Selon le Financial Times, Royal Bank of Scotland doit annoncer lundi qu"il a subi une perte de 20 milliards de livres l"année dernière. Il s"agira de la plus grosse perte de l"histoire des entreprises au Royaume-Uni.
Selon Le Temps, la place bancaire genevoise, dont les effectifs totaux étaient passés de 16.000 à 20.000 entre 2004 et 2008, est en train de donner un coup de frein violent à ses programmes d"embauches. UBS et Credit Suisse, qui suppriment respectivement 1.500 et 600 postes en Suisse, ont gelé les embauches à Genève, même si, comme toutes les banques, elles assurent poursuivre le recrutement sélectif d’"apporteurs d’affaires». Contrecoup de l"affaire Madoff, l"UBP devrait supprimer 10 % à 13 % de ses effectifs, notamment dans ses activités de gestion alternative. Toutefois, du côté des petits banquiers privés genevois, tant Mirabaud que Bordier soulignent n’avoir aucun plan de suppression de postes, ni même de gel des embauches. Ces deux établissements estiment avoir bien contrôlé leurs coûts ces dernières années. Mirabaud prévoit d’augmenter ses effectifs de 9% en 2009, soit autant qu’en 2008, tandis que Bordier parle d’"expansion plutôt que de réduction».
Après les fonds propres bancaires, c’est la solvabilisation des Etats qui constituera le principal problème en 2009, estime notamment Jacques Attali qui vient de publier «La crise, et après ?» chez Fayard.Newsmanagers : Les États doivent-ils nationaliser les banques qui se trouvent en difficulté ? Jacques Attali : L"idée que les États nationalisent partiellement ou totalement des banques ne me choque pas. Toutefois, le risque est que ces «nationalisations nationales» débouchent sur le protectionnisme. Le mieux serait que l"on bâtisse une structure européenne pour effectuer ces opérations donnant une garantie aux banques. Son statut communautaire nous mettrait à l"abri de ces éventuelles velléités protectionnistes. - Faut-il, selon vous, comme le préconise la présidence de la Commission économique et financière du Parlement européen, des agences de rating étatiques ? JA : Je ne crois pas à des agences étatiques, nationales, car elles doivent rester mondiales. elles pourraient devenir des sortes de services publics, des entreprises privées à but non-lucratif, comme c"est, par exemple, le cas pour certains hôpitaux aux États-Unis. - Quel est votre pronostic économique pour les mois à venir ? JA : Les marchés vont être à l"image de la perception que l"on aura de la crise. Le problème est que l"on tente de relancer l"économie en creusant les dettes de façon vertigineuse. L"augmentation des déficits américains risque de poser problème. Mais, je le disais plus haut, je pense que ce sont les fonds propres des banques qui seront le premier sujet de préoccupation. Après, viendra la solvabilisation des États. - Pensez-vous qu"il puisse y avoir une baisse du rating des grands États ? JA : On a des mises sous surveillance négative de pays comme l’Islande, l"Irlande, la Hongrie, la Grèce, l"Espagne ou le Portugal mais je ne pense pas que le rating des États-Unis soit pour l’instant en danger. La meilleure chose à faire pour le vérifier est de jeter un coup d»?il sur la valeur des CDS sur les USA, et celle du put sur le bon du trésor. Pour les USA, elle tient le coup. Je pense que cela continuera comme cela car, de surcroît, les investisseurs mondiaux ont peu de raisons de placer leur argent ailleurs qu’en bons du trésor américains. - Dans ce contexte, quelles sont les bonnes stratégies d"investissement ? JA : Comme Nouriel Roubini le déclarait récemment, une baisse du PIB américain de 5 à 6 % n"est pas impossible en 2009. En moyenne mondiale, cette baisse du PIB pourrait être de 3 %. Le risque est que l"on s"installe dans une économie de solde où tous les prix baissent. À mon avis, les bonnes affaires sont notamment à chercher dans les sociétés de technologie, dans tout ce qui a une valeur ajoutée. À long terme, je pense aussi que l"inflation va remonter et que la bonne attitude sera donc de s"endetter à taux fixe sur le très long terme. - Comment améliorer la donne économique ? JA : Jusqu"à présent, on évoque, soit un plan par la relance de la consommation, soit un plan basé sur la relance par l"investissement. Je propose de prendre une voie tierce, celle de la relance par l"investissement humain. La crise va malheureusement enclencher une hausse du chômage. C"est le moment d"engager un grand effort de formation professionnelle, permanente, de préparer l"avenir.
Selon La Tribune, BNP Paribas est l"une des cinq banques principales de Satyam, quatrième société de services informatiques indienne, dont le patron a admis avoir truqué les comptes. «Selon le ministre des Entreprises, Prem Chand Gupta, cité par le quotidien «Business Standard», les dettes de la SSII envers la banque française s"élèveraient à l"équivalent de 31 millions d"euros, tout comme celles envers Citibank», précise La Tribune. .
UBS a commence à rembourser certains investisseurs du fonds Luxalpha, l"un des principaux fonds européens touchés par la fraude de Bernard Madoff, rapporte le Financial Times. Le français Sofra, qui avait obtenu un gel des actifs de Luxalpha détenus dans un managed account d"UBS, devrait récupérer son investissement de 1 million d"euros. D"autres clients qui avaient soit souscrit à Luxalpha ou vendu des actions en novembre ont aussi été informés qu"ils seraient remboursés, ajoute le FT.
Dès lundi, on devrait connaître le nom du favori à l"acquisition de New Star Asset Management, rapporte le Financial Times. Désormais, les candidats ne seraient plus que cinq, contre neuf auparavant. Parmi les prétendants figureraient Schroders, Henderson, Gartmore, Neptune IM et Aberdeen.
Punter Southall Group Ltd (PSG), qui gère 5 milliards de livres d’actifs et affiche 18 milliards de livres d’encours sous administration, a conclu avec Fortune Asset Management Ltd (environ 4 milliards de livres sous advisory) un partenariat stratégique par lequel, à fin janvier, Fortune va prendre en charge les trois fonds de droit irlandais d’Alternative Investment Strategies (Grenfell Defensive Equity Fund, Grenfell Low Volatility Fund et Grenfell Select Opportunities Fund) qui étaient jusqu'à présent gérés par Grenfell PAI Ltd, détenue à 78 % par PSG et 22 % par Octane Holding Limited. En fait, de son côté, fortune a signé un accord de sub-investment management avec Grenfell PAI Guernsey Ltd.
Pour Jacques Attali, PDG de la banque d"affaires A&A, il faut créer une sorte de super AMF européenne, réguler les hedge funds et les agences de notation pour éviter que n"éclate une nouvelle affaire Madoff. Mais, en 2009, le principal péril financier tiendra à la recapitalisation des banques, prévient-il.Newsmanagers.com : Quel est votre commentaire sur l"affaire Bernard Madoff ? Jacques Attali : cette stupéfiante affaire est révélatrice d"une absence de contrôle aux États-Unis et atteste, à tout le moins, que le rôle de la Securities and Exchange Commission (SEC, le régulateur boursier américain) est perfectible. - Cette affaire touche beaucoup de personnalités de haut rang? JA : Les gens qui mettent de l"argent sur un fonds vendu comme très rentable ne sont pas des criminels, tout au plus des gens crédule. Ces gens, comme Elie Wiesel, ont fait confiance à quelqu"un qui les a trahi. - Faut-il mettre Madoff en prison ? JA : La démocratie a ses lois : il ne faut mettre personne derrière les barreaux tant qu"il n"a pas été jugé. - Comment éviter que ce type d"affaire ne se reproduise ? JA : Le monde, et au moins l"Europe, doit mettre en place un système qui regroupe l"équivalent de toutes les autorités de marchés financiers nationales afin de créer quelque chose de plus efficace que la SEC. Il faut aussi réguler les hedge funds , les agences de notations et les fonds off shore. La marche à suivre pour les politiques pourrait être la suivante : ne plus permettre aux banques de l’OCDE de traiter avec les sociétés dont le siège social est off shore, situé dans un paradis fiscal. - Et pourtant, le président de la République française est aussi co-prince d"Andorre? JA : Ce n"est pas là qu"il faut chercher mais du côté du Royaume-Uni qui est la plus grande place off shore européenne. - Quelle est, selon vous, la principale menace financière pour 2009 ? JA : Aujourd"hui et demain, la menace principale résulte du besoin de financement des banques et des Etats. Une fois la baisse des actifs définitivement chiffrée, il va y avoir une prise de conscience quant à la nécessité absolue d"augmenter les fonds propres. Et là, des problèmes vont se poser, c"est inéluctable. Il faudra peut-être recapitaliser des banques, malgré elles, par les Etats.
Avec l’aide d’Universal Investment (UI), qui est chargé du back office, la banque privée Berenberg a lancé le 15 décembre le fonds de droit allemand Select Bond-Opportunity-Universal-Fonds qui investit en obligations à haut rendement mais qui peut également être investi en emprunts d’Etat ou en Pfandbriefe si le budget risque vient à être dépassé. Le cas échéant, ce fonds de fonds qui est aussi autorisé à investir en titres vifs, peut aussi entrer en portefeuille des valeurs de sociétés extérieures au #high yield#.Les commissions de gestion et de conseil se situent à respectivement 0,30 % et 0,80 %. De plus, il est prévu un prélèvement de 20 % sur la performance dépassant le Libor 3 mois + 300 points de base, avec high watermark.
La victoire de la CDU aux élections régionales de Hesse, dimanche, pourrait faciliter un rapprochement entre non seulement DekaBank et la WestLB, mais aussi la Helaba. Selon les informations de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les directoires des trois établissements pourraient être chargés dès mardi d'étudier une telle possibilité qui serait désormais soutenue non seulement par les caisses d'épargne mais également par les gouvernements de Hesse et de Rhénanie du Nord-Westphalie.
Credit Suisse Asset Management KAG a été le premier gestionnaire allemand de fonds immobiliers offerts au public à annoncer qu’il ne sera pas en mesure de rouvrir son fonds CS Euroreal (6,5 milliards d’euros) aux rachats fin janvier. Le gel des remboursements est prolongé dans un premier temps pour un maximum de neuf mois. Les rachats pourront probablement reprendre #bien avant# l’expiration de ce délai, dès que les liquidités suffisantes auront été réunies.Karl-Heinz Heuß, membre du directoire de CSAM KAG, a précisé que les souscriptions nettes depuis le gel des souscriptions et jusqu’au 14 janvier ont porté sur 221,6 millions d’euros. La performance entre le 30 octobre (lendemain de la fermeture) et le 9 janvier, hors distribution de dividende le 8 décembre, a augmenté de 1 %, de sorte qu’elle s’est accrue sur un an (au 31 décembre) à 5 %. Actuellement, le portefeuille comporte 112 actifs dans 11 pays européens ; le taux moyen d’occupation dépasse les 94,5 % et 88,8 % des baux arrivent à écheance au-delà du 31 décembre 2010. Depuis le lancement en 1992, la performance moyenne annuelle s’est située à 5,3 %.
Dix jours après avoir annoncé son intention de supprimer 15 % de son effectif, MPC Capital a indiqué vendredi que ses trois principaux actionnaires, Corsair III Investments, MPC Holding et Oldehaver Beteiligungsgesellschaft, garantissent une augmentation du capital de 50 %, soit 48,5 millions d’euros, à 121 millions. D’autre part, le gestionnaire de fonds fermés indique avoir obtenu de ses partenaires le report de certaines échéances et de nouveaux crédits.
La banque privée Bankhaus Wölbern, qui a enregistré en 2008 des apports d’argent frais d’environ 200 millions d’euros (+ 35 %) en 2008, a annoncé la nomination de Hans-Detlef Bösel comme co-directeur général aux côtés de Heinz Arno Wascheck et en remplacement de Larissa Dan, qui quitte l'établissement au bout de douze ans au directoire. Jusqu'à juillet 2007, Hans-Detlef Bösel avait été associé de la banque privée M.M. Warburg, avec la responsabilité de la banque d’investissement.
#Le sort de Bank Medici est réglé. L"établissement viennois sera fermé dans quelques semaines#, ont répété les hommes de la task force spéciale de Himmelpfortgasse 8, le siège du ministère des Finances autrichien, rapporte Il Sole ? 24 Ore. Selon l"hebdomadaire Format, Sonja Kohn, présidente de la banque, gagnait 50 millions d"euros par an grâce aux commissions réalisées sur la vente de fonds Madoff. Mais selon les autorités autrichennes, en 2007, seulement 4-5 millions de commissions avaient été enregistrés dans les comptes. Le reste serait parti en Suisse.
D’après Expansión, le BBVA pourrait avoir accusé des pertes de 200-300 millions d’euros, du même ordre que celles sur les fonds liés à Madoff, à cause de produits structurés sur des hedge funds de Rothschild, Permal (Legg Mason) et Liongate. La banque avait placé pour environ 3 milliards d’euros de ces produits structurés auprès d’investisseurs institutionnels.
Optimal, le gestionnaire alternatif du Santander, risque d’accuser une baisse de 6 milliards d’euros de son encours entre la fermeture de son fonds le plus performant, l’Optimal Strategic US Equity, dont il avait délégué la gestion à Madoff, et les autres fonds qu’il va devoir fermer, estime Expansión. En mai 2008, Optimal avait enregistré un montant record de 10 milliards d’euros d’actifs sous gestion.Parallèlement à Optimal, M&B Capital, société de gestion dirigée par un fils et le gendre du président du Santander, a entamé la procédure de liquidation de deux de ses hedge funds, Tukan et Summa, également infectés par la fraude Madoff.
Avec l’appui de Telefónica, dont il gère l'épargne retraite, l’espagnol Fonditel s’associe à la procédure judiciaire aux Etats-Unis pour récupérer 80 millions de dollars investis chez Lehman Brothers, indique Expansión.Le plan d'épargne-retraite de Telefónica chez Fonditel n’est pas infecté par Madoff, mais d’autres plans collectifs et individuels ont été indirectement impactés pour un montant de 0,6 million d’euros au travers du Laredo, un hedge fund de la famille Koplowitz. Le Fonditel Beta, qui regroupe les plans d'épargne-retraite de filiales de Telefónica comme Movíles et Internacional, a été touché pour 0,023 % de son portefeuille. Le Fonditel Alfa, qui gère les plans de Bacardi, OCU, Hewlett Packard, Goldman Sachs, Procter & Gamble et ING, a été impacté pour 0,082 % de son encours. D’autre part, les plans individuels Red Activa, Red Básica et Fonditel Individual ont été affectés par le fraude Madoff.
Le régulateur boursier de l"Idaho enquête sur Daren Palmer, un gérant qui aurait orchestré un plan Ponzi ayant coûté aux investisseurs 100 millions de dollars, rapporte le Wall Street Journal.
Steve Koltes, directeur général pour l’Allemagne, annonce que CVC Capital Partners dispose désormais de 16 milliards d’euros à investir, maintenant que le fonds CVC European Equity Partners V est bouclé avec 10,8 milliards d’euros de «commitments», rapporte la Börsen-Zeitung. Cet argent proviendra de 350 investisseurs institutionnels (dont la moitié américains), soit neuf dixièmes de ceux qui avaient souscrit au premier fonds pour 6 milliards en 2005, puis un an plus tard au fonds Tandem (4,1 milliards). Ces deux fonds sont déjà investis à respectivement 90 % et 55 %.
L’affaire Madoff continue de susciter des procédures judiciaires multiples. Selon Les Echos qui reprend des informations du quotidien «La Tribune», une douzaine d’investisseurs français, défendus par le cabinet Lartigue-Tournois & Associés, ont assigné vendredi en référé BNP Paribas, Crédit Mutuel et Neuflize en leur qualité de teneur de compte. L’audience devant le tribunal de grande instance de Paris doit se dérouler le 6 février. A ce stade, les investisseurs qui avaient investi dans le fonds luxembourgeois Luxalpha par l’intermédiaire de leur banque ne pouvaient se retourner directement contre la banque suisse UBS, dépositaire, celle-ci ayant fait savoir qu’"elle ne connaissait pas ces clients en qualité d’actionnaires et, en conséquence, les renvoyait vers les intermédiaires ayant souscrit pour leur compte aux différents fonds», selon le communiqué de presse du cabinet d’avocats. Cette procédure est ainsi destinée à obtenir de ces banques les documents contractuels de souscription et de possession de titres, qui permettront aux clients de pouvoir envisager d’engager des procédures contre UBS.
Selon le #Journal du Dimanche#, certains dirigeants de banque regimbent à renoncer à leurs bonus 2008, malgré la demande de Nicolas Sarkozy, chef de l"Etat. Ainsi, cela coincerait, rapporte le JDD, du côté des patrons de Société Générale et du Crédit Agricole. De leur côté, Michel Pébereau et Baudoin Prot, chez BNP Paribas, accepteraient de renoncer tous deux à leur rémunération variable pour 2008.
Selon l"Agefi, les dirigeants de la banque verte ont indiqué à Londres que Calyon dégagerait au dernier trimestre 2008 un résultat «autour de zéro, pas forcément positif»."Calyon, qui a annoncé l'été dernier son recentrage vers des métiers moins risqués, a sans doute bénéficié d’avoir réduit la voilure dans les activités pour compte propre, très chahutées fin 2008 par la volatilité des marchés», explique notamment le quotidien numérique.
Pierre Puybasset, à la tête du fonds Echiquier Agenor depuis sa création en février 2004, affiche sa déception."Nous sortons d"une année 2008 très difficile et nous n"avons pas réussi à creuser l"écart avec notre univers d"investissement», admet-il.Petite pondération à ce mea culpa, ce fonds de 259 millions d"euros affichait, fin 2008, un recul de 48,5% contre 52,4% pour l"indice de référence, le FTSE Global Small Cap Europe."Nous sommes un fonds long traditionnel», rappelle Pierre Puybasset.Echiquier Agenor pratique la sélection de titres de petites et moyennes entreprises européennes, dont la capitalisation est inférieure à 2 milliards d"euros, sélectionnées pour leurs qualités intrinsèques.Avec une pondération importante sur l"Europe continentale, dont la zone germanophone (40%), la France représentant traditionnellement autour de 20%."Grâce à une sélection de stock-picking, nous privilégions les valeurs de croissance à prix raisonnable (Garp)», souligne le gérant.Le fonds, concentré, compte autour de 50 à 60 lignes, sur une base équi-pondérée."Traditionnellement, aucune ligne ne dépasse les 3% et la capitalisation moyenne des sociétés sélectionnées s"établit autour de 460 millions d"euros», précise Pierre PuybassetL"an dernier, dans un marché chahuté, le fonds a cédé une vingtaine de lignes."Durant la première partie de l"année, nous avons bien vendu des valeurs comme Ilog ou encore Corporate Express à l"occasion d"une OPA», précise le gérant.Corollaire de ces cessions, le fonds se repositionne progressivement ,et sept nouvelles valeurs ont intégré le fonds, dont le spécialiste de la signalisation ferroviaire Ansaldo STS."Nous allons poursuivre notre repositionnement dans un marché qui n"est pas cher et qui offre un choix beaucoup plus large», indique Pierre Puybasset en se félicitant du rétablisssment progressif du marché du crédit.Toutefois, «la période restera compliquée pour les sociétés de taille moyenne, qui continueront à être pénalisées par des spreads de taux élevés. Le marché est traumatisé et reste en convalescence», constate Pierre Puybasset.
Selon La Tribune, citant le cabinet spécialisé Dow Jones VentureSource, «les investissements des sociétés de capital-risque dans les entreprises américaines accusent au quatrième trimestre 2008 un repli de 30% sur un an». Sur l"ensemble de l"année, la baisse est de 8 %, soit un total de transactions de 28,8 milliards de dollars contre 31,4 milliards en 2007.
Après l’effondrement de Bernard Madoff Investment Securities, la SEC et le Département de la Justice commencent à s’intéresser au directeur financier Frank DiPascali jr; qui a travaillé 33 ans pour Madoff, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cependant aucune plainte n’a pour l’instant été déposée contre ce collaborateur, même s’il paraissait jouer un rôle central dans la société.
Selon La Tribune, citant l"édition de samedi du «Sarasota Herald», le patron du fonds d’investissement Scoop Management Inc., Arthur Nadel aurait disparu avec les 350 millions de dollars dont il avait la gestion.les clients du Scoop Management Inc. sont aussi bien des particuliers que des institutions, précise la Tribune.
Les fonds de fonds sont dans la ligne de mire d"Irving Picard, l"administrateur nommé par le Securities Investor Protection Corp pour récupérer l"argent des investisseurs actuels de Bernard Madoff, rapporte le Financial Times. L"intéressé étudierait le précédent créé par la fraude Bayou. Dans ce cas, les autorités avaient récupéré les gains réalisés par les investisseurs sur six ans, car ils étaient illusoires.
Vendredi, Bank of America Corp (BofA) a fait état d’une perte de 1,79 milliard de dollars pour le quatrième trimestre contre un bénéfice de 268 millions pour la période correspondante de l’an dernier. Elle a aussi annoncé que le Trésor va lui fournir 20 milliards de dollars d’aides fédérales supplémentaires ainsi qu’une protection sur les pertes concernant un portefeuille d’actifs toxiques de 118 milliards de dollars, rapporte The Wall Street Journal. BofA maintient qu’elle a dû se représenter au guichet à cause des pertes de Merrill Lynch. Cependant le directeur financier Joe Price a reconnu que 25 % du portefeuille d’actifs protégés appartenaient à BofA. Merrill Lynch a pour sa part annoncé qu’il va payer 550 millions de dollars pour obtenir l’arrêt des procédures engagées par des actionnaires qui lui reprochent de ne pas avoir averti les investisseurs des risques liés à son activité sur le marché des subprime.
Alors qu"elles se remettent à peine de l"affaire Madoff, les sociétés de gestion font face à de nouvelles déconvenues avec la fraude orchestrée par l"Indien B. Ramalinga Raju, fondateur et président de Satyam, rapporte Ignites Europe du 16 janvier. Cette société, rebaptisée le #Enron indien#, est présente dans les paniers d"indices de nombreux gérants. Par exemple, le pôle Pioneer Cim de Pioneer était exposé à Satyam à hauteur de 1,36 million d"euros à fin juin 2008, selon Finanza&Mercati, cité par Ignites.
Selon l"Agefi, faute d’accord sur le prix, les arbitrages prévus en 2007 par les propriétaires de certaines tours, dont Opus12, propriété d’Axa, et Pacific, détenue par la Caisse de dépôt et de placement du Québec, n’ont pu aboutir et elles ont été retirées de la vente. Certains investisseurs estiment qu"il faut que les prix baisse d"un tiers pour que les ventes redémarrent dans ce quartier d"affaires, relate le quotidien numérique.