Très mauvaise fin d’année pour le secteur du high yield. Selon le dernier rapport sectoriel publié par Standard & Poor’s (Février 2009), les fonds high yield ont été étrillés au quatrième trimestre, avec des écartements de spreads spectaculaires, par exemple de 4.075 points de base pour la dette en euro notée CCC, 703 pb pour les émissions en euro notées B ou 748 pb pour la dette en euro notée BB.Les performances, toutes négatives, sont néanmoins contrastées, de -5,5% pour les fonds obligataires stratégiques en sterling (-10,9% sur l’ensemble de l’année) à -26,4% pour le global high yield en dollar (-18,2% sur l’année) en passant par -21,4% pour le global high yield en euro. La résistance relative du fonds obligataire en sterling est à mettre sur le compte de la flexibilité de son mandat, qui prévoit une exposition au high yield de 0% à 100%. Les autres catégories doivent avoir un minimum de 50% de dette spéculative et certaines d’entre elles excluent toute exposition majeure à la dette des pays émergents. Même tableau du côté des obligations d’entreprise classées en catégorie d’investissement. Aux Etats-Unis, les spreads de dette corporate notée BBB ont atteint leur plus haut niveau historique à la mi-décembre. L'émission corporate américaine notée BBB a ainsi affiché un rendement moyen de 8,04%, davantage qu’une émission du gouvernement de maturité similaire, et que le record de 7,24% enregistré en juin 1932. Fin décembre, l'émission corporate britannique BBB marquait un rendement moyen de 10,5%. De leur côté, les gilts, très recherchés, ont affiché un rendement de 5,2% pour le seul mois de décembre, leur meilleure performance depuis octobre 1992. Ils ont dégagé un rendement de 12,8% sur l’ensemble de l’année (10,8% au quatrième trimestre). Les gilts à échéance supérieure à 15 ans ont produit la meilleure performance du mois de décembre, avec un rendement de 7,9%. Parmi les 42 fonds notés par Standard & Poor’s, un seul a produit une performance positive au quatrième trimestre, le Legal & General Dynamic Bond Trust noté A, dans la catégorie des fonds obligataires stratégiques en sterling. Il affiche un rendement de 4,4% au quatrième trimestre et de 0,7% sur l’ensemble de l’année. La stratégie du fonds au quatrième trimestre a été de parier sur des réductions de taux significatives outre-Manche, aux Etats-Unis et en Europe par le biais de futures de taux d’intérêt. A l’inverse, le Old Mutual Dynamic Bond Fund noté A figure parmi les fonds les moins performants du trimestre, avec une perte de 28% au quatrième trimestre et de 41,6% sur l’année. Une contre-performance attribuée à l’exposition relativement élevée au secteur bancaire et à une exposition relativement modérée (45%) au high yield. Pour 2009, Richard Hodges, de Legal & General parie sur la dette en catégorie d’investissement qui devrait de son point de vue surperformer cette année la dette publique et les actions. Il privilégie le marché primaire mais évite le secondaire. Il a par ailleurs réduit son exposition aux financières.
Selon La Tribune, le cabinet Gide Loyrette Nouel a engagé une procédure en référé au Luxembourg contre UBS et les administrateurs de la Sicav Luxalpha. Ce cabinet défend les intérêts des institutionnels victimes de l’affaire Madoff. Le jugement sera rendu le 19 février prochain.
Selon Les Echos, lors de leur présentation des résultats, #les dirigeants d’UBS ont passé sous silence le dossier Luxalpha#. #Il semble qu’UBS n’a pas encore pris la dimension des risques commerciaux qu’il encourt à l’avenir et que le régulateur luxembourgeois n’a pas encore sauté le pas auquel toute l’Europe financière s’attend#, analyse Alain Leclair, président de l’Association française de la gestion financière.
Pour 2008, la gestion de fortune de Credit Suisse a affiché un bénéfice avant impôt de 2,44 milliards de francs suisses, soit 37 % de moins que l"année précédente, avec notamment une hausse de 9 % des charges d"exploitations reflétant des provisions nettes de 407 millions pour les auctions rate securities (ARS). La gestion de fortune a été renforcée par le recrutement de 340 nouveaux chargés de clientèle (relationship managers).Pour la gestion d"actifs, le groupe affiche une perte avant impôt de 1,13 milliard de francs contre un bénéfice de 197 millions. La perte de 670 millions au T4 (contre 302 millions) reflète surtout des pertes non réalisées de private equity et d’autres investissements de 599 millions de francs, à comparer avec des bénéfices de 305 millions au T4 2007, ainsi que des pertes de 164 millions de francs liées aux titres achetés aux fonds du marché monétaire du Credit Suisse, contre 774 millions pour la période correspondante de 2007. Credit Suisse rapporte aussi que la gestion de fortune a affiché pour 2008 des rentrées nettes de 42,2 milliards de francs, dont 13,8 milliards au T4. La gestion d"actifs a en revanche accusé des sorties nettes de 21,1 milliards de francs au T4. A fin décembre, l"encours géré par le groupe provenant des activités poursuivies ressortait à 1.106,1 milliards de francs (- 24,4 %)
Le gestionnaire alternatif Swiss Alpha (100 millions d’euros d’encours) a embauché comme directeur de la distribution et du marketing Werner Schuenemann, qui exerçait les mêmes fonctions chez Pamplona Capital et qui remplace Dominic von Eynern parti comme associé chez Contrarian Asset Management, rapporte Das Investment.
Selon Les Echos, «la banque d’investissement a fait figure de tonneau des Danaïdes pour UBS, alors que la gestion de fortune et la gestion d’actifs sont bénéficiaires». Le groupe a annoncé encore 2.000 suppressions d’emplois, avec objectif de repasser à 15.000 salariés en 2009. Côté rémunération, UBS «a présenté les grandes lignes d’un nouveau système différenciant les personnels d’encadrement et les employés clefs (5 % à 10 % du total). Dans les deux cas, des périodes de blocage des rémunérations sont prévus», explique le quotidien. «Nous pourrons verser des rémunérations de marché et être compétitifs vis-à-vis des grandes banques d’investissement», a promis le directeur financier, John Cryan.
Lors de la présentation des résultats 2008 de la gestion d"actifs allemande, Wolfgang Mansfeld, président de l"association BVI du secteur, a suggéré mardi trois mesures pour mieux piloter la liquidité des fonds immobiliers offerts au public. Il préconise d"abord pour les fonds qui sont ouverts tant aux particuliers qu"aux institutionnels de fixer par la loi un délai de préavis de 12 mois applicable à la sortie pour les nouveaux investissements effectués par les investisseurs institutionnels. En deuxième lieu, la société de gestion (KAG) doit être habilitée à décider, lorsque les retraits atteignent 5 % de l"encours en l"espace de 30 jours, que les retraits suivants ne pourront avoir lieu qu"en respectant un préavis de 90 jours. Enfin, le BVI souhaite que les sociétés de gestion aient la faculté d"appliquer des délais de préavis plus sévères encore. D"autre part, l"association demande au législateur d"autoriser les fonds fermés aux remboursements de continuer à servir les sorties en rente dans la limite de 3.000 euros par plan d"épargne et par mois.A fin décembre, l"encours des fonds immobiliers offerts au public représentait 84,25 milliards d"euros ; les souscriptions nettes de l"année 2008 ont totalisé presque 627 millions d"euros. Pour décembre, ces rentrées nettes ont représenté 861 milions d"euros, dont 337 millions pour les fonds fermés aux remboursements depuis fin octobre.
La commission gouvernementale allemande chargée de soumettre des propositions pour la réforme du système financier mondial préconise entre autres dans l"optique de la réunion du G20 à Londres le 2 avril de réglementer plus strictement les hedge funds, qui seraient obligés de fournir des données sur leur structure et leur bilan, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. De plus, les autorités de surveillance devraient contrôler les risques que prennent les banques qui travaillent avec ces fonds.
Si Bernard Madoff avait été italien, il serait libre aujourd’hui, regrette Il Sole - 24 Ore. «Les autorités judiciaires n’auraient pas pu l’arrêter après la découverte de la fraude. Parce que pour les délits d’appropriation indue et de fraude en Italie, les magistrats ne peuvent prendre de mesures de prévention vu que la peine maximale prévue est de trois ans. Et la loi ne prévoit pas l’arrestation préventive pour les délits passibles de trois ans d’emprisonnement», explique le quotidien économique italien.
Comme promis et conformément aux engagements pris dans la cadre de sa démarche pour une meilleure régulation, l’AMF poursuit la diffusion de doctrine sur le chapitre des OPCVM en actualisant trois textes publiés pour la première fois l’an dernier. Ces trois documents portent sur l’agrément des prospectus des OPCVM, le suivi effectué en cours de vie des OPCVM ainsi que l’analyse des documents publicitaires relatifs à des produits financiers.C’est ainsi que sur la question de la dénomination de l’OPCVM, le document souligne que cette dénomination ne doit pas utiliser des termes inadaptés au profil du fonds. «L’utilisation du terme «garanti» dans le nom d’un OPCVM qui présente un risque de perte en capital n’est pas adaptée», indique le texte qui ajoute qu’"il en est de même pour l’utilisation du terme «prudent» pour un OPCVM susceptible d’exposer plus de 30% de son actif net en actifs risqués de type actions». Concernant le risque de liquidité, l’AMF relève qu’il ne doit pas être confondu avec le risque que la société de gestion ne soit pas en mesure d"honorer les rachats sans rompre l"égalité des porteurs. Le code monétaire et financier oblige de toute façon la société de gestion à prendre les dispositions nécessaires pour maîtriser ce risque. «L"affichage du risque de liquidité ne modifie donc pas la responsabilité de la société de gestion, qui doit s"assurer que la nature et l"ampleur des positions détenues au sein du portefeuille ne sont pas de nature à remettre en cause sa capacité à céder ces positions dans des conditions satisfaisantes pour les porteurs», souligne l’AMF. Beaucoup de précisions utiles donc. Toutefois, sur le dossier de la classification, sur lequel les trésoriers d’entreprise avaient formulé un certain nombre de propositions, il n’est question que de la classification «diversifié» et non des OPCVM monétaires qui devraient faire l’objet d’une communication spécifique dans un avenir proche. Le groupe de travail sur le sujet a rendu ses conclusions mais le texte de l’AMF n’est pas encore finalisé.
Following the departure of Pierre Simonet from his position as CEO of CPR Asset Management, Jean-Eric Mercier will be joining CPR AM in this position on 4 March 2009. His appointment will be proposed at the next meeting of the board of directors at the management firm, an affiliate of Crédit Agricole specialised in quantitative management. Mercier previously held the position of president and CEO of Fidelity Investissements SAS and Fidelity Gestion in Paris. He was replaced in that position by Olivier Gourragne. Recently, alongside his responsibilities as chief executive, Gourragne was in charge of retail sales and also held the position of director of marketing and distribution via intermediaries.
In parallel with the announcement of its 2008 results, UBS has announced that it has created two new management positions for heads of wealth management and the Swiss bank, which will be occupied by Franco Morra and Jürg Zeltner, and one for wealth management Americas, which is given to Marten Hoekstra. The three new directors are board members at the group.
After freezing all activities at the fund in December, New Star is planning to liquidate its Heart of Africa fund (GBP29m in assets) and reimburse subscribers on 31 March, This is Money reports. Redemptions have left the equities portfolio with poor liquidity levels. Since its launch in November 2007, the fund, specialised in sub-Saharan countries and managed by Jamie Allsopp, has posted losses of 24%.
Edmond de Rothschild Asset Management (EDRAM) has announced the appointment of Philippe Cormon, whom it recruited in September 2004, as director of distribution, effective from Monday this week. He will be in charge of distribution in France, excluding institutional clients, and replaces Marie-Claire Marques, who has left the firm. Since September 2008, the distribution team for France, which has eight members, has been organised into four units, serving banks and management firms, multi-managers, corporate savings, and IFAs.On 31 December 2008, EDRAM had assets of EUR7.8bn.
According to the Deal Journal blog from the Wall Street Journal, Bruce Amlicke, managing director and CIO of the fund of hedge funds division (62 investment professionals) of Blackstone Alternative Investment Management (BAAM, USD30bn in assets), will be leaving the position for personal reasons. Amlicke was appointed to at the beginning of June 2004, having previously been global CIO for the alternative investment solutions group at UBS O’Connors. He will remain at the service of his employer for a few more months. Blackstone has no plans to replace Amlicke in this position.
BNY Mellon Asset Management has announced the addition of two new management firms to its multi-boutique network: the Australian Ankura Capital Pty Ltd (about AUD1bn in assets) and the British Blackfriars Asset Management (USD2.3bn). The first of these firms is specialised in Australian equities for local clients, and the second is focuses on emerging and international equities and bonds.Ankura Capital is planning to retain the entirety of its investment team, as well as its directors, who have been working together since 1995. Greg Vaughan will retain his position as CEO and director of investments. Blackfriars will continue to be directed by Hugh Hunter, its current CEO.
In a statement published on Friday, the Luxembourg financial sector surveillance commission (CSSF) has announced that it ?has delivered the results of its enquiry into the various responsibilities, arising from an application of legal and regulatory texts, incumbent on the bank UBS (Luxembourg) S.A. in its role as depository for the fund LUXALPHA SICAV.? It adds that it ?has asked the bank to take a position in writing.? In another statement published the same day, the CSSF indicates that it met with UBS on 5 February ?to discuss the situation with Luxalpha SICAV ? American Selection and Luxembourg Investment Fund ? Equity Plus, two Luxembourg SICAV funds which were affected by the Madoff scandal. After these discussions, UBS and the CSSF agreed to cooperate to establish the relevant facts and to determine the course of action in this case jointly with all third parties affected by the events, in order to find a solution as soon as possible.?
The alternative management firm Partners Group will propose an unchanged dividend of CHF4.25 per share for 2008, at its general assembly on 30 April. In addition, the principles of good governance established by the Ethos foundation dictates that Robert Schenker can no longer be considered independent. He will resign from his position as director and chairman of the risk and audit committee at the general assembly. The candidate to succeed him is Peter Wuffli, the former CEO of UBS.
The SEC reached a partial settlement in the civil case with Bernard Madoff, who is now banned from working in the financial sector again, the decision on what fine he will have to pay is left for later, The Wall Street Journal reports. Federal prosecutors in New York have until Wednesday to file a criminal indictment against Madoff, reach a plea deal or seek an extension to give them more time to build a case.
Pre-tax profits for the global asset management division of UBS have fallen 8% to CHF1.33bn. Excluding expenses related to the liquidation of Dillon Read Capital Management in 2007 and capital gains from the sale of a minority stake in Adams Street, losses would have been CHF501m, rather than CHF121m. In fourth quarter, pre-tax profits for the division fell 43% to CHF236m.UBS states that its global wealth management & business banking and global asset management divisions saw net outflows in fourth quarter of CHF58.2bn and CHF27.6bn, respectively. However, the trend has gradually improved, and the two divisions have posted net inflows for January.
Burgundy, a new alternative equities trading platform supported by Scandinavian banks and brokers, has appointed EMCF, which is owned by Fortis and Nasdaq OMX, as its settlement agent. The MTF platform is slated for launch in May.
The central bank of Libya has agreed to buy a further EUR250m in convertible bonds issued by UniCredit, which may potentially make it the largest shareholder in the Italian bank, with more than 7% of its capital, the Financial Times reports. These developments come as UniCredit has lost the support of the charity Cariverona, which owns 6% of the establishment, but has announced that it will not subscribe to the bank’s current EUR3bn bond issue.
Of the 70 hedge funds formerly registered in Spain, there are only 57 left, of which six have toughened redemption conditions, and four have seen net outflows of more than 20% of their assets, Cinco Días reports. Funds which have set up obstacles to redemptions include Cygnus Utilities, which has instituted a longer waiting period, CAAM Multistrategia Alternativa, which has limited the amount of redemptions, Accurate Global Assets, which is paying out only a part of the redemption requested if the amount is large, and Foncaixa Privada Estrategia Hedge, which is paying out only partial redemptions.
Barclays Wealth has posted pre-tax profits for 2008 of GBP671m, compared with GBP307m in 2007. Life insurance activities contributed GBP104m to these profits, before their sale in October 2008, in a deal which generated capital gains of GBP326m. Revenues, for their part, rose 3% to GBP1.32bn.Client assets, including deposits and investments, increased by 10% to GBP145.1bn, while net inflows of GBP3.2bn and the acquisition of the North American activities of Lehman Brothers compensate for negative market and currency effects, as well as the sale of life insurance activities.
Bernd Vorbeck, chairman of the board of directors, says in an interview with the Börsen-Zeitung that Universal Investment last year posted net subscriptions of more than EUR10bn, of which EUR3bn were in open-ended funds. This has allowed the management firm specialised in administrative services to maintain its assets at a level of EUR84bn.
According to a study by the Swiss association of retirement planning institutions (ASIP) covering 362 pension funds with total assets of CHF318bn, the average coverage rate for these funds currently stands at 96.5%, and 60% of funds are under-financed, IPE reports. The average level of financing totals 97.8% for private institutions and 84.5% for public institutions, with 57% and 85% of these funds under-financed, respectively. The reserves built up between 2003 and 2006 have disappeared, the ASIP reports.
Barclay Hedge reports that the 611 hedge funds which had announced results as of 9 February had an average performance of 0.14% in January, with two strategies in particular in the red: equity short bias, which has lost 3.70%, but is represented by only 3 funds, and emerging markets, which has lost 2.19% (112 funds). The best performance was in the convertible arbitrage category, with gains of 5.81% for 14 funds.For its part, Hedge Fund Research (HFR) estimates that hedge funds gained 0.39% in January, after losses of 18.73% for all of last year. The emerging markets strategy has lost 1.72%, but short bias shows positive performance of 1.74%.
In a discussion paper published on Friday on its website (http://www.fsa.gov.uk), the Financial Services Authority (FSA) proposes an extension of the requirement to declare significant short positions to include all publisly traded British shares. The regulator is of the opinion that short-selling has some advantages, such as improving the efficiency of price formation on the markets and liquidity, which in normal conditions adequately compensates for its inconveniences. However, the FSA also sees advantages in increased transparency.The market consultation on the document will end on 8 March 2009, when the FSA is planning to publish a feedback statement setting out its conclusions for longer-term policy with regard to short-selling.