Jeudi, KBC indique avoir entièrement liquidé la valeur des CDO (mezzanine) dans lesquelles il avait investi (ne retenant plus que les tranches super-senior). L'établissement estime actuellement que sa perte pour 2008 s’est montée à environ 2,5 milliards d’euros et que, abstraction faite de l’impact exceptionnel de la crise financière, le bénéfice sous-jacent s’inscrit à 2,2 milliards d’euros environ sur l’ensemble de l’exercice.KBC fait aussi état de 2.6 milliards d’euros en net de réductions de valeur sur investissements, dont 1,7 milliard sur le portefeuille de crédits structurés, 700 millions sur le portefeuille d’investissement, principalement dans le pôle assurance, par suite de l'érosion de quelque 20% du cours des actions au cours du 4e trimestre et enfin 200 millions imputables à la liquidation de l’exposition aux banques islandaises. En outre, la base du capital sera encore renforcée par une émission de capital de base non dilutive d’un montant de 2 milliards d’euros entièrement souscrite par le gouvernement flamand, avec une possibilité d’injection supplémentaire de capital de base de 1,5 milliard d’euros.
Dick Parsons, ancien directeur général de Times Warner, va remplacer Sir Win Bischoff en tant que président de Citigroup, alors que la banque ne parvient pas à se redresser malgré le plan de sauvetage gouvernemental de 300 milliards de dollars accordé en novembre, relève le Financial Times. Certains directeurs et investisseurs s"étaient plaints du manque de supervision et d"orientation de Sir Win Bischoff à l"égard du directeur général Vikram Pandit. Dick Parsons a aussitôt demandé à l"administration Obama de ne pas nationaliser les banques en difficultés et a demandé la création d"une ?bad banque? contrôlée par l"Etat qui achèterait les actifs toxiques.
Pour le T4, U.S. Bancorp a déclaré selon The Wall Street Journal une chute de 65 % de son bénéfice net à 330 millions de dollars ou 15 cents par action, après 253 millions de dépréciations sur le portefeuille de valeurs mobilières ainsi qu’un quintuplement des provisions pour pertes sur crédits à 1,27 milliard de dollars.
Selon une étude publiée jeudi par Riskdata, et citée par le Financial Times, les rendements du hedge fund géré par Bernard Madoff auraient dû être remis en question par le «bias ratio», une technique mathématique qui identifie les anomalies dans la distribution d"une série de rendements. Par ailleurs, l"étude avance que la comparaison du profil de risque de Madoff avec celui de ses pairs aurait dû montrer que le style qu"il revendiquait n"était pas celui qu"il pratiquait.
La Frankfurter Allgemeine Zeitung rapporte que pour éviter l'éffondrement d’Hypo Real Estate (HRE), il est maintenant envisagé de dépecer le groupe et de se séparer de la filiale irlandaise Depfa, qui souffre de très graves problèmes de refinancement. Le Fonds de stabilisation (SoFFin) de l’Etat fédéral accorde 12 milliards d’euros de garanties supplémentaires pour les titres de dette à court terme qu'émet HRE. De ce fait, les aides accordées à l'établissement atteignent 92 milliards d’euros dont 42 milliards de garanties et un crédit d’urgence de 50 milliards, mais de nouvelles mesures de soutien paraissent inévitables parce que HRE a d’urgence besoin d’une augmentation de capital pour éviter la fermeture.
Trois fonds immobiliers offerts au public (CS Euroreal, Morgan Stanley P2 Value et TMW Immobilien Weltfonds) ont déjà annoncé qu’ils prorogent de neuf mois maximum la suspension des remboursements, mais cela ne provoque aucune nouvelle crise de confiance, constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung. On attend pour les jours prochains les décisions de DEGI (Aberdeen), SEB Immobilien et KanAm, mais les milieux financiers prévoient une reconduction du gel des rachats. Les fonds qui sont restés ouverts, chez Deutsche Bank, Deka, Union et Commerz Real, font état de ratios de liquidité compris entre 15 et 31 %, pour un minimum légal de 5 %.
Comme dans le reste de l’Europe, les entreprises allemandes calibrent de plus en plus leurs émissions obligataires en fonction de la demande des particuliers, avec des coupures de 1.000 euros plutôt que des 50.000 euros habituels et destinées aux institutionnels, note la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela a été le cas récemment pour Daimler, Volkswagen et Bertelsmann.
Selon L"Echo, le recul des performances des fonds d'épargne pension belges en 2008 doit être relativisé. En moyenne, les 14 sicav répertoriées dans cette catégorie en Belgique ont offert un rendement négatif de 25,68 % l’an dernier. Mais si l’on reprend les performances annualisées sur cinq ans, celui-ci reste positif . L’influence de la correction boursière s’est fait ressentir sur ces placements. Selon les chiffres de l’Association belge des Asset Managers, l’encours net des fonds d'épargne -pension belges a reculé au 31 décembre 2008 de 23,6 % à 9 milliards d’euros par rapport à l’année précédente. Cette diminution est imputable uniquement aux baisses des cours des titres en portefeuille. La crise n’a, en revanche, eu aucun impact sur les souscriptions dans ces fonds, qui ont récolté 0,93 milliard d’euros en 2008.
D’après Lipper FMI, les sociétés de gestion en Europe ont enregistré des souscriptions nettes de 10,5 milliards d’euros après des remboursements nets de 153 milliards en octobre, dans le sillage de la faillite de Lehman Brothers, souligne le Handelsblatt. Toutefois, la situation reste critique à cause de la possibilité de nouvelles mauvaises nouvelles et du scandale Madoff, souligne Diana Mackay, directrice de Lipper FMI. Le renversement de tendance observé en novembre est surtout attribuable aux fonds monétaires qui ont collecté en net 32 milliards d’euros après avoir enregistré des sorties nettes de 40 milliards en octobre. Les remboursements ont fortement baissé pour les fonds obligataires et les fonds d’actions ont enregistré de légères souscriptions nettes.
Selon l"Agefi, le marché des obligations sécurisées (covered bonds) repart doucement mais au prix fort. Ainsi, « l'émission inaugurale à sept ans du Crédit Agricole s’est faite hier avec une marge de 135 points de base, un record », souligne le quotidien numérique. Outre les spreads, la crise du crédit provoque aussi un renchérissement au niveau de la structure, constate également le quotidien numérique.
Selon La Tribune, après avoir fait mine à l’automne de ne pas être intéressées par l’aide de l'État, toutes les banques françaises affichent leur intérêt pour la seconde tranche de 10,5 milliards d’euros que l"Etat va débloquer.Dans ce cadre, les banques pourront notamment émettre des actions de préférence sans droits de vote auxquelles la puissance publique souscrira via la Société de prise de participation de l'État (SPPE) ou transformer leurs TSS de la première tranche en actions de préférence sans droits de vote, précise le quotidien en soulignant que ces titres sont éligibles au « core Tier 1 ».
RAB Capital remanie sa direction après avoir annoncé une chute des encours de 74 % en glissement annuel à 1,9 milliard de dollars fin décembre, rapporte le Financial Times. Charles Kirwan-Taylor, ex-membre du conseil d"administration en charge du marketing, devient directeur des investissements, en remplacement de Philip Richards, qui prend la responsabilité des fonds Special Situations et Global Mining.
Selon La Tribune, la banque a réagi en dévoilant, hier avant Bourse, une estimation de résultat net établie à 2 milliards d’euros pour l’exercice 2008, en ligne avec les prévisions des analystes. « Sans surprise, les résultats de la gestion d’actifs sont en revanche « pénalisés par les mouvements de décollecte et par des dépréciations » affectant notamment la gestion alternative et le capital d’amorçage (« seed money ») », souligne le quotidien qui salue aussi un résultat « proche de l"équilibre » dans la BFI.
Le Fonds de réserve pour les retraites a choisi Barclays Global Investors Limited pour gérer un portefeuille d"actions de grandes et moyennes capitalisations de la zone euro (gestion passive par rapport à un indice pondéré par des facteurs fondamentaux). Le marché est d"une durée de quatre ans, renouvelable un an, et la taille indicative du lot d"un milliard d"euros.Cela fait suite au lancement par le FRR, le 16 avril 2008, d"un appel d"offres restreint réparti en trois lots afin de renouveler une partie de ses mandats investis en actions européennes. La procédure de sélection se poursuit sur le deuxième lot (petites capitalisations européennes ? gestion active).
Selon Le Figaro, la Direction générale des finances publiques ( DGFip) a expédié, le 12 janvier dernier, une note interne précisant « qu"une demande de restitution ne constitue ni un axe ni une cause de contrôle d"un dossier » et que « le traitement des demandes doit aboutir à une décision rapide et sécurisée ». Nouveauté dans la loi de finances pour 2009, les contribuables pourront, s"ils le souhaitent, imputer directement leur trop-versé sur leur ISF et leurs taxes foncières ou d"habitation, rappelle le Figaro en soulignant que le nombre de demandes de restitution envoyées à Bercy est beaucoup plus faible que celui qui avait été escompté.
Dans ses commentaires sur le point de vue de l"Efrag (European Financial Reporting Advisory Group) concernant l"exposé sondage de l"IASB proposant des amendements au traitement des dérivés incorporés (IAS 39 et Ifric 9), le Comité européen des régulateurs de marchés (CESR) estime, comme l"Efrag, que les amendements envisagés devraient être adoptés, « pour des raisons de cohérence », par le biais d"une procédure accélérée. Comme en octobre 2008, pour les reclassements de titres.
La Securities and Exchange Commission accuse Arthur Nadel, un gérant de hedge fund qui a disparu, d"avoir gonflé d"environ 300 millions de dollars la valeur des investissements de six fonds qu"il conseillait, rapporte le Financial Times. La valeur réelle des actifs est de seulement 506.000 dollars.
Le Comité européen des régulateurs de marchés vient d"assigner deux missions au groupe de travail sur les ventes à découvert. D"une part, l"analyse de l"impact des mesures temporaires introduites par les membres du CESR. D"autre part, la mise au point d"une batterie d"options, en tenant compte des contributions du marché, pour promouvoir une plus grande convergence dans le domaine des ventes à découvert. Sur le premier point, les mesures temporaires, le groupe de travail devrait remettre ses conclusions dans le courant du mois de mars.
Selon Les Echos, le commissaire européen au Marché intérieur, Charlie McCreevy, s’est engagé mardi "à gommer les possibilités d’interprétation de la directive OPCVM». Il a par ailleurs annoncé la mise en chantier d’une proposition de directive sur les titres, qui devrait être publiée d’ici à la fin de l’année.
Selon Le Temps, le gouvernement suisse aurait la possibilité d’accélérer le règlement des poursuites contre UBS, en agissant pour voie d"ordonnance pour autoriser la divulgation d"une liste de 250 noms de clients de la banque que les autorités américaines réclament à la Suisse depuis l"été. Mais l’arme est à double tranchant, souligne le quotidien. Selon l’avocat genevois Carlo Lombardini, une telle mesure serait «certainement envisageable» sur le plan juridique mais ouvrirait du même coup une boîte de Pandore: «Cela reviendrait à expliquer à tout le monde qu’il est possible d’outrepasser les accords de coopération fiscale.»
La Commission pourrait publier prochainement de nouvelles lignes directrices afin d’encadrer les plans mis en oeuvre par les Etats membres pour aider leurs banques à résoudre leurs problèmes d’actifs toxiques. L"objectif est d"éviter de générer des distorsions de concurrence, rapporte Les Echos.
Le bénéfice net de BlackRock a chuté l’an dernier de 21 % sur 2007 à 419 millions de dollars ou 5,91 dollars par action, pour un chiffre d’affaires en augmentation de 5 % à 5,06 milliards de dollars. En revanche, le bénéfice d’exploitation a marqué un gonflement de 23 %, ou de 9,5 % après ajustement, à 1,59 milliard de dollars. Les pertes financières sont imputables aux co-investissements avec les clients et à l’amorçage de nouveaux produits. Le bénéfice net du quatrième trimestre est tombé à 53 millions de dollars contre 322,44 millions pour la période correspondante de l’année précédente.Au 31 décembre, l’encours se montait à 1.307,15 milliards contre 1.258,6 milliards fin septembre et 1.356,64 milliards douze mois auparavant. Les souscriptions nettes se sont montées à 167,6 milliards pour l’ensemble de l’année et à 129,06 milliards pour le dernier trimestre. Cependant, l’effet de marché et l’effet de change ont été négatifs de 188,95 milliards et 28,15 milliards de dollars, dont 64,54 milliards et 15,97 milliards pour octobre-décembre.
DWS Investments (Deutsche Bank) a annoncé mercredi la commercialisation en France du compartiment Commodity Plus de sa Sicav luxembourgeoise DWS Invest (lire notre article du 22 septembre 2006), un fonds de matières premières qui a été lancé en 2005. L’encours se situe actuellement à 123 millions d’euros alors qu’il atteignait 350 millions il y a presque deux ans et demi.Olivier Renard, responsable de DWS Investments en France souligne que le fonds est «l’un des rares produits accessibles sur le marché français offrant une exposition directe et diversifiée aux matières premières avec une liquidité quotidienne». Le timing est intéressant selon lui dans la mesure où le Commodity Plus offre la possibilité aux investisseurs de se positionner en bas de cycle et de bénéficier ainsi d"un rebond des matières premières sur le long terme.
#Après avoir exercé des responsabilité de management et de développement de grande clientèle dans le secteur bancaire# chez Barclays, Worms et Mees Pierson/Fortis, Hubert Guillemin rejoint EFG Gestion Privée, l’ancienne Sycomore Gestion Privée achetée fin juin 2008 par EFG International, en tant que senior vice president et membre du comité de direction. Il aura pour mission de développer la clientèle privée en France et d'élargir la gamme des services.
Selon Les Echos, dans l’entourage des deux banques, on confirme l’existence de discussions sur une alliance dans la gestion d"actifs, révélées mardi par La Tribune. Crédit Agricole Asset Management (CAAM) et Société Générale Asset management (SGAM) pourraient ainsi former une co-entreprise. Un tel montage ressemblerait à la fusion de leurs activités de courtage, Calyon Financial (Crédit Agricole) et Fimat (Société Générale), estime le quotidien.
Selon La Tribune, citant Alain Tchibozo, analyste chez ING, les banques vont devoir essuyer une nouvelle vague de dépréciations, cette fois sur les 190 milliards d’euros de « survaleurs » contenues dans leurs bilans. Ainsi, BNP Paribas pourrait ainsi, selon ING, déprécier 1,1 milliard d’euros de «survaleurs». Toutefois, poursuit la Tribune, ce «goodwill», déjà déduit des fonds propres réglementaires, n"aurait pas d"impact sur les fonds propres réglementaires.
Pour l"économiste Jean Pisani-Ferry, l"euro démontre sa validité dans la crise. Mais les gouvernements n"ont pas pris la mesure des risques de désordre monétaire international.Newsmanagers : Que pensez-vous de la récente baisse des taux décidée par la BCE ?Jean Pisani-Ferry : C"est une bonne chose que la BCE poursuive la baisse des taux engagée. Elle a encore des marges de man?uvre. Nous ne sommes pas encore au même niveau que les Etats-Unis, alors que la situation économique continue de se dégrader en Europe, comme le montrent les dernières prévisions de la Commission.L"Euro fonctionne-t-il comme un bouclier pour les économies européennes ?J P-F : Assurément, l"euro nous protège des manifestations les plus violentes de la crise. Il est significatif que le Danemark manifeste une envie grandissante d"entrer dans la zone euro. Au Royaume-Uni certains y songent aussi, même s"ils sont encore rares.Du côté des pays de l"Europe centrale et orientale, on peut remarquer aussi un mouvement vers l"adhésion. Quelques années plus tôt l"euro était accusé de tous les maux, mais il fonctionne.A lui seul, l"euro ne peut toutefois pas nous protéger de la crise économique et financière. D"ailleurs, les problèmes se portent sur les marchés obligataires.Allons-nous assister à une guerre des devises, avec des blocs économiques pratiquant chacun leur dévaluation compétitive ?J P-F : On sait que dans les situations de choc, la tentation existe d"exporter le chômage par le change, comme de recourir au protectionnisme.Le G 20 a formulé une déclaration claire pour que ses membres évitent le piège du protectionnisme. Il n"a rien dit à ce stade d"aussi net sur le change, mais la question peut se poser bientôt.Cela peut-il suffire à enrayer ce risque ?J P-F : Nous sommes confrontés à un problème de réorientation des flux de capitaux et donc des changes, le grand problème oublié dans le traitement de la crise, jusqu"ici. Mais le dialogue macroéconomique est plus compliqué à conduire dans le cadre du G20 qu"il ne l"était dans le G7.
Selon La Tribune, citant une étude d’Almeida Capital, 56 % des investisseurs institutionnels ont l’intention de diminuer leur allocation dans les fonds de LBO et ils ne sont que 2 % à vouloir l’augmenter. Principal motif de cette désaffection : les rendements sont affectés par les difficultés des sociétés dans lesquelles ces fonds LBO ont pris une participation.A ce jour, ce repli a surtout impacté les fonds anglo-saxons car ce sont eux qui lèvent les montants de capitaux les plus importants, explique la Tribune.
Selon Le figaro, le spectre de la nationalisation rôde autour des établissements britanniques car malgré l"annonce lundi par le premier ministre, Gordon Brown, d"un nouveau plan d"aide aux banques tout le secteur semble en passe de s"écrouler. « Après RBS, les regards se tournent maintenant vers deux autres géants en difficulté : Barclays et Lloyds Banking Group (?) », indique le quotidien. De son coté, l"économiste Willem Buiter de la London School of Economics estime que c"est tout le secteur bancaire britannique qu"il faudrait nationaliser, ce que le gouvernement refuse, poursuit Le Figaro.
En octobre, selon la Handelszeitung, le Credit Suisse aurait perdu 1 milliard de francs suisses par semaine dans son négoce en compte propre et la banque risque d’afficher pour l’ensemble de 2008 une perte nette d’un maximum de 6 %. Ces pertes seraient imputables à la banque d’investissement, qui aurait été prise à contre-pied par l’interdiction des ventes à découvert qui lui servaient à couvrir les positions longues sur les emprunts convertibles des grandes capitalisations. Le porte-parole de Credit Suisse a tenu à préciser que la banque, qui avait su éviter à temps les subprimes, n’a pas augmenté son budget de risque et l’a au contraire diminué, surtout après Lehman.