La Banque cantonale de Zurich (BCZ, ou ZKB en allemand) a lancé le 16 janvier des parts en euros et en dollars de son ETF sur l’or physique ZKB Gold ETF qui avait été lancé en francs suisses le 15 mars 2006. Ce produit n’est toutefois autorisé à la vente qu’en Suisse. L’investisseur a la possibilité de vendre à tout moment ses parts ou d’en réclamer le paiement sous forme d’or physique.
Avec la montée des défaillances d"entreprises liées à la crise économique, «nous sommes en train de passer d"une crise financière à une crise bancaire traditionnelle», estime Marie-Pierre Peillon, responsable de l"analyse financière et crédit de Groupama Asset Management. La banque de financement et d"investissement (BFI), tout particulièrement, va connaître de lourdes difficultés en Europe."Un sombre avenir» se profile pour ce métier. La tendance lourde est celle d"une forte contraction de l"activité, qui se traduira par des disparitions d"acteurs et par la réduction de l"activité en compte propre des banques. En effet, les clients des activités de marché sont pour moitié des institutionnels et pour l"autre des hedge funds. Or les institutionnels sont affectés par la baisse des marchés et leur décollecte est de l"ordre de 30%. Les hedge funds devraient voir leur nombre diminuer de moitié ; la baisse de leurs encours et la disparition de l"effet de levier devraient réduire leurs volumes de 70%. «Ces segments de marché sont aussi les plus confortables en termes de marge», souligne Marie-Pierre Peillon. La responsable de l"analyse financière et crédit de Groupama AM est plus pessimiste que le consensus au sujet de cette diminution des volumes. «Le marché voit une réduction au niveau de 2004, mais nous pensons que l"on retrouvera plutôt celui de la fin des années 90, soit une activité en diminution de 50% par rapport à 2008 pour la BFI», estime-t-elle. De son côté, la banque de détail sera moins touchée, mais connaîtra «une année morose» en Europe, avec l"accélération de la baisse des volumes de prêts, la montée des risques pour les portefeuilles de prêts et les tensions avec les gouvernements. La reconstruction d"un modèle bancaire passera par la diminution des ambitions stratégiques et par la vente d"actifs, en premier lieu l"assurance et la gestion d"actifs. Pour Marie-Pierre Peillon, la fusion SGAM/CAAM «entre tout à fait dans le cadre de cette redéfinition stratégique». «Une sortie de crise impliquera la création de nouvelles structures de défaisances», indique-t-elle en outre, le redressement de la solvabilité restant un «enjeu majeur». «Il faudra faire attention à la solvabilité des banques très exposées aux actifs à risque», le problème étant particulièrement aigu pour les banques allemandes, indique Marie-Pierre Peillon Toutefois, «en 2009 la question de la liquidité va connaître une amélioration» et ce thème ne sera pas un sujet de préoccupation aussi important que l"an dernier. Autre point positif : «les grandes banques européennes ne feront pas défaut, et ce message est compris par les investisseurs internationaux». Car les Etats restent prêts à prendre toute mesure pour éviter un choc systémique.
Directeur des gestions de Groupama AM, Roland Lescure et son équipe #ne croient pas à un risque de krach obligataire#. Il avance deux raisons essentielles. Fortement accru par les plans de refinancement des banques et par les mesures de relance de l"économie, l"endettement public vient en fait compenser l"épargne privée.Seconde raison : #les Banques centrales vont intervenir sur les marchés des obligations d"Etat. La FED y a déjà été autorisée. La Banque centrale européenne et la Banque centrale du Royaume-Uni n"en sont pas encore là, mais ce n"est pas impossible#, juge le dirigeant de Groupama AM.Roland Lescure note qu"il existe entre les Etats des écarts importants entre les rendements des obligations, par exemple entre ceux de la France et de l"Allemagne d"un côté et ceux de pays plus fragiles, comme l"Irlande ou la Grèce, de l"autre. Mais le risque de défaillance d"un Etat peut aussi renforcer la coopération européenne. #S"il s"agit de sauver un petit Etat, cela peut se traduire par une coordination renforcée des politiques monétaires, économiques, financières de la zone euro#, estime-t-il.#C"est un pari#, reconnaît Roland Lescure, admettant aussi que #le marché n"achète pas# ce scénario pour le moment, comme en témoignent les spreads sur les emprunts d"Etat européens.
Hansainvest a lancé le 2 janvier 2009 le fonds de droit allemand Hansagold qui vient d’obtenir l’agrément de distribution en allemagne. Ce fonds peut investir jusqu'à 30 % en or physique. Le gérant est aussi autorisé à investir en certificats répliquant l'évolution du cours de l’or. Pour assurer la diversification, le Hansagold peut aussi investir en certificats sur l’argent, en obligations d’Etat et le cas échéant en obligations d’Etat indexées sur l’inflation. Le droit d’entrée se situe à 4 % et la commission de gestion à 0,65 %.
Fortis Investments a lancé lundi 26 janvier un fonds d"obligations investment grade de la zone euro, maturité 2013, et limité à 20 investisseurs institutionnels en France. Ce fonds, qui affiche déjà plus de 20 millions d"euros d"encours sous gestion, est investi dans une soixantaine de positions et exclut les titres adossés à des actifs (ABS), la dette subordonnée ou l"effet de levier, précise un communiqué.
Selon Le Temps, La Foncière, fonds d"investissement spécialisé dans l"immobilier romand, plus spécifiquement lémanique et urbain, a réalisé en 2008 un rendement du dividende sur le cours de bourse de 3,06%. La valeur vénale de ses immeubles a augmenté de 5,25% au cours de l"exercice et atteint 901 millions de francs. La fortune nette du fonds se monte à 651 millions de francs, contre 625 millions en 2007. Le cours des parts de La Foncière a de son côté reculé de 667 à 643 francs l"an dernier, mais cette baisse de 3,6% doit être mise en regard avec la chute bien plus brutale des marchés boursiers, l"indice SMI perdant un bon tiers de sa valeur pendant la même période. Pour Arnaud de Jamblinne, directeur de la société, l"immobilier suisse confirme ainsi sa «valeur antisismique en période de crise».
En 2009, les valeurs de croissance devraient surperformer les marchés actions, affirme Dirk Enderlein, directeur de la gestion actions européennes #growth# de la société de gestion RCM (groupe Allianz Global Investors). La baisse de 50 % enregistrée sur les marchés actions l"année dernière lui semble en effet exagérée, car #digne d"une très forte récession économique#. Ayant auparavant fait preuve de trop de pessimisme, les marchés pourraient se montrer plus calme en 2009, #qui pourrait être une année moins mauvaise que prévu#, estime le gérant du fonds Allianz RCM Europe Equity Growth, compartiment de la sicav luxembourgeoise Allianz Global Investors Fund.Les valeurs de croissance présentant un #fort pricing power#, elles #souffrent beaucoup moins du ralentissement de l"économie européenne#, affirme par ailleurs Dirk Enderlein.Le fonds est géré selon une approche bottom-up, l"accent étant mis en priorité sur la recherche fondamentale. Il s"agit pour Dirk Enderlein d’identifier les signes annonçant un potentiel de croissance qui ne sont pas pleinement intégrés aux valorisations des différentes valeurs. Pour construire un portefeuille de 65 valeurs en moyenne, le gérant cherche de la valeur #autant dans les bénéfices que dans les cash-flows#. Trois aspects #croissance# sont particulièrement recherchés par Dirk Enderlein : la croissance à long terme, un leadership technologique, et un business model supérieur par rapport aux sociétés concurrentes. #Une valeur doit présenter au moins une de ces trois caractéristiques pour intégrer notre portefeuille#, souligne le gérant d"Allianz RCM Europe Equity Growth. A titre d"exemple, il cite des sociétés comme Saipem, une entreprise italienne de services pétroliers. #Saipem bénéficie des investissements dans la production pétrolière, qui devrait s"intensifier vers la fin de l"année 2009. On a acheté la valeur en octobre dernier, pour son potentiel de croissance#. Autre exemple de valeur présente dans le portefeuille, Roche bénéficie selon le gérant d"un fort avantage technologique, notamment grâce à son médicament contre le cancer, l"Avastin. Parmi les sociétés dont le business model assure une croissance durable, Dirk Enderlein évoque Inditex et H&M #deux sociétés capables de répondre dans des délais très courts aux demandes des consommateurs et dont la chaîne de fabrication de vêtements est très efficace#.Au 31 décembre 2008 pour la part AT, la performance du Allianz RCM Europe Equity Growth sur 1 an est de - 40,27% (contre - 41, 49 % pour le S&P Europe LargeMidCap Growth Net Total Return).
Fonds d"actions françaises de 240 millions d"euros, Moneta Multi Caps a limité sa perte à -31,5 % en 2008 et se classe huitième de sa catégorie. De mauvaises surprises sur les résultats de certaines sociétés seront annoncées dans les prochaines semaines, estime Romain Burnand.Fonds de pur «stock-picking», sélectionnant des actions françaises pour leurs valeurs intrinsèques, Moneta Multi Caps a bien résisté en 2008. Sa perte a été limitée à 31,5 %, alors que l"indice CAC 40 décrochait de 42,7 % et l"indice SBF 250 de 43,1 %. Le FCP, qui capitalise 240 millions d"euros, se classe ainsi dans les premiers rangs de sa catégorie : huitième sur 230 fonds actions France en 2008 et quatrième sur deux ans, selon Morningstar. En 2007, sa performance avait atteint 8,6 %. «Même si l"environnement va rester instable, les stock-pickers peuvent tirer leur épingle du jeu, en évitant les sociétés qui décrochent et en misant sur celles disposant d"une capacité de rebond», estime Romain Burnand, gérant et fondateur de la société de gestion indépendante Moneta AM. Pouvant investir sur des sociétés de toutes tailles, le gérant mise surtout sur une sélection très pointue des titres. Pour 400 millions d"actifs gérés, sa société compte sept analystes-gérants rompus à l"exercice dans toutes les phases de marché. Romain Burnand investit actuellement sur deux types de valeurs : des sociétés «défensives et pas surévaluées», comme Sanofi et Teleperformance ; mais aussi sur des titres offrant un caractère plus offensif. Il s"agit de valeurs touchées par la crise économique et financière, mais capables de rebond : «elles présentent des valorisations basses, sans risque de faillite», indique le gérant. Euler Hermes en est un exemple-type. Le titre cote 25 euros, après avoir connu un plus haut de 120 euros en 2007. Assurant des crédits inter-entreprises à court terme, la société est pénalisée par la nature même de son activité. «Si l"optimisme revient, le titre peut monter très vite», estime Romain Burnand. Mais pour gagner ce pari malgré tout risqué, il est prêt à rester investi deux à trois ans. C"est également la règle pour la cinquantaine de valeurs composant le portefeuille. Cap Gemini, cotant 24,50 euros après un plus haut de 45 euros, est un autre choix marqué. «Compte tenu des résultats estimés pour 2008, le PE du titre est de l"ordre de 8, alors que sa trésorerie est excédentaire et que la société déploie une activité importante à l"international», indique le gérant. Longtemps analyste financier, Romain Burnand garde un regard circonspect sur le consensus des analystes au sujet des résultats annuels des sociétés. «Ce consensus me paraît trop optimiste. Nous allons connaître de grosses cassures, surtout dans les secteurs les plus touchés par la crise : cimentiers, construction, banques, assurances, etc.», estime-t-il. Avec la saison des résultats qui commence, ce décalage pourrait conduire à une nouvelle baisse des actions. Mais de leur côté, les gérants stock-pickers peuvent aussi profiter de l"aubaine pour acheter des sociétés gardées en ligne de mire.
Selon l"Agefi, citant Barclays Capital, « les actifs en matières premières sous gestion ont touché un record de 270 milliards de dollars à la fin du deuxième trimestre 2008 pour ensuite plonger à 154 milliards au dernier trimestre ».
Les gérants de fonds alternatifs d"Europe et d"Amérique du Nord s"attendent à devoir réduire le niveau des commissions fixes, indique une enquête de bfinance réalisée en décembre. Celles-ci pourraient baisser de 17 % et revenir dans une fourchette de 90-100 pb, contre 100-120 pb aujourd"hui, selon un consensus médian formé par les 28 sociétés de gestion ayant participé au sondage. Dans le même temps, le niveau des commissions de performance chuterait d"un quart pour se situer autour de 10-15 % (contre 15 et 20 % actuellement).En contrepartie d"une baisse des commissions fixes de gestion, les gérants souhaitent en majorité négocier des périodes de blocage (lock up) plus longues : 68 % sont favorables à un blocage de 2 ans et 79 % à une immobilisation de 3 ans. De leur côté, 45 % des fonds de pension européens et américains également interrogés par bfinance seraient prêts à accepter des périodes de blocage en échange d"une réduction des commissions, à condition que le rabais se monte au moins à 10 % par année d"immobilisation. D"une manière générale, les investisseurs institutionnels seraient disposés à allouer davantage aux stratégies actives et «high alpha» s"ils obtiennent une baisse des frais de gestion. A plus de 90 %, les investisseurs interrogés apprécient le rapport qualité/prix des gestions passives actions et obligations. «Mais ce taux de satisfaction se dégrade ensuite progressivement pour les autres grandes classes d"actifs jusqu"à atteindre 40 % pour la multigestion alternative et 14 % pour les mandats d"allocation tactique globale (GTAA)», indique le cabinet de conseil.
Selon l"Agefi, les actions en justice se multiplient contre les banques dans le cadre de l"affaire Madoff. Ainsi, une plainte a notamment été déposée contre le Santander en Floride alors que BNP Paribas, le Crédit Mutuel et Neuflize font l"objet d"un référé. De son côté, cabinet Orrick Rambaud Martel, a saisi la CSSF, pour qu’elle fasse injonction à UBS de restituer ou de rembourser les actifs Luxalpha, complète l"Agefi.
Mardi, une commission parlementaire a auditionné les patrons de plusieurs sociétés de gestion alternative pour établir dans quels mesure ils seraient responsables de la crise bancaire ayant secoué le Royaume-Uni, rapporte the Wall Street Journal. Parmi les dirigeants conviés figuraient Chris Hohn (TCI), Paul Marshall (Marshall Wace) et Douglas Shaw (BlackRock). Les intéressés se sont défendus de manière classique, indiquant qu’ils ont cherché à profiter des turbulences mais qu’ils ne sauraient en être tenus pour responsables. D’ailleurs, Chris Hohn et Paul Marshall ont indiqué que l’encours de leurs sociétés est tombé à respectivement 9,5 milliards et 6,6 milliards de dollars, contre environ 15 milliard voici un an.
Selon La Tribune, à fin janvier, l"état aura empoché 380 millions d’euros, somme correspondant aux intérêts versés par les banques au titre des fonds qu’elles empruntent auprès de la Société de financement de l'économie française (Sfef). Les 23 milliards d"euros prêtés par la Sfef l"ont été au taux de 4%, précise notamment le quotidien. Par ailleurs, fin 2009, «l'État recevra d’ailleurs 850 millions d’euros au titre de la rémunération des titres supersubordonnés (titres subordonnés à durée indéterminée) émis par les banques et souscrits par la SPPE», complète La Tribune.
A l"instar de State Bank of India, premier prêteur du pays, dont le bénéfice net consolidé progresse de 51% au T4, les banques indiennes ont bien terminé l"année 2008 mais des jours plus sombres s"annoncent car leurs provisions pour mauvais risques sont en hausse, relève la Tribune.
En décembre, les organismes de placement collectif et des fonds d"investissement spécialisés luxembourgeois ont encore perdu 44,584 milliards d"euros, dont 34,347 milliards en raison de la baisse des marchés financiers et 10,237 milliards provenant de rachats, selon les dernières statistiques de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF).A la fin de l"année, le patrimoine global net des fonds est ainsi revenu à 1.559,653 milliards d"euros, contre 1.604,237 milliards au 30 novembre 2008 (-2,78 %).
Michael Stammler, l’un des dirigeants de Feri Finance (groupe MLP), a annoncé mardi que Feri Wealth Management GmbH a été rebaptisée en début d’année Feri Family Trust pour montrer qu’elle regroupe des activités de gestion de fortune classique et des services de family office. Feri Family Trust se focalisera sur les particuliers très haut de gamme (ultra high net worth individuals ou UHNWI).D’autre part, l'état-major de Feri Family Trust a été renforcé par l’arrivée de trois nouveaux membres, à côté de Michael Stammler et de Frank Straatmann. Il s’agit de Thomas Hafner (qui sera aussi responsable du marché suisse) de Marcel Renné et de Riklef von Schüssler.
Wallberg Kapital a annoncé que son fonds luxembourgeois Wallberg African All Stars géré par Peter Leger de la société de gestion sud-africaine Coronation Fund Managers a désormais obtenu l’agrément de commercialisation en Allemagne, après l’avoir reçu au Luxembourg et en Autriche. Ce produit est distribué par Fundmatrix.
Selon L"Echo qui reprend des informations de La Libre Belgique, l’association de défense des investisseurs Deminor a décidé d’intenter une action contre Citibank et Deutsche Bank devant le tribunal civil de Bruxelles, dans le cadre de l’affaire des produits Lehman Brothers. Cette procédure débutera dans les deux à trois semaines. Dans les deux dossiers, Deminor représente entre 600 et 800 personnes. Les investisseurs estiment qu’ils ont reçu une information trompeuse ou inexacte lorsqu’ils ont acheté des produits financiers, soit auprès de Deutsche Bank, soit auprès de Citibank. Deminor affirme que la mise en cause de la responsabilité des distributeurs de ces produits «a trait à l’information diffusée par le biais des brochures commerciales que les clients reçoivent en agence». «Ces dernières contiennent des informations trompeuses ou inexactes en ne plaçant pas suffisamment l’accent sur le risque de crédit», explique Deminor.
Emettre pour 1,38 milliard d’euros de titres préférentiels au profit des clients de sa banque privée victimes de la fraude Madoff au travers du fonds Optimal Strategic US Equity a pour le Santander un impact de seulement 500 millions d’euros, entièrement pris en charge au titre de l’exercice 2008, indique Cinco Días.
Fitch Ratings va publier des propositions de nouveaux critères de notation des fonds monétaires. Elles prévoient notamment de mieux aligner la liquidité du portefeuille avec l"éventualité d"importants rachats de la part d"investisseurs en périodes difficiles.
Selon les Echos, l"an dernier, les gagnants de la gestion alternative ont surtout été ceux qui étaient positionnés sur la bonne stratégie, comme le suivi de tendance sur les marchés à terme (CTA), où le fonds Winton a bien réussi, ou le global macro. «Le fonds phare de Brevan Howard, un global macro, a enregistré une performance annuelle de près de 20 %», note le quotidien.
Catella Real Estate AG KAG a annoncé mardi qu’elle rouvre son fonds immobilier Fokus Nordic City aux rachats avec effet ce 28 janvier à 11h01. Le gestionnaire précise que le jour du gel des remboursement, le 29 octobre 2008, la valeur liquidative se situait à 10,66 euros ; au 27 janvier 2009, elle ressort à 10,40 euros, compte tenu du versement au 1er décembre 2008 d’un dividende de 36 cents par part.Le Fokus Nordic Cities est, après le DEGI International, le second des fonds immobiliers qui avaient été fermés aux rachats fin octobre à rouvrir ses portes. Les autres gestionnaires concernés se sont jusqu'à présent prononcé pour un maintien de la suspension des rachats (DEGI, d’ailleurs aussi, pour DEGI Europa).
Dans un entretien avec la Frankfurter Allgemeine Zeitung, Franz Waas, président du directoire de DekaBank, indique que le gestionnaire des caisses d'épargne a presque réalisé un bénéfice au quatrième trimestre et qu’il affiche un bénéfice de 90 millions d’euros pour l’ensemble de 2008. Deka compte servir un dividende inchangé par rapport à celui versé au titre de l’exercice 2007. Il précise aussi que les liquidités se montent actuellement à 40 milliards d’euros.D’autre part, Franz Waas indique que Deka ambitionne de devenir le numéro deux allemand pour le négoce de dérivés, derrière la Deutsche Bank. Le manager souligne aussi que trois des plus grands fonds de Deka et six des fonds Deka les plus vendus en 2008 utilisent des dérivés. Comme les dérivés sont fabriqués maison, cela réduire en plus les coûts en supprimant la commission aux intermédiaires. Les dérivés ont contribué au résultat de 2008 à hauteur de 130 millions d’euros, précise Franz Waas.
Dans une année 2008 «de dislocation de presque toutes les classes d’actifs», La Compagnie Financière Edmond de Rotschild Bank a souffert de l’effet de marché, responsable de 21,5 points de la baisse de son encours sous gestion qui a fondu au total de 23,5 % à 22,6 milliards d’euros fin décembre. Ses sorties nettes de capitaux n’ont représenté qu’environ 600 millions d’euros du fait que la gestion privée -en «très forte synergie avec la gestion d’actifs, insiste Samuel Pinto, directeur général adjoint- a affiché une collecte nette de l’ordre de 800 millions d’euros, à près de 9 milliards en fin d’année. La gestion actions et diversifiée est tombée pour sa part à 7 milliards d’euros contre 12 milliards fin 2007, avec des retraits de seulement 5 % des actifs gérés pour les fonds actions. Pour la multigestion, les actifs en fin d’année ressortaient à 2,74 milliards contre 4,01 milliards douze mois plus tôt, dont 2,09 milliards contre 2,73 milliards pour la multigestion alternative.Samuel Pinto a également mis en avant la stabilité de l’encours de la gestion structurée, qui s’est accru de 10 millions d’euros sur l’année, à 2.926 millions. Dans ce domaine, LCF Rothschild a été très active avec la production de 100 supports utilisant des scénarios simples, liquides et transparents», avec «une sélection rigoureuse des émetteurs externes». Quant à la gestion taux et crédit, l’encours a diminué à 4,5 milliards d’euros en un an, contre 5,4 milliards fin 2007. Pour le private equity, enfin, le groupe gérait en fin d’année près de 1,5 milliard d’euros sur les LBO midcaps, le capital-développement, les sciences de la vie, l’immobilier en Europe de l’Est et les fonds de fonds. Un accroissement de l’effectif de 12 % Concernant l’affaire Madoff, Michel Cicurel, président du directoire, a rappelé que LCF Rothschild est exposé au total pour 40 millions d’euros sur 22,6 milliards d’euros d’encours. Pour l’instant, l'établissement prospecte pour déterminer quel cabinet d’avocats sera le mieux à même de défendre ses intérêts, l’idée étant de suivre les class actions ayant les meilleures chances d’aboutir. LCF Rothschild se joindra aux procédures pour défendre ses clients. Sur les 40 millions, une partie était détenue en direct et une autre dans un fonds réservé à la clientèle privée représentant 27 millions sur les 9 milliards de la gestion privée. A ce niveau, une partie provient de lignes que certains clients détenaient en direct dans des fonds Madoff depuis 1999-2000. Cela posé, ni la banque, ni Rothschild Multi-Management n’avaient du Madoff en portefeuille, a-t-il été précisé. Samuel Pinto a pour sa part indiqué que l’effectif du groupe a été augmenté malgré la crise d’une centaine de personnes ou de 12 % à quelque 900 collaborateurs. Ces recrutements ont concerné la France pour les deux tiers et l’international pour le tiers restant. Les embauches ont porté sur du personnel de gestion et commercial à Hong-Kong et un déploiement commercial en Chine, même si le bouclage de la prise de participation de 20 % de LCF Rothschild par Bank of China (lire notre article du 19 septembre) a été retardé au 31 mars faute d’accord définitif de la part des autorités de Pékin. Il y a aussi eu des recrutements de commerciaux à Bruxelles, en Espagne et au Chili (pour servir les fonds de pension d’Amérique latine).
Selon les Echos, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) a vu la valeur de ses actifs reculer de près de 20 % au cours de l’année 2008, de 34,5 milliards d’euros le 1er janvier à 27,7 milliards fin décembre. L"établissement a souffert de sa forte exposition aux actions.
Selon Le Figaro, alors que l"opération de démantèlement au profit de BNP Paribas doit être validée d"ici quinze jours, « un rapport d"experts plaide pour une renégociation, certes marginale, des accords conclus en octobre », une hypothèse a priori rejetée par BNP Paribas. Parmi les négociations souhaitées par les experts, figure le transfert des 25 % du capital de Fortis Banque que conservera l"État belge à Fortis Holding, c"est-à-dire aux actionnaires du groupe, relève notamment le quotidien. De son côté, la banque française a indiqué s"en tenir au protocole du 6 octobre tout en refusant d"allonger le calendrier judiciaire afin de clarifier rapidement la situation.
Skandia Global Funds annonce le recrutement de Céline Claudel au poste de sales & marketing officer. Elle rejoint le bureau parisien en provenance d"East Capital, où elle occupait des fonctions de support commercial (animation clientèle).
Lors d’une présentation à Paris mardi soir, Jon Little, vice-président de BNY Mellon Asset Management, a indiqué s’attendre à une poursuite du processus de concentration dans la gestion d’actifs, dans le monde entier. Cependant, à son avis, les prix n’ont pas encore suffisamment baissé pour que la maison américaine s’intéresse vraiment à certains dossiers. Le problème tient selon Jon Little au fait que les banques européennes, et d’autres, croient que les valorisations sont demeurées figées à leur niveau de 2007. Souvent, les gestionnaires d’actifs qui ont été vendus jusqu'à présent, notamment à la faveur de deals transfrontaliers, sont des établissements qui ont été bradés par ce qu’ils n’auraient, sinon, pas passé le cap de la fin de l’année. Comme les maisons à vendre sont encore trop chères, BNY Mellon AM attend encore.