Le gestionnaire d’actifs des caisses d'épargne, DekaBank, a annoncé avoir suspendus deux de ses opérateurs sur valeurs mobilières qui ont pratiqué des transactions irrégulières et provoqué des frais de courtage inutilies de 0,1-0,25 million d’euros, indique la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Die Welt rapporte que selon certains proches du dossier, il y aurait eu enrichissement personnel.Par ailleurs, deux commissions de contrôle, l’une de Deloitte & Touche, l’autre de PwC, enquêtent sur les transactions de la banque. Celle de PWC cherche à vérifier le fondement des soupçons de la Bundesbank concernant d'éventuelles irrégularités portant au total sur un portefeuille de 1,6 milliard d’euros. Pour l’heure sans résultat ; le rapport devrait être prêt d’ici à la conférence de presse annuelle du 25 mars. Par précaution, Deka a déjà révisé à la baisse d’environ 100 millions d’euros son «bénéfice économique» de 2008.
D’après le Steinbeis Center for Financial Services, le volume traité sur le marché allemand des CFD a gonflé de 50 % l’an dernier à près de 500 milliards d’euros tandis que le nombre de transactions opérait un bond en avant de 116 % à 19,4 millions et que celui des investisseurs s’accroissait de 66 % à 36.000, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les trois principaux opérateurs, CMC Markets, RBS et IG Markets, qui représentent environ 85 % du marché, viennent de créer une association professionnelle.
En 2008, les gestionnaires étrangers très spécialisés sur les actions ont été particulièrement éprouvés par la chute des marchés, constate le Handelsblatt. Ainsi, Fidelity a accusé une chute record de 44 % de son encours en Allemagne à pratiquement 7 milliards d’euros. Chez Fidelity plus de 85 % de l’encours sont placés en actions ; les institutionnels ont permis d’améliorer le résultat d’ensemble et les souscriptions nettes ont représenté 60 millions. C’est aussi le cas pour Franklin Templeton et Pioneer. Le premier a accusé une baisse de presque la moitié de ses actifs sous gestion à 8 milliards d’euros, les retraits nets ne représentant que 1,3 milliard. Chez Pioneer, l’encours a chuté de 38 % à 20,17 milliards d’euros, l’effet de marché contribuant pour presque les deux tiers à cette contraction.Au total, l’encours des sociétés de gestion membres du BVI a diminué d’environ 14 %.
En février, les OPCVM commercialisés en Italie ont accusé des rachats nets de 2,9 milliards d"euros, selon les dernières statistiques d"Assogestioni, l"association italienne des professionnels de la gestion. Cela constitue une amélioration par rapport aux 4,9 milliards sortis en janvier.Sur le mois, les fonds monétaires sont repassés en territoire positif, avec une collecte nette de 572 millions d"euros, alors qu"ils avaient accusé des retraits de 262 millions en janvier. Mais c"est la seule catégorie à enregistrer un solde positif. Les OPCVM actions voient sortir 143 millions d"euros et les obligataires 1,7 milliard d"euros. Les hedge funds sont aussi toujours dans le rouge, avec une décollecte de 611 millions d"euros, en net ralentissement toutefois par rapport à janvier. Depuis le début de l"année, la catégorie accuse des rachats de 1,8 milliard, voyant ses encours revenir à 18,4 milliards d"euros. Au total, les encours des OPCVM commercialisés en Italie descendent à 388 milliards d"euros, contre 398 milliards. 50 % de ce montant est géré par quatre groupes : Intesa Sanpaolo, Pioneer, Ubi et Arca. Les deux plus gros groupes sont aussi ceux qui ont accusé le plus de rachats, et notamment Pioneer, qui voit sortir 1,9 milliard d"euros en février. Intesa Sanpaolo est à -770,6 millions. En revanche, parmi les sociétés ayant enregistré des souscriptions nettes figurent Monte dei Paschi di Siena, BNP Paribas, Mediolanum, Generali, Azimut, Crédit Agricole Asset Management, Credito Emiliano, Kairos.
Selon Il Sole ? 24 Ore, Unicredit a décidé de supprimer le bonus des 3.000 salariés de la division Markets & Investment Banking, celle-ci ayant été déficitaire en 2008.
Pour la gérante de Lyxor AM, les marchés actions devraient encore perdre au moins 15% en 2009 car le niveau de valorisation du marché actions est tout juste à sa moyenne historique et il va fléchir.Newsmanagers : En termes de performances, la gestion indicielle a dépassé la gestion active en 2008. Quelles sont vos anticipations pour 2009 ?FLorence Barjou : Les performances de la gestion indicielle ne sont pas surprenantes puisqu’elle donne accès à des indices à un très faible coût et avec une excellente liquidité.La gestion ETF continuera à se développer. Lyxor va d’aileurs lancer prochainement un fonds de fonds d’ETF qui s’appellera #Planet#.Pour 2009, je pense que les performances de la gestion indicielle se maintiendront. Toutefois, en ce qui concerne les ETF, les actions sont maintenant bien représentées. C’est sur le créneau du crédit corporate que se trouvent des opportunités de développement.- Certains observateurs estiment que c’est la stratégie #global macro# qui offre les meilleures potentialités de développement en 2009. Est-ce votre avis ?FB : Les segments type global macro font effectivement partie des stratégies que nous surpondérons. La crise offre des opportunités d"arbitrage entre classes d"actifs et régions que ces gérants peuvent saisir.- Quelles sont vos prévisions de marché pour les 6 mois à venir concernant les marchés actions ?FB : Nous sommes plutôt pessimistes pour les marchés d’actions car je pense qu’il faut d’abord s"intéresser aux fondamentaux et ceux-ci restent très mal orientés, en Europe comme aux Etats-Unis. D’autre part, on dit que les actions sont maintenant bradées. C’est faux. En fait, quand on suit les indices sur un historique de long terme, depuis 1880, on se rend compte que la valorisation du marché actions est tout juste à sa moyenne historique.Or, au vu des volatilités actuelles, le marché n’en restera pas là, et il sur-ajustera à la baisse. En résultante, notre pronostic est que le S&P 500 va perdre de 10 à 15 % en 2009 et que la situation des marchés européens sera pire.- L’AFT a annoncé une émission de dette française supérieure de 10 % à ce qui était initialement prévu. Tous les Etats font marcher la planche à billets. Le marché peut-il absorber toute cette dette ?FB : Je pense que le marché peut effectivement absorber cet afflux de papier, la question étant, à quel prix.Sur le marché des taux, plusieurs choses sont à observer. Parmi les plus récentes, il est clair que le nouveau plan de relance chinois, même si les réserves de change du pays sont importantes, sera également financé avec de la dette publique. La masse d'épargne excédentaire va donc se réduire.Certains en déduisent que les taux longs vont remonter. Ce sera certainement le cas à moyen terme.Pour l"instant, cela reste un pari très risqué. La Fed a notamment fait savoir qu’elle rachèterait, le cas échéant, des treasuries pour freiner ou endiguer toute hausse des taux.A court terme, il ne vaut donc mieux pas s"opposer à la Fed. A moyen terme, en revanche, la réserve fédérale va devoir négocier une difficile sortie de crise. Le risque que les taux augmentent brutalement lorsqu"elle mettra fin à sa politique monétaire quantitative est élevé.
Pour Florence Barjou, gérante chez Lyxor AM, les débouclages des hedge funds ne sont pas responsables de la chute des marchés et ces fonds continueront à délivrer de la performance en 2009, une volatilité modérée compensant la baisse des leviers.- Newsmanagers.com : Les hedge funds sont-ils responsables de la chute des marchés qui s’est produite début 2009 ?Florence Barjou : Non, pas du tout. Les hedge funds ne sont pas des intervenants dominants sur les marchés actions. Le repli des marchés reflète la détérioration des fondamentaux et les ventes d"acteurs à plus long terme.- Certains débouclages de positions trimestrielles sont pourtant redoutés...FB : Il y aura effectivement encore des débouclages de positions dans les prochains mois, notamment avec la levée progressive des #gates#. Mais je pense que l’essentiel a été fait. Au second semestre 2008, l"industrie des hedge funds a connu sa première sortie nette de capital depuis 1994. Après avoir atteint un pic de 1.930 milliards de dollars (données HFR), les actifs sous gestion sont probablement tombés autour de 1.100 milliards. Sur le T1 2009, les flux devaient être plus modestes, de l"ordre de 250 milliards. Certes, des hedge funds et des sociétés de gestion vont encore faire faillite, mais l"environnement est nettement moins défavorable. Lors de la faillite de Lehman, ce qui a aussi fait mal aux hedge funds, c’est que les brokers leur ont, de façon très brutale, demandé de couper leurs positions. On n’en est plus là.- Les hedge funds peuvent-ils délivrer de la performance sans recours à l’effet de levier ?FB : C’est une question que me posent de nombreux investisseurs. Ma réponse est oui. L’environnement de marché est en passe de s’assainir. Le Vix, qui a pu dépasser 80 au pire de la crise, est maintenant revenu autour de 50. Par ailleurs, le marché regorge d’opportunités. Une volatilité encore élevée, mais loin des niveaux de crise, permettra de compenser la baisse des leviers.
Malgré la crise financière, les salariés sont restés nombreux à effectuer un versement abondable dans leurs dispositifs d"épargne salariale (+3,7% pour le PEE, +13,7% pour le Perco). Selon les données publiées par Natixis Interépargne dans la troisième édition de son Baromètre de l'épargne salariale, les montants moyens épargnés dans les PEE sur l’ensemble de l’année 2008 ont progressé de 3% à 986? et de 2% à 1 208? pour l"abondement, Mais dans les grandes entreprises, la progression est plus importante, de respectivement 7% et 19%.Si le montant moyen épargné et l"abondement moyen dans les Perco sont globalement stables, on note un fort développement dans les grandes entreprises où le montant moyen épargné est en hausse de 19% (1 247?) et le montant moyen d"abondement (860?) progresse de 9%. Les épargnants, qui ont augmenté leur épargne, semblent avoir pris conscience de la problématique de financement de leur retraite.On observe toutefois des tendances sont très contrastées entre PEE et Perco dans l’utilisation des plafonds d’abondement. Pour le PEE, les salariés ont été beaucoup plus nombreux en 2008 à utiliser entre 50% et 75% de leur enveloppe d"abondement : leur proportion a plus que doublé pour atteindre près de 13% des épargnants tant dans les petites entreprises que dans les grandes. Le montantmoyen d"abondement de ces épargnants a plus que doublé.La tendance est inversée pour le Perco, puisque près de 8 épargnants sur 10 ont bénéficié de leur enveloppe d"abondement. Ces derniers ont bénéficié de la hausse significative de l"abondement moyen (+38% pour ceux qui ont utilisé moins de 25% de leur enveloppe, mais+71% pour ceux qui ont utilisé de 25 à 50% de leur enveloppe).Les données du baromètre 2008, publiées sur le site Internet de Natixis Interépargne, portent pour le PEE sur les versements abondables (hors participation) réalisés par près de 700 000 salariés de 18 000 entreprises ; pour le Perco, sur les versements abondables (y compris participation) réalisés par près de 63 000 salariés de 5 500 entreprises.
Comme la plupart des marchés européens, Wall Street a terminé la séance du jeudi 5 mars sur un fort repli de 4%, le Nasdaq reculant pour sa part de plus de 3,5%.
Selon La Tribune, il ne reste que 5 sociétés américaines bénéficiant toujours de la meilleure notation financière (AAA) mais General Electric pourrait perdre son statut, notamment du fait d’inquiétudes sur la situation de sa filiale de services financiers, GECC. Les quatre autres entreprises américaines (hors institutions financières) disposant d’un « triple A » sont : Automatic Data Processing, Exxon Mobil, Johnson & Johnson et Microsoft, précise le quotidien économique et financier.
Cinco Días rapporte que Moody’s envisage de faire passer de stable à négative la perspective adjointe à la note de JP Morgan , tout en reconnaissant que l'établissement dirigé par Jamie Damon va perdre moins d’argent que d’autres, mais va être plombé par Washington Mutual. L’agence prévoit aussi d’abaisser les notes de Wells Fargo et de Bank of America. Pour cette dernière, que S&P a dégradée la semaine dernière, Moody’s apprécie la solidité du capital mais craint des provisions plus importantes que prévu pour couvrir les pertes sur le portefeuille de crédit et l’exposition aux marchés internationaux. En attendant, Citigroup cote moins d’un dollar et se classe 184ème capitalisation boursière mondiale, derrière une société de Malaisie.
Après 4,8 % en janvier, le taux de défaut sur douze mois à fin février constaté par Moody’s Investors Service s’est accru à 5,2 %. Le modèle de prévision de l’agence indique aussi que le taux de défaut atteindra 14,8 % pour la fin de l’année et baissera ensuite à 13,8 pour février 2010. Le mois dernier, l’estimation pour la fin de l’année portait sur 16 %. Elle a été revue à la baisse en raison de la modeste baisse récente des spreads sur les obligations à haut rendement. Le modèle laisse à présent présager que le pic des défauts en 2009 interviendra au quatrième trimestre avec 15,3 %, au lieu des 16,4 % de l’estimation précédente.Moody’s rapporte enfin avoir constaté en février des défaut sur 17 entreprises qu’elle note, dont 13 aux Etats-Unis, deux au Brésil et une chacun au Danemark et en Ukraine.
Selon L"Agefi suisse, les très controversés paradis fiscaux restent malgré tout convoités par le milieu bancaire. Selon City of London Corporation, les places de Zurich et Genève figurent aux cinquième et sixième rangs du classement des places financières. Dans les vint-cinq premières places du classement se trouvent dix villes et lieux considérés comme des centres financiers offshore par le Fonds Monétaire International (FMI). L"ile de Man (18e), Luxembourg (14e), Guernsey (12e) ou encore Dublin (10e) ont d"ailleurs tous progressé, depuis septembre 2008, date de la dernière enquête.
Selon l’Agefi, la décision de RBS de ne plus financer de LBO alors qu’elle était, depuis 2001, le premier prêteur sur le marché européen du prêt à effet de levier, aura certainement des effets à long terme. D’autant que la défection de la banque écossaise fait partie d’un mouvement beaucoup plus large qui a ramené le nombre de banques capables de structurer un LBO significatif en Europe à une dizaine, les pratiques d’underwriting et de syndication ayant, par ailleurs, disparues.
Près d’un tiers des hedge funds (28 %) ont disparu de la base de données HFR entre le 1er janvier et novembre 2008, affirme une nouvelle étude d’Olympia. #Il s’agit d’une hausse très importante par rapport aux estimations consensuelles de 10 % effectuées sur les 15 dernières années, indique Corentin Christory, auteur de l'étude.Cela ne signifie pas pour autant que la totalité de ces 28 % de fonds ont fermé. En effet, #une cessation de report d’information pour un fonds n’implique pas systématiquement qu’il ait été mis en liquidation. Certains gérants peuvent par exemple cesser de communiquer lorsque leurs performances se détériorent et attendre de retrouver un niveau de performance acceptable avant de reporter à nouveau. D’autres gérants peuvent cesser de reporter de manière définitive s’ils considèrent ne plus avoir besoin de communiquer sur leurs performances#, explique Olympia.Historiquement, le taux de liquidation est entre 40 % et 50 % inférieur au taux d’attrition. #Il est toutefois probable que dans l’environnement actuel, ce ratio soit inférieur et que la majorité des sorties récentes s’expliquent par des liquidations#, souligne Corentin Christory.Olympia précise que le nombre de fonds sortants a connu une forte progression à partir de septembre 2008 : de 66 fonds en moyenne par mois à 138 fonds par mois en moyenne depuis septembre.Les fonds les plus touchés sont ceux ayant les actifs sous gestion les plus faibles. En effet, le taux d’attrition chute à 22 % et 10 % pour les fonds dont les encours sont respectivement supérieurs à 50 millions et 200 millions de dollars. Les disparitions de fonds varient aussi en fonction des stratégies d’investissement. Ainsi, la catégorie qui a été la plus massacrée est celle de la relative value avec 37 % de fonds sortants. Viennent ensuite le crédit (33 %), le long short equity (26 %) et le global macro / CTAs (20 %).
Jeudi, le dépositaire central international de titres Clearstream (groupe Deutsche Börse) a indiqué avoir étendu le statut de devise intra-journalière au dollar de Hong-Kong (HKD) depuis le 2 mars. Elle avait déjà conféré ce statut au dollar de Singapour en décembre 2008. Cette mesure sera étendue le 23 mars 1009 au yen (JPY) et au dollar australien (AUD). Clearstream vise de la sorte à rendre disponible la totalité de ses services de dépositaire international au cours d"un même jour ouvrable dans la région Asie-Pacifique. Ce dispositif sera complété par la mise en place sous un an d"un service de dénouement le même jour (SDS) pour les marchés de titres d"Asie-Pacifique.
Après l’Europe et les Etats-Unis, c’est au tour de Tokyo, effrayé par les risques de faillite de GM, de finir la semaine boursière en fort repli, avec un Nikkei en chute de - 3,50% à 7.173,10 points en clôture, ce 6 mars.
La crise n’empêche pas l'émergence de nouvelles sociétés de gestion en France. Ainsi, Turgot Asset Management a obtenu son agrément en octobre dernier, en pleine débâcle boursière. «Le moment pourrait paraître mal choisi, mais nous pensons au contraire que c’est le meilleur environnement pour se lancer dans la gestion actions, car il nous permet de pleinement profiter du rebond futur», affirme Arnaud de Champvallier, associé fondateur et directeur général de Turgot AM, qui a débuté sa carrière au sein de l'équipe de gestion de la Financière de l’Echiquier avant de devenir responsable d’un FCP thématique chez Cogefi.Turgot AM se compose au total de 5 associés fondateurs. C’est la rencontre avec Alice Lhabouz, ancienne analyste financier chez Richelieu Finance, qui est à l’origine de la création de la société de gestion, les deux gérants partageant la même vision du marché. Le premier fonds, Turgot Multicaps Europe, a été lancé en janvier. Il s’agit d’un fonds «multi thématiques», selon ses concepteurs, «ce qui nous permet de pratiquer une gestion value plus pertinente», souligne Alice Lhabouz. Cette méthodologie consisite à associer les 14.000 valeurs européennes de l’univers d’investissement à une ou plusieurs thématiques. Chaque thématique est ensuite notée afin d'évaluer son potentiel de valorisation, ce qui permet d’en sélectionner quatre qui serviront de base à la construction du portefeuille. «Au sein de notre portefeuille, les thématiques ont une place bien définie, selon leur degré de maturité. Nous avons ainsi une thématique naissante, deux thématiques en phase de croissance et une thématique en phase de maturité», explique Alice Lhabouz. Parmi les thématiques retenues, l'équipe de gestion procède à une sélection de valeurs au cas par cas, selon une approche value. Les thèmes actuellement mis en avant au sein du portefeuille sont l’environnement, la sécurité, les plans de relance et les matières premières. Turgot Multicaps Europe totalise à fin février 2,5 millions d’euros d’encours, et Arnaud de Champvallier est confiant quant à la collecte à venir. «C’est un produit qui peut répondre à une réelle demande. On constate un changement de mentalité, les investisseurs reviennent petit à petit sur les actions. Mais ils cherchent des produits transparents, dont le concept est facilement appréhensible», explique-t-il. A horizon six mois, il pense que son fonds peut atteindre les 5 millions d’euros d’encours. Pour son premier fonds, Turgot AM vise en priorité une distribution auprès de la clientèle des conseillers en gestion de patrimoine indépendants mais également les multigérants.
Le ministre des Finances Brian Lenihan a annoncé à la chambre basse du Parlement (Dáil Éireann) la création prochaine d’une commission interministérielle qui étudiera la possibilité de fixer des directives d’investissement éthique au National Pension Reserve Fund (NPRF), rapporte IPE. Lors de la création de ce fonds de réserve des retraites en 2001, il avait été décidé qu’une politique d’investissement éthique ne serait pas appropriée ou praticable dans la mesure où elle représenterait une contrainte. Mais l’opinion a évolué depuis lors, et la commission du NPRF a introduit plusieurs éléments environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la gestion du fonds.
State Street Global Advisors (SSgA) a annoncé avoir recruté comme executive vice president, head of global sales and marketing James (Jamie) Kase), qui était executive vice president d’ING Investment Management à New York et avait la responsabilité de la distribution aux Etats-Unis. Dans ses nouvelles fonctions, il coiffera tous les aspects de la direction commerciale et du marketing en Amérique du Nord, avec un accent particulier sur la clientèle institutionnelle et les intermédiaires.
Selon La Tribune, Nyse-Euronexta été assigné devant le tribunal de commerce de Paris en octobre dernier par l’un de ses NCP. Motif invoqué par ce négociateur pour compte propre : des pratiques tarifaires qu’il juge discriminatoires."Nyse-Euronext refuse de commenter un contentieux en cours», rapporte le quotidien financier.
Legg Mason a annoncé avoir désormais éliminé du portefeuille de ses fonds monétaires tous les titres émis par des structured investment vehicules (SIV) et autres #conduits#. Legg Mason et ses fonds ont ainsi vendu pour 1,8 milliard de dollars de valeur nominale de cinq SIV différents. Cela se traduit pour le gestionnaire par une sortie nette en numéraire de 1,2 milliard de dollars. Compte tenu des remboursements d’impôt prévus pour cet été, Legg Mason compte pouvoir disposer d’environ 1 milliard de dollars en numéraire, montant qui sera affecté au remboursement de la dette ou à d’autres projets de l’entreprise. Les transactions annoncées devraient se traduire en net par une charge de 367 millions de dollars sur le résultat d’exploitation trimestriel.
Merrill Lynch a porté plainte au civil contre la Deutsche Bank devant un tribunal de New York pour avoir débauché abusivement son treasurer Eric Heaton. Selon le Handelsblatt, qui relaye Bloomberg, l’intéressé aurait démissionné en février et aurait rejoint directement après la Deutsche Bank sans respecter sa clause de non-concurrence qui lui imposait une gardening leave d’un an. Pire, onze managers expérimentés auraient été débauchés par la Deutsche Bank depuis des mois et auraient quitté Merrill le même jour qu’Eric Heaton. La Deutsche Bank ne reconnaît que six embauches de senior managers de Merrill dont Eric Heaton et son frère David, l’ancien patron de la gestion d’actifs.
Skandia a annoncé que ses ventes d’unit trust et de mutual funds au Royaume-Uni et à l'étranger ont chuté d’un quart l’an dernier à 1,71 milliard de livres contre 2,27 milliards et que l’encours avait diminué en douze mois de 17 % à 34,9 milliards au 31 décembre. A l’echelon de la maison-mère, Old Mutual, l’encours en fin d’année affichait une baisse de 5 % à 264,8 milliards de livres après 1,2 milliard de livres de remboursements nets contre 23,4 milliards de rentrées nettes.Old Mutual a annoncé avoir l’intention de regrouper toutes ses activités d'épargne à long terme logées actuellement chez Skandia, OMSA, US Life et en Asie-Pacifique dans une même entité qui sera basée à Londres et dirigée par Paul Hanratty.
Ian McKinlay, qui dirigeait l’activité de conseil pour la gestion d’actifs chez PricewaterhouseCoopers (PwC), a été nommé chief investment officer du Pension Protection Fund (PPF), rapporte Professional Pensions, précisant que l’intéressé avait déjà rempli ce rôle comme consultant extérieur d’avril à octobre 2008. Le PPF gère actuellement un encours supérieur à 3 milliards de livres.
Aviva Investors affiche pour 2008 un bénéfice d’exploitation en IFRS de 114 millions de livres, soit 6 % de moins que pour 2007 et son encours au 31 décembre était stable à 236 milliards de livres pendant que les actifs sous gestion du groupe affichaient une hausse de 6 % à 381 milliards.
Selon La Tribune, en ramenant, jeudi, son taux directeur à 0,5 %, contre 5 % il y a seulement six mois, la Banque d’Angleterre a décidé d’utiliser ce qui s’apparente à l’arme nucléaire de la politique monétaire : l’"assouplissement quantitatif». «La Banque d’Angleterre va acheter des bons du Trésor britanniques avec de l’argent qui n’existe pas, et qu’elle crée électroniquement pour l’occasion, augmentant au passage la masse monétaire en circulation#, ce qui en d’autres termes, revient à #faire tourner la planche à billets», estime le quotidien qui s’interroge aussi sur les effets de cette expansion monétaire.
L’Autorité de surveillance financière polonaise a accordé au suisse Bank Sarasin & Co. Ltd (groupe Rabobank) l’autorisation d’ouvrir un bureau de représentation à Varsovie. Ce dernier a été ouvert sous le nom de Bank Sarasin & Co Ltd SA Przedstavicielstwo w Polsce. Sarasin compte proposer ses services de «private banking suisse durables» aux particuliers haut de gamme. Les représentants principaux de la Banque Sarasin à Varsovie sont Yves Sarasin et Daniel Raemy.
Selon La Tribune, le conseil d’administration de l’opérateur alternatif Chi-X doit se réunir ce matin pour en décider qui remplacera Peter Randall, ex DG de l’entreprise.Chi-X représente parfois plus de 20 % des transactions sur les valeurs de l’indice Footsie 100 et jusqu'à 15 % sur le CAC 40, indique le quotidien financier.
En Italie, les actifs sous gestion de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild sont descendus à 700 millions d"euros, face à des retraits de 25 % environ, selon Stefano Rossi, patron de la filiale italienne. Mais la banque privée grandit. Dans ce pays, Michel Cicurel, numéro un de la banque, envisage une acquisition : «nous avons l"intention d"acheter quelque chose, par exemple dans l"asset management, mais actuellement il est difficile de trouver une entité adaptée».