Selon TrimTabs, les remboursements nets supportés par les hedge funds en janvier ont atteint 74 milliards de dollars, ce qui porte le total des retraits depuis septembre à 315 milliards, rapporte The Wall Street Journal. Néanmoins, les fonds ont affiché en moyenne une performance de 0,3 % le mois dernier. Les plus fortes sorties de janvier ont été accusées par les fonds événementiels (event-driven) avec 19,8 milliards de dollars alors que les seuls à enregistrer des souscriptions nettes (de 2 milliards) ont été les fonds spécialistes de l’arbitrage de fusions.
Selon Global Pensions, l’indice de confiance des investisseurs institutionnels calculé par State Street serait ressorti pour février à 72,9 contre 60,2 pour janvier et 48,2 pour décembre. L’indice américain aurait gagné 13 points, à 64,5 tandis que l’européen aurait baissé de 3,2 points à 69,2.
D’après les statistiques de la Guernsey Financial Services Commission, l’encours des fonds gérés ou administrés à Guernesey a diminué d’un milliard de livres au quatrième trimestre 2008. Cependant, à fin décembre, il se situait à 200,4 milliards de livres, soit 22,2 milliards de livres ou 12,5 % de plus que douze mois plus tôt. Sur un an, l’augmentation des actifs sous gestion ou administration a été de 8,1 % pour les fonds ouverts, à 63,6 milliards de livres, de 19,8 % à 91,5 milliards pour les fonds fermés et de 39 % à 45,3 milliards pour les fonds étrangers dont une partie de la gestion ou de l’administration a lieu dans l'île.
Selon un sondage auprès de 230 CGPI britanniques, Skandia a pu établir que 46 % des personnes interrogées réalisent dès à présent la moitié au moins de leur activité au travers de plates-formes (dont un total de 22 % dont le chiffre d’affaires transite pour au moins 75 % par des plates-formes. L’analyse montre que 90 % des CGPI utilisent déjà des plates-formes et que 57 % d’entre eux en utilisent deux ou trois tandis que 11 % en utilisent 4 ou 5 et 31 % seulement une.Pour cette année, il faut s’attendre à un recours accru aux plates-formes, 54 % du panel indiquant qu’ils ont l’intention de faire transiter au moins la moitié de leur activité par ce genre de support.
Morningstar a annoncé mercredi le lancement de deux gammes d’indices d’allocation d’actifs utilisant la méthodologie de sa filiale Ibbotson Associates, à savoir 13 indices à horizon dans la série Lifetime Allocation (chacun est disponible en trois profils de risque, aggressif, modéré et conservateur) et cinq indices Target Risk qui couvrent le spectre complet de l’allocation d’actif en fonction du profil.
Selon Le Temps, plus de trois instituts de prévoyance sur quatre affichent un découvert à fin 2008, contre à peine 10% un an plus tôt, selon la société de gestion des fonds des banques cantonales Swisscanto. Le degré de couverture moyen atteint 94,4%, contre 112% à fin 2007. La détérioration financière des caisses de pension touche autant les organismes privés que publics. De manière générale, une caisse de pension sur quatre nécessiterait des mesures d"assainissement.
La performance definitive de l’indice Credit Suisse/Tremont des hedge funds est ressortie pour janvier à 1,09 %, avec notamment des gains de 5,72 % pour la stratégie arbitrage de convertibles et de 3,69 % pour celle du «dedicated short bias». Initialement, l’indice de janvier avait été annoncé en progression de 0,8 % (voir notre dépêche du 12 février).
Selon les calculs de Feri portant sur 42 fonds de développement durable commercialisés en Allemagne, cette catégorie de produits a accusé l’an dernier une perte moyenne en euros de 35,42 % alors que l’indice MSCI World Standard Core en dollars subissait une perte de 31,60 %, rapporte le Handelsblatt.Le meilleur résultat a été enregistré par le Liga-Pax-Cattolico-Union d’Union Investment, dont la sélection de valeurs conformes aux principes de l'église catholique est assurée par le milanais E-Capital : ce fonds a affiché pour 2008 une perte de 28,74 %. En revanche, les fonds investis dans des petites et moyennes entreprises tendent à amplifier les mouvements de la Bourse et des produits comme le Fortis Green Future et le SEB-Oekolux enregistrent des pertes respectives de 45,84 % et de 41,08 %.
MLP a indiqué mercredi que son encours sous gestion à fin décembre ressortait à 11,4 milliards d’euros, soit le même niveau qu’un an auparavant. Ils ont légèrement augmenté par rapport aux 11,3 milliards de fin septembre, grâce aux entrées nettes de 280 millions d’euros enregistrées en décembre, ce qui constitue le meilleur résultat mensuel depuis la création de la société.Au 31 décembre, MLP affichait des liquidités de 210,1 millions d’euros contre 155,8 millions, ce qui peut permettre deux ou trois acquisitions de concurrents de petite taille.
Uwe Schroeder-Wildberg, président du directoire, a déclaré mercredi que placer MLP sous le contrôle d’un assureur n’est pas concevable, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Cela constitue un rejet catégorique du projet de Swiss Life de fusionner sa filiale allemande AWD avec MLP. La situation est complexe dans la mesure où Swiss Life détient aussi près de 25 % de MLP dont le fondateur et actionnaire principal (30 %), Manfred Lautenschläger, est opposé au rapprochement entre les deux prestataires de services financiers.
Selon la CNMV, le gestionnaire alternatif Harbinger Capital de Philip Falcone continue de tabler sur une baisse du cours boursier du BBVA et du Banco Popular, rapporte Cotizalia. En effet, le fonds a déclaré des ventes à découvert sur 0,56 % du capital du BBVA (contre 0,39 % en octobre) et de 0,75 % sur celui du Popular.Depuis que les investisseurs sont tenus de déclarer leurs positions #courtes# au régulateur dès qu’elles dépassent 0,25 % du capital d’une société, le cours des actions BBVA et Popular ont perdu respectivement 45 et 50 % en Bourse.
Le fonds RREEF de la Deutsche Bank et Goldman Sachs apparaissent selon Expansión comme les principaux acquéreur en lice pour acheter le portefeuille de 40 immeubles mis en vente par le BBVA. RREEF travaille avec BNP¨Paribas tandis que Goldman se finance seul. D’après les proches du dossier, le prix final pourrait se situer aux alentours des 2 milliards d’euros initialement prévus, ce qui permettrait au BBVA de dégager une plus-value d’environ 1 milliard sur ses immeubles et agences.
Jacques d"Estais, actuel responsable du pole CIB de BNP Paribas, est nommé responsable du pôle AMS (Asset Management and Services) de la banque, en remplacement d’Alain Papiasse. Ce dernier est nommé... responsable du pôle CIB. Cet échange de postes prend effet à compter du 31 mars.
En 2008, le pôle Asset Management and Services de BNP Paribas, qui va prochainement troquer son patron pour celui de la banque d’investissement et de financement, a enregistré des souscriptions nettes de 11 milliards d’euros. Sur le seul quatrième trimestre, le pôle accuse des rachats nets de 1 milliard, notamment en raison de sorties sur la gestion d’actifs à hauteur de 3,9 milliards d’euros.A la fin de l’année, les encours du pôle reviennent à 503 milliards d’euros, en repli de 13,8 % par rapport à fin 2007, principalement en raison de la baisse des marchés. Du fait de cette contraction, le produit net bancaire d’AMS est en retrait de 6,3 % sur l’année par rapport à 2007, à 4.935 millions d’euros. Les frais de gestion sont en hausse de 1,6 %. Le résultat avant impôts, réduit par un coût du risque exceptionnel de 207 millions d’euros lié à la faillite de Lehman et des banques islandaises, ressort à 1.310 millions d’euros, en baisse de 31,6 %.
Selon les Echos, Groupama étudie «une éventuelle fusion de ses 5 sociétés vie (GAN Prévoyance, GAN Patrimoine, GAN Eurocourtage, GAN Assurance-Vie et Groupama Vie) en conservant chacune des marques».
Selon les Echos, Crédit Agricole SA est intéressé par des partenariats industriels, notamment dans le domaine de la monétique ou le crédit à la consommation.
Dans un communiqué mis en ligne jeudi matin, Axa indique que son bénéfice net a baissé de 83% à 923 millions d’euros en 2008, cet effondrement étant attribuable, selon l’assureur, à des dépréciations d’actifs et à un recul en assurance vie.
Selon Le Figaro, Groupama, pour l’instant au 16 ème rang, vise toujours une place parmi les dix premiers assureurs européens à l"horizon 2012 et pourrait s’introduire en bourse ultérieurement si elle doit financer une grosse acquisition.En 2008, malgré de solides résultats opérationnels le résultat net de Groupama a chuté de 58 % à 273 millions d"euros et la diminution des capitaux propres a entraîné celle de la marge de solvabilité qui revient à 122 % au 31 décembre 2008, contre 277 % à fin 2007.
Tocqueville va faire absorber le FCP Tocqueville Dividende Europe (environ 30 millions d’euros d’encours) par le Tocqueville Dividende (quelque 500 millions d’euros), s’ajustant ainsi aux réalités économiques du moment. Les deux produits ont des objectifs de gestion similaires, avec des portefeuilles constitués majoritairement d’actions européennes.Outre le bénéfique effet de taille, cette rationalisation comporte également un aspect commercial positif dans la mesure où les deux gérants du Dividende Europe peuvent être réaffectés à la vente institutionnelle. En une période où les ressources humaines sont d’autant plus précieuses que les sociétés de gestion ont allégé les fonctions support pour réduire les coûts, l’appoint de deux professionnels de la gestion pour épauler la force de vente, l’un en France, l’autre en Allemagne, peut s’avérer précieux, comme le souligne Vincent Foucart. Cette fusion devrait demeurer un phénomène isolé, car elle correspond à une nécessité ponctuelle. Le restant de la gamme, en effet, est jugé bien positionné par la société de gestion indépendante. La société de gestion a néanmoins récemment reprofilé sa gamme pour s’adapter au contexte actuel, ce qui s’est entre autres traduit par la création récente de nouveaux fonds comme le Gold, ou le Patrimoine Défensif, selon Vincent Foucart, directeur général adjoint. La société de gestion s’est également engagée à Lyon avec Tocqueville BMG.
Dans un entretien accordé à La Tribune, Frédéric Oudéa, DG de la Société Générale, estime que #la Société Générale a mieux traversé cette période que la plupart de ses concurrents# et considère qu’après une période de consolidation, le nombre d’acteurs dans la BFI a diminué# ce qui offre aux banques qui ont le mieux résisté une opportunité d’investir et de gagner des parts de marché#.Quant à la gestion d’actifs, il déclare : #Nous avons dressé le constat que l’industrie de la gestion d’actifs, particulièrement touchée par la crise, va continuer à souffrir de la baisse des marchés et d’un manque de liquidités en 2009#, d’où le souhait de la SocGen se rapprocher du CA.
A compter du 13 avril prochain, 500 entreprises cotées sur le marché américain transmettront leurs informations financières au régulateur au format XBRL (standard de reporting qui permet de réduire les coûts et de fiabiliser la transmission de l’information financière), ce qui signifie que la plupart des émetteurs américains seront contraints de remplir leurs états financiers trimestriels à la fin de la période fiscale ou après le 15 juin. D’ici à 2010, 1.800 sociétés cotées transmettront leurs rapports financiers en XBRL et en 2011, toutes les sociétés cotées sur le marché américain reporteront directement en XBRL. Cette décision imposé par la SEC aux sociétés cotées aux Etats Unis impacte nécessairement les groupes français et européens qui ont des filiales cotées sur le marché américain puisque dès le 13 avril prochain ils devront, comme leurs homologues américains, transmettre leurs informations financières au format XBRL. Au cours de la première année, les entreprises assujetties seront contraintes d"utiliser le langage XBRL pour transmettre leurs états financiers incluant la déclaration de revenu, la déclaration de cash-flow et le bilan ainsi que les notes de bas de page qui pourront être présentées, dans un premier temps, au format brut. Dès la seconde année, les notes de bas de page devront également être transmises de façon plus détaillée au format XBRL. La SEC accorde un moment de répit aux entreprises pour leur premier reporting au format XBRL. Elle autorise en effet que le premier document d"instance en XBRL soit transmis 30 jours après la date légale des dépôts traditionnels sur son système de collecte de données appelé «Edgar».
Selon La Tribune, la société de gestion KBL Richelieu et l’assureur La Mondiale n’ont pas eu gain de cause contre UBS Luxembourg qui ne restituera pas les sommes liées à l’exécution de certains ordres. Il y a quelques semaines, Oddo & Cie avait gagné en justice face à UBS Luxembourg et récupéré 30 millions d’euros perdus dans la fraude, rappelle le quotidien financier.
Selon l’Agefi, la Commission européenne souhaite que l'élimination des actifs toxiques d’un établissement rime avec restructuration. Bien décidée à éviter le «syndrôme japonais» (affaiblissement structurel du secteur financier faute d’assainissement), «la Commission proposera la flexibilité la plus grande pour traiter les dépréciations potentielles d’actifs des banques européennes, qu’elle évalue à 2.200 milliards de dollars sur la base des travaux du FMI», indique notamment le quotidien numérique.
Pendant des années, des soupçons ont pesé sur R. Allen Stanford, l’homme d’affaires texan accusé d’une fraude de 8 milliards de dollars, relate le Wall Street Journal. Mais le manque de coordination entre les agences fédérales et la difficulté d’obtenir des informations de sa banque à Antigua ont empêché les régulateurs d’avoir une vision globale de la sitution. Apparemment, c’est le scandale Madoff qui a accéléré l’enquête de la Securities and Exchange Commission sur Stanford.
Selon L"Echo, le Liechtenstein est prêt à étendre sa coopération avec l’Union européenne sur la fraude fiscale, la principauté voulant mettre un terme à son image de «paradis fiscal», a affirmé mercredi le Premier ministre élu Klaus Tschütscher. Le nouveau chef du gouvernement, qui prendra ses fonctions le 25 mars, a estimé que le pays devait «s'éloigner de l’image de paradis fiscal non coopératif», et renforcer le contact avec l’OCDE. Le Liechtenstein est un des trois pays, avec l’Andorre et Monaco, qui figurent sur la «liste noire» de l’OCDE. Cette liste doit être réactualisée d’ici mi-2009.
Eurofi, qui se présente comme le think tank des services financiers en Europe, vient de publier une série de recommandations pour sortir de la crise financière actuelle et qui balaient un large spectre de sujets (supervision, infrastructures de marchés, microcrédit). Sur le chapitre de la gestion d’actifs, Eurofi souligne qu’il reste un gros effort d’harmonisation et de clarification à fournir, notamment en ce qui concerne les responsabilités tout au long de la chaîne de valeur. Comme l’affaire Madoff le montre bien, il faudrait clarifier les responsabilités des dépositaires et des sociétés de gestion. Evoquant la solution avancée par le ministre de l’Economie, Christine Lagarde, d’exiger une responsabilité totale de la part du dépositaire, Eurofi estime que certains aménagements seraient néanmoins nécessaires pour la rendre viable, ne serait-ce que vis-à-vis des dépositaires.Par ailleurs, Eurofi milite pour une meilleure prise en compte de l'épargne longue. Il faudrait reconnaître les caractéristiques propres de cette classe d’actifs et adapter dans cette perspective leur traitement comptable et prudentiel. «Il faudrait tout d’abord adapter la réglementation comptable afin qu’il soit possible de valoriser un investissement à long terme sur la base d’une pondération en valeur de marché tout en tenant compte de la valeur des cash flows futurs sur le long terme», écrivent les auteurs. Eurofi, dont le président n’est autre que Jacques de Larosière, précise que ses recommandations n’engagent pas justement son président dont le très attendu rapport devrait être présenté le 25 février prochain.
La responsabilité de restitution des actifs du dépositaire n’est pas affectée par le fait de confier sa conservation à un tiers. C’est ce qu’ont martelé mercredi matin, devant la Cour d’appel de Paris, le représentant de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et les avocats de trois sociétés de gestion - Laffitte Capital Management, Delta Alternative Management et Day Trade Asset Management -, dans une affaire qui les oppose à Dexia RBC et Société Générale.En résumé, les deux établissements bancaires étaient les dépositaires de trois fonds Aria EL gérés par les sociétés citées plus haut, qui avaient Lehman Brothers International Europe comme prime broker (Dexia pour les fonds Lafitte, Delta et Société Générale pour celui de DTAM). Ces gestionnaires avaient de surcroît délégué la fonction de conservation à Lehman Brothers. Lorsque ce dernier a fait faillite, les sociétés de gestion ont fini par se retourner contre les dépositaires en demandant la restitution des actifs. Face à leur refus, l’AMF a adressé à ces derniers plusieurs injonctions leur demandant de restituer les actifs. Et c’est contre ces injonctions que RBC et Société Générale ont déposé un recours. La Cour était donc appelée mercredi matin à se prononcer sur le principe de restitution des actifs, contesté par les deux requérants. L’enjeu de cette affaire va au-delà des quelque 30 millions d’euros concernés par la restitution. Le cadre même de la gestion alternative à la française, et la sécurité qu’elle était censée offrir aux investisseurs, est en jeu, comme l’a souligné l’un des avocats des sociétés de gestion. Mais c’est aussi la crédibilité de l’ensemble de la place de Paris qui est en cause, ainsi que la protection des épargnants. Et ce, alors que la France n’a eu de cesse de répéter qu’elle offrait une protection plus grande aux investisseurs par rapport à certaines places comme le Luxembourg dans le cadre de l’affaire Madoff. Ainsi que l’a rappelé le représentant de l’AMF, #le dépositaire, par la mission qui est la sienne, occupe une place fondamentale dans l'équilibre et la sécurité de la gestion collective#, précisant que #ses missions et responsabilités sont fixées par la loi#. #La clé de voûte du dispositif est l’obligation de conservation des instruments financiers et son corollaire, la restitution. Ces obligations sont la justification même de l’existence du dépositaire#, affirme-t-il. Et il n’est pas possible d'écarter ces obligations, ni de les diminuer (du moins pas avant une ordonnance d’octobre qui n’est pas rétroactive).Les dépositaires ne l’entendent pas de cette oreille. Parmi leurs arguments, RBC Dexia avance notamment que lorsque la société de gestion accepte le transfert de la conservation au prime broker, elle dépossède le teneur de compte conservateur de la conservation et donc de l’obligation de restitution qui lui est attachée. De plus, RBC, comme Société Générale, estiment que l’obligation de restitution suppose que l’on détienne les actifs. Or, en l’espèce, c’est le prime broker qui détient les actifs. De plus, RBC Dexia estime que l’AMF confond la notion de responsabilité et d’obligation de restitution. Pour l’avocat, la responsabilité visée à l’article L214-26 du Code monétaire et financier suppose une faute du dépositaire. Or, ici, personne n’admet l’existence d’une faute. Et quand bien même il y aurait une faute, cela ne relève pas du pouvoir d’injonction de l’AMF. Le jugement a été mis en délibéré au 8 avril. Les clients des trois fonds concernés et les sociétés de gestion, qui sont dans l’incertitude depuis septembre, devront donc encore patienter plus d’un mois?
Selon L"Echo, le système belge des intérêts notionnels est dans le collimateur des autorités européennes. Les intérêts notionnels offrent une déduction fiscale pour le capital à risque. Le dispositif permet aux entreprises de déduire un intérêt fictif (calculé chaque année en fonction du taux obligataire à 10 ans) lorsqu’elles investissent sur fonds propres. Il est ouvert aux entreprises belges et étrangères qui investissent en Belgique. Selon le quotidien, c’est un coup dur pour la Belgique qui était parvenue à renforcer son pouvoir d’attraction grâce à ce système avantageux instauré en 2006. La Commission aurait réagi à deux plaintes venant de l'étranger, probablement du Luxembourg. Et elle s’apprête à lancer aujourd’hui une procédure en infraction.
Selon Le Temps, pour redorer le blason des produits structurés, l"Association suisse des produits structurés propose de faire intervenir une garantie par nantissement (collatéral) destinée à couvrir le risque de l"émetteur. Le fonctionnement est le suivant: lorsque l"émetteur lancera par exemple un produit à capital garanti sur l"indice des actions suisses, il fournira une garantie, sous la forme d"un nantissement. Celui-ci dépassera le montant émis. Le collatéral sera par exemple de 55 millions pour une émission de 50 millions. En cas de faillite, l"investisseur sera assuré de retrouver, presque immédiatement, le montant investi. Mais la couverture ne s"appliquera qu"aux instruments cotés à SIX Swiss Exchange et négociés sur la Bourse suisse des dérivés Scoach. La proposition de l"industrie sera soumise à l"autorisation de la Finma dans les prochaines semaines.
Selon Le Temps, UBS va fournir d"urgence les noms de 250 clients au Département de la justice américain, alors qu"il n"est pas encore établi s"ils sont coupables de fraude ou d"évasion. La procédure, qui viole le droit suisse, est contestée. En échange, les Etats-Unis renoncent à réclamer 19 000 autres noms de clients.