Le gestionnaire d’actifs américain BlackRock a remanié, ce mardi 12 janvier, la direction de certaines de ses divisions, notamment dans les activités de gestion discrétionnaire actions et obligations, rapporte Reuters qui évoque une note interne. Dans le cadre de cette réorganisation, la société de gestion va notamment fusionner ses deux divisions de gestion discrétionnaire actions en une seule et même entité, placée directement sous la supervision du président du groupe, Rob Kapito.Par ailleurs, les activités sur le marché obligataire vont être réunies sous la direction d’une seule et même personne, Tim Webb, promu à ce poste. Pour sa part, Rich Kushel deviendra responsable des stratégies multi classes d’actifs. L’intéressé officiait jusque-là au poste de « chief product officer » et de « head of strategic product management ». Ces opérations « multi asset » étaient jusqu'à présent dirigées par Ken Kroner, qui prendra sa retraite dans le courant de l’année 2016 et jouera d’ici-là un rôle de conseiller. Enfin, Rick Rieder deviendra directeur des investissements pour les marchés obligataires mondiaux.
Fédéris Gestion d’Actifs se porte au chevet des industries et des métiers de la métallurgie. La société de gestion, filiale de La Banque Postale Asset Management, a en effet annoncé, ce 12 janvier, le lancement d’un nouveau fonds de prêts à l’économie destiné à financer les entreprises adhérentes de l’Union des Industries et Métiers de Métallurgie (UIMM). Baptisé Fédéris UIMM Entreprise, ce nouvel véhicule est orienté vers les petites ETI et les PME adhérentes de l’UIMM. Il cible des émetteurs français dans des secteurs diversifiés (métallurgie, automobile, matériel de transport, machines et équipement, électroniques,…) et bénéficie d’une garantie partielle de l’UIMM sur les actifs du fonds, «solution inédite pour un fonds d’obligations privées», selon un communiqué de Fédéris Gestion d’Actifs. Ce fonds commun de titrisation (FCT) doit «permettre à des PME / ETI (de 25 à 500 millions de chiffre d’affaires) d’accéder à des financements in fine ou amortissables, pour des montants compris entre 2 et 5 millions d’euros et pour une durée totale comprise entre 7 et 10 ans, précise la société de gestion. A ce stade, le fonds Fédéris UIMM Entreprise dispose d’un engagement de 50 millions d’euros. Son horizon de temps est de 10 ans. Une première société a d’ores et déjà été financée par le fonds, à savoir la société Saint-Jean Industries. Fondée en 1962, cet équipementier automobile est spécialisé dans les pièces de moteur, de châssis et de liaison au sol en aluminium. «Plusieurs autres dossiers sont à l’étude et devraient être finalisés dans les semaines qui viennent», avancent Fédéris Gestion d’Actifs et l’UIMM dans un communiqué commun. Fédéris Gestion d’Actifs est un acteur déjà très engagé dans le financement de l’économie, avec plus d’un milliard en obligations privées au travers de trois fonds. Dans le cadre de ce nouveau fonds, la société de gestion apportera son expertise dans l’analyse de ces entreprises et dans la structuration des obligations. Fédéris Gestion d’Actifs a d’ailleurs choisi Spread Research pour l’accompagner dans l’analyse du risque crédit.
Le Fonds d’innovation et de recherche du Crédit Agricole (Fireca) mise sur le secteur des fintech. Il vient selon L’Agefi de boucler son premier investissement en dehors du groupe. Créé en 2001 pour faire émerger des projets innovants, le véhicule de 35 millions d’euros a souscrit l’intégralité de l’augmentation de capital de 2 millions lancée par le spécialiste de l’agrégation de comptes bancaires Linxo. Le Fireca détiendra une participation minoritaire identique à celle du Crédit Mutuel Arkéa, entré dans la société en 2012.
Crédit Agricole Assurances a annoncé, ce 12 janvier, la nomination de Caroline Nicaise au poste de directrice de la communication, de l’innovation et de la RSE. Caroline Nicaise, 38 ans, a démarré sa carrière en 1999 au poste de chargée de mission à la Direction Marketing et Communication du Crédit Agricole de la Gironde. En 2000, elle rejoint l’Inspection générale de Crédit Agricole SA en tant que chef de mission puis responsable adjointe du pôle Caisses régionales. En 2009, elle intègre Predica, filiale assurances de personnes de Crédit Agricole Assurances et prend en charge le service marketing opérationnel et multicanal. En 2011, Caroline Nicaise est nommée adjointe au directeur de projet Solvabilité II de Predica, en charge du pilotage du projet Solvabilité II de la compagnie. Depuis juin 2015, Caroline Nicaise menait, au sein du Village by CA, une mission sur le développement de l’innovation dans les domaines de la santé, du logement et de l’énergie.
Le gestionnaire américain Janus Capital a annoncé, ce 12 janvier, une réorganisation de son équipe de gestion actions, caractérisée par plusieurs promotions et arrivées. Ainsi, Jean Barnard, actuellement à la tête de l’équipe en charge du secteur des communications, sera promue cogérante de portefeuille du Janus Fund et «correspondante» de Janus Large Cap Growth Strategies. Elle travaillera ainsi aux côtés de Barney Wilson sur ces deux fonds. Avant cette promotion, Jean Barnard analyste actions en charge plus particulièrement du secteur des communications à l’échelle mondiale et gérante de portefeuille assistante du Janus Fund. Elle a rejoint Janus Capital en 1992 et elle compte 23 ans d’expérience dans l’industrie financière.En parallèle, Nick Schommer est promu co-gérant de portefeuille du Janus Forty Fund et «associé» («associated») pour le Concentrated Growth Strategies. L’intéressé travaillera aux côtés de Doug Rao pour la gestion de ces deux fonds. Tous deux se connaissent bien pour travailler ensemble depuis près de huit ans. Avant sa promotion au poste de co-gérant, Nick Schommer a officié en tant qu’analyste actions en charge des secteurs financiers et de la communication et en tant que gérant de portefeuille assistant pour le Janus Forty Fund. Avant de rejoindre Janus en juin 2013, il avait travaillé chez Thornburg Investment Management où il était gérant de portefeuille associé. Pour sa part, Ethan Lovell sera promu cogérant de portefeuille du Janus Global Life Sciences Fund. L’intéressé travaillera en collaboration avec Andy Acker. Ethan Lovell, qui affiche plus de 20 ans d’expérience, conservera en parallèle ses responsabilités d’analyste dans le secteur de la santé. Avant d’intégrer Janus Capital en août 2007, il avait été «director» chez ClearBridge Advisors en charge des entreprises évoluant dans les secteurs pharmaceutique, des biotechnologies et du médical. Par ailleurs, Denny Fish réintègre Janus où il officiera en tant que cogérant de portefeuille du Janus Global Technology Fund et il dirigera également l’équipe en charge du secteur des communications. Il travaillera aux côtés de Brad Slingerlend et Brinton Johns. Denny Fish arrive en provenance de RS Investments où, depuis 2014, il officiait en qualité d’analyste senior et de cogérant de portefeuille. Avant cela, il avait déjà travaillé chez Janus Capital pendant plus de six ans où il était analyste actions couvrant les secteurs des logiciels et des nouvelles technologies.
« Nous sommes en train de réfléchir à développer un robo advisor », a déclaré Xavier Michel, directeur de la stratégie et de la coordination groupe d’OFI AM, au cours de la conférence annuelle de la société de gestion qui se tenait mardi matin. Cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre du développement auprès des particuliers, se fera « seul ou en partenariat », a-t-il ajouté dans une intervention consacrée au « digital ».Parmi les autres projets pour 2016 annoncés lors de cette grande conférence, la société travaille sur un fonds adapté aux problématiques de la transition énergétique, a annoncé Eric Van La Beck, directeur du pôle ISR de la société de gestion. « La loi sur la transition énergétique sera le grand sujet de 2016 », commente-t-il.Le décret de l’article 173 de cette loi, qui impose aux investisseurs davantage de transparence sur l’empreinte carbone de leurs portefeuilles, a été publié au Journal Officiel le 31 décembre. Eric Van La Beck indique avoir déjà des rendez-vous avec des clients pour les accompagner dans cette nouvelle démarche.Par ailleurs, toujours dans le domaine ISR, le pôle dirigé par Eric Van La Beck a mis en place un système de notation des sociétés de gestion avec lesquelles la multigestion travaille. Il a aussi mené une campagne auprès de ces entreprises pour leur demander de signer les Principes pour l’investissement responsable et il compte continuer cette année. Enfin, au cours d’une table ronde sur la gestion des risques, Christophe Lepitre, DGA en charge de la supervision des risques, des opérations et des systèmes d’information d’OFI AM, a annoncé que la société de gestion allait étendre le « swing pricing » à d’autres classes d’actifs en « ayant besoin ». Actuellement, cela a été mis en œuvre pour le fonds OFI Euro High Yield.
L’Afer retrouve des couleurs. Après avoir fait état d’une collecte nette tout juste à l’équilibre voire légèrement négative en 2014, l’association française d’épargnants, qui fête cette année son 40ème anniversaire, a dévoilé une collecte nette de 55 millions d’euros pour le compte de l’exercice 2015. Dans le détail, «la collecte brute a atteint plus de 2,53 milliards d’euros en 2015 contre 2,2 milliards d’euros soit une progression de 16% sur un an», a indiqué Gérard Bekerman, président de l’Afer, à l’occasion d’une rencontre avec la presse. Dans le même temps, les rachats partiels sont demeurés stables à environ 1,2 milliard d’euros tandis que les rachats totaux ont représenté 156 millions d’euros, contre 130 millions d’euros en 2014. En outre, l’Afer a enregistré 8.520 décès parmi ses adhérents (contre 8.150 en 2014) représentant 1 milliard d’euros de prestations contre 848 millions d’euros en 2014.Dans un tel contexte, les encours de l’Afer ont continué leur marche en avant pour s’établir à 50 milliards d’euros fin 2015 contre 48,3 milliards d’euros fin 2014. L’appétit des épargnants pour les unités de compte (UC) ne s’est pas démenti puisque ces supports réprésentent désormais 8,2 milliards d’euros contre 7,3 milliards d’euros en 2014. «Le taux d’investissement sur les supports en unités de compte est donc passé de 18% à plus de 20% en flux», précise l’Afer.Autre signe de sa bonne santé, l’Association peut s’enorgueillir d’avoir accueilli plus de 18.100 nouveaux adhérents en 2015, en augmentation de 5,8% sur un an. «Nous comptons désormais plus de 720.000 adhérents», a souligné Gérard Bekerman.Pour autant, malgré cette incontestable dynamique commerciale, le taux de rendement du fonds garanti Afer poursuit son érosion. Après avoir servi un taux de 3,20% en 20104 après dotation de la provision pour participation aux excédents (PPE), l’association a dévoilé un taux de rendement de 3,05% après une nouvelle dotation de cette même PPE. «Les résultats que nous avons obtenus nous permettent de doter la PPE de 62 millions d’euros», a expliqué Gérard Bekerman, après avoir déjà constitué une provision pour participation aux bénéfices (PPB) de 80 millions en 2014. En 2015, cette provision a donc réduit le taux de rendement du fonds garanti de l’ordre de 0,15%. «Nous estimons qu’il est sage et prudent de mettre un peu de côté pour limiter les possibles baisses de rendement qui découleraient du renouvellement du portefeuille obligataire du fonds garanti et de la faiblesse des taux d’intérêt», a justifié Gérard Bekerman. L’exerice 2015 ne serait toutefois se résumer à ces seuls chiffres. Pour l’Afer, 2015 a également été marquée par le lancement en juin du support Eurocroissance, Afer Eurocroissance. Et à en croire l’association, le succès est déjà au rendez-vous. «Plus de 60 millions d’euros ont été investis sur ce support en moins de six mois, ce qui représente 10% de la collecte du marché», a observé Gérard Bekerman. Autre fait notable: son engagement sur le terrain du financement des PME françaises. En juin dernier, avec son partenaire Aviva, l’Afer avait pris l’engagement d’investir 1 milliard d’euros dans les PME françaises. Force est de constater que la route est encore longue. «A ce jour, ce sont plus de 440 millions d’euros que nous avons injectés dans les PME françaises», a indiqué Gérard Bekerman.
Lazard Frères Gestion a réalisé «une très bonne année 2015" pour ne pas dire plus, a indiqué François-Marc Durand, président de la société de gestion, le 12 janvier à Paris à l’occasion d’une présentation des perspectives 2016. Les actifs sont gestion ont atteint fin décembre le niveau record de 17,5 milliards d’euros, en deçà du pic atteint fin novembre mais en très forte progression par rapport à leur niveau de 15 milliards d’euros enregistré fin 2014. La maison Lazard étant cotée, le président n’a pas pu préciser les chiffres de la collecte mais a précisé que le poids de l’international constituait un véritable point de satisfaction, avec une part de 20% de la collecte totale et des résultats très encourageants en Italie et en Suisse. Autre sujet de satisfaction, deux des fonds proposés par Lazard Frères Gestion, Norden, qui a enregistré une collecte d’une centaine de millions, et Lazard Objectif Alpha Euro ont chacun atteint la barre du milliard d’euros, ce qui les rend plus visibles au niveau international. En outre, la stratégie Lazard Objectif Actions Euro, qui affiche un encours de 2,7 milliards d’euros, dont 2,5 milliards d’euros en mandats, a enregistré sa huitième année de surperformance consécutive. Du côté des perspectives pour 2016, Lazard Frères Gestion estime que la croissance mondiale ne devrait pas connaître d’accélération prononcée mais ne devrait pas non plus se dégrader davantage. La société de gestion souligne que les inquiétudes sur la Chine, qui ont occupent le devant de la scène ces jours-ci, sont excessives. L'économie chinoise poursuit sa transition avec un rééquilibrage l’industrie vers les services. La devise est devenue plus flottante et la banque centrale pilote désormais le yuan face à un panier de plusieurs devises, et non face au seul dollar, ce à quoi les marchés doivent s’habituer. La dépréciation du yuan n’est pas le signe d’une montée des inquiétudes autour de l'économie mais plutôt la résultante de la stratégie de la banque centrale, estime Lazard Frères Gestion qui rappelle que le gouvernement a pris un ensemble de mesures d’ordre monétaire, budgétaire et structurel pour faciliter la transition. Dans la zone euro, la reprise économique devrait se poursuivre. La zone va bénéficier pleinement de la baisse du prix du pétrole et des autres matières premières. Comme en plus le chômage est orienté à la baisse, la consommation augmente. S’ajoute aux facteurs globaux une reprise du crédit, qui est de nature à soutenir l’investissement. Seul point noir pour la zone euro mais qu’il ne faut pas non plus exagérer : le risque politique, avec des situations délicates en Espagne et au Portugal notamment, mais les achats de la BCE devraient être amplement suffisant pour éviter tout emballement sur les marchés.
Selon L’Agefi, la MACSF qui a annoncé un rendement de 2,85% en 2015 pour son fonds en euros pour 2015, prévoit d’ouvrir à la souscription deux nouveaux supports cette année : une SCPI de bureaux parisiens, Rivoli Avenir Patrimoine, gérée par Amundi, et une SCPI «santé et éducation» tournée vers les cliniques, Ehpad et écoles (Primovie, pilotée par Primonial). Par ailleurs, la MACSF accélère son virage internet. L’assureur teste en interne un prototype de robo-advisor (outil de gestion automatisée et personnalisée) qu’il a développé. Il disposera également cette année d’un nouveau site autorisant une souscription en ligne de son contrat multisupports RES MS dans un contexte multicanal.
La MACSF, l’assureur mutualiste des professionnels de la santé, a annoncé mardi 12 janvier avoir réalisé un chiffre d’affaires de 1,517 milliard d’euros en épargne retraite. Désormais, le nombre de contrats gérés par MACSF Epargne Retraite s’élève à 410.607, en progression de 4,6% par rapport à 2014. Au cours de l’exercice écoulé, les prestations se sont élevées à 862 millions d’euros, versées sous forme de capitaux décès, rachats partiels ou totaux ou en rentes. Malgré ce niveau de prestation, la MACSF a enregistré une collecte nette de 655 millions d’euros.En outre, l’assureur mutualiste a annoncé que le montant de la provision pour participation aux bénéfices (PPB) s’élève pour les fonds euros d’épargne retraite à 305 millions d’euros à fin 2015, soit 1,5 % de l’encours.Par ailleurs, la MACSF a annoncé que le taux net du fonds garanti en euros RES s’élève à 2,85% pour 2015 contre 3,10 % en 2014. Au 31 décembre 2015, l’encours du fonds en euros RES est estimé à 20 milliards d’euros.Enfin, l’assureur mutualiste prévoit d’ouvrir à la souscription deux nouveaux supports cette année : une SCPI de bureaux parisiens, Rivoli Avenir Patrimoine, gérée par Amundi, et une SCPI «santé et éducation» tournée vers les cliniques, Ehpad et écoles (Primovie, pilotée par Primonial). Par ailleurs, la MACSF accélère son virage internet. L’assureur teste en interne un prototype de robo-advisor (outil de gestion automatisée et personnalisée) qu’il a développé. Il disposera également cette année d’un nouveau site autorisant une souscription en ligne de son contrat multisupports RES MS dans un contexte multicanal.
La fédération patronale allemande BDI anticipe une croissance de près de 2% cette année outre-Rhin mais elle assortit cette prévision d’avertissements face à un contexte incertain et aux risques géopolitiques. Ulrich Grillo, le président de la BDI, observait mercredi que le dynamisme économique du pays s’appuyait sur certains éléments particuliers comme des taux d’intérêt et des prix pétroliers bas ainsi qu’un euro affaibli. Il ne voit en outre pas de danger de récession en Allemagne pour l’instant.
Six banquiers, dont deux Français, comparaîtront à partir du 4 septembre 2017 après avoir été inculpés par la justice britannique d’association de malfaiteurs dans le but de manipuler l’Euribor entre 2005 et 2011. La date a été fixée mercredi par un juge du tribunal de Southwark, à Londres, qui a aussi demandé au plaignant, le Serious Fraud Office (SFO), de dire le 18 mars ce qu’il comptait faire au sujet des cinq autres accusés qui ne se sont pas présentés lundi lors de la mise officielle en inculpation. Les 11 accusés étaient au moment des faits salariés de Deutsche Bank, de Barclays et de la Société Générale. Ce procès, qui devrait durer environ trois mois, sera le premier au monde concernant une manipulation présumée de ce taux interbancaire.
Mariano Rajoy, qui a perdu sa majorité absolue aux élections législatives du mois dernier en Espagne, va tenter de former un gouvernement et d’obtenir la confiance d’une majorité de députés d’ici à la fin du mois, a annoncé mercredi le vice-secrétaire de son Parti populaire (PP, droite). Mariano Rajoy prône une «grande coalition» en s’inspirant de l’Allemagne, où les Chrétiens-démocrates d’Angela Merkel gouvernent avec les Sociaux-démocrates. Mais le dirigeant socialiste Pedro Sanchez ne veut pas d’une alliance avec la droite, préférant une alliance des gauches à la portugaise.
La production industrielle en zone euro a reculé de 0,7% en novembre par rapport à octobre, avec une baisse marquée dans l’énergie, les biens d’équipement et les biens de consommation durable, montrent les données publiées mercredi par Eurostat. La production affiche néanmoins une croissance de 1,1% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une baisse de 0,3% sur un mois et une progression de 1,3% sur un an. Les chiffres d’octobre ont été révisés en hausse, avec des gains de 0,8% sur un mois et de 2,0% sur un an, contre 0,6% et 1,9% dans les précédentes estimations.
L’inflation annuelle harmonisée aux normes européennes a été de 0,4% le mois dernier en Grèce, soit la première hausse des prix enregistrée après 33 mois de déflation, a annoncé l’institut de la statistique Elstat mercredi. L’indice des prix non harmonisé a encore subi une baisse annuelle de 0,2% en décembre, signalant toutefois une nette et régulière décélération de la déflation. C’est en novembre 2013 que la déflation avait atteint son niveau maximal en Grèce, avec une baisse annuelle des prix de détail de 2,9%.
L’Allemagne a dégagé en 2015 un excédent budgétaire de 12,1 milliards d’euros qui servira à financer l’accueil et l’intégration des demandeurs d’asile, a annoncé mercredi le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. C’est deux fois plus que les prévisions du gouvernement fédéral, qui attendait un excédent de 6,1 milliards. Le pays a accueilli l’an dernier près de 1,1 million de demandeurs d’asile.
La production industrielle britannique a subi en novembre sa baisse la plus marquée depuis janvier 2013, l’hiver exceptionnellement doux ayant pesé sur la demande de fioul domestique. Elle a diminué de 0,7% d’un mois sur l’autre, selon l’Office national de la statistique, alors que les économistes anticipaient en moyenne une stabilité. La production manufacturière s’est contractée de 0,4% pour le deuxième mois d’affilée, alors que les économistes prévoyaient une hausse. Par rapport à novembre 2014, la production industrielle a augmenté de 0,9%, tandis que la production manufacturière s’est tassée de 1,2%.
A l’occasion du colloque organisé hier à Paris pour fêter son départ, l’ancien gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a souligné qu’il «serait déraisonnable d’entretenir l’idée que l’objectif d’inflation devrait être révisé, que ce soit à la hausse ou à la baisse». Selon l’ex-banquier central, aujourd’hui remplacé par François Villeroy de Galhau, non seulement «les dynamiques des anticipations sont extrêmement incertaines», mais encore «la crédibilité des banques centrales quant au respect de leurs objectifs pourrait être mise en cause si l’on modifiait la définition de la stabilité des prix».
Toute nouvelle hausse de taux de la Réserve fédérale doit être fondée sur des «preuves claires» de hausses des prix et des salaires, a déclaré hier la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). Christine Lagarde, qui s’exprimait lors d’une conférence organisée par la Banque de France, a souligné que la première hausse de taux de la Fed depuis 2006, intervenue en décembre, s’était passée sans problème, ayant été bien intégrée à l’avance par les marchés financiers.
Lazard Frères Gestion se félicite de ses performances réalisées en 2015, année au cours de laquelle ses actifs sous gestion ont progressé de 2,5 milliards d’euros, à 17,5 milliards. Son président François-Marc Durand n’a pourtant pas dévoilé le montant de la collecte nette, renvoyant à la publication des résultats annuels le 20 janvier, tout en précisant qu’elle était très satisfaisante. L’activité internationale (un milliard d’encours) a été motrice avec 20% des souscriptions nettes engrangées, grâce à l’Italie et à la Suisse.
Le nouveau président argentin Mauricio Macri souhaite parvenir à un règlement du contentieux avec les créanciers privés de Buenos Aires. Les discussions entre le gouvernement et plusieurs fonds d’arbitrage américains emmenés par Elliot Management doivent reprendre aujourd’hui sous médiation. Mauricio Macri a été investi à la présidence le 10 décembre 2015, succédant à Cristina Kirchner, qui ne voulait pas négocier un accord avec ces investisseurs qu’elle qualifiait de «fonds vautours».
BlackRock, premier gestionnaire d’actifs au monde, a remanié hier certaines de ses directions, montre une note consultée par Reuters. Il va fusionner ses deux divisions de gestion discrétionnaire actions en une entité, placée directement sous la supervision du président du groupe, Rob Kapito. Les activités obligataires seront réunies sous la direction de Tim Webb, promu à ce poste, tandis que Rich Kushel prendra la tête des opérations diversifiées, qui combinent différentes classes d’actifs. Ces opérations étaient jusqu’à présent dirigées par Ken Kroner, qui prendra sa retraite en 2016.
Les cours du pétrole à New York sont brièvement tombés mardi sous le seuil de 30 dollars le baril pour la première fois depuis plus de 12 ans, poursuivant un mouvement de baisse qui les ont fait chuter de près de 18% depuis le début du mois. Le contrat février sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perdait 3,1%, à 30,44 dollars le baril en fin de séance, après être brièvement tombé à 29,93 dollars, son plus bas niveau depuis décembre 2003. Le Brent a quant à lui fini à 30,86 dollars, en repli de 2,19%, après un plus bas à 30,34 dollars. Les cours affichent ainsi leur septième séance consécutive de baisse, un mouvement alimenté principalement par les doutes sur la demande chinoise et l’absence de diminution de l’offre mondiale.
L’association internationale des professionnels des swaps et des dérivés (Isda) a annoncé hier que son conseil d’administration passerait de 26 à 30 membres. Elle entend ainsi enrichir son champ d’analyse et mieux refléter l’arrivée de nouveaux types d’acteurs sur son marché, en raison des évolutions dans sa réglementation et sa structure. Les nouveaux membres du conseil seront élus au cours du premier trimestre 2016.
Les discussions avec le gérant d’actifs britannique interviennent alors que l’ex-banque d’affaires a récemment recentré son fonds de commerce sur la gestion privée.
La devise nipponne s’est appréciée de 3% face au dollar depuis le début de l’année et enregistre désormais une hausse de 12% contre le yuan depuis août 2015.
L'Afer retrouve des couleurs. Après avoir fait état d'une collecte nette tout juste à l'équilibre voire légèrement négative en 2014, l'association française d'épargnants, qui fête cette année son 40ème anniversaire, a dévoilé une collecte nette de 55 millions d'euros pour le compte de l'exercice 2015.