Alors que les marchés financiers sont à la merci de la chute d"un corporate, les problèmes de liquidité se reportent sur le marché de la dette souveraine de certains Etats de la zone euro, comme l"Italie ou la Grèce, souligne Patrick Artus. Quant aux prix des CDS, il flambe?Newsmanagers : Comment voyez vous les marchés évoluer en 2009 ?P. A. : Le problème auquel nous sommes confrontés, c"est que la baisse des marchés s"autojustifie. Tout a été provoqué par la faillite de Lehman Brothers. Si ce n"avait pas été le cas, nous n"en serions pas là. Maintenant, la crise financière a débordé sur l"économie réelle et nous aurons une baisse de PIB de 1,5 à 2% en 2009 dans la plupart des grands pays industrialisés, dont le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Relance publique, expansionnisme monétaire, mesures de soutien ponctuelles, les Etats font tout ce qui est en leur pouvoir pour relancer la machine économique. Cette situation est favorable aux corporates qui, peu à peu, retrouvent la faveur des investisseurs, ce qui réduit les spreads avec la dette souveraine. En France, les spreads sur le marché interbancaire sont revenus à la normale. Donc nous sommes sur la voie de la guérison, mais attention !Le marché est à la merci de la faillite d"un corporate. Que l"un d"eux se mette sous la protection du chapitre 11 où qu"une nouvelle affaire Madoff éclate, et ce sera un nouveau krach.- Craignez-vous un krach obligataire ?P. A. : Beaucoup de commentateurs craignent que les émissions de papier souverain ne finissent par peser sur le marché où les taux sont très bas. Ils oublient un détail d"importance : la dette publique ne s"ajoute pas à la dette privée car celle-ci n"est plus émise. Elle prend simplement sa place, en tout cas pour un temps. Je pense donc que les grands investisseurs continueront à acheter de la dette souveraine de bonne signature et que les taux resteront bas. Ainsi, au Japon, la dette publique représente 180% du PIB mais, comme il y a peu de dette privée, les taux sont voisins de 0 malgré le gonflement du marché primaire. Bien sûr, me direz-vous, le jour ou l"aversion au risque va diminuer, les investisseurs se tourneront vers d"autres classes d"actifs, comme les actions. Mais je pense que le processus de repentification de la courbe des taux se fera progressivement et que la confiance mettra du temps à revenir.- Y a-il un risque spécifique imminent pour la dette souveraine de la zone euro ?P. A. : Oui et un risque sérieux. La crise de liquidité se reporte maintenant sur la dette de certains Etats de la zone euro. L"Irlande, l"Italie, le Portugal ou encore la Grèce ont été dégradés ou placés sous surveillance négative par certaines agences de notation, dont S&P. Le spread de ces pays avec des Etats comme l"Allemagne peu aller de 150 à 300 points de base et le prix des CDS flambe. Ce scénario me fait penser à ce qui est arrivé après la disparition de Lehman. Il ne faudrait pas qu"une crise de liquidité s"installe sur le marché des dettes publiques européennes et qu"un Etat, comme la Grèce soit mis en faillite. Ce serait le déclenchement d"une asphyxie générale. Qu"un seul Etat européen soit, faute de marché, mis en faillite, et c"est la catastrophe.- La Chine va-t-elle provoquer un cycle de dévaluation compétitive ?P. A. : Depuis juin 2008, la Chine a lié l"évolution du renminbi au dollar après l"avoir laissé filé durant près de 3 ans. Je ne vois pas pourquoi les Etats-Unis crient à la dévaluation compétitive.Du reste ce qui se passe est très favorable puisque les Chinois vont continuer à acheter la dette publique US en dollar. Cela est positif pour le financement du déficit américain. Mais il est vrai que les Etats-Unis ont besoin de trouver un bouc émissaire pour justifier la longueur de la récession?
Malgré un environnement économique déprimé, le Perco a poursuivi sa progression. A la fin du troisième trimestre 2008, près de 70.000 entreprises (69.706 exactement) proposaient à leurs salariés l"accès à ce véhicule d"épargne retraite, soit une augmentation de 45% sur douze mois glissants, selon les statistiques communiquées par l"AFG. Le nombre de salariés adhérents s"est pour sa part accru de 33% à 413 333. L"encours total géré à l"intérieur des Perco s"inscrivait au 30 septembre à près de 1,8 milliard d"euros, en hausse de plus de 28% par rapport au 31 décembre 2007.
Selon les calculs de Pensions & Investments, l’encours des 1.000 plus grands plans d'épargne-retraite (retirement funds) des Etats-Unis s’est contracté de 754 milliards de dollars ou de 11,8 % au quatrième trimestre, ce qui porte le plongeon à un total de 1,7 billion de dollars sur les quinze mois à fin décembre, rapporte Pensions & Investments. Au 30 septembre, l’encours total avait chuté de 965 milliards de dollars ou de 13,1 % sur douze mois, pour revenir à 6,4 billions, les actifs sous gestion des 200 plus grands plans d'épargne retraite reculant de 15,9 % à 4,7 billions.
Face à la chute des encours, les sociétés de gestion américaines réduisent leurs coûts, et elles vont toucher principalement le management, selon une nouvelle étude de Greenwich Associates qui a porté sur des entités gérant un encours total de 3.200 milliards de dollars. Et celles qui le font tablent sur une diminution des budgets 2009 de 22 % en moyenne par rapport à 2008. Au total, dans l"ensemble du secteur de la gestion, les baisses de coûts entre 2008 et 2009 devraient ressortir à 14 %. Cela reste inférieur d"une manière générale à la diminution des revenus. En effet, après une décrue moyenne des encours de 31 % en 2008, les sociétés de gestion prévoient un tassement moyen des revenus d"environ 33 % par rapport aux niveaux de 2007 d"ici à la fin de 2009. Les gestionnaires les plus touchés anticipent même une chute des revenus en 2009 de plus de 43 % par rapport à 2007. Greenwich explique que la plupart des sociétés de gestion, au lieu de réduire les coûts de manière proportionnelle à la baisse des revenus, la cherchent à se positionner en vue d"un rebond des marchés. Elles suppriment donc moins de postes dans les domaines du service clients et de l"investissement, selon Goran Hagegard, consultant chez Greenwich Associates. Cela va se traduire par des marges plus faibles à court terme : en 2009, elles devraient chuter de 37 % par rapport à 2007. La plupart des gestionnaires coupent dans tout ce qui ne relève pas de la gestion. Environ les trois quarts des entreprises réduisant les coûts ciblent les services support et ou les opérations d"investissement, et environ les deux tiers visent la distribution et les services clients et/ou les technologies de l"information. «Plus de la moitié des sociétés affirment qu"elles ont en ligne de mire le management exécutif, et cette catégorie de dépense pourrait subir l"une des plus fortes baisses», affirme le consultant Chris McNickle. «Plus de 30 % des sociétés voulant réduire les dépenses de management exécutif affirment vouloir diminuer ces coûts de 15 % ou plus, et 17 % déclarent qu"ils vont les baisser de 30 % ou plus». Et cela passera principalement par une réduction des bonus, de 29 % en moyenne entre 2007 et 2008. En outre, environ la moitié des sociétés interrogées affirment réduire les effectifs. Celles qui l"ont fait ou vont le faire prévoient d"éliminer environ 11 % des salariés en moyenne.
Lundi, BNP Paribas a annoncé qu’il prévoit une perte nette part du groupe d’environ 1,4 milliard d’euros pour le quatrième trimestre, avec un résultat avant impôt trimestriel négatif d’environ 2 milliards d’euros pour le pôle corporate & investment banking et des dépréciations du portefeuille de participations d’environ 400 millions d’euros après impôt. Néanmoins, pour l’ensemble de 2008, le bénéfice net part du groupe devrait se situer aux alentours de 3 milliards d’euros, grâce à la bonne performance des activités de banque de détail et d"asset management and services, avec une «collecte significative d"actifs sous gestion"(+ 10 milliards d"euros). Compte tenu de ces estimations de résultat, le ratio #tier one# de BNP Paribas devrait se situer à 7,5 % environ au 31 décembre 2008.Par ailleurs, dans le cadre de la deuxième tranche du plan français, BNP Paribas a décidé de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire pour lui proposer d"émettre des actions de préférence sans droit de vote, constitutives de #core tier one# pour 5,1 milliards d"euros et de rembourser simultanément les 2,55 milliards d"euros de titres super-subordonnés émis en décembre. Il en résultera un renforcement net du capital #tier one# de 2,55 milliards d"euros, soit environ 50 points de base de ratio, ce qui devrait porter celui-ci aux environs de 8 % pro-forma.
Depuis l’aggravation de la crise, les opérations de restructurations et les fusions-acquisitions se multiplient dans la gestion d’actifs, dont la baisse significative, et peut-être prolongée, de leurs revenus les conduit à augmenter leur taille critique pour rechercher des économies d'échelle et diminuer leurs coûts. Le rapprochement éventuel entre SGAM et CAAM pourrait entraîner d’autres restructurations dans l’Hexagone.
Fitch Ratings a confirmé vendredi la note M2 de gestionnaire d’actifs attribuée à KBC Asset Management pour ses activités basées à Bruxelles et à Luxembourg. L’agence met en exergue la stabilité de l'équipe de gestion après le changement de CEO en juillet 2008 ainsi que l'évolution contrôlée de la société dans le domaine institutionnel ainsi que la croissance à l'étranger, notamment en Asie. L’impact de la crise financière mondiale sur le bénéfice et la croissance a été moins fort pour KBC AM que pour son peer group grâce aux souscriptions des institutionnels (notamment pour les fonds monétaires) et à la proportion faible d’investissements en actions.
Le capital-investisseur DBAG indique avoir accusé une perte de 51,1 millions d"euros au titre de l’exercice 2007-2008 (31 octobre), notamment en raison de moins-values latentes, contre un bénéfice net de 136,5 millions d"euros pour l’exercice précédent. Néanmoins, DBAG se propose de servir un dividende de 40 cents par action contre 3,50 euros.
D’après BarclayHedge, les hedge funds ont perdu en moyenne 24,4 % l’an dernier, et 70 % d’entre eux ont terminé l’année dans le rouge, a déclaré Sol Waksman, président-fondateur de BarclayHedge, à HedgeWeek. Les fonds de hedge funds n’ont perdu en moyenne que 21,69 %, mais 85 % d’entre eux ont été perdants.La seule stratégie gagnante sur l’ensemble de l’an dernier a été celle des vendeurs à découvert, avec une performance de 41,09 % et un bond en avant de 20,83 % durant le plongeon des marchés d’actions en septembre et octobre.
Cholet Dupont AM annonce avoir recruté en fin d"année 2008 Philippe Lesueur, gérant actions, diplômé de l"EDHEC et du CFAF. Il était précédemment chez PIM Gestion. Au sein de Cholet Dupont AM, Philippe Lesueur gère aujourd"hui le fonds actions françaises CD France Expertise et le fonds actions européennes CD Europe Expertise.
Après une semaine de rumeurs, Crédit Agricole S.A. et Société Générale ont annoncé ce lundi matin avoir signé un accord préliminaire en vue de rapprocher leurs activités de gestion d’actifs. Cela concerne 100 % des activités du groupe Crédit Agricole Asset Management, dont CPR AM et Casam, et les activités de gestion européennes et asiatiques de Société Générale, ainsi que 20 % de TCW, sa filiale de gestion d"actifs aux Etats-Unis (laquelle a vocation à être cotée en Bourse d"ici à 5 ans). A noter que SGAM AI, qui serait rapproché de Lyxor, est exclu de ce périmètre. Ce nouvel acteur français de la gestion d"actifs, détenu à 70 % par Crédit Agricole S.A et à 30 % par Société Générale, représente, au 30 septembre 2008, 638 milliards d"euros d"actifs sous gestion - dont 460 milliards venant de CAAM et 178 de Société Générale Asset Management -, se situant ainsi «au 4ème rang européen et au 9ème rang mondial», souligne le communiqué. Il génère plus de 1,8 milliard d"euros de produit net bancaire et 0,9 milliard d"euros de résultat brut d"exploitation. La structure commune pourrait être introduite en Bourse à un horizon de 5 ans, sachant que Crédit Agricole S.A. et Société Générale s’engagent à conserver leurs participations pour une période d"au moins 5 ans. En attendant, cette nouvelle société a pour ambition d"être #le fournisseur de référence de solutions d"épargne pour les réseaux de banque de détail des groupes Crédit Agricole et Société Générale#, poursuit le communiqué. #Fort de ses 50 millions de clients particuliers dans le monde, le nouvel ensemble se positionne en leader incontestable dans ce domaine en Europe et pourra s"ouvrir vers d"autres partenaires#. Le segment institutionnel ne sera pas pour autant négligé. En termes géographiques, l’entité sera présente dans 37 pays, avec des centres de gestion (France, Royaume-Uni, Etats-Unis, Japon, Hong Kong et Singapour), ou des antennes commerciales. En outre, elle servira les réseaux des groupes Crédit Agricole et Société Générale à l"étranger et dispose de partenariats avec de grandes banques locales, en particulier dans les pays d"Asie.Côté chiffres, l"opération devrait permettre de réaliser de l"ordre de 120 millions d"euros de synergies de coûts avant impôts en année pleine, à horizon trois ans. #L’opération est relutive du point de vue du résultat net dès la deuxième année sur la base de synergies calculées en année pleine (hors coûts de restructuration) ; l"opération est créatrice de valeur pour les actionnaires des deux groupes#, peut-on lire dans le communiqué diffusé lundi. Par ailleurs, la nouvelle société se fixe un objectif de coefficient d"exploitation inférieur à 50%.Enfin, sur le plan de la gouvernance, la direction générale du nouveau groupe sera assurée par Yves Perrier, actuellement PDG de CAAM. Société Générale aura au sein du conseil d"administration du nouvel ensemble un tiers des mandats d’administrateurs. Crédit Agricole désignera le président du conseil d"administration et Société Générale le vice président.A noter qu’une conférence de presse est organisée ce lundi matin à Paris pour présenter l’opération.
Dans un entretien aux Echos, Edouard Carmignac, président-fondateur de Carmignac Gestion, estime à propos de l"affaire Madoff qu""il s’agit d’une escroquerie. Il faut rappeler aux investisseurs cet axiome de la finance : il n’y a pas de performance sans risque. Cela signifie que, si l’on souhaite de la performance, on ne peut faire l'économie d’une certaine volatilité. En ce qui nous concerne, nous sommes des anti-Madoff, c’est-à-dire que notre modèle est avant tout fondé sur une totale transparence. Chaque trimestre nous fournissons à nos clients la totalité des positions présentes dans les portefeuilles et nous expliquons nos choix de gestion. C’est cette notion de confiance qui crée avec nos clients l’affectio societatis dont nous bénéficions». Edouard Carmignac n"envisage pas par ailleurs d"opérations de croissance externe car «la force de Carmignac Gestion est précisément d’avoir su développer une gestion globale et une allocation d’actifs proactive. Cette gestion repose exclusivement sur des savoir-faire que nous entendons maîtriser. Nous sommes fiers de ce modèle. Notre priorité est donc de poursuivre ce développement plutôt que de racheter des actifs. De plus, nous nous sommes toujours attachés à rester concentrés sur notre métier, qui est la gestion d’actifs. En ce sens, nous sommes des producteurs. Acquérir une société de gestion consisterait en réalité à acheter un distributeur. Les distributeurs étant nos clients, nous nous retrouverions en quelque sorte en concurrence avec eux, ce qui ne nous paraît pas souhaitable».
Selon Ignites Europe, Alain Leclair, président de l"Association française de la gestion financière (AFG), a rencontré mercredi Jean-Pierre Jouyet, le nouveau président de l"Autorité des marchés financiers, pour demander un sommet des régulateurs européens afin de faire pression sur UBS et HSBC pour qu"ils remboursent les investisseurs victimes de Madoff. Colette Neuville participait aussi à la réunion.
Vendredi matin, KanAm Grund a indiqué qu’il reconduit pour neuf mois le gel des remboursements pour ses deux fonds immobiliers offerts au public, le grundinvest et le US-grundinvest. Cependant, le gestionnaire munichois précise qu’il compte rouvrir dans la pratique ces deux fonds aux rachats avant fin octobre.DEGI (Aberdeen Property Investors) a en revanche fait le choix de rouvrir son fonds immobilier DEGI International aux rachats à compter du 30 janvier 2009, mettant ainsi fin au gel qui prévalait depuis fin octobre 2008. Ce produit a enregistré depuis lors des souscriptions nettes de 65 millions d’euros provenant de particuliers. La réserve de liquidités du fonds se situera à environ 25 % au moment de la réouverture. Le taux de remplissage des immeubles en portefeuille se situe à 98 %.Cela posé, DEGI (6 milliards d’euros d’encours) prolonge de neuf mois le gel des rachats sur son autre fonds offert au public, le DEGI Europa, pour lequel il n’a pas encore été possible de dégager suffisamment de liquidités.KanAm et DEGI avaient initialement suspendu les remboursements fin octobre, comme une petite dizaine d’autres gestionnaires. Durant la semaine écoulée, il a été annoncé que les rachats sont également gelés pour neuf mois supplémentaires pour le CS Euroreal, le TMW Pramerica Weltfonds, le Morgan Stanley P2 Value, l’Axa Immoselect et le SEB ImmoInvest.Juridiquement, ces gestionnaires auront la faculté de renouveler encore une fois, pour douze mois, la suspension des remboursements. Au terme de ce dernier délai, ils seraient tenus de liquider les fonds et de rembourser les investisseurs.
Selon Funds People, Gonzalo Lardiés, gérant-star de Banque Privée Edmond de Rothschild après avoir été celui de Metagestión, rejoint au 1er février Interdin Gestión qui appartient à 70 % à Banca Privada de Andorra et qui prendra à cette date le nom de BPA AM. A cette occasion, le fonds géré par Gonzalo Lardiés, le BPERE Fondo Ibérico Acciones, deviendra le BPA Fondo Ibérico Acciones. BPERE était déjà lié pour ce produit à Interdin par un contrat de délégation.
En 2008, le Santander a enregistré une baisse de 18 milliards d’euros de son encours, à 32.95 milliards. Sur ce total, toutefois, précise Expansión, environ 7 milliards d’euros de rachats ont été réinvestis dans des dépôts auprès du réseau de la banque tandis que 3 milliards sont allés de placer dans des contrats d’assurances du groupe.
Suite à la démission de John Thain, Brian Moynihan a été nommé vendredi president of global banking and global wealth and investment management de Bank of America. L’intéressé conserve ses fonctions de general counsel de la banque en attendant qu’il lui soit trouvé un remplaçant. Il avait été president of global wealth and investment management de Bank of America avant l’acquisition par cette dernière de Merrill Lynch.D’autre part, Bank of America a annoncé que Tom Montag continuera de diriger le pôle global markets mais qu’il sera désormais subordonné directement à Ken Lewis, chairman et CEO. Il est également nommé membre de la management executive team, qui détermine la stratégie du groupe.
Selon Les Echos, le cabinet Lartigue-Tournois & Associés poursuit des banques françaises, en l"occurrence BNP Paribas, Crédit Mutuel et Neuflize, au fond dans le dossier de la sicav luxembourgeoise Luxalpha après les avoir assignées en référé. Les établissements français n’auraient pas rempli leur double mission : l’exécution des ordres et la conservation des titres. Le conseil d’administration de la sicav luxembourgeoise Luxalpha et son promoteur UBS AG sont également visés, indique le quotidien.
Vendredi, l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) a annoncé avec beaucoup de précautions que les #side pockets# peuvent également être approuvés dans certains cas pour les FoHF (fonds de hedge funds) suisses. La création de #side pockets# ne peut avoir lieu qu"après approbation par la FINMA et doit être dans l"intérêt de l"ensemble des investisseurs. Les droits des investisseurs doivent par ailleurs être préservés lors de la création de ces #side pockets#, souligne le régulateur. Cela posé, le FINMA avertit aussi que, dans la mesure où la création de #side pockets# ne peut être mise en ?uvre #que dans le cas de FoHF partiellement illiquides# et où #l"émission de nouvelles parts ou la distribution de placements collectifs de capitaux partiellement illiquides contrevient en principe aux règles de conduite telles que prescrites par la loi sur les placements collectifs de capitaux, il convient de manière générale de renoncer à l"émission ou à la distribution des FoHF concernés#, et cela, indépendamment de la création de #side pockets#.
Selon Le Temps, UBS, Credit Suisse et Nestlé soumettront au vote consultatif un rapport sur le système de rémunération des dirigeants à leur assemblée générale. C"est un premier succès pour Dominique Biedermann, directeur de la Fondation Ethos, qui regroupe 80 membres, essentiellement des caisses de pension, et qui avait déposé une résolution en ce sens.
Walter Berchtold, qui dirige l’activité banque privée, a indiqué à l’hebdomadaire NZZ am Sonntag que le Credit Suisse a racheté pour près de 100 millions de francs suisses des produits financiers de Lehman Brothers à quelque 2.000 clients. Seuls onze clients ont décliné cette proposition de rachat, qui était limitée à des produits de Lehman à capital garanti vendus par Credit Suisse à des clients ayant investi plus de la moitié de leur capital et moins de 500.000 francs.
A fin décembre, l’encours affiché par le gestionnaire alternatif Partners Group ressortait à 24,4 milliards de francs suisses, soit au même montant qu’un an auparavant. De fait, les souscriptions nettes de 6,2 milliards de francs ont stérilisé l’impact du renforcement du franc suisse contre euro et contre dollar (1,1 milliard pour le seul mois de décembre) ainsi que l’effet de marché négatif. Les actifs sous gestion au 31 décembre ont été inférieurs d’environ 1 milliards de francs à la prévision publiée par le gestionnaire alternatif en novembre 2008.Sur le total observé à la fin de l’an dernier, l’encours en private equity représentait 19,2 milliards de francs contre 16,7 milliards douze mois plus tôt, l’immobilier non coté se situant à 0,5 milliard contre 0,3 milliard. D’autre part, la poche infrastructures non cotées se situait à 0,3 milliard tandis que 1,8 milliard étaient alloués à des stratégies de performance absolue, à des produits alternatifs cotés ainsi qu'à la division gestion de fortune. Pour fin 2009, Partners Group compte atteindre un encours de 26-29 milliards de francs suisses.
Vendredi soir, la Deutsche Börse a publié les nouvelles dispositions applicable pour le remplacement des titres du Dax qui auraient été radiés selon la procédure d’urgence. Cette règle du «fast exit» demeure inchangée et prévoit qu’un titre ne peut être maintenu dans l’indice s’il tombe plus bas que le 45ème rang des sociétés cotées soit par le volume de transaction soit par la capitalisation boursière. En revanche, il est désormais prévu que la valeur de remplacement doit se classe au pire 35ème en matière de capitalisation boursière et en 45ème position pour le volume de transactions.Cette nouvelle disposition entre en vigueur à compter de ce lundi 26 janvier 2009.
La CNMV a notifié aux sociétés de gestion la conduite à tenir si la note du garant d’un fonds garanti vient à être abaissée, rapporte FundsPeople, relayé par Expansión. Dans ce cas, le gestionnaire doit avertir le régulateur au moyen d’un communiqué boursier puis informer les souscripteurs dès la prochaine communication qui leur est adressée. La CNMV indique avoir détecté que plusieurs instituts de crédit garants de fonds d’investissement affichent à présent une notation inférieure à celle qui était exigée au moment de l’octroi de la garantie.
Selon La Tribune, la baisse des marchés impacte la structure des commissions de la gestion alternative. Une étude de Bfinance, menée auprès de 28 gérants de hedge funds et de fonds de hedge funds basés dans 10 pays, montre une tendance à la baisse des frais. «Les commissions fixes des fonds de hedge funds pourraient baisser de 17 % et seraient comprises entre 90 et 100 points de base, indique Muriel Nahmias, directrice des études chez Bfinance. Dans le même temps, les frais de surperformance des hedge funds baisseraient de 25 % pour se situer à 10-15 %».
Henderson Group a confirmé dimanche qu"il était en négociations avec New Star Asset Management en vue d"un éventuel rachat, rapporte le Financial Times. La société de gestion britannique a aussi annoncé qu"elle recommanderait un dividende de 6,1 pence par action pour 2008, soit le même niveau qu"en 2007.
Moins d"un an après l"obtention d"une licence bancaire pour sa succursale de LGT Bank (Suisse) à Genève, la direction de cette entité change. Selon Le Temps, Joël Rochat a remis sa démission fin décembre. Le groupe bancaire basé à Vaduz, et qui affichait 102,8 milliards de francs sous gestion fin 2007, a seulement confirmé son départ, et indiqué son remplacement par Eric Schneuwly, jusqu"ici responsable opérationnel à Genève. La succursale genevoise gérerait près de 1 milliard de francs pour de la clientèle offshore, selon le quotidien.
Selon une étude de Santander Asset Management, l’encours des fonds ISR en Espagne était tombé fin décembre à 883,04 millions d’euros contre 1.164,97 millions douze mois plus tôt, soit une baisse de 24,3 %, rapporte Cinco Días. Le leader reste de loin le BBVA avec 717,74 millions d’euros, devant le Santander (90,57 millions) et La Caixa (13,24 millions).
S&P ayant dégradé l’Espagne à AA+ contre AAA, cela ne renchérira pas seulement le coût de la dette, mais beaucoup d’investisseurs n’auront statutairement plus le droit d’acheter des bonos et certains seront même obligés de revendre ceux qu’ils ont en portefeuille, rapporte Expansión. Le gérant du Pictet Funds (LUX) (EUR) Sovereign Liquidity a décidé ainsi de ne plus investir en titres souverains espagnols tandis que celui du Dexia Money Market Euro AAA va liquider cette position et que celui du Dexia Bonds Euro Goverment ne revendra pas ses bonos, mais les sous-pondérera. Le DWS Dinero Gobierno AAA continuera d’investir en bonos parce que les deux autres agences, Fitch et Moody’s, n’ont pas abaissé la note de l’Espagne.