L’Etat fédéral prend une participation de 25 % plus une action (minorité de blocage) dans la Commerzbank qui est en passe d’acheter la Dresdner Bank pour 5,1 milliards d’euros, rapporte la Bösen-Zeitung. La Commerz indique que le Fonds de stabilisation des marchés financiers (Soffin) va lui fournir 10 milliards d’euros de fonds propres supplémentaires en contrepartie d’environ 295 millions d’actions ordinaires à 6 euros par titre ; de plus, le Bund investit une nouvelle fois (comme en novembre) 8,2 milliards d’euros sans droit de vote. Allianz, le vendeur de la Dresdner, prend en charge de son côté des CDO d’un montant nominal de 2 milliards d’euros pour 1,1 milliard d’euros.Par ailleurs, la Commerzbank a été la première banque allemande à placer un emprunt (d’environ 5 milliards d’euros) garanti par le Soffin. L’action Commerzbank a plongé de 13,8 % à 5,25 euros.
Schaeffler a indiqué avoir bouclé l’acquisition de 49,99 % de Continental au terme de son OPA à 75 euros par titre (l’action Conti a gagné 12 % jeudi? à 32 euros) et avoir placé l’excédent de titres auprès de banques, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Toutefois, entre les pages 15 et 19, le montant estimé de l’opération évolue entre 11 milliards et 8 milliards d’euros.
E.On a indiqué jeudi avoir placé par l’intermédiaire d’E.On International Finance BV un emprunt #benchmark# de 1,5 milliard d’euros sur 7 ans assorti d’un coupon de 5,50 % et d’un prix d'émission de 99,547 %. L'émission a été #plusieurs fois sursouscrite par des investisseurs institutionnels internationaux. Les chefs de file du consortium de placement ont été la Commerzbank, ING Wholesale Banking et la RBS.
La prise de participation majoritaire par Porsche dans Volkswagen se solde par une dégradation de la note du constructeur de Wolfsburg, que Fitch Ratings abaisse d’un cran à BBB+ contre A- , avec en plus un maintien sous surveillance avec implication négative. Il est vrai que Porsche se dirige à grands pas désormais vers les 75 % de VW, avec à la clé un contrat de domination et donc un alignement des notes des deux entités.
Selon les proches du dossier, la division private equity de Lehman Brothers, Lehman Brothers Merchant Banking, va devenir une entreprise indépendante avec un portefeuille de 4,5 milliards de dollars répartis sur une douzaine de sociétés, rapporte The Wall Street Journal. Lehman conservera une part importante de la nouvelle filiale, dans laquelle le milliardaire sud-africain Johann Rupert (président de Richemont) va investir 250 millions de dollars par l’intermédiaire de son véhicule d’investissement coté à Luxembourg Reinet Investments SCA.
Le groupe Ramius Fund of Funds a nommé Stuart Davies managing director et chief investment officer au 20 janvier 2009, selon Hedge Week. Il sera également membre du investment management committee du groupe. Il remplace Thomas W Strauss, qui restera CEO du groupe Ramius Fund of Funds et également membre du comité. Stuart Davies occupait auparavant des fonctions similaires chez Ivy Asset Management, à New York.
Selon l"Agefi, Lehman Brothers Holdings aurait conclu un accord de principe concernant la vente de son activité de banque d’affaires à Charles Ayres et Daniel James, les gérants des fonds de Private Equity.Citant le Wall Street Journal, l"Agefi précise que Johann Rupert qui possède la Compagnie Financiere Richemont, pourrait également injecter 250 millions de dollars à travers son véhicule d’investissement Reinet Investments SCA dans cette opération.
Le parquet fédéral américain a annoncé que les enquêteurs qui ont perquisitionné le bureau de Bernard Madoff après son arrestation le 11 décembre ont trouvé environ 100 chèques signés représentant un total de plus de 173 millions de dollars, indique le Wall Street Journal. Cette révélation s"inscrit dans le cadre de la motion visant à révoquer la liberté provisoire de l"escroc présumé. Ces chèques étaient prêts à être envoyés.
Sans communiquer le montant de la transaction, l’allemand Union Investment Real Estate (UIRE) a annoncé avoir acheté à S+B Gruppe l’immeuble de bureaux #vert# Solaris de Vienne (environ 9.000 mètres carrés). Cet actif, livré en septembre 2008, est affecté au portefeuille du fonds immobilier offert au public UniImmo: Deutschland. Les surfaces sont déjà louées à 90 % et le vendeur a fourni une garantie de loyer sur trois ans pour le reliquat.UIRE a annoncé récemment (lire notre dépêche du 6 janvier) l’acquisition d’un autre actif pour l’UniImmo: Deutschland, mais à Madrid.
Un e-mail interne adressé au personnel par John Thain, ancien CEO de Merrill Lynch, et obtenu par Dow Jones, confirme que Dan Sontag, head of Americas Wealth Management, a été nommé comme prévu head du global wealth management group en remplacement de Robert McCann, démissionnaire. Il devient ainsi le patron d’une division courtage employant 16.850 salariés.
Veritas Investment a annoncé jeudi que son fonds d’ETF, l’ETF-Dachfonds lancé en avril 2007 (lire notre article du 20 mars 2007), a dépassé depuis le début de l’année le cap des 100 millions d’euros d’actifs, grâce à des souscriptions nettes de 45 millions d’euros pour le seul mois de décembre. Ce produit, qui a été lancé du temps où Veritas appartenait à Boursorama (groupe Société Générale) et qui reste géré par Markus Kaiser, affiche depuis son lancement une performance de 5,4 % ; pour 2008, elle a été de 0,7 %.
Axel Schroeder, président du directoire de MPC Capital, a annoncé que le gestionnaire de fortune et de fonds fermés va licencier 55 personnes sur 300 pour se placer dans une configuration lui permettant d'être bénéficiaire même si les souscriptions nettes se limitaient à 300 millions d’euros. Actuellement, l’entreprise est formatée pour plus d’un milliard d’euros de rentrées nettes. MPC Capital avait révisé il y a moins de deux mois sa prévision de collecte pour 2008 à 600 millions d’euros au lieu de 1,1 milliard. (lire notre article du 19 novembre).Le plan d'économies comportera d’autres mesures qui seront annoncées à la mi-février. L’objectif consiste à économiser 10 millions d’euros cette année.
Nasdaq OMX Group Inc. lance une gamme de produits de négoce et d"investissement concernant les entreprises soutenues par le gouvernement pendant la crise financière mondiale, rapporte The Wall Street Journal. Le premier d"entre eux est le Government Relief Index (GRI), qui suivra les valeurs de 24 entreprises ayant chacune reçu plus de 1 milliard de dollars de soutien par le biais du Trouble Asset Relief Program (TARP) ou d"autres mécanismes d"aide. Il s"agit de mesurer la performance de ces entreprises et l"efficacité du plan de sauvetage.
Le Dubai Multi Commodities Centre Authority et Shariah Capital ont lancé le Dubai Shariah Hedge Fund Index, qu"ils qualifient de premier indice mondialement reconnu regroupant exclusivement des hedge funds conformes à la charia, rapporte Hedge Week. Ce produit réplique la performance du fonds de fonds équipondérés DSAM Kauthar Commodity Fund et sera calculé et publié par Thomson Reuters.
Pour quelques fonds spécialisés, le malheur a du bon. En 2008, les fonds misant sur la volatilité des marchés financiers ont réalisé les meilleures performances.C"est notamment le cas de Centrale Long Vol, un FCP de CCR accessible aux particuliers, qui a fourni un gain de 24,6 %.Responsable du pôle volatilité de CCR, le gérant Hatem Dohni estime qu"un fonds de volatilité est la «seule assurance de portefeuille qui finit par bien réagir quand les actions baissent». Centrale Long Vol a pour objectif d"offrir une exposition positive («long only») à la volatilité des marchés financiers, essentiellement celle des marchés d"actions européennes. Avec son équipe, le gérant construit son portefeuille en achetant notamment des options sur les indices actions."Dans ce cas, nous isolons seulement la composante volatilité des options, en neutralisant tous les autres risques», explique-t-il. Par ailleurs, la plage de sensibilité permise au fonds est assez élevée, puisqu"elle s"étale entre 1 et 7. Conjugué avec l"habileté des gérants à prendre des paris sur l"orientation de la volatilité, ce facteur explique la bonne performance.Cela étant, le pari a fonctionné car 2008 a été une année record pour la volatilité : la volatilité historique sur un an de l"Eurostoxx 50 s"est élevé à 40 %, contre 16 % en 2007."Mais cette année, la volatilité des actions va baisser d"un cran», juge Hatem Dohni, qui l"envisage dans une fourchette de 20 % à 30 %.La raison essentielle réside dans la baisse des taux d"intérêt et la réduction de l"effet de levier qui concerne désormais les banques comme les entreprises. «Ce cycle de deleveraging peut durer longtemps, de six mois à deux ans», pronostique le gérant de CCR.Toutefois, pour l"investisseur, le choix du moment pour acheter ou vendre ses parts dans le fonds est très important. «Attendez un peu que la volatilité baisse pour entrer dans le fonds», recommande d"ailleurs Hatem Dohni.Ce type de fonds doit en effet être choisi moins pour l"espoir de gain que pour couvrir le risque d"une poche d"actions. On peut envisager un investissement correspondant à un cinquième de celle-ci dans une allocation d"actifs. Comme outil d"assurance de portefeuille, ce type de fonds est en effet peu coûteux. Et c"est ainsi que l"utilisent les clients investisseurs institutionnels, ce qui peut inspirer aussi les particuliers et leurs conseillers.
Rab Capital, New Star Asset Management, Man Group, Marwyn Value Investors, Fortress, Citadel et Boussard & Gavaudan pourraient être les prochaines cibles des hedge funds activists après les chutes de cours de ces dernières semaines, estime Il Sole ? 24 Ore du 9 janvier. Les sociétés de gestion cotées sont des cibles idéales car la différence entre la capitalisation et les encours peut être facilement calculée, ajoute le quotidien italien.
Pour Vincent Chaigneau, responsable de la stratégie taux et change chez SG CIB à Londres, un krach sur la dette souveraine est peu probable. Toutefois, les semaines qui viennent auront valeur de test.Newsmanagers : Y a-t-il un risque de voir les investisseurs bouder la dette souveraine comme cela a récemment été le cas en pour le bund allemand ?Vincent Chaigneau: L"accueil réservé aux bunds allemand a été décevant, il est vrai, mais c"est aussi dû à un problème de valeur relative. De façon générale, on observe néanmoins une explosion des émissions gouvernementales, notamment aux Etats-Unis, ou 2.200 USD milliards, soit l"équivalent de 15 % du PIB, seront lancés.En Europe, le montant devrait se situer autour de 750 milliards d"euros. Cela fait beaucoup de papier à absorber.NM : Précisément, le marché peut-il tout absorber ?VC : Le marché devrait tout absorber mais le tout est de savoir à quel prix. Le seul problème qui pourrait se poser est que les investisseurs se mettent à douter de la solidité des Etats.Certains signes donnent ce sentiment si on se réfère à certains CDS de la dette sur Etat, comme pour l"Irlande et la Grèce. Pour la Grèce, on est passé de 50 à 215 PB avec une crête de 250 atteinte en décembre 2009. Pour l"Irlande, on est passé de 30 PB à 175 après avoir culminé à 235.NM : Peut-on voir le rating des grands Etats revu à la baisse ?VC : Je ne pense pas que le rating des grands Etats baisse. Des pays comme les USA, la France, ou l"Allemagne conserveront leur rating AAA.Les agences de rating déplorent la forte hausse des engagements des Etats (par exemple aux Etats-Unis, via la mise sous tutelle de Freddie Mac et Fannie Mae) mais pour l"heure ne menacent pas de changer les notations.Le niveau de la dette/PIB aux Etats-Unis est, par exemple, aujourd"hui de l"ordre de 60 %, soit un niveau bien moindre que celui atteint par le Japon, après la forte dégradation des années quatre-vingt et quatre-vingt dix.La dette japonaise n"a été abaissée qu"en 2002, alors que sa dette publique atteignait quelque 150 % du PIB.NM : Y a- t-il des tests qui vont donner l"état du marché obligataire dans les jours qui viennent ?VC : Janvier est un mois de plein rush. La semaine prochaine, il y aura notamment beaucoup d"émissions de dettes gouvernementales ou garanties par les Etats qui seront intéressantes à suivre.Les émissions de schatz allemand et de BTP 5 ans le 14 janvier marqueront aussi une étape assez décisive.NM : Beaucoup estiment que le faible rendement des emprunts d"Etat pourrait redonner du lustre aux corporates. Est-ce votre avis ?VC : Beaucoup de monde parle actuellement de bulle obligataire, mais ce n"est pas notre avis.Les rendements sont, certes, assez faibles mais les investisseurs qui font ce type de scenarii oublient certaines données comme, par exemple, le risque de déflation ou encore le fait que le Trésor va se porter acquéreur de beaucoup de MBS, voire de Treasuries.Il y a actuellement beaucoup de cash qui cherche à s"investir ; la recherche de rendements peut bénéficier aux actifs risqués en tout début d"année alors que les portefeuilles sont déployés, mais sur une perspectives 6 mois la situation conjoncturelle déplorable, susceptible d"entretenir l"instabilité financière, n"incite pas à la prise de risque.NM : Quel est votre pronostic sur le dollar/euro ?VC : Notre pronostic initial était de 1,15 pour la fin du premier trimestre, et nous allons le ramener à 1,20-25. Mais, à moyen terme, je suis pessimiste sur l"évolution du dollar.Pour que les investisseurs étrangers se portent acquéreurs des émissions massives de Treasuries, il faudra soit des rendements obligataires plus élevés (improbable) soit un dollar plus faible. Le billet vert pourrait lourdement rechuter sur les 6-9 derniers mois de l"année.
Dans son édition du 9 janvier, Il Sole ? 24 Ore revient sur les 140 milliards d"euros de décollecte enregistrée par les OPCVM commercialisés en Italie en 2008. Le quotidien précise que le leader du secteur, Intesa Sanpaolo, a accusé sur 12 mois des rachats nets de 33 milliards d"euros, tandis que Pioneer Investments (UniCredit) voyait s"envoler 32,8 milliards. Les autres sociétés dans le rouge sont Banco Popolare (-9,2 milliards), Crédit Agricole A.M. (-8), Arca (-5,8), Mps (-5,5) et Ubi (-5,1). Les sociétés ayant enregistré une collecte positive sont rares : Mediolanum (891 millions), Generali ( 242), State Street Global investors (280), Banca Finnat Euroamerica (273), ainsi que Agora, Pfm e Rothschild.
En 2008, les OPCVM commercialisés en Italie ont accusé des rachats nets de 140 milliards d"euros, selon les statistiques d"Assogestioni (association italienne des professionnels de la gestion). En 2007, ils avaient déjà perdu 50 milliards d"euros, dans un contexte de défiance des investisseurs pour ces produits. La crise des marchés n"aura fait qu"aggraver la situation. Les encours sont ainsi redescendus à 409 milliards d"euros fin décembre.La catégorie ayant le plus souffert sur 2008 est celle des OPCVM obligataires, qui ont vu s"envoler 66 milliards d"euros, pour revenir à 160 milliards. Les OPCVM actions ne sont pas en reste, avec 29 milliards d"euros de remboursements nets, à 70 milliards. Le hedge funds ont quant à eux accusé des sorties nettes de 8 milliards d"euros sur 12 mois et vu leurs encours se tasser à 21,5 milliards. Sur le seul mois de décembre, cette catégorie a perdu un peu plus de 2 milliards après un montant similaire en novembre. En décembre, les sorties nettes ont représenté un peu moins de 9 milliards d"euros (soit presque le même niveau que novembre) et ont principalement concerné, outre les hedge, les OPCVM obligataires (2,8 milliards) et monétaires (2,1 milliards).
Cyril Beuzit est responsable de la stratégie sur les taux d"intérêt chez BNP Paribas. Dans un entretien aux Echos, il observe ces derniers jours un repli de l’aversion au risque sur les marchés. #Si la crise se résorbe et que le marché croit, comme nous, à l’efficacité des mesures des autorités pour relancer le crédit et l'économie, l’obligataire pourrait bien corriger fortement#, souligne-t-il. #Il faut à cet égard surveiller le comportement des actions du secteur bancaire pour voir si le sentiment du marché évolue. Nous pensons que les taux longs vont remonter. Le rendement de l’emprunt d’Etat américain à 10 ans pourrait se tendre à 4 % en fin d’année#, anticipe Cyril Beuzit.
Le compartiment Opportunity de la Sicav luxembourgeoise LFP (La Française des Placements) a été lancé avec un timing défavorable, en juillet 2007. De fait, même si la maison française et le gestionnaire de ce fonds crédit high yield d"émetteurs européens (le londonien Delff Management, dans lequel LFP détient 30 %) croient évidemment en ce produit, la commercialisation active n’a vraiment débuté qu’avec la présentation du fonds à Paris le 6 janvier, comme l’explique Denis P. Loubignac (CEO & Investment Manager).Actuellement, le LFP Opportunity ne représente encore que quelque 20 millions d’euros d’encours, mais, compte tenu de la puissance de distribution de La Française des Placements, ce montant devrait croître assez rapidement, d"autant que les perspectives du crédit high yield sont devenues intéressantes pour les investisseurs. En effet, les spreads sont en train de plafonner et les rachats de dette devraient avoir tendance à s’accélérer dès le premier trimestre de cette année. Denis Loubignac constate que 15 % des émissions de son univers de high yield européen se traitent en-dessous de 40 % (qui est le taux historique de recouvrement), de sorte qu’en l’absence de défauts, le risque s’avère très confortablement rémunéré. «Le scénario est forcément gagnant, à condition d'être très sélectif», martèle le gérant. Car, d’après lui, le taux de défaut pourrait se situer pour 2009 aux alentours de 12-14 % (ce qui est quand même très supérieur aux attentes des agences de notations). En termes concrets, l’objectif de la recherche exclusive («propriétaire») de Delff/LFP consiste à sélectionner les meilleures opérations sur un univers de 100 à 120 émetteurs européens, pour constituer un portefeuille de 30-35 lignes, dont les dix plus importantes représentent environ 35-40 % de l’encours. Vu la sélectivité de l’approche, il faut en effet ménager de la place à des dossiers dont la qualité peut apparaître un peu inférieure à celles des lignes de forte conviction. Manipuler avec précaution Cela posé, Denis Loubignac ne se départit pas d’une «gestion prudente», et il favorise les émetteurs qui dégageront des flux de trésorerie positifs sur les deux années qui viennent, qui se trouvent en situation de quasi-monopole et dont les recettes, avec une forte visibilité, permettent si possible d’envisager un remboursement anticipé de la dette senior, la préférée du LFP Opportunity. Ce peut être ainsi le cas d’un opérateur comme Wind, mais le gérant aime bien, aussi, des maisons avec du répondant comme Barry Callebaut, Lottomatica, Jefferson Smurfit ou Owens Illinois. Le tout est davantage d'éviter les défauts, ce qui a été le cas jusqu'à présent, que de trouver les meilleurs paris. De plus, l’objectif n’est pas de reproduire un indice de référence mais de générer si possible une surperformance en combinant l’approche macro-économique et sectorielle avec une sélection rigoureuse des valeurs. Témoins de cette circonspection, la plupart des émissions figurant dans le portefeuille ont été lancées par des entreprises qui n’ont pas de tombées de dettes (de besoins de financement) avant 2013-2014 et dont le taux de recouvrement estimé se situe pour Delff au-dessus de 60 %. De plus, comme il s’agit d’un marché très peu liquide et fortement volatil, Denis Loubignac opte pour une approche particulièrement souple : il est par exemple monté à 40 % de cash en octobre, pour revenir à 15 % en novembre. Actuellement, le fonds est investi à 85 %. Dans cette classe d’actifs désormais «très correctement valorisée», le LFP Opportunity devrait profiter «du fait que nous nous trouvons en bas de cycle. Le produit devrait monter, quasi-mécaniquement, ce qui sera un argument commercial de plus». Néanmoins, le gérant a posé des garde-fous. Il estime que, sur un marché où la position maximale ne devrait pas excéder les 5 millions d’euros vu la liquidité ambiante, ce genre de fonds se heurte forcément à une contrainte de capacité et ne devrait pas dépasser les 200-250 millions d’euros. De manière plus immédiate, Denis Loubignac limite aussi les risques en ne prenant dans le portefeuille aucune émission notée CCC ou moins, tandis que le poids maximal par ligne est «cappé» à 5 % (la moyenne est en réalité de l’ordre de 2,5 %). Les ingrédients sont réunis, si Delff continue d’avoir la main heureuse et d'éviter les défauts, pour que 2009 offre un rendement de l’ordre de 18 %. Mais ce genre de performance ne peut pas être reproduit chaque année, avertit encore Denis Loubignac : les rendements évoluent évidemment en fonction de l’environnement de marché et ne sauraient demeurer aussi élevés que celui anticipé, dans la meilleure hypothèse, pour l’exercice qui vient de commencer.
Martin Gafner, délégué du conseil d"administration et président de la direction d"Investas AG, deviendra au 15 mars CEO de Valiant Banque Privée. Il remplace Marco Durrer lequel quitte Valiant «d’un commun accord» ainsi d’ailleurs que Thomas Lötscher, membre de la direction. Dans le cadre de cette réorganisation, la société indépendante de conseil et de gestion de fortune Investas (350 clients, 400 millions de francs suisses d’encours) devient filiale à 100 % de Valiant Banque Privée, tout en conservant son enseigne.
Selon Le Temps, la banque privée Vontobel reste numéro un des produits d'émission en 2008 (hors warrants) avec une part de marché de 22,2%, devant Goldman Sachs (15,2%), UBS (14,5%), ABN Amro (9,9%), selon les données de Technolab. Au total des produits structurés et des warrants, le classement est identique en décembre. Vontobel finit l’année avec une part de marché de 28,2%, devant la ZKB (23%) et Deutsche Bank (16%), selon les chiffres de Scoach.
Tudof BVI, le hedge fund vedette de Tudor Investment, qui avait suspendu les rachats fin novembre, va rembourser une partie de leur argent aux investisseurs qui le souhaitent fin janvier, soit deux mois avant la date prévue, annonce une lettre envoyée aux clients rapportée par le Financial Times. Cela représente un montant de 1,4 milliard de dollars, sur des encours de 10 milliards.
Selon Le Temps, la banque privée Syz & Co avait acheté pour ses clients des parts de la SICAV de droit irlandais Thema International Fund, l’un des véhicules liés à l’escroc new-yorkais Bernard Madoff. #Syz & Co avait investi dans ce fonds plusieurs dizaines de millions de francs pour les clients de son unité de gestion centralisée#, précise le quotidien. La banque privée aurait prévenu ses clients, qu"elle compte rembourser, précise Le Temps.
Bernard Madoff avait ordonné à sa société britannique de transférer environ 150 millions de dollars à son entreprise américaine quelques semaines seulement avant de confesser sa fraude, ont indiqué deux anciens employés de Madoff Securities International cités par le Financial Times. L"escroc avait alors expliqué qu"il était nerveux au sujet de la livre sterling.
Selon La Tribune, RBS pourrait vendre sa participation de 4,3% dans Bank of China acquise en 2005 pour 900 millions de livres afin de racheter dès que possible les 5 milliards de livres (5,5 milliards d’euros) d’actions préférentielles que l'État possède.La semaine dernière UBS a, pour sa part, vendu sa participation de 1,3 % dans Bank of China, rappelle notamment La Tribune.
Selon FinancialNews Online du 8 janvier, Henderson Global Investors a fermé le fonds activiste qu"il avait lancé il y a deux ans, après le départ de son gérant, John Havranek, chez Hermes.
Le Serious Fraud Office britannique a annoncé jeudi avoir ouvert une grande enquête sur la fraude de Bernard Madoff après avoir reçu un rapport préliminaire de Grant Thornton, rapporte le Financial Times. Le SFO s"intéresse plus particulièrement aux activités de la société britannique de Bernard Madoff.
La Caisse commune des pensions du personnel des Nations-Unies ou United Nations Joint Staff Pension Fund (UNJSPF) a lancé un appel d’offres pour le recrutement d’un consultant en matière de fonds de hedge funds et d’investissements en private equity : elle recherche également, selon IPE, des gérants expérimentés dans le domaine des investissements alternatifs et de l’obligataire. D’autre part, la Caisse se propose d'élargir son portefeuille immobilier à l’infrastructure, aux terres agricoles et aux forêts.Enfin, la Caisse (dont l’encours représente environ 30 milliards de dollars) recherche un master record keeper unique qui remplacerait le global custodian actuel et qui prendrait en charge de manière centralisée le reporting et l’administration tout en coopérant avec plusieurs conservateurs régionaux recrutés à la faveur d’appels d’offres séparés.