de base sur un cycle économique complet. Cette nouvelle stratégie est gérée par l'équipe Quant Fixed Income de Robeco, co-dirigée par Patrick Houweling qui gère les stratégies quantitatives crédit innovantes de Robeco.
Un peu plus de deux ans après avoir lancé la commercialisation de Championnes III, NextStage AM annonce le closing final dudit véhicule à 135 millions d’euros. Celui-ci a obtenu le soutien de la quasi-totalité des souscripteurs du précédent millésime (Axa, Ardian, Bpifrance, Amundi…) et de plusieurs nouveaux entrants, dont plus de 115 entrepreneurs. De quoi doubler la taille du fonds, déjà investi dans huit entreprises. Avec une stratégie visant à financer en fonds propres les PME françaises jugées innovantes et évoluant dans le digital, la santé et l’environnement, l’équipe du véhicule prévoit d’investir entre 4 et 10 millions d’euros par opération, le plus souvent en minoritaire. «Nous faisons essentiellement des opérations primaires. Ce devrait être un atout important dans un environnement où les valorisations des entreprises sont élevées», explique Nicolas de Saint Etienne, associé-gérant chez NextStage AM.
La récente défiance, fortement médiatisée, envers l’ESG oblige les gérants d’actifs à préciser leur pensée et leur stratégie produit. Pour JP Morgan AM, cela passe par une définition claire des objectifs de cette approche, et à offrir davantage aux investisseurs éco-anxieux. Jennifer Wu, la directrice mondiale de l’investissement responsable chez JP Morgan Asset Management, a admis, lors d’une conférence de presse organisée à Londres ce 8 juillet que l’industrie financière mélangeait maladroitement les termes «ESG» et «durabilité» indistinctement. «L’intégration ESG consiste avant tout à identifier les entreprises qui vont surpasser leurs concurrents en termes de performance financière. Il ne s’agit pas de sauver le monde», a-t-elle affirmé. Pour se démarquer de cette confusion lexicale assez commode dans la profession, JP Morgan Asset Management a décidé de lancer de nouvelles solutions d’investissement ciblant précisément le changement climatique. «Nous préparons des solutions climatiques comme des indices alignés sur l’empreinte carbone en gestion passive ainsi que des investissements dans la foresterie durable pour réaliser la compensation carbone», a dévoilé la dirigeante. Côté portefeuille, JP Morgan AM veut se concentrer sur la réalisation des objectifs de neutralité carbone des entreprises investies. «Les entreprises doivent changer leur façon de travailler, afin de réaliser l’objectif de zéro émission carbone. Le chemin pour y arriver est différent pour chaque entreprise, même si elles appartiennent au même secteur. Il faut trouver un plan zéro émission carbone réaliste et durable», a-t-elle souligné.
Heather Miner, co-responsable mondiale des solutions clients et des marchés de capitaux de Goldman Sachs Asset Management, va quitter la société, relate Bloomberg. L’intéressée, qui a passé près de 19 ans chez Goldman Sachs, va rejoindre la société de private equity Advent International en qualité de directrice des opérations.
Après le BlackRock Investment Institute et l’Amundi Institute, c’est au tour d’Axa Investment Managers d'établir sa propre plateforme - baptisée Investment Institute - combinant les équipes de recherche macro-économique et gestion. Cette entité, présidée par le directeur des investissements d’Axa IM Core Chris Iggo, a pour ambition de «fournir aux clients un accès à des informations pertinentes sur les événements macroéconomiques ainsi que des points de vue sur les classes d’actifs et les tendances futures de long terme». Chris Iggo dirigera le comité consultatif de l’Investment Institute d’Axa IM, qui se réunira chaque trimestre pour discuter des thèmes macroéconomiques et de recherche qui seront couverts et pour compléter les travaux de recherche produits par les experts d’Axa IM, indique un communiqué. Ce comité inclura des représentants d’Axa IM Core, d’Axa IM Alts et de membres des équipes de recherche macroéconomique et ESG ainsi que de l’unité quantitative de la firme (Quant Lab). De plus, jusqu'à trois membres externes rejoindront le comité et seront nommés ultérieurement. La société de gestion de l’assureur français Axa précise que des experts externes seront conviés lors d’entretiens et de vidéos pour s’exprimer sur des sujetsliés à l’activité, à l’investissement responsable et à la macroéconomie. Ce, «afin d’encourager la diversité des opinions dans ce forum ouvert, pour les clients».
La Comisión Clasificadora de Riesgo (CCR), qui superviseles risques des fonds de pension chiliens (AFP), a retiré cinq fonds gérés par Allianz Global Investors de la liste des produits pouvant être investis par les fonds de pension locaux. Le retrait concerne les fonds Allianz Emerging Markets Short Duration Bond, Allianz Emerging Markets SRI Bond, Allianz Global Artificial Intelligence, Allianz US High Yield et Allianz US Short Duration Income Bond. La CCR a expliqué que ce retrait était consécutif aux sanctions infligées par le régulateur des marchés financiers américain Securities and Exchange Commission (SEC) à la société de gestion allemande dans l’affaire de ses fonds structurés. AllianzGi a plaidé coupable en mai dernier face aux accusations de fraude de la SEC envers la firme et les gérants des fonds Structured Alpha. Le gestionnaire a écopé d’une amende de plus de 6 milliards de dollars assortie d’une interdiction de gestion sur le territoire américain pendant les dix prochaines années. La liste de la CCR contient néanmoins toujours 26 autres fonds d’AllianzGI dans lesquels les fonds de pension chiliens peuvent investir.
Candriam a enregistré une collecte de plus de 900 millions d’euros en Italie en 2021, selon un communiqué diffusé dans le pays. Pour la première fois, la société de gestion a dépassé le seuil des 11 milliards d’euros d’encours dans la Péninsule. Ces trois dernières années, les encours de Candriam en Italie ont augmenté de 4 milliards d’euros, soit une hausse de 57 %, supérieure à la croissance enregistrée par Candriam à l’échelle européenne. En Europe, la hausse des encours a été de 37 % à 150 milliards d’euros. Les encours gérés par Candriam en Italie le sont à 60 % pour le compte d’institutionnels et à 40 % pour des réseaux de distribution. L’équipe se compose de onze professionnels. Elle a été consolidée dernièrement avec deux promotions. Emanuele Colombo est devenu responsable des relations avec les institutionnels en Italie, tandis qu’Andrea Remartiniè est le nouveau responsable des relations avec la distribution en Italie. Les deux hommes travaillaient déjà chez Candriam.
Acquitter ses impôts sans contourner les règles devrait faire partie des critères ESG, la trilogie environnement, social et gouvernance qui fait fureur. L’idée d’y intégrer la fiscalité avait été défendue dès le lendemain de la crise de 2008, notamment par Cécile Renouard et Gaël Giraud, parmi les « 20 propositions pour réformer le capitalisme » qui avaient alors trouvé un certain écho. Apparemment, tout le monde ne les a pas lues et notamment pas General Electric. Le groupe américain de l’énergie se voit attaqué en justice pour avoir creusé le déficit de son usine de turbines à gaz à Belfort en enregistrant ses bénéfices en Suisse où le taux d’imposition est moindre. De même, des redevances au groupe auraient été gonflées, des comptes manipulés, pour, in fine, faire apparaître un déficit insoutenable pour l’activité de Belfort. Les syndicats ont attaqué auprès du Parquet national financier le groupe américain avec comme avocate Eva Joly (photo), toujours intraitable dans la poursuite des fraudes financières. Si les abus sont confirmés, l’affaire fera date !
Son plan climat est contesté par les ONG. Mais fort du soutien de ses actionnaires, Patrick Pouyanné, directeur général de TotalEnergies, reste droit dans ses bottes, contre vents et marées – noires – et vient même de prendre la tête d’EPE (Entreprises pour l’Environnement). Il devient ainsi, pour les trois prochaines années, le chef de file des grandes entreprises françaises engagées depuis 30 ans dans un processus de transition écologique. « La transition écologique suppose d’embarquer des enjeux multiples, au-delà du climat ; chaque secteur, chaque entreprise a besoin pour la réussir de partenariats, des innovations de son écosystème et de dialogues renouvelés avec toutes ses parties prenantes », a-t-il déclaré.