Optimisme prudent mais optimisme tout de même. #Le pire de la crise est derrière nous#, estime Hideki Takayama, chief Investment Officer de State Street Global Advisors (Japan). #Les investisseurs japonais sont certes très réservés. Actuellement, l’aversion au risque est même plus élevée que dans les années 90 mais il existe quelques raisons de se montrer prudemment optimiste#, selon le responsable japonais. Le traumatisme de la crise prolongée des années 90 au Japon est encore là et Hideki Takayama trouve des raisons d’espérer dans le traitement de choc engagé par l’administration américaine, notamment en ce qui concerne les actifs toxiques, et cela #dans des délais très courts#. Par ailleurs, s’il est indéniable que les fondamentaux de l'économie nippone ne sont pas très bons, de grandes entreprises comme Toyota vont devoir reconstituer leurs stocks. Fin 2008, SSgA (Japan) était à la tête de quelque 60 milliards de dollars d’encours contre environ 100 milliards un an plus tôt. Mais la tendance est de nouveau à la hausse, relève Hideki Takayama qui souligne que, plutôt que de nous concentrer sur l’alpha, #nous nous sommes efforcés récemment de minimiser le risque beta, ce qui est bien accepté par les investisseurs#.
Hanseatische Investment GmbH (Hansainvest), filiale de l’assureur Signal Iduna, a indiqué mardi dans son rapport annuel que son encours à fin décembre avait diminué à 8,5 milliards d’euros contre 9,5 milliards un an auparavant, mais qu’elle a enregistré des souscriptions nettes de 383 millions d’euros l’an dernier. Le nombre de fonds à la marque du distributeur a doublé à 62.Le gestionnaire précise qu’il a doublé l’an dernier son équipe de distribution avec le recrutement d’un responsable des CGPI et d’un autre pour les investisseurs institutionnels. Entre-temps un troisième commercial a été recruté. Hansainvest, qui a lancé en début d’année un fonds sur l’or physique, le HansaGold (lire notre Depeche du 28 janvier), a l’intention de commercialiser avanti de l’année un fonds environnemental de développement durable.
La chute des marchés de valeurs mobilières au premier trimestre a plombé l’activité de comdirect bank (groupe Commerzbank), dont le nombre d’ordres exécutés a chuté de 28 % en glissement annuel. En revanche, le total de mars a augmenté de 16 % sur février, à quelque 0,63 million d’unités. L’encours des fonds gérés a progressé légèrement le mois dernier, à 9,03 milliards d’euros contre 8,98 milliards fin février.
La société de gestion DWS passe sous le contrôle d’Hugo Bänziger, membre du directoire (directeur du risque) de la Deutsche Bank. Auparavant la tutelle était exercée par Kevin Parker, le patron de la gestion d’actifs et de fortune du groupe, qui ne fait pas partie du directoire et qui est actuellement sous pression en interne, rapporte le Handelsblatt. Cette nomination augmente les chances d’Hugo Bänziger dans la course à la succession de Josef Ackermann, le président du directoire.
Les introductions en Bourse ont continué de ralentir au premier trimestre 2009. Selon le Global IPO update du premier trimestre réalisé par Ernst & Young, le nombre total d’opérations entre le 1er janvier et le 31 mars s’est élevé à seulement 50 dans le monde pour un montant de 1,4 milliard de dollars. On a dénombré seulement deux introductions supérieures à 100 millions de dollars. Au trimestre précédent, le nombre d’introductions s'était élevé à 78 pour un montant de 2,6 milliards de dollars, et un an plus tôt, à 251 pour 41,2 milliards de dollars.En nombre de transactions, les pays les plus actifs ont été la Corée du Sud (8 opérations), le Japon (7) et la Pologne (6). Les marchés émergents ont absorbé 31 des 50 introductions du trimestre. En termes de capitaux levés, l’Amérique du nord arrive en tête, avec une part de 60%, loin devant la zone Asie-Pacifique. La région Europe, Moyen-Orient, Afrique (EMEA) affiche une part de 20% en nombre de transactions et de 11% en termes de capitaux levés. En termes de capitaux levés, les trois principales Bourses ont été le New York Stock Exchange avec seulement deux introductions mais près de 60% des montants levés (829,9 millions de dollars) , devant le Hong Kong Stock Exchange (14,51% pour 6 introductions totalisant 201,4 millions de dollars) et le Tokyo Stock Exchange (3,14% pour 2 introductions totalisant 43,1 millions de dollars). Selon Ernst & Young, les statistiques montrent bien que la crise a eu un impact très marqué sur les introductions en Bourse. La reprise de l’activité sur ce marché n’interviendra pas avant au moins deux ou trois trimestre de stabilité macroéconomique et de stabilité sur les marchés de capitaux, estime Ernst & Young. Selon les statistiques de Dealogic, le nombre d’introductions reportées ou annulées s’est inscrit à 37 au premier trimestre contre 85 un trimestre plus tôt. Un recul probablement lié à la conjoncture mais le programme d’introductions reste malgré tout significatif pour 2009, remarque Ernst & Young.
Cinco Días rapporte que le Banco Sabadell a procédé au rachat de titres préférentiels pour 149,75 millions d’euros alors que l’offre initiale portait sur 250 millions. Cette dette a été rachetée à 42,5 % de son nominal, ce qui a permis à la banque de réaliser une plus-value de 95 millions d’euros. L’offre est prorogée jusqu’au 15 avril, mais à 40 % du nominal.
L'étude «Compensation Accomplices: Mutual Funds and the Overpaid American CEO» réalisée par l’American Federation of State, County and Municipal Employees (AFSCME), The Corporate Library et le Shareowner Education Network (SEN) sur la base de la politique de vote des 26 plus grands gestionnaires de mutual funds montre que certains d’entre eux ont contribué aux rémunérations excessives des dirigeants de sociétés. Ils ont en effet majoritairement voté lors des assemblées générales en faveur des propositions de la direction en matière de rémunération. Les gestionnaires qualifiés de principaux «complices» sont AllianceBernstein, Ameriprise Financial, Barclays Global Investors et Columbia Management. En revanche, Franklin Templeton, T. Rowe Price et Charles Schwab sont régulièrement en tête parmi les sociétés de gestion votant en faveur de la limitation des rémunérations des dirigeants.
Elena Salgado, 59 ans, jusqu’alors ministre des Administrations publiques, a été nommée ministre de l"Economie et promue au rang de deuxième vice-présidente du gouvernement espagnol, rapporte Les Echos. Elle remplace Pedro Solbes, dans un important remaniement ministériel destiné à redynamiser un exécutif érodé par la crise économique.
En Espagne, les statistiques de l"immobilier prêtent à controverse, relève La Tribune. Celles reflétant le prix des logements varient dans une proportion de 1 à 10, selon les différents instituts.
Le groupement des investisseurs institutionnels regroupant l'ÖIAG, Raiffeisen Invest, Vienna Insurance Group et LVBG (Bank Austria) a annoncé mardi qu’il apportera ses titres à l’OPA lancée par la Lufthansa sur Austrian Airlines (AUA) à raison de 4,49 euros par action. Ensemble, ces investisseurs détiennent environ 7 % du capital.
Guillaume Rougier-Brierre, associé résident au bureau de Pékin de Gide Loyrette Nouel(Gide), assisté de Guillaume Jeannet et Jiang Chuan (collaborateurs), ont conseillé Domaines Baron de Rothschild (DBR), pour le lancement d"un grand cru chinois. L"équipe de Gide a assisté DBR, la maison mère de Château Lafite, sur la création d"une jointventure avec CITIC, une société d"investissement d"Etat chinoise. Le partenariat ainsi créé exploitera 25 hectares de vignobles dans la péninsule de Penglai (province du Shandong), un site considéré comme le «Bordelais chinois» en raison de ses attraits climatiques et géologiques. Gide était assisté d"un cabinet chinois, Llinks.L"intérêt des Chinois pour le vin ne cesse de croître. La consommation du pays devrait atteindre 1,1 milliard de bouteilles par an en 2011, soit le double de l"année 2007.
La Deutsche Börse a adapté une nouvelle fois son règlement face à la crise financière, constate le Handelsblatt. Si une entreprise a deux sortes de valeurs cotées dont l’une est radiée du Dax, l’autre prend immédiatement la place de la première. Tout à fait par hasard, bien sûr, cela permettra ainsi aux préférentielles de Volkswagen de ne pas attendre cet automne pour réintégrer l’indice-phare si les ordinaires viennent à en être expulsées d’ici peu.
Selon les milieux financiers, l’aide financière de l’Etat fédéral à Hypo Real Estate (HRE) se limitera à un peu plus de 5 milliards d’euros si la banque est nationalisée. Car avec le Bund en soutien, la HRE aura besoin de moins de fonds propres en nantissement, précise le Handelsblatt. Jusqu'à présent, il avait été question de 10 milliards d’euros. Toutefois, soulignent les banquiers, il y a peu de chances que l’aide financière prévue désormais soit suffisante sur le long terme. Le président de la HRE, Axel Wieandt, s’attend à au moins deux exercices supplémentaires dans le rouge. Le journal précise qu’après la nationalisation, la HRE va être considérablement rapetissée, son total de bilan revenant dans la zone des 70-120 milliards d’euros contre 400 milliards actuellement. L'établissement se limitera à trois activités : l'émission de Pfandbriefe, le financement des pouvoirs publics et celui de l’immobilier en Allemagne. La filiale irlandaise Depfa, avec ses 200 milliards d’euros de crédits aux collectivités locales, serait mise à l'écart et la HRE cesserait de financer l’immobilier à l'étranger.
Selon une estimation de l’Office fédéral des assurances (OFAS) portant sur environ 1.900 institutions de prévoyance, 56,7 % des caisses de retraite du deuxième pilier présentaient un découvert fin mars, 17,8 % affichant un taux de couverture inférieur à 100 %. Ces totaux de comparent à 50,1 % et 13,5 % au 31 décembre 2008. Autrement dit, malgré la chute des marchés boursiers en 2008 et début 2009, 43,3 % des caisses présentaient un taux de couverture d’au moins 100 % contre 49,9 % trois mois plus tôt, et 16 % contre 18 % atteignaient ou dépassaient les 110 %.L’OFAS insiste sur la nécessité de prendre rapidement des mesures d’assainissement, sans s’en remettre à une reprise des marchés. Les modèles mathématiques de l"Office montrent que même si la valeur des placements à risque augmentait de 10 % durant chacune des trois prochaines années, sans mesures d"assainissement, environ 40 % des institutions de prévoyance seraient encore en découvert à l"issue de cette période. Si en revanche ces placements à risque devaient perdre 10 % par année durant les trois prochaines années, le pourcentage des caisses de retraite en découvert atteindrait presque 80 % et le taux de couverture de chaque caisse continuerait à baisser.
Les réformes mises en place sur les dix dernières années devraient permettre au Brésil de surmonter sans grand dommage la crise économique mondiale et plusieurs éléments suggèrent que les marchés locaux des actions offrent des perspectives intéressantes aux investisseurs value, estime la filiale brésilienne de BNY Mellon, ARX.D’après José Alberto Tovar, managing director, le Plan Real des années 90, le boum des matières premières et l’augmentation du pouvoir d’achat de la classe moyenne sont des facteurs qui ont contribué à renforcer l'économie du pays : le Plan Real a dompté l’inflation et amélioré sensiblement la balance des opérations courantes, tandis que la demande croissante de matières premières permettait au Brésil se se constituer un épais matelas de réserves de change dans un environnement où l'économie s’est diversifiée avec la croissance de l’industrie manufacturière et des services. Le patron d’ARX souligne par ailleurs que les valorisations des actions se trouvent actuellement à leur plus bas niveau depuis une dizaine d’années, ce qui offre des possibilités aux investisseurs en quête de valeur. De plus, la dette du Brésil est devenue investment grade chez S&P et Fitch, les investissements directs étrangers restent vigoureux et la politique monétaire passée offre à présent une marge importante d’abaissement des taux d’intérêt. Au total, José Alberto Tovar est d’avis que l'économie brésilienne va se ressaisir plus rapidement que la moyenne mondiale et que la croissance atteindra 4 % en 2010.
Aon UK va réduire de moitié ses contributions aux retraites de ses salariés, rapporte le Financial Times, qui estime que d"autres sociétés pourraient faire de même afin de limiter les coûts.
Royal Bank of Scotland supprime jusqu"à 9.000 emplois dans le monde dans des domaines comma la technologie et les centres d"appels, rapporte le Financial Times. La banque britannique a déjà réduit ses effectifs britanniques de 2.700 postes, sur 106.000 cette année.
L’Uruguay, le Costa Rica, les Philippines et la Malaisie ont rejoint les 38 autres pays inscrits sur la #liste grise# publiée par l’OCDE. Elle regroupe les pays qui ont pris l’engagement d'échanger des renseignements fiscaux, mais n’ont pas encore signé des accords bilatéraux avec au moins 12 des 30 Etats membres de l’OCDE. #Des 84 juridictions que l’OCDE suit régulièrement, il n’y en a plus aucune qui relève# de la liste noire, s’est réjoui M. Angel Gurria, le secrétaire général de l"organisation.
Ce mercredi, plus de 1.400 banques et gestionnaires d’actifs vont adopter un nouveau protocole «big bang» qui permettra aux investisseurs de savoir plus aisément ce qui peut arriver en cas de défaut sur les contrats de dérivés, rapporte le Financial Times. Quant au marché américain, il va se doter d’un système standardisé de fixation des prix pour les contrats de CDS.
Selon Les Echos, les experts du bureau d'études indépendant GFMS estiment que le métal jaune pourrait connaître une chute qui le conduirait au-dessous des 850 dollars l’once, « notamment pendant l'été », tout en gardant intact un potentiel de progression qui a toutes les chances de le conduire, cette année, « bien au-dessus des 1.000 dollars » avec la perspective à ne pas écarter de le voir culminer à 1.100 dollars. Les menaces qui pèsent sur le dollar, les risques d’inflation et la monétisation de la dette américaine par la Réserve fédérale sont autant de supports pour le prix de l’or.
La petite société de gestion alternative Finaltis, dont BNP Paribas est actionnaire de référence, lance un fonds commun de placement de droit français conforme aux normes européennes Ucits III. Appelé Finaltis Multistratégies, ce produit «multistratégies» réplique en fait la gestion d’un fonds contractuel créé en décembre 2006 qui a réalisé une performance de 10,1 % en 2008.Ce fonds sera investi sur plusieurs classes d’actifs liquides : actions, devises, obligations et matières premières. Il combinera des stratégies quantitatives directionnelles (suivi de tendances, contrariant, global macro) et en valeur relative (volatilité et retour à la moyenne), toutes gérées par les équipes de Finaltis. Une allocation dynamique sera faite entre les marchés et les stratégies.
Vanguard FTSE All-World ex-US Small-Cap ETF, qui réplique la performance de l"indice FTSE Global Small Cap ex US, se négocie désormais sur le Nyse Arca sous le sigle VSS. Ce nouvel ETF porte à 39 la palette de trackers offerte par Vanguard pour un volume cumulé de 44 milliards de dollars. VSS, qui compte environ 2.100 titres, est le seul ETF international de petites valeurs disponible qui couvre à la fois les marchés développés et émergents.
ETF Advisor k, qui propose des plans d'épargne retraite en architecture ouverte, a lancé un nouveau produit utilisant exclusivement des ETF d’iShares, rapporte Global Pensions. Ce plan cible les conseillers rémunérés à la commission et les trust departments qui souhaitent disposer d’une plate-forme de plans de retraite en architecture ouverte. Les 170 ETF d’iShares sont accessibles au travers de ce plan.
BNP Paribas va lancer deux fonds à formule, Tie Break3 et Tie Break5, à capital garanti à l'échéance, respectivement les 12 juillet 2012 et 10 juillet 2014. Ces deux fonds visent à profiter partiellement des perspectives de hausse des marchés actions de la zone euro.Ils permettent aux souscripteurs de participer sur 3 ans ou 5 ans à l"évolution de l"indice DJ Euro Stoxx 50. Ils bénéficieront d"un mécanisme éliminant du calcul de la performance finale les cinq moins bonnes performances mensuelles de l"indice, sachant que chacune des performances mensuelles est fixée à sa valeur réelle avec un plafond de 1%. Chaque mois, sera observée la performance mensuelle de l"indice, à savoir la variation de l"indice sur le mois écoulé. Cette performance mensuelle est fixée à sa valeur réelle avec un plafond de 1%.Au bout des 3 ans ou 5 ans, seront éliminées les cinq moins bonnes performances mensuelles pour ne conserver que les meilleures. A l"échéance, le 12 juillet 2012 ou le 10 juillet 2014 la performance finale du fonds sera égale à la somme de ces performances mensuelles retenues, sans pouvoir être négative.Pour les porteurs ayant souscrit ces fonds avant le 26 juin 2009 à 13H (heure de Paris) et ayant conservé leurs parts jusqu'à l'échéance de la garantie, le capital garanti est égal au capital investi, lequel correspond à l’investissement initial du souscripteur, hors fiscalité et prélèvements sociaux et déduction faite de la commission de souscription.Par ailleurs, TIE BREAK5 permet de profiter d"un remboursement à 6 mois ,assorti d"un gain de 5% si la somme des 6 premières performances mensuelles de l"indice (fixées à leurs valeurs réelles avec un plafond de 1%) est positive ou nulle.Le fonds offre en outre la garantie de récupérer à l"horizon de cinq ans, au minimum 105% du capital investi, soit un rendement actuariel de 0,97%.
Caja Navarra (CAN) a annoncé le lancement d’un fonds d’actions garanti, le CAN siempre positivo, dont les souscripteurs pourront percevoir une rémunération variable maximale de 7 % en nominal par an en fonction de l'évolution du tours des actions Telefónica, Santander et Repsol. Si, à l'échéance, dans trois ans, le tours de l’une de ses trois actions est inférieur à son niveau inicial du 1er juin 2009, la rémunération sera de 2 %. Le volume du fonds est limité à 30 millions d’euros et la souscription minimales est fixée à 500 euros.
Bolsas y Mercados Españoles (BME) a annoncé mardi avoir concédé à Lyxor International Asset Management la licence lui permettant d'émettre un ETF sur le nouvel indice inversé Ibex 35 Inverso, qui réplique lui-même l’Ibex 35 con dividendos (avec dividendes). Le calcul et la diffusion en temps réel de cet indice débutera durant la premier semaine de mai.BME précise que son segment des ETF ouvert le 20 juillet 2006 compte actuellement 30 références. Le volume de transactions au premier trimestre a représenté 604 millions d’euros.
Pour Denis Beaudoin, CEO de Finaltis, une petite société de gestion française dédiée à la gestion alternative, la crise a le mérite de nettoyer le secteur des hedge funds. Les gérants devront désormais choisir entre la liquidité et l’illiquidité.Comment le secteur de la gestion alternative traverse-t-il la crise ? Denis Beaudoin : La crise que nous vivons dépasse largement le cadre de la gestion alternative et de la gestion d’actifs. Cela étant dit, la gestion alternative est aujourd’hui en train d'évoluer à une vitesse accélérée. Des sociétés meurent, des fonds ferment, des équipes disparaissent. Mais dans le même temps, d’autres fonds naissent. Cette crise a le mérite de faire sortir ceux qui n’avaient rien à faire dans le secteur, car ils n’apportaient aucune valeur ajoutée. Outre ce nettoyage, la crise replace au c?ur du métier la recherche de performance absolue, et fait apparaître une scission entre les gérants qui considèrent qu’elle ne peut se faire qu’en étant opaque et peu liquide, et ceux qui estiment qu’on peut le faire en étant très liquide et transparent. A cet égard, Finaltis se positionne clairement dans la seconde catégorie. Nous pensons en effet que la liquidité et la transparence ne sont pas un obstacle à la performance absolue. En tout cas, tous les gens qui ont des stratégies illiquides et qui ont imposé une certaine opacité disparaissent, et c’est une bonne chose. Quelle est la situation de la gestion alternative en France ? D. B. : 2008 a montré les limites du modèle de la gestion alternative à la française. Le seul avantage de ce régime, qui reposait sur l’obligation de restitution du dépositaire, est désormais facultatif, depuis une ordonnance d’octobre 2008. Sans compter que l’affaire Lehman aura introduit une bonne dose d’incertitude. Désormais, nous pensons que la gestion alternative directe en France passera par le Ucits III et non plus par les Aria EL. D’ailleurs, nous venons de lancer un fonds multistratégies de droit français conforme aux normes européennes Ucits III, Finaltis MultiStrategies. C’est aussi l’avenir de la gestion alternative en Europe. Ce n’est pas un hasard si des gérants comme Brevan Howard se mettent à ce type de produits. Les Ucits seront probablement plus attrayants au Luxembourg, car le droit français a transposé la directive de manière plus conservatrice. Ainsi, la France autorise une VaR de 5, quand le Luxembourg permet une VaR de 20. La place du Luxembourg n’a donc pas dit son dernier mot. Quel est l’avenir des fonds de fonds alternatifs en France ? D. B. : 2008 a marqué la faillite des fonds Aria III (nombre d’entre eux ont dû introduire les mesures exceptionnelles prises par l’AMF, ndlr). Ils vont devoir se réinventer aussi après les problèmes de liquidité auxquels ils ont fait face. Ils devront choisir leur camp entre liquidité et illiquidité. Ils vont aussi affronter à une certaine réticence de la part de certains hedge funds qui les ont vus sortir très rapidement et brutalement lorsque la crise est venue. Il est possible que certains hedge funds imposent des seuils pour les fonds de fonds.
Sonja Schemmann, qui gère le Schroder International Selection Fund (ISF) Global Equity Yield, souligne que les actions de sociétés servant des dividendes élevés ont surperformé l’ensemble du marché durant les six derniers mois, ce qui s’explique par le fait que, face à des perspectives économiques troubles, les investisseurs se focalisent davantage sur les facteurs fondamentaux. Il est clair selon Sonia Schemmann que l'évolution ultérieure des dividendes est plutôt contrastée. Si certaines sociétés vont réduire leur distribution, voire la passer complètement (ce qui est notamment le cas des institutions financières européennes et américaines recevant des aides de l’Etat), on peut s’attendre que certaines entreprises de secteurs défensifs comme l'énergie, la santé, les télécommunications, les biens de consommation durable et les utilities, dont la situation bénéficiaire présente une assez bonne visibilité, continueront de servir des dividendes.Pour la gérante de Schroders, les dividendes sont une composante importante du rendement global des actions. Comme la performance des actions risque de baisser, les dividendes prennent de l’importance. Leur rendement se situe actuellement à un niveau assez attrayant de l’ordre de 4 % et ils représentent un bon indicateur de la qualité d’une entreprise et de son potentiel de croissance. De plus, ils fournissent un éclairage sur la confiance que les managements peuvent avoir dans l'évolution ultérieure des bénéfices.
L’indice mondial HFRX des hedge funds a affiché pour mars une perte de 0,03 % après avoir déjà reculé de 0,38 % en février. Pour l’ensemble du premier trimestre, il affiche encore une performance de 0,68 %.
Credit Suisse Real Estate Fund Green Property est le premier fonds immobilier de développement durable lancé en Suisse. Créé par Credit Suisse, ce fonds investit dans des projets de construction et des immeubles durables et efficaces du point de vue énergétique, dans la Confédération Helvétique. Leur durabilité est mesurée par rapport à cinq dimensions et vérifiée par des experts indépendants. La première émission aura lieu du 15 au 29 avril 2009 et seuls #les investisseurs qualifiés# pourront y participer.Ces projets et objets, situés principalement dans des zones urbaines économiquement fortes de Suisse, doivent satisfaire aux exigences du nouveau label greenproperty. Il a été développé par Real Estate Asset Management du Credit Suisse, de concert avec le bureau d"ingénieur et de planification Amstein + Walthert à Zurich. Le label mesure la durabilité d"un investissement selon cinq dimensions : l"énergie, les matériaux, l"affectation,l"infrastructure et le cycle de vie.La première émission du fonds de plus de 300 millions de francs suisses environ, est destinée aux #investisseurs qualifiés# dont la trésorerie est gérée à titre professionnel, aux banques et négociants en valeurs mobilières ainsi qu"aux particuliers fortunés. La souscription minimale est de 1.000 parts, ce qui correspond à un montant de 100.000 francs suisses.