Le président-fondateur d’Inditex, Amancio Ortega a retiré l’an dernier près de la moitié de l’encours de ses trois Sicav, Keblar Inversiones, Alazán Inversiones 2001 et Gramela de Inversiones, rapporte Expansión. L’encours a été ramené à 575 millions d’euros contre 1,13 milliard en l’espace de moins d’un an, le milliardaire préférant investir principalement en Letras du Trésor espagnol et en immobilier direct aux Etats-Unis.
Pour janvier, les deux indices de hedge funds de Greenwich Alternative Investments ont affiché des résultats positifs : le Greenwich Global Hedge Fund Index («GGHFI») a marqué une progression de 0,42 %, après une hausse de 0,7 % pour décembre et le Greenwich Composite Investable Index («GI2») a affiché une avance de 0,1 % contre 0,3 % le mois précédent. Sur un an, ils affichent des pertes respectives de 13,2 % et de 15,9 %.Sur un an, seules quatre stratégies enregistrent des gains au sein du GGHFI : l’arbitrage de fusion (1,1 %), l’arbitrage statistique (2 %), la vente à découvert (27,8 %) et les fuitures (17,2 %). Dans le G2I, seul le groupe de trading directionnel affiche une performance (10,8 %). Le plus mauvais résultat dans le GGHFI a été accusé par l’arbitrage de convertibles (- 32,3 %) et dans le G2I par le groupe des stratégies de spécialités avec une perte de 34,1 %.
Barclays Capital a annoncé le lancement de l’indice Barcap AUB Inspire, le premier de la nouvelle gamme Inspire dont l’objectif est de fournir aux investisseurs «grossistes» une exposition liquide à l’inflation sur des marchés où l’inflation est illiquide, comme ce peut être le cas pour l’Australie. L’ AUD Inspire vise à fournir une protection synthétique contre l’inflation australienne en utilisant une combinaison d’indices de swaps sur l’inflation liquides des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de la zone euro, le tout avec une pondération optimisée. Selon Barcap, cet indice est efficient en termes de coût et de volume négociable.
Swiss Life a refusé de commenter les rumeurs selon lesquelles il envisagerait de se retirer cette année de MLP dont il a acquis 24 % auprès de Carsten Maschmeyer en août 2008 pour 470 millions d’euros, indique le Financial Times Deutschland. MLP rejette en effet l’idée d’une fusion avec son concurrent AWD, le prestataire de services financiers qui appartenait à Carsten Maschmeyer. La porte-parole de Credit Suisse a néanmoins indiqué qu’une décision dans un sens ou dans l’autre sera prise avant la fin de cette année.
Delta Lloyd Investment Managers GmbH a annoncé son intention de liquider au 30 juin cinq de ses fonds dont elle estime l’encours trop faible. Il s’agit du DLI-Euro Cash (10,4 millions d’euros), du DLI-Euro Renten (43,28 millions), du DLI-Euro Portfolio (25,49 millions), du DLI-Euro Aktien (6,59 millions) et du DLI-Delta Typ 0 (5,44 millions). Les porteurs auront la possibilité également jusqu’au 30 juin de transférer en une seule fois sans frais leur investissement sur d’autres fonds de la gamme Delta Lloyd IM.
Selon La Tribune, c’est François Pérol, secrétaire adjoint de l'Élysée et ancien de Rothschild et Compagnie, devrait prendre la direction du nouvel ensemble mêlant les Banques populaires et les Caisses d’Epargne. L'état, précise le quotidien devrait prendre de 15 à 20% du capital de ce qui deviendra la seconde banque française, forte de fort de 95.000 salariés, 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 40 milliards de fonds propres et de 35 millions de clients. " (?) les deux groupes mutualistes, qui s’apprêtent à publier jeudi des pertes historiques au titre de 2008, en partie plombées par Natixis, qui pourrait perdre plus de 2,5 milliards d’euros», rappelle le quotidien financier.
Selon La Tribune, Natixis constituera le principal actif placé au centre de la fusion de la Caisse Nationale des Caisses d'Épargne et de la Banque Fédérale des Banques Populaires qui en détiendront 72%. La valeur d’apport de l’enseigne a été fixée à 18 milliards d’euros. Dans un premier temps, «la banque sera chargée de gérer sa structure de cantonnement doté de 40 milliards d’euros d’actifs» puis, dans un deuxième temps, «elle pourrait entamer son recentrage sur les activités nécessaires aux réseaux des Caisses d'Épargne et des Banques Populaires», la cession d’actifs comme Natixis Assurances ou Caceis n'étant pas impossible, subodore la Tribune.
Selon La Tribune, John Locke Investments n’a cessé de voir ses encours progresser, passant de 240 millions de dollars fin 2007 à plus de 700 millions début février. Cette croissance, la société, qui propose des FCIMT (fonds commun d’intervention sur les marchés à terme) fondés sur des modèles quantitatifs, le doit essentiellement au succès de sa stratégie CTA (commodity trading advisor), l’une des rares a avoir donné des résultats positifs en 2008, précise notamment le quotidien financier.
Interviewée lundi sur Europe 1, le ministre de l’Economie Christine Lagarde, a indiqué que l'état injectera #entre 2,5 et 5 milliards d’euros# dans le nouvel ensemble issu de la fusion entre Caisse d’Epargne et Banque Populaire. Cet apport de capital se fera sous la forme de prêts subordonnés.
Numéro quatre du marché de assurance-vie en France, BNP Paribas Assurance tiré son épingle du jeu en 2008, avec un repli de 7 % de son activité, là où les bancassureurs accusent en moyenne une baisse de 13 %, rapporte Les Echos. «Le groupe, qui réalise 63 % de son activité en France, affiche au global un chiffre d’affaires de 16,1 milliards d’euros (78 % en épargne, 22 % en prévoyance), en repli de 10 %», ajoute le quotidien, qui souligne que BNP Paribas Assurance a augmenté sa part de marché au sein des bancassureurs, passée à 14,2 % (+ 0,8 point).
Putnam Investments a annoncé le recrutement de David Glancy comme managing director et portfolio manager ; l’intéressé, fondateur d’Andover Capital, était aussi gérant de portefeuille chez son ancien employeur après avoir été le seul gérant de portefeuille chez Fidelity a gérer des fonds d’actions et des fonds d’obligations. Chez Putnam (101 milliards de dollars d’encours fin 2008 contre 178 milliards un an plus tôt), il couvrira les actions, le haut rendement et les obligations bancaires.Parallèlement, Putnam annonce avoir recruté quatre analystes chevronnés. Il s’agit de Shobha Frey (ex K Capital partners) pour l’assurance, Lucas Klein (ex RiverSource Investments) pour les biens de consommation courante, de George Gianarikas (ex Wellington Management), pour les technologiques et les télécoms, et enfin de Vinay Shah (ex Morgan Stanley et Fidelity) pour les secteurs des biens de consommation. Enfin, Putnam souligne que son retour sur le marché des retraites s’est traduit par l’embauche de Edmund F. Murphy III (ex Fidelity) comme managing director et head of defined contribution.
A l’issue d’une réunion préparatoire au G20 qui se tenait dimanche en Allemagne, les dirigeants européens mis d’accord sur la nécessité de superviser l’ensemble des marchés et des produits financiers, en particulier les fonds spéculatifs (hedge funds).
Peter Fanconi, actuellement CEO de Harcourt Investment Consulting AG, spécialisé dans les placements alternatifs, va prendre la direction du private banking de Vontobel à compter du 1er mars 2009. Selon le groupe, Peter Fanconi possède une grande expérience de la distribution, ce qui lui permettra d’accélérer l’internationalisation du private banking et de lui donner de nouvelles impulsions. Il sera remplacé à la tête de Harcourt par Stefan Fritz à compter du 1er mars. Stefan Fritz, qui avait rejoint Harcourt en 2006, était jusqu’ici responsable de la recherche. Fin 2008, Harcourt comptait 80 collaborateurs et gérait un patrimoine de 4 milliards de dollars. A noter par ailleurs que Martin Sieg, arrivé en cours d’année au sein du groupe Vontobel pour assumer la fonction de directeur financier, est devenu également membre du directoire du groupe.
L’Association européenne des fonds de pension (European Federation for Retirement Provision ou EFRP), composée d’associations professionnelles de fonds de pension, d’associations de gestion pour compte de tiers et de fonds de pension, vient d’inviter la Commission européenne à ne pas se précipiter pour mettre en place une réglementation inappropriée, «trop sévère» des hedge funds qui pourrait les inciter à servir leurs clients à partir de juridictions en dehors de l’Union européenne.En réponse à la consultation en cours de la Commission sur la régulation des hedge funds, l’Association suggère de mettre l’accent sur l’actuel système de régulation indirecte et estime que la transparence pourrait être améliorée en développant les pratiques de bonne conduite mises en place par l’industrie. Les propositions de la Commission, tout comme celles en cours d'élaboration au niveau de l’organisation internationale des commissions de valeur (OICV) seront débattues dans le cadre du G20, début avril à Londres.
Dans un entretien aux Echos, le président du Comité des régulateurs européens (CESR), Eddy Wymersch, indique que le rôle du CESR «devrait s’apparenter à celui d’une sorte de «hub and spoke» [modèle de distribution centralisée en forme de roue, NDLR] où les différents régulateurs se rejoindraient pour adopter une vision commune sur la régulation des marchés financiers». Il estime que «sur certains sujets précis, comme les agences de notation financière, la possibilité de centraliser la supervision existe».
Selon The Times, les quelque 10.000 épargnants dont les comptes représentaient 860 millions de livres chez Kaupthing Singer & Friedlander Isle of Man (KSFIOM), vont percevoir au moins 60 % de leur dépôt, suite à la décision d’un tribunal local approuvant le #scheme of arrangement# présenté par la banque, indique The Times. Cet accord doit encore obtenir l’aval des épargnants concernés. L’administrateur judiciaire dispose en théorie d’environ 540 millions de livres pour rembourser les titulaires des comptes, mais on ne sait pour l’instant dans quelle mesure les 400 millions de livres détenus chez Kaupthing Singer & Friedlander, la maison-mère de KSFIOM, pourront effectivement être récupérés. Le gouvernement de l'île de Man, qui va fournir 150 millions de livres, estime que 54 % des déposants vont percevoir la totalité de leur argent dans les trois mois et que 71 % toucheront 100 % de leur dépôt dans les deux ans.
John Hobson, qui était associé de TT International jusqu’au début de 2008, a été nommé CEO du gestionnaire alternatif EEA Group (1 milliard de livres d’encours) et prendra ses nouvelles fonctions le 1er mars. L’intéressé a notamment été gérant du hedge fund TT Midcap Long/Short entre 2004 et son départ ; durant cette période, le fonds a affiché une performance moyenne annuelle de 22 % nette de frais. La mission de John Hobson sera notamment d'élargir la gamme d’EEA en développant et en dirigeant les activités dans le domaine des hedge funds.
Le premier fonds de pension suédois, AP1, a vu la valeur de ses actifs fondre l’an dernier de 47,2 milliards de couronnes, soit 4,3 milliards d’euros à 171,6 milliards de couronnes, soit 15,8 milliards d’euros. Le rendement pour l’année écoulée s’est inscrit, après dépenses d’exploitation, à -21,9%.
Selon Le Temps, une mésentente sur les procédures à suivre ainsi qu"une une mauvaise appréciation du pouvoir de pression des autorités américaines expliquent l"imbroglio juridique dans lequel se trouve la Suisse. Selon le quotidien, Eugen Haltiner, président de l"autorité de contrôle des marchés financiers (Finma) a laissé entendre que le ministre des Finances, Hans-Rudolf Merz a sous-estimé la gravité de la situation.
Dans un entretien à L’Agefi suisse, le consultant indépendant François Néri estime que la crise du subprime est loin d"être terminée, « car beaucoup de titres sont détenus par l"intermédiaire de sociétés offshore. Même en adoptant une approche conciliante, on peut estimer à 1000 milliards de dollars le montant global de titres liés à l"immobilier encore dissimulés à ce jour. Les banques le savent, d"où la difficulté voire l"impossibilité d"un retour à la confiance aussi longtemps que cette situation ne sera pas clarifiée. L"exercice est périlleux: on est saisi de vertige à l"idée que la majeure partie des 100 premières institutions financières mondiales seraient en situation de dépôt de bilan si la transparence était totale ».
Dans un entretien à L"Agefi suisse, Alain Bruno Lévy, avocat au barreau de Genève, s"étonne de l"attitude très active de la Finma (Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers) dans le cadre des problèmes rencontrés par UBS aux Etats-Unis et estime que «l"interprétation de la notion de fraude va probablement évoluer. On sera peut-être plus enclin à admettre l"existence d"une fraude si la volonté de donner l"entraide est plus forte, mais cela devra vraisemblablement passer par une modification du droit suisse». En outre, la distinction entre évasion et fraude fiscale «va difficilement résister. Mais cela aura également des conséquences pour la Suisse. Le système interne devra être changé et les moyens d"investigations des administrations fiscales nationales seront probablement renforcés. Mais si nous sommes les seuls à le faire, les conséquences seront graves pour la place financière suisse, en termes d"emplois et de développement futur. Des capitaux migreront vers des cieux plus cléments».
Selon les proches du dossier, Citigroup Inc est en pourparlers pour obtenir une forte augmentation de la participation de l’Etat dans son capital, rapporte The Wall Street Journal. Ces négociations peuvent encore échouer, mais il est question que le gouvernement prenne jusqu'à 40 % sans que cela coûte un cent supplémentaire au contribuable, mais les autres actionnaires se trouveraient évidemment dilués. Il s’agirait en fait de transformer une grande partie des 45 milliards de dollars d’actions préférentielles détenues par Washington en actions ordinaires. Les dirigeants Citigroup, qui préféreraient limiter la participation de l’Etat américain à 25 %, auraient l’intention de persuader les fonds souverains de Singapour (GIC), d’Abou Dhabi et du Koweit d’accepter également la conversion d’une partie de leurs actions préférentielles en actions ordinaires.
Il faut s’attendre à une détérioration rapide de la qualité de crédit des entreprises américaines en 2009, estime l’agence Standard & Poor’s dans une étude justement intitulée «Le pire est peut-être encore à venir pour la qualité de crédit du corporate US en 2009". En janvier 2009, on a déjà dénombré 1 seul relèvement de notation pour 10 dégradations. Sur l’ensemble de l’année, les défauts pourraient plus que doubler et s’inscrire à des niveaux proches de leurs records. Tout au long de l’année, la qualité de crédit sera notamment déterminée par un environnement économique toujours très négatif qui va déprimer les performances des entreprises et des conditions toujours difficiles sur les marchés de crédit qui ne vont pas aider les entreprises notées en catégorie spéculative. En outre, la qualité de crédit des entreprises se trouve peut-être dans la période récente à ses plus bas niveaux.Il reste que dans les cycles passés, les défauts ont toujours atteint leurs plus hauts niveaux quelques mois après la fin de la récession. Ce qui renforce la conviction de Standard & Poor’s que, même si la récession devait se terminer vers la fin 2009, la détérioration de la qualité de crédit pourrait persister en 2010.
Selon L’Agefi, les secteurs les plus exposées à la récession et aux tensions de liquidité comme l’automobile, l’immobilier et les cycliques (notamment, la construction), sont aussi les plus les actifs sur le marché primaire où cinquante milliards d’euros d’augmentations de capital ont déjà été annoncées.
Depuis le début de 2009, les marchés des actions et des obligations ont divergé. Les investisseurs ont acheté des dizaines de milliards de dollars d’obligations d’entreprises pendant que le Dow Jones tombait à son plus bas depuis octobre 2002, note The Wall Street Journal. Les mutual funds obligataires, y compris ceux spécialistes du haut rendement, ont enregistré depuis le début de l’année une augmentation de leur encours de 15,5 milliards de dollars pendant que les fonds d’actions drainaient 6,04 milliards, selon AMG Data Services. Depuis janvier 2008, les fonds d’actions ont perdu 194,3 milliards de dollars d’encours pendant que les fonds d’obligations d’entreprises enregistraient des souscriptions nettes de 35,95 milliards. Il est sûr que certains investisseurs auront fait de mauvais paris. Le rendement à deux chiffres des junk bonds est certes attrayant, mais le taux de défauts augmente : Moody’s prévoit qu’il va presque quadrupler à un record de 16 % pour 2009. Cependant, les taux de recouvrement sont intéressants. Chez KDP Advisor, on s’attend que les porteurs d’obligations General Motors Corp récupèrent 33 % en cas de faillite, contre 20 % sur le marché actuellement.
Les actionnaires de Yoigo sont en pourparlers avec le capital-investisseur britannique Doughty Hanson en vue de lui céder une participation minoritaire dans le quatrième opérateur de téléphonie mobile espagnol, rapporte Expansión. L’idée est surtout de ramener la participation de TeliaSonera en dessous des 50 % pour que le géant nordique n’ait plus à consolider les pertes, qui se sont élevées à 102,6 millions d’euros pour 2008. Les autres principaux actionnaires de Yoigo sont ACS (17 %), FCC (3,4 %) et Telvent (3 %).
D’après Mercer, les fonds de pension belges ont affiché une perte moyenne de 25,2 % en 2008. L’allocation aux actions a baissé de 8,65 points pendant que celle aux obligations s’accroissait de 10,13 %, indique IPE.Willy Santemans, «principal» de Mercer à Bruxelles, précise que la performance moyenne annuelle des fonds de pension belges a été de 1,1 % sur cinq ans, de 1 % sur 10 ans et de 4 % sur 15 ans.
Les banques espagnoles résistent car elles bénéficient notamment d’un système de «provisionnement dynamique», estime S. Lebayon, chercheur à l’OFCE, dans le cadre de cette contribution à Newsmanagers.L’Espagne est en récession depuis le troisième trimestre 2008. La chute est brutale pour ce pays qui caracolait encore à 3,7% de croissance en 2007. La situation des finances publiques s’est franchement dégradée : après un excédent de 2,2% du PIB en 2007, le gouvernement prévoit un déficit de 3,4% en 2008 et de 5,8% en 2009, en lien avec l’effondrement immobilier, l’explosion du chômage (14,4% fin 2008) et les mesures de relance. En 2008, les mesures ont surtout profité aux ménages (baisse d’impôts...), tandis qu’en 2009 les entreprises et l’investissement seront privilégiés (infrastructures, avances de trésorerie...). Au final, ces plans de relance se monteront à 2,7 points de PIB en 2008 et 2009. Face à la dégradation des comptes publics et aux mauvaises perspectives de croissance, amplifiées par l'éclatement de la bulle immobilière, Standard & Poor’s a abaissé la note de la dette publique de l’Espagne de AAA à AA+ à la mi-janvier 2009, Moodys et Fitch ayant pour l’instant laissé leurs notes inchangées. Comme ses partenaires européens, l’Etat espagnol a adopté plusieurs mesures durant l’automne pour soutenir les banques : garanties pour les nouveaux prêts bancaires (jusqu'à 100 milliards d’euros), hausse de la garantie sur les dépôts (qui passe de 20 000 à 100 000 euros) et création d’un fonds doté initialement de 30 milliards pour le rachat d’actifs aux banques (19 milliards ont pour le moment été dépensés). Malgré la hausse du taux de défaut sur les crédits (faillites de promoteurs ou d’entreprises du BTP, défauts de paiements des ménages), les banques espagnoles ? peu exposées aux crédits subprime- ont bien résisté en 2008 à la crise financière internationale et au ralentissement immobilier domestique. Le système de provisionnement dynamique imposé par la Banque d’Espagne qui les oblige à constituer des provisions dès l’octroi de crédits (ie avant l’apparition d’impayés), permet de limiter le provisionnement en cas de ralentissement conjoncturel. Cependant, si la crise persiste et que les défauts s’amplifient, les résultats des banques en pâtiront nécessairement. S. Lebayon/OFCE
Selon les dernières statistiques de la Banque d’Espagne, l’augmentation des dépôts auprès des banques a porté sur presque 78,1 milliards d’euros. Dans le même temps, les remboursements nets des seuls fonds de valeurs mobilières, d’après les calculs de l’association Inverco des sociétés de gestion, avait porté sur 69,53 milliards d’euros.
Selon les Echos, les avocats des investisseurs français lésés dans l’affaire des fonds luxembourgeois liés à Madoff ont multiplié les procédures la semaine dernière contre la banque suisse UBS. «Mais celle-ci résiste toujours. D’autant que la commission de surveillance du secteur financier lui a retiré la maîtrise de la sicav luxembourgeoise Luxalpha», souligne le quotidien. BNP Paribas a essayé à son tour, selon Bloomberg, «d’obtenir devant le juge à Luxembourg le paiement d’un ordre de rachat de 1,05 million d’euros passé le 10 novembre sur Luxalpha et d’un autre de 1,5 million d’euros concernant le fonds Groupement Financier», ajoute les Echos.