Selon les informations de la Börsen-Zeitung, la Bundesbank annoncera mardi qu’elle tire les conséquences de la crise financière en créant une nouvelle division «stabilité financière» dont la direction serait confiée à Hans-Helmut Kotz, membre du directoire. Cette division utilisera les ressources de services comme les relations internationales et les marchés ; elle sera aussi chargée de rédiger le prochain rapport de stabilité financière prévu pour novembre.
Plusieurs participants à la réunion du conseil de surveillance de la Dresdner Bank ont confirmé selon le Handelsblatt que KPMG a chiffré mercredi le ratio de fonds propres de premier rang à 3,7 %, c’est-à-dire en dessous de la barre réglementaire des 4 %, du fait qu’une grosse opération a exigé davantage de fonds propres que prévu. Cela a constitué une très mauvaise surprise pour la Commerzbank, qui vient de prendre le contrôle de la Dresdner, et il y a eu un éclat. Face à cet élément nouveau, qui demande cependant à être confirmé, le conseil de surveillance a refusé d’approuver les comptes 2008 et s’est ajourné au 17 mars.
Le capital-investisseur Arques Industries a annoncé vendredi avoir cédé pour un montant non divulgué sa participation dans le fournisseur de stations service Rohé à la société munichoise de private equity ValueNet Capital Partners. Arques accuse sur cette opération une perte inférieure à 10 millions d’euros qui sera comptabilisée sur 2008. Rohé a réalisé en 2008 un CA de 110 millions d’euros.
Selon le sondage réalisé en février par MultiRatings auprès d’une cinquantaine d’investisseurs institutionnels français, il ressort que seuls 5 % des sondés déclarent ne pas être investis en actions. En revanche, #malgré la forte baisse des marchés depuis plusieurs mois, certains hésitent à y réinvestir, voire décident de diminuer encore le poids de cette classe d’actifs (16 %)#, indique Les Echos, qui ajoute que 52 % des institutionnels du panel maintiennent le poids des actions européennes dans leurs portefeuilles #en considérant qu’il est trop tard pour vendre mais encore trop tôt pour acheter». Malgré des valorisations qui semblent très attrayantes, #beaucoup évoquent le manque de visibilité macro et microéconomique#, analyse le quotidien.
Selon Les Echos, sous la pression des pouvoirs publics, les sociétés de gestion vont devoir revoir et leurs systèmes de rémunération. Dominique Carrel-Billiard, directeur général d’AXA Investment Managers, souligne à ce propos «qu’il n’existe pas dans ce métier l’asymétrie que certains dénoncent dans la banque d’affaires», où le trader «bénéficierait d’une option sur les bénéfices instantanés de son activité». En effet, rappelle le quotidien, selon l’enquête de Robert Half en 2008, la rémunération des traders «reste globalement supérieure à celles des gérants, hors hedge funds».Pour Oliver Johanet, directeur général de la Française des Placements (LFP), «c’est maintenant au management des sociétés de gestion d’avoir le courage et la lucidité de mettre un terme aux excès commis». LFP a choisi «de plafonner le bonus de tous nos collaborateurs à 30 % de leur salaire fixe», explique-t-il aux Echos.
Selon Les Echos, les valorisations dans le non-coté sont restées stables, en particulier pour les opérations de fonds LBO. Alors que parallèlement le prix d’achat de sociétés cotées s’est effondré de 7,1 à 5,2 fois l’Ebitda entre le premier semestre et la fin 2008.
«Lors que l’on se penche sur les résultats des sicav et FCP investis en actions et gérés par des femmes, on constate qu’ils sont plus constants que ceux des hommes, tant sur cinq ans, que trois ou un ans», affirme Le Revenu dans un dossier consacré aux gérantes. «Plus humbles dans leurs décisions, les femmes ont, semble-t-il, moins de problème d’ego que les hommes», indique l’hebdomadaire.Selon les chiffres fournis en exclusivité au Revenu par l’Association française de gestion (AFG), sur les 3.200 gérants hexagonaux recensés, 12 à 13 % sont des femmes. «Davantage affectées à la gestion des produits d'épargne salariale, où elles représentent 18 % des effectifs, les gérantes françaises sont aussi nombreuses à s’occuper des sicav et FCP investis en actions, obligations et titres monétaires, catégories dans lesquelles 15 % des gérants sont des femmes», précise l’hebdomadaire. «Parmi les plus importants pôles hexagonaux en termes d’actifs gérés, Axa IM est le plus progressiste avec 47 femmes parmi 100 gérants parisiens», révèle encore le Revenu.
Le Nikkei, sabré par l’annonce d’un déficit courant de 1,4 milliard d’euros en janvier au Japon, a terminé la séance du 9 mars à 7.086,03 points (-1,21%), son niveau le plus bas en 25 ans.
Au sixième essai, le gouvernement grec a fini par trouver un repreneur pour sa compagnie aérienne déficitaire, Olympic Airlines. Il s’agit de Marfin Investment Group (MIG), qui prend en charge l’exploitation des vols et la division technique tandis que les services au sol vont au manutentionnaire Swissport, filiale du groupe espagnol Ferrovial. Athènes va percevoir au total 177,2 millions d’euros. MIG, cotée à Athènes, détient des participations dans 40 pays. Son actionnaire principal est le fonds souverain Dubai Financial Group.
La Bourse de Milan semble suivre une logique différente de celle des autres marchés, qu"ils soient européens, asiatiques ou américains, observe Il Sole ? 24 Ore. La baisse du marché italien s"est accélérée par rapport aux autres places sur les cinq dernières séances. Depuis le vendredi 27 février, le S&P Mib a abandonné 15,62 %, tandis que Francfort baissait de 4,61, Londres de -7,82 % et Paris de -6,22 %. Dans ce contexte, les CDS sur l"Italie sont arrivés à un nouveau record vendredi : 199 points de base, contre environ 90 pour la France ou l"Allemagne.
Merrill Lynch a suspendu un cambiste le 25 février après avoir découvert dans son livre, durant ses vacances à la montagne, des irrégularités qui pourraient avoir occasionné à la banque une perte d’au moins 120 millions de dollars, rapporte The Times. Alexis Stenfors, qui aurait effectué de mauvais paris sur l'évolution des devises, a en revanche apparemment fait gagner 120 millions de dollars à Merrill Lynch au T4 de l’an dernier.
Pour lever du numéraire et rembourser leurs dettes, les australiens Babcok & Brown (B&B) et Macquarie ont l’intention de céder d’importants actifs d’infrastructure au Royaume-Uni, rapporte The Sunday Times. B&B a confié à Dresdner Kleinwort le mandat de vente pour au moins 400 millions de livres, dette incluse, de PD Ports, qui exploite les ports de Hartlepool et d’Immingham.Plusieurs repreneurs auraient pris contact avec Macquarie, qui contrôle Thames Water, l’aéroport de Bristol et Condor Group (les ferries de l'île de Wight). Le premier actif à être vendu pourrait être l’autoroute M6, Macquarie ayant déjà vendu la moitié de sa participation dans une autoroute de Sydney.
Selon HedgeFund Intelligence (HFI), la fonte des encours des hedge funds pourrait atteindre au minimum 20 % cette année, après une contraction de près d’un tiers à 1,8 billion de dollars en 2008 imputable entre autres à une perte moyenne de 15 %, indique la Börsen-Zeitung.Le journal rapporte aussi que la Commerzbank envisage apparemment de vendre son activité de fonds de hedge funds, Comas, qui gère 900 millions d’euros, soit 40 % de moins qu’au plus haut. La banque aurait investi elle-même un montant à trois chiffres en millions d’euros dans les fonds Comas.
La chute de la valeur des actifs financiers dans le monde pourrait avoir atteint plus de 50.000 milliards de dollars, ce qui équivaut à une année de production économique mondiale, rapporte le Financial Times, qui cite des chiffres que doit annoncer lundi la Banque de développement asiatique. L"Asie a été touchée de manière disproportionnée.
Dans un entretien au Temps, Shahreza Yusof, responsable de l"investissement en actions américaines chez Aberdeen Asset Management, estime que les entreprises américaines pourraient surprendre positivement par leur capacité à réduire leurs coûts. « La rentabilité se mesure aux bénéfices et non aux revenus, d"où l"importance de la capacité à baisser les coûts », indique-t-il au quotidien.
Les hedge funds qui avaient gagné de l"argent l"an passé en pariant contre les banques d"investissement achètent désormais de l"or afin de miser contre les banques centrales, observe le Financial Times. Parmi eux figurent David Einhorn, fondateur de Greenlight Capital, mais aussi Eton Park et TPG-Axon. Un pari contre l"or est essentiellement un pari contre toutes les monnaies fiduciaires.
Selon L"Agefi suisse, Bellevue Group, formé de Bellevue Asset Management et Bank am Bellevue, a dégagé l"an dernier un bénéfice net récurrent de 26,9 millions de francs (72 millions en 2007). Son ratio coûts/produit, avec 50,1% (42,6%), sur une base courante, s"est maintenu à un niveau favorable au regard de l"ensemble de l"industrie bancaire. Grâce à une telle productivité ainsi qu"à son positionnement dans la gestion d"actifs et le financement de sociétés axé autour du marché suisse, le groupe est bien placé, selon son CEO Martin Bisang, pour tirer profit d"une reprise.
Sous réserve de sa réélection en tant qu’administrateur lors de l’Assemblée générale ordinaire qui se tiendra le 24 avril 2009, Hans-Ulrich Doerig, actuellement vice-président, prendra la présidence du conseil d’administration de Credit Suisse Group à compter de cette date. Walter B. Kielholz a décidé de quitter ses fonctions de président pour se consacrer à son nouveau mandat à Swiss Re. Cependant, il présentera à nouveau sa candidature afin de rester administrateur sans responsabilités opérationnelles.La banque précise que lors de l’Assemblée générale ordinaire, il sera proposé d'élire Urs Rohner, actuellement COO et general counsel, comme administrateur. S’il est élu, il assumera le mandat de vice-président à temps plein. Il sera également proposé d'élire au conseil d’administration John Tiner, CEO de la société britannique Resolution et ancien CEO de la FSA, ainsi qu’Andreas Koopmann, CEO de Bobst Group. Richard E. Thornburgh, administrateur depuis 2006, succédera à Hans-Ulrich Doerig au poste de président du Risk Committee. Thomas W. Bechtler, membre du Conseil d’administration depuis 1994, le quittera, ayant atteint la limite de cinq mandats.
En janvier, l’encours du Government Pension Fund ? Global, l’ex Fonds pétrolier, a accusé une diminution de 1,5 milliard de couronnes de son encours à 2,1 billions de couronnes ou 235,9 milliards d’euros, indique la Banque de Norvège. C’est la première baisse depuis celle de 1,17 billion de couronnes, également à 2,1 billions, constatée pour octobre par rapport à septembre, rapporte IPE.
En raison des conditions de marché qui prévalent actuellement, van der Moolen Holding NV et Global Securities Finance Solutions Holding BV (GSFS) sont convenus vendredi d’annuler la transaction conclue dans son principe l’an dernier (lire notre dépêche du 24 novembre 2008) par laquelle van der Moolen aurait acquis pour 43,3 millions d’euros, dont 14,15 millions en numéraire des participations de 49,9 % dans GSFS Asset Management BV (GSFS AM) et de 33,3 % dans Global Securities Arbritrage BV (GSA).En conséquence, sans que le partenariat entre van der Moolen et GSFS soit impacté par cette rupture, van der Moolen va désormais s’attacher à développer en solitaire ses activités de négoce et de courtage.
Selon La Tribune, la crise du crédit a perturbé les les gestions monétaires dynamiques de SGAM Alternative Investments (SGAM AI) et Barep Asset Management (BAM) et un rapprochement entre les deux structures paraissait #souhaitable#. Mais, quinze mois plus tard, où en est le rapprochement entre ces deux sociétés de gestion ?, s’interroge le quotidien. #Concrètement, le rapprochement se fera en deux étapes, indique SGAM. Dans un premier temps, des fonds de BAM, et leurs gérants respectifs, seront intégrés à SGAM#, le tout débouchant sur une fusion prononcée à la fin du S1 2009. Pour les salariés qui quitteront le nouvel ensemble, un package avec #des indemnités comprises entre huit mois et vingt-quatre mois en fonction de l’ancienneté, majorées de 20.000 euros si un projet de création d’entreprise est présenté#, sera notamment proposé, indique La Tribune.
Selon La Tribune, le juge des référés luxembourgeois a ordonné, le 4 mars, à Luxalpha et à UBS Luxembourg (UBSL) de produire des documents prouvant une relation avec Bernard Madoff Investment Securities (BMIS).Aujourd’hui, 45 cabinets d’avocats issus de 25 pays se réunissent à New York pour dresser un état des lieux de l’affaire Madoff, lequel pourrait plaider coupable, complète le quotidien financier.
Selon les Echos, le fonds Barclays Private Equity France vient de prendre une participation majoritaire dans l'équipementier ferroviaire Compin , qui compte 1.025 salariés et dont le siège est à Evreux.
Dans un entretien aux Echos, Baudouin Prot revient sur les points clefs de l’accord sur l"acquisition des activités de Fortis en Belgique et au Luxembourg, signé dans la nuit de vendredi à samedi. Il souligne notamment qu"il était essentiel #que l’opération n’ait pas d’impact négatif sur les ratios de fonds propres du nouvel ensemble#. C’est pour cette raison que #2 milliards d’euros d’actifs supplémentaires ont été transférés de la banque vers le SPV, la structure de défaisance#, rappelle-t-il. #Nous nous sommes en outre accordés sur le fait que Fortis Banque aura la possibilité pendant trois ans d'émettre jusqu'à 2 milliards d’euros de titres de capital souscrits par l’Etat belge, afin de maintenir son ratio Tier-1 autour de 9,2 %#, ajoute Baudouin Prot.
Dans un entretien au Financial Times, Baudoin Prot, directeur général de BNP Paribas, a déclaré qu"il s"attendait à ce que les actionnaires de Fortis approuvent la nouvelle offre de la banque française lors d"une assemblée générale extraordinaire les 8-9 avril. «Il est très clair maintenant pour tout le monde en Belgique, pour les actionnaires, les employés et les clients de Fortis, et pour toute l"économie belge, que c"est la meilleure solution», affirme-t-il.
Les fonds monétaires #à l’américaine#, qui sont une variante triple A des produits que l’on trouve en Europe, bénéficient d’un gros succès depuis l’affaire Lehman, constate Marc Doman, managing director, global cash management chez Invesco AIM. Il faut dire que, depuis lors, les fonds monétaires du modèle outre-Atlantique ont commencé à surperformer l’Eonia de manière éhontée alors qu’ils payaient jusque là l’Eonia moins 7-8 points de base.De fait, explique Marc Doman, #il s’agit d’une solution de rechange par rapport à un compte bancaire. Si vous avez un horizon au-delà de 30 jours, achetez plutôt un certificat de dépôt#. Cela posé, le STIC Global (Short-Term Investments Company (Global Series) est chargé seulement à 15 points de base pour chacune de ses quatre variantes et #alors qu’il n’est censé rapporter le taux sans risque, il paie actuellement l’Eonia plus 70 points de base, et on était à 150 pb il n’y a pas si longtemps#.Invesco a une grosse expertise des fonds monétaires #à l’américaine#, avec 7 milliards de dollars dans ses produits de droit irlandais et 85 milliards dans ceux de droit américain. Son mode de fonctionnement est calqué sur le principe du c?ur-satellite : grosso modo, explique Marc Doman #nous plaçons 30 % de l’encours en cash, les 70 % étant investis jusqu'à échéance dans des titres de première qualité à 397 jours maximum d'échéance résiduelle? mais en pratique de 35 jours de #maturité pondérée#... alors que la norme est fixée en théorie à 60 jours#. En réalité, #le portefeuille est conçu de telle manière que le portefeuille de ce produit peut être liquidé en l’espace de deux à trois heures#, poursuit le reponsable du métier gestion de trésorerie chez Invesco.Si l’on résume, Invesco prend le sujet très au sérieux, en allouant 60 personnes à ses produits de cash management. La partie gestion se subdivise en deux équipes, celle d’actifs avec 7 collaborateurs d’une part, et celle du risque avec neuf spécialistes, de l’autre. Les deux métiers se complètent, et la gestion/suivi du risque (avec entre autres un analyste événementiel) a permis de sortir de Lehman en juin et de Bear Stearns au tout début de 2008.C’est un produit #no-risk#, martèle Marc Doman. #Avec le STIC, le trésorier d’entreprise, l’institutionnel achète du monétaire, de la diversification et de la surveillance crédit#.
Longtemps, le Templeton Growth Fund de Franklin Templeton a été la star des fonds actions en Allemagne. Mais les remboursements nets dans ce pays ont atteint 700 millions d’euros l’an dernier où l’encours a baissé de 7,6 milliards, à 8 milliards, 83 % de cette contraction étant imputables à la baisse des marchés boursiers, souligne la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Sur les trois dernières années, le fonds a perdu plus de 20 %, ce qui le classe dans la moyenne des fonds d’actions de grandes capitalisations internationales. Le DWS Top Dividende a limité sa perte à 10 % durant le même étemps et, d’après Morningstar, 250 fonds ont mieux performé que le Templeton Growth Fund et sa variante européenne, le Templeton Growth (Euro) Fund. L’encours des deux fonds a diminué d’environ de moitié, à respectivement 14,7 milliards et 3,4 milliards.
Selon le Financial Times, Lyxor Asset Management prévoit d"élargir sa gamme d"ETF en Asie. Ainsi, 15 nouveaux ETF seront lancés cette année au Japon, s"ajoutant aux 13 actuellement disponibles. La filiale de Société Générale a aussi l"intention d"étoffer ses gammes à Hong Kong et Singapour cette année, où elle dispose de respectivement 12 et 13 ETF, affirme Joseph Ho, le patron de Lyxor pour les ventes et le marketing en Asie hors Japon.
Dans un entretien au Temps, Peter Meier, gérant du fonds Quantex Strategic Precious Metal à Zurich, estime que les cours de l"or pourraient repartir à la baisse ces prochains mois, surtout si la bourse donne le moindre signe de reprise mais, « à plus long terme, la protection de l"or va être recherchée pour une autre raison: le retour d"une inflation galopante nourrie par la création monétaire extrême à laquelle se sont adonnées les banques centrales, afin de répondre à la crise financière. Ces anticipations pourraient s"installer dans les esprits à partir de la fin de l"année et nourrir une hausse de 50% supplémentaire de l"or. Il faut en outre garder en tête que les volumes de métal sortant des mines ne cessent de diminuer depuis sept ans ».