Selon Le Temps, un peu plus du quart des 350 employés genevois du géant américain de la gestion d"actifs seraient concernés par un plan de restructuration qui toucherait également Londres. En cause, la baisse de la valeur des capitaux gérés par les filiales à Genève et à Londres. A la fin de l"automne, une trentaine de personnes avaient déjà été licenciées à Genève.
Mariano Rabadán, président de l’association espagnole Inverco des sociétés de gestion, a estimé «raisonnable» la proposition du gouvernement qui consiste à assouplir les conditions de déblocage de l'épargne-retraite pour les chômeurs. Cinco Días note que cette opinion est partagée par María Dolores Ybarra, présidente du groupement des plans d'épargne-retraite et CEO de Santander Asset Management.
Selon L"Echo, l’industrie craint davantage les frais administratifs de la «Transparency Act» que la transparence elle-même. La composante frais commence à revêtir une importance particulière dans un contexte où les frais des hedge funds sont mis sous pression, et où l"on évoque une division par deux à la fois des frais de gestion et des frais de commission.
Selon le site Boursorama, qui se fait l"écho d"une dépêche de l"AFP, BNP Paribas pourrait se voir infliger une amende de 8,3 millions d"euros par l"association nippone des courtiers en titres pour « un montage financier irrégulier avec un promoteur immobilier ».
Selon Les Echos, onze banques du pourtour méditerranéen (Al Amana, Attijariwafa bank, Bank of Alexandria, la Banque Internationale Arabe de Tunisie, la Banque Tuniso-Koweitienne, la Confédération nationale des caisses d'épargne espagnoles, le Crédit Immobilier et Hôtelier, Intesa Sanpaolo, Groupe Caisse d’Epargne, la BEI et l’Agence française de développement, Fransabank et la Banque Africaine de Développement) ont récemment signé un accord qui vise à «faciliter l'épargne des migrants, abaisser le coût des transferts, favoriser le financement des PME et des infrastructures».
Henderson Global Investors (HGI) a annoncé avoir présenté vendredi une offre d"achat sur la société New Star Asset Management pour un montant total de 115 millions de livres. La transaction devrait être bouclée pour le 31 mars 2009. Cette opération créera le cinquième gestionnaire «retail» au Royaume-Uni, avec un encours de l’ordre de 15 milliards d’euros sur le marché britannique.
Le gestionnaire américain Vanguard a l’intention de lancer une activité fonds d’investissements au Royaume-Uni, sous la direction de Tom Rampulla, director of sales for Vanguard Financial Advisor Services, qui sera muté des Etats-Unis à Londres, rapporte Professional Pensions. Il sera subordonné à James Norris, head of Vanguard International Investor Group. Dans un premier temps, Vanguard se focalisera sur l’advisory, en favorisant un système de conseil aux IFA sur la base de commissions, avant de se lancer sur le créneau des retraites.
Selon La Tribune, citant le WSJ, la banque d’affaires pourrait réduire de 3 à 4% ses effectifs, essentiellement dans le back office. Morgan Stanley emploie près de 47.000 personnes, précise le quotidien.
Les investisseurs sinistrés par l’affaire Madoff et qui étaient clients du Santander, ont déposé une plainte collective en Floride contre la banque espagnole pour obtenir que cette dernière renonce à les indemniser sous forme d’actions préférentielles, rapporte Cinco Días.
Selon l"Agefi, le britannique Icap a confirmé, lundi, son intérêt pour le spécialiste européen LCH.Clearnet, maillon essentiel du post-marché, déjà courtisé par DTCC. Pour le quotidien numérique, les acteurs financiers se tournent actuellement vers des actifs plus simples et «Icap, courtier interbancaire, a donc tout intérêt à prendre le train en marche et à se diversifier» alors que s"engage la bataille du post marché.
Tim Jaksland rejoint Carmignac Gestion en tant que gérant du fonds Carmignac Innovation. Il était depuis 2003 directeur de l'équipe de gestion de Nordea dédiée aux actions danoises après avoir été directeur de la recherche mondiale sur la santé. Carmignac Gestion précise que l’intéressé a développé plusieurs axes d’investissement thématique surtout dans l’environnement et la santé. Tim Jaksland a aussi «initié une approche fondée sur les applications technologiques découlant de la demande croissante des consommateurs en matière de sécurité alimentaire et industrielle ainsi que de respect de l"environnement».
La banque privée Berenberg affichait fin décembre des actifs sous gestion en hausse de 5 % sur un an à 20,3 milliards d’euros. Elle a notamment enregistré des rentrées nettes de 1,3 milliard d’euros pour la banque privée et de 1 milliard pour la gestion institutionnelle.Le bénéfice net s’est contracté pour 2008 à 47,1 millions d’euros contre 61,1 millions d’euros, 2007 ayant été caractérisé par d’importantes reprises de provisions, mais le coefficient d’exploitation (cost-income ratio) est demeuré inchangé à 67,1 % et le ROE est resté élevé, à 37,5 %. L’effectif a été augmenté de 10 % à 837 personnes.
Selon La Tribune, BNP Paribas a indiqué que, après renégociation, la reprise des activités de Fortis en Belgique et au Luxembourg n’aurait aucun impact sur son ratio de solvabilité « tier one ».« Jusqu'à présent, la banque de la rue d’Antin assurait, au contraire, que l’acquisition de Fortis lui permettrait de renforcer de 0,35 % son ratio « tier one », relève le quotidien pour qui les pertes enregistrées par Fortis coûtent à la banque française le surplus de solvabilité qu"elle espérait.
Optimal, le gestionnaire de fonds de hedge funds du groupe Santander, a annoncé lundi qu’il ne compte pas rembourser tout de suite aux souscripteurs leurs parts des sept produits qu’il a décidé de liquider à cause de l’avalanche de demandes de rachat, rapporte Cinco Días. Pour cinq des fonds (Optimal European Opportunities, Optimal US Opportunities, Optimal Asian Opportunities, Optimal Global Opportunities et Optimal Global Trading), il est prévu de rembourser entre 65 et 80 % de leurs avoirs en juin, le restant dépendant de la vente des actifs. Pour les fonds Arbitrage et Multistrategy, le délai n’est pas spécifié, mais un premier versement pourrait intervenir en mai ou juin.
BNP Paribas Securities Services Espagne, en tant que dépositaire et Próxima Alfa Investments (groupe BBVA), sur proposition d’Auriga Securities qui en avait la délégation de gestion, ont décidé le 30 janvier la dissolution d’un de ses trois hedge funds, le Sleipnir (les deux autres sont Centauri, un fonde de hedge funds, et Accurate Global Assets, un single hedge fund). Dans une notification à la CNMV, Próxima Alfa précise que ce fonds long/short quantitatif avait subi d’importantes demandes de rachat et une perte de 4 % durant les premiers mois de 2008, à la suite de quoi le produit avait été réorienté. A la mi-décembre, le coup de grâce lui a été porté avec une demande de remboursement de 0,98 million d’euros, soit pratiquement un quart de son encours.
Harry Markopoulos, l’homme qui dit avoir alerté depuis longtemps la SEC au sujet de la fraude Madoff, sera auditionné ce mois-ci par le Congrès pour présenter ses recommandations en vue d’améliorer le fonctionnement de la SEC, indique The Wall Street Journal. Il suggérera de créer un service acceptant les renseignements fournis par les «whistleblowers», comme le fait le fisc (Internal Revenue Service). Il préconisera aussi que la SEC transfère davantage d’activités à proximité des centres financiers et loin de Washington.
Selon La Tribune, la mise en place d"une «bad bank» destinée cantonner les actifs toxiques des banques, traîne aux États-Unis. Du coup, le cours des banques a fortement chuté partout dans le monde, Société Générale, BNP Paribas UBS et Deutsche Bank reculant fortement lors de la séance du lundi 2 février.
Selon le site du Figaro, qui se fait l"écho d"une dépêche de l"AFP, Le Trésor US a indiqué qu’il empruntera 493 milliards de dollars sur le marché au T1 contre 368 milliards annoncés en novembre.
Le multiple moyen des actions du S&P 500 était tombé fin décembre à 17,6 contre 25,4 fin septembre et un gérant value comme Russell Croft (Croft Value Fund) estime que son univers s’est désormais élargi à 75 % de la cote contre 50 %, note The Wall Street Journal. A présent, les gérants value regardent aussi des titres comme Monsanto ou Cisco et John Buckingham, gérant du Al Frank Fund, s’est récemment positionné sur le matériel médical (medical devices) qui a été jusque récemment un secteur de croissance avec des sociétés qui se payaient 25-30 fois les bénéfices, alors qu'à présent Syneron Medical se traite au niveau de ses liquidités.Ron Muhlenkamp, gérant du Muhlenkamp Fund, avertit toutefois que la période des bonnes affaires pourrait arriver à son terme. Si la période de deleveraging s’achève, les cours des actions pourraient revenir à des niveaux plus normaux. Le marché commence à faire le tri entre les sociétés qui s’en sortent le mieux et celles qui vont plus mal.
Les banquiers d’investissements de la Deutsche Bank doivent s’attendre selon les milieux financiers à une baisse moyenne de leur bonus de l’ordre de 60 %, mais elle sera nettement différenciée. D’après le Handelsblatt, les spécialistes du négoce des devises et des matières premières ainsi que ceux des fusions-acquisitions devraient moins souffrir que les autres parce que leurs activités ont relativement bien résisté.
Selon La Tribune, Berlin rejette rejettent l’idée d’emprunts obligataires communs à tous les pays de la zone euro, notamment parce que «l’accès au marché de la dette est de plus en plus coûteux pour des pays comme l’Italie, la Grèce, le Portugal, l’Espagne ou l’Irlande».
Selon L"Echo, le rendement moyen des fonds de pension belges s’affiche sur l’année 2008 à -20,5 %, sur la base des résultats préliminaires de l’enquête menée par l"Association belge des institutions de pension (ABIP) auprès d’un échantillon représentatif de ses membres (Institutions de Retraite Professionnelle IRP). Une performance relativement saine, «lorsque l’on sait par exemple que le Bel 20 a perdu plus de 50 % sur la même période», estime l’ABIP. A noter par ailleurs que de nombreux IRP ont décidé de ne pas revenir à leur niveau stratégique en actions suite à la chute des cours boursiers. Par rapport à l’enquête intermédiaire (situation fin juin 2008), la proportion en divers (principalement des investissements alternatifs) a également diminué significativement, de 6,5 % à 3,4 %, notamment en raison de la revente d’une partie des actifs détenus en hedge funds. Conséquence, la part obligataire a monté de 40 % à 48 % et les liquidités de 6,5 % à 10 %.
Devant la forte demande, le Sabadell a décidé de porter à 500 millions d’euros au lieu de 300 millions le volume de son émission de titres préférentiels, qui seront rémunérés à un taux fixe de 6,50 % les deux premières années, puis à l’euribor 3 mois plus 2,50 % (avec un plafond de 4,50 %), indique Cinco Días.
Dans un entretien aux Echos, le stratégiste mondial de JPMorgan Asset Management, David Shairp, prévoit que la volatilité sera encore de mise durant ces prochains mois. «Les grands indices devraient évoluer dans une fourchette étroite : le S&P 500 devrait osciller entre 750 et 950 points et il n’est pas exclu qu’il descende au-dessous de son point bas de novembre (à 752,44 points)», anticipe-t-il. Les marchés ne devraient pas véritablement rebondir avant fin 2009 et ce n’est donc pas encore le moment de revenir sur les actions.
Thorsten Michalik, responsable de l’activité db x-trackers chez Deutsche Bank, a annoncé le lancement début février de quatre ETF #conventionnels#, dont un sur le Russell 2000, un sur le MSCI AC Asia ex Japan et un sur le MSCI Pacific ex Japan et le dernier sur le Stoxx 600, rapporte Das Investment. De plus, il est prévu de faire coter un ETF sur un indice-maison de hedge funds.
Franklin Templeton Investments propose désormais cinq compartiments supplémentaires de sa Sicav luxembourgeoise Franklin Templeton Investment Fund en France. FTIF Franklin Mutual Euroland Fund, éligible au PEA et géré par Philippe Brugère-Trelat, est investi principalement dans des actions de sociétés sous-évaluées de pays de la zone euro. Il surpondère actuellement les secteurs de l’agro-alimentaire. FTIF Franklin Euroland Core Fund est piloté par Uwe Zoellner. Le compartiment, éligible au PEA, investit principalement dans des actions de sociétés situées dans la zone euro ou y ayant ses principales activités. FTIF Franklin World Perspectives Fund mise sur les valeurs de croissance de toute capitalisation, mais avec une part significative dans des petites et moyennes capitalisations, dans le monde entier. Il est géré par Stephen Dover et Purav Jhaveri. FTIF Templeton Asian Smaller Companies Fund et FTIF Templeton Frontier Markets Fund sont gérés par Mark Mobius
Selon Le Temps, la Banque nationale suisse va recourir au marché pour financer, au moins en partie, l"institution de défaisance StabFund SNB qui regroupe les actifs toxiques d"UBS (60 milliards de dollars). Elle émettra des obligations dès le 16 février, et ceci pour une durée indéterminée et pour un montant total qu"elle garde secret. Ces titres de dette seront émis en dollars «car l"essentiel des actifs concentrés dans le Stab Fund sont établis dans cette devise», selon un porte-parole de la BNS. Alors que la liquidation des actifs toxiques d"UBS prendra des années, la banque centrale empruntera à très court terme: les bons seront émis pour un, trois ou au maximum six mois. Ce rythme permettra de faire varier rapidement le niveau d"endettement de la «mauvaise banque». Autre avantage: le faible niveau des taux, qui abaissent les coûts de refinancement.
Newsmanagers : Dans un contexte de défiance aux actifs classiques, la gestion alternative peut-elle être une solution ?Christophe Couturier : La crise financière a produit une décantation, en mettant en évidence trois types de catégories dans la gestion alternative. Les fonds utilisant des leviers directionnels n"ont pas apporté de décorrélation dans la crise. Ceux qui fournissaient un supplément de rémunération, simplement parce qu"ils bloquaient la liquidité, ont complètement explosé. En revanche, les véritables gérants alternatifs ont bien traversé la crise. Pour notre part, nous disposons de deux produits alternatifs qui ont fourni une performance intéressante dans la crise, tout en restant complètement liquides.Avec 500 millions d"actifs gérés en gestion alternative et quantitative, nous figurons désormais parmi les dix premiers producteurs français.La gestion alternative peut-elle concerner les particuliers ?CC : Pour des investisseurs avertis, je le pense. Mais à condition de choisir des produits clairs et offrant une réelle décorrélation. La part consacrée dans un patrimoine privée doit rester raisonnable, de l"ordre de 5% à 10%. Avec la crise financière, pensez-vous que les fonds ISR peuvent percer ?CC : C"est un sujet qui nous tient particulièrement à c?ur. Avec nos valeurs coopératives, l"ISR et la gestion éthique et solidaire sont le pilier de notre stratégie. Dans la gestion ISR, nous travaillons en partenariat avec Vigéo et Proxinvest, pour développer une approche « best in class ». Elle inclut des critères qui nous sont propres, comme la diversité culturelle et la parité hommes-femmes. Nous proposons également depuis longtemps des fonds solidaires, de partage et de développement durable. Je crois que l"ISR est une réponse adaptée à une question que se posent tous les investisseurs : « où allez-vous mettre mon argent ? ». Pour beaucoup, cette question induit un mouvement intellectuel vers des produits solidaires et éthiques. Les conseillers financiers indépendants peuvent-ils faire davantage pour l"ISR ?CC : J"en suis persuadé. Les CGPI sont très bien placés pour faire connaître l"ISR à leurs clients. Cela suppose un effort de pédagogie de leur part. Par la suite, il est leur est plus facile d"expliquer ce qui a été financé. C"est un bon moyen d"approfondir leur relation avec leurs clients.
Newsmanagers : Comment se caractérise Ecofi Investissements, la société de gestion dont vous êtes le DG ?Christophe Couturier : Ecofi Investissements est la filiale de gestion d"actifs du groupe Crédit Coopératif. Nous assurons la gestion de 9,4 milliards d"actifs d"encours à fin janvier, avec une gamme diversifiée : monétaire, monétaire dynamique, obligataire, actions domestiques et internationales, fonds diversifiés et gestion alternative. Et prochainement nous lancerons des OPCI.Notre équipe compte 18 gérants. Pour les actions, tous nos gérants sont analystes financiers, Ecofi Actions Rendement étant notre fonds le plus connu, régulièrement primé. Ecofi Investissements est-elle une société rentable ?C.C. : C"est le cas, y compris l"an dernier. En outre, nous n"avons pratiquement pas perdu d"actifs en 2008. Quelle est votre diagnostic sur les marchés de taux ?C.C. : Comme d"autres responsables de gestion, je m"attends encore à une diminution très forte à venir des taux de la BCE, de 50 points de base. Les sicav monétaires qui rapportaient 4% en 2008, vont fournir entre 1,5% et 2%. Cela va pousser les grands institutionnels à rechercher d"autres sources de rentabilité. Ils vont s"intéresser aux actifs de type « monétaire dynamique ». Un produit rapportant 2,5% à l"horizon de 12 à 18 mois retrouve un peu d"attrait. Le marché des obligations privées vous paraît-il intéressant ? CC. : Les emprunts d"Etat à 5 ans procurent un rendement de 3%, contre 4,5% à 5% pour des emprunts de bonnes signatures privées. Ces titres devraient bien se comporter en 2009. Les fonds obligataires à 4 ou 5 ans pourraient fournir une performance de 7% à 8%, en cumulant le rendement et une plus-value en capital de l"ordre de trois points. C"est une bonne idée pour le début de 2009.Quelle est votre sentiment sur le marché des actions ? CC : Quand le mouvement sur les taux sera accompli, il faudra chercher ailleurs des sources de rentabilité. Or les actions sont sous-évaluées. Dans l"immédiat, les investisseurs devront être audacieux, car on peut s"attendre à quatre ou cinq mois de forte volatilité. Avec un horizon de long terme, le risque est toutefois limité, si l"on choisit des titres à bonne visibilité et à fort cash flow, comme Alstom et Air Liquide. Ou des titres offrant des rendements élevés, comme Total. Est-ce le moment de revenir sur les petites et moyennes valeurs ?CC : Il est encore trop tôt. Si le pire de la crise financière est passé, nous subissons désormais la crise économique. Les grandes valeurs sont mieux armées pour la traverser.