Créée à la suite de la faillite de Lehman Brothers en septembre 2008, la société de gestion Tobam mise sur un processus de gestion quantitative appelé « anti-benchmark », rapporte la Tribune. Inventée par Yves Choueifaty, son président, cette stratégie « consiste à supprimer la concentration d’un indice en créant un portefeuille de référence le plus diversifié possible ». Le concept « anti-benchmark » gomme des biais sectoriels né du fait que lorsque la capitalisation boursière d’un titre augmente, son poids dans l’indice fait de même et inversement, rapporte le quotidien. La formule mathématique, sur laquelle repose le concept est en phase d'être brevetée, et cinq indices à destination des sociétés de gestion et salles de marchés pour monter des produits indexés viennent d’être créés. Le processus qui s’applique à cinq fonds investis sur les grandes places et composés d’une soixantaine de lignes a séduit des investisseurs institutionnels et des fonds de pension anglais, hollandais ou scandinaves, précise encore la Tribune. Pour vendre ses produits en France, Yves Choueifaty compte recruter prochainement. La société gère environ 660 millions d’euros et ambitionne le milliard d’euros d’ici à la fin de l’année. La société de gestion doit lancer prochainement un fonds matières premières.
La tendance du secteur européen de la gestion d’actifs à lancer continuellement de nouveaux fonds compromet les intérêts des investisseurs, estime une nouvelle étude de Lipper FMI citée par le Financial Times. L’Europe compte un fonds pour 1.000 investisseurs, et la taille moyenne de chaque produit est de 25 millions d’euros. Cela coûte cher aux investisseurs.
A l’occasion de son assemblée générale annuelle, l’association européenne du private equity (Evca) a proposé à sa présidence Richard Wilson, senior partner chez Apax Partners au Royaume-Uni, pour succéder à Jonathan Russell, selon Financial News. La nomination de Richard Wilson sera formalisée à l’automne, date à laquelle Jonathan Russell envisage de quitter ses fonctions.L’association a aussi proposé une structure de gouvernance simplifiée qui permettra aux Etats membres d'être mieux représentés au niveau européen et par conséquent de mieux défendre ses intérêts au moment où Bruxelles veut encadrer les activités du capital investissement.
Reyl Asset Management, structure dédiée à la gestion de la gamme Reyl Funds, annonce qu’elle a repris, depuis le 5 mai 2009, la gestion du fonds Reyl Asian Equities, déléguée jusqu’alors à la société de gestion française Comgest. N'étant pas satisfaite des performances obtenues, Reyl AM a préféré confier la gestion du fonds en interne à Thomas de Saint-Seine, gérant senior et directeur général associé de Reyl Asset Management, Maxime Botti et Emmanuel Hauptmann. La société de gestion basée en Suisse rappelle par ailleurs qu’elle a renforcé ces derniers mois sa gamme de fonds, pour ne pas rater le train de la reprise. «Nous voulions absolument être parés pour le jour où les marchés allaient se reprendre», insiste Thomas de Saint-Seine, senior fund manager et directeur général associé de Reyl Asset Management. Elle s’est enrichie d’un fonds obligataire investi principalement en emprunts d’entreprises investment grade, d’un fonds de fonds alternatifs et de deux fonds monétaires en euros et en dollars. Ces fonds ne sont pas encore autorisés à la commercialisation en France, où Reyl Asset Management dispose d’un bureau, précise la société de gestion.
Donald Brydon, président de Royal Mail, a indiqué que si le projet de privatisation partielle de la Poste britannique échoue, il faudra envisager de fermer le fonds de pension des 150.000 adhérents actuels, comme cela a été le cas chez Barclays, rapporte The Sunday Times. Car le gouvernement ne renflouera pas le fonds si la loi de privatisation partielle n’est pas votée. Le gouvernement s’est engagé à vendre une partie de l’activité courrier de Royal Mail, mais il ne reste en lice qu’un seul repreneur, le capital-investisseur CVC.Il est probable que lors du réexamen triennal des comptes cet été, le déficit du fonds de pension sera estimé à plus de 10 milliards de livres, ce qui obligerait Royal Mail à lui verser annuellement 500 millions de livres supplémentaires, portant la ponction annuelle sur le bénéfice à plus d’un milliard de livres, contre 800 millions cette année.
Selon le Financial Times, BlackRock se dépêchait dimanche de boucler l’acquisition de Barclays Global Investors, afin d’éviter que Bank of New York Mellon n’entre dans la course. Barclays est censé prendre une décision en début de semaine sur l’acquéreur de BGI. Si BlackRock est choisi, Barclays prendrait jusqu’à 20 % de la société de gestion américaine, indique le FT.
Avec la chute des marchés, l’encours des fonds allemands offerts au public a baissé l’an dernier de 155 milliards d’euros et, en plus, les souscripteurs ont retiré en net 28 milliards d’euros. Résultat, rapporte la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung : un fonds sur deux affiche moins de 20 millions d’euros d’encours. Au premier trimestre, on a enregistré en net une baisse de 80 unités du nombre de fonds contre une hausse de 97 pour janvier-mars 2008.Selon Stephan Schrödel, analyste chez Fondsconsult, on peut s’attendre à la disparition d’un fonds allemand sur cinq, soit entre 300 et 400 fonds. Cela devrait concerner la moitié des fonds de CGPI qui ont été lancés en 2008 à cause du prélèvement libératoire, deux tiers d’entre eux n’atteignant pas les 10 millions d’euros d’actifs sous gestion. Cela touchera aussi les 130/30, trop compliqués, qui n’ont pas su se créer de clientèle.D’autre part, selon André Härtel, de Feri Research, il y aura aussi de l'élagage dans les hedge funds et les fonds de hedge funds. Selon ce spécialiste, DWS a l’intention de fermer ses hedge funds. Enfin, il faut s’attendre à des fermetures dans des secteurs à la mode qui ont fait leur temps, comme les fonds biotech.
Selon le magazine Focus, l'émir Hamad ben Khalifa el Thani aurait proposé à Wendelin Wiedeking, président du directoire de Porsche, que le fonds souverain du Qatar prenne une participation dans le secteur automobile en Allemagne, rapporte Die Welt. Deux formules sont pour l’instant à l'étude; soit le fonds achète à Porsche des options sur des actions Volkswagen, ce qui désendetterait Porsche, soit il prend une participation directe dans Porsche-Holding, qui détient 51 % de Volkswagen.
Le groupe de distribution Arcandor étudie actuellement l'éventualité du dépôt d’une plainte contre l’ancien président de son directoire et le ministère fédéral de la Justice a demandé une enquête sur le sujet. Thomas Middelhoff se félicite de cette procédure, parce qu’elle devrait lui permettre de dissiper tous les doutes, rapporte Die Welt. Il est reproché à l’intéressé ainsi qu'à son épouse d’avoir investi dans un fonds Oppenheim-Esch qui possédait des immeubles loués très cher aux grands magasins Karstadt, qui appartiennent à Arcandor.Thomas Middelhoff avait indiqué l'époque qu’il avait opéré cet investissement bien avant de devenir président du directoire de KarstadtQuelle et qu’il l’avait signalé au conseil de surveillance et au directoire lors de sa prise de fonctions.
Selon les milieux financiers, la Deutsche Bank aurait profité de la basse du cours de l’action Deutsche Postbank ces derniers jours pour se renforcer ; elle en détenait déjà 25 % plus une action depuis le 25 février et doit en reprendre 27,4 % supplémentaires en février 2012 auprès de la Deutsche Post, rappelle le Handelsblatt. Mais il se pourrait qu’elle n’attende pas aussi longtemps et qu’elle franchisse dès cette année le seuil des 30 % déclenchant une OPA. Probablement pas avant août, toutefois, parce qu’il lui faudrait alors payer le même prix que celui versé en février, soit 22 euros par action, alors que le titre Postbank se traite aux alentours de 17 euros. Il resterait cependant à régler le problème du ratio prudentiel : les analystes estiment qu’en cas de reprise de la Postbank, la Deutsche Bank aurait besoin de lever entre 3 milliards et 4 milliards d’euros de fonds propres.
Vendredi, Arcandor a sollicité du gouvernement fédéral un crédit de 437 millions d’euros, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung ; Berlin statuera ce lundi. De plus, lors d’une réunion de crise qui réunissait les représentants du groupe de distribution, du Bund, de Metro, de Goldman Sachs (dont les fonds possèdent les immeubles abritant les magasins Karstadt), les deux actionnaires de référence, la famille von Oppenheim et Madeleine Schickedanz, auraient accepté de suivre une augmentation de capital de 150 millions d’euros, au lieu des 100 millions prévus. Les banques créancières (notamment Commerzbank, BayernLB et RBS) pourraient aussi apporter une aide pour éviter aux von Oppenheim de franchir le seuil de 30 % du capital. Leurs crédits, qui arrivent à échéance le 12 juin, sont nantis sur la participation de 52 % que détient Arcandor dans Thomas Cook.
La Commerzbank a annoncé vendredi que le Fonds spécial de stabilisation des marchés financiers (SoFFin) a concrétisé sa prise de participation dans la banque en souscrivant environ 295 millions d’actions à 6 euros par titre. L’Etat fédéral a ainsi pris possession pour près de 1,8 milliard d’euros de 25 % plus une action dans le capital de la Commerzbank. Le SoFFin a par ailleurs versé à cette dernière un second «dépôt silencieux» de 8,2 milliards d’euros.
Depuis le 1er juillet, Alessandro Reggi occupe les fonction d’excutive director chez Goldman Sachs Asset Management (GSAM) en Allemagne. Il sera chargé du suivi de la clientèle de banques privées, de CGPI et de gérants de fonds de fonds. Il était jusqu'à présent responsable de la distribution de produits structurés chez Nomura International à Londres.Michael Grüner, directeur de la distribution tierces parties de GSAM, a annoncé que le gestionnaire américain compte recruter dans le domaine de la distribution retail cette année, après s'être déjà renforcé dans ce domaine en 2008.GSAM a déjà signé plus de 140 conventions de distribution pour les 75 fonds offerts au public de sa gamme qui bénéficient d’un agrément de commercialisation en Allemagne.
Alan Crutchett, qui a été managing director de DWS Investments, a été recruté comme COO par Nomura Allemagne, rapporte le Handelsblatt. L’intéressé sera subordonné aux deux country-heads Koichi Katakawa et Patrick Schmitz-Morkramer.
Dans un entretien à Il Sole – 24 Ore, Marcello Messori, président d’Assogestioni (l’association italienne des professionnels de la gestion), se félicite des souscriptions nettes engrangées en mai par le secteur italien des OPCVM. Le secteur n’avait plus enregistré de solde positif depuis août 2007. Marcello Messori explique cela par la crise, qui pousse les investisseurs à redécouvrir les fonds, «qui sont diversifiés, liquides et plus transparents». Cela étant, si les sociétés de gestion veulent que cette collecte se poursuive, elles devront améliorer leur offre, en proposant des gammes centrées sur la performance, des coûts raisonnables et un véritable conseil.
Pour la première fois depuis de très nombreux mois, les fonds et Sicav commercialisés en Italie ont affiché en mai un solde positif entre rachats et souscriptions, à 1,6 milliard d’euros, selon Assogestioni (association italienne des professionnels de la gestion).Les fonds actions enregistrent en particulier des entrées nettes de 587 millions d’euros, après 373 millions en avril. Et depuis le début de l’année, le solde est positif à hauteur de 273 millions. Les fonds obligataires, de liquidités, et flexibles sont aussi en territoire positif. Seuls les fonds hedge (-131 millions) et les fonds diversifiés (-26 millions) accusent des sorties sur le mois. A la fin mai, les encours ont augmenté à 401 milliards d’euros. Parmi les sociétés de gestion ayant enregistré les plus fortes souscriptions sur le mois figurent BNP Paribas, avec 466 millions d’euros, suivi par Pioneer Investments (groupe UniCredit), avec 307 millions d’euros.
Vendredi, Credit Suisse a annoncé qu’il va constituer à Bombay une nouvelle équipe de conseillers clientèle pour son activité de gestion de fortune en Inde. Elle sera dirigée par Amit Khandelwal, qui rejoint en tant que director de Credit Suisse Wealth Management et qui sera subordonné à Puneet Mattan, head of wealth management for India. Il était précédement director et financial advisor chez DSP Merrill Lynch Ltd, India.
Fidelity s’allie avec Kohlberg Kravis Roberts, rapporte le Financial Times. En vertu de cet accord, les clients particuliers de Fidelity auront accès aux futures introductions en Bourse des sociétés détenues par KKR. C’est la première fois qu’un tel accord est noué, même si Fidelity avait par le passé des arrangements similaires avec des banques d’investissement.
Selon la Tribune, l’assureur américain AIG pourrait retirer environ 1 milliard de dollars de la vente d’une partie des actions qu’il détient dans le réassureur Transatlantic Holdings.
Selon la Tribune, les créanciers de Monier, dont Apollo, TowerBrook Capital et York Capital accorderaient un prêt « super-senior » d’au moins 150 millions d’euros à la société au bord de la cessation de paiements, détenue par le fonds PAI. Ce prêt très rémunérateur pour les créanciers serait remboursé en priorité par rapport aux autres dettes en cas d faillite.
Selon Hedge Week, Brian D Finn a été nommé chief executive officer de Asset Management Finance LLC (AMF). Il prend la succession du fondateur de la société, Norton H Reamer, qui devient Vice-Chairman du board. Depuis l’acquisition de la société par Credit Suisse en août 2008, Brian Finn assumait déjà les fonctions de chairman du board de AMF. Il va abandonner ses fonctions de chairman d’Alternative Investments au sein du pôle Asset Management de Credit Suisse mais continuera de jouer un rôle actif au sein du groupe en tant que senior advisor, sur les questions stratégiques touchant à la gestion d’actifs et sur certains partenariats stratégiques.
Global X Funds lancera vers le 15 juin sur le New York Stock Exchange le premier ETF sur le Pérou, battant ainsi iShares qui compte toujours lancer un produit similaire, rapporte Funds People. Le fonds Global X répliquera l’indice FTSE Peru 20, qui comprend les actions des principaux producteurs péruviens de matières premières comme Maple Energy Plc., Austral Group SA et Cia. de Minas Buenaventura SA.
Gartmore envisage de lancer au quatrième trimestre un fonds absolute return qui sera dédié au Japon ou au monde, selon Investment Week.Gartmore propose déjà trois fonds de performance absolue - à destination de la clientèle particulière -, Multi Manager Absolute Return lancé en octobre dernier, European Absolute Return en janvier et UK Absolute Return en april.
Co-gérant du fonds Carmignac Patrimoine, Frédéric Leroux et l’équipe de gestion du fonds ont enregistré une performance de 0 % en 2008. «Le portefeuille est investi à hauteur de 15% dans des valeurs peu ou pas cycliques, notamment de consommation de première nécessité ou pharmaceutiques. De plus, 15% des actifs sont placés sur des titres de sociétés minières du secteur aurifère, décorrélés des autres actions», explique-t-il. La majorité du portefeuille est investie sur des titres qui bénéficieront de la reprise des principales économies émergentes, Brésil, Inde et Chine en tête. Schlumberger, First Solar et Kinross Gold sont des sociétés qui semblent particulièrement intéressantes au gérant.
Dans une entretien à L’Agefi suisse, Christophe Gancel, directeur de Crédit Agricole Suisse, indique que «le groupe Crédit Agricole souhaite que nous nous développions encore plus vite. En particulier dans les activités de gestion de fortune. Notamment en Asie, où nous souhaitons renforcer notre présence, mais aussi dans les pays du Golfe et en Europe de l’Est. Nous pouvons grandir par acquisition d’équipes, ou, pourquoi pas, par acquisition d’établissements. Mais nous pensons qu’il faut encore attendre. 2009 sera une année très difficile pour les banques de gestion et les niveaux de prix pourraient descendre. Il y aura sans doute davantage d’opportunités en 2010 et 2011. Quoiqu’il en soit, nous cherchons à acquérir une entité d’une certaine taille. Le travail est le même pour une banque de 3 ou de 10 milliards de francs d’actifs sous gestion».
Lombard Odier s’est doté depuis l’automne dernier de capacités «maison» en matière de marchés émergents, qui ont été choisis comme pôle prioritaire de croissance pour sa gestion d’actifs. L'équipe dédiée, à New York, comprend huit personnes, dont cinq analystes régionaux placés sous la direction de Curtis Butler, le CIO, qui vient de chez Batterymarch Financial Management (Legg Mason), et qui est assisté de deux gérants de portefeuille, l’un pour les régions EMEA et Amérique latine, l’autre pour l’Asie hors Japon.Curtis Butler expose à Newsmanagers les arguments qui militent en faveur d’investissements dans les pays émergents ainsi que la stratégie qu’il compte mettre en œuvre. Newsmanagers : Pourquoi Hubert Keller, l’associé-gérant de Lombard Odier responsable de l’activité gestion d’actifs, a-t-il choisi les pays émergents comme pôle de croissance ? Curtis Butler : Depuis le début de la crise financière, nous n’avons constaté aucun défaut majeur sur la dette émergente, et il n’y a pas eu de dévaluations non plus. L’activité des pays émergents reste sous-tendue par une croissance «inéluctable» de la consommation et par les dépenses d’infrastructures. Globalement, aussi, les pays émergents représentent 75 % de la superficie mondiale, avec des minerais, des ressources pétrolières, des réserves de matières premières et des surfaces arables, mais ils ne pèsent encore que 12 % dans les portefeuilles actions.NM : Vous y décelez donc un gros potentiel de rattrapage ?C.B. : Oui, car sur les marchés financiers, les rendements des fonds propres des sociétés sont élevés, les entreprises s’avèrent moins endettées que leurs homologues des pays développés, c’est-à-dire que l’on peut acheter le même bénéfice, mais sans dette. En outre, ce sont souvent des survivantes des crises précédentes, donc elles sont solides, de bonne qualité. Et puis, ces sociétés servent souvent des dividendes supérieurs à ceux des firmes américaines. Enfin, les valorisations sont au plus bas depuis vingt ans. Autrement dit, les actions des pays émergents doivent désormais être considérées comme une classe d’actifs à part entière. NM : Comment voyez-vous l'évolution de ces titres ?C.B. : Si l’on se réfère à l’expérience, les marchés émergents sont les premiers à toucher le fond et ils surperforment habituellement ensuite, dans la phase de remontée. Cette fois, ils semblent avoir atteint leur étiage en octobre 2008 et ne sont pas tombés aussi bas en mars 2009 comme cela a pu être le cas des marchés développés. Ils ont gagné 40 % en sept mois, dont l’essentiel au fil des trois derniers mois. Cela posé, il faut laisser aux fondamentaux le temps de rattraper la Bourse. Pour le court terme, je m’attends à ce qu’ils évoluent en crabe pendant l'été, qu’ils observent une pause, avant de reprendre leur progression. En d’autres termes, ceux qui ont manqué le train de la hausse à son départ seront bien inspirés de profiter des replis intermédiaires, qui ne devraient pas dépasser 10-15 %, pour se positionner. Pour notre part, nous profiterons de ces fléchissements pour nous renforcer sur les valeurs auxquelles nous croyons le plus. Habituellement, le quatrième trimestre est le meilleur de l’année. Ce peut encore être le cas cette année, sauf si l’on assistait à une rechute de l’activité économique.NM : Vous orientez-vous donc en fonction de la conjoncture ?C.B. : Nous sommes avant tout des sélectionneurs de valeurs, tout en veillant à ne pas surpondérer ou sous-pondérer de plus de 10 % les secteurs et les pays. Nous investissons par principe dans les actions, pas dans les sociétés. En outre, notre stratégie consiste à construire des portefeuilles concentrés, de conviction. Néanmoins, sur un plan macro-économique, nous avons revu nos opinions sur Taïwan depuis les élections de fin avril qui ont amené au pouvoir un gouvernement plus accommodant avec Pékin. Nous apprécions la Chine, qui est encore bon marché malgré une forte hausse récente et où nous pouvons investir en tant qu’institutionnels. Nous y sommes surpondérés. Nous sommes aussi très haussiers sur l’Inde, avec la victoire du Parti du Congrès, qui devrait lever bien des inhibitions en matière de politique économique. En revanche, nous considérons que marché brésilien a trop monté.NM : Comment votre dispositif s’articule-t-il désormais?C.B. : Avec les sept personnes de mon équipe que j’ai pratiquement toutes recrutées moi-même, nous avons rationalisé la gamme pour ne conserver qu’un fonds marchés émergents monde (1), le plus large, avec 50-60 lignes, un fonds «Asie-Pacifique» (2) comprenant entre 40 et 50 lignes de titres, un autre «grande Chine» (3) et un dernier «Europe-Moyen-Orient-Afrique» (4), ces deux derniers étant composés de 30 à 40 valeurs. Ce sont tous des compartiments de la Sicav luxembourgeoise LODH Invest.Au 12 mai, nous étions surpondérés sur la Chine, l’Indonésie, et la Thaïlande pour le fonds Asie-Pacifique, sur la Chine dans le fonds grande Chine. Nous étions aussi surpondérés sur la Chine, le Brésil, le Kazakhstan, l’Egypte, l’Afrique du Sud, la Russie et la République tchèque pour le fonds monde. On retrouvait aussi les surpondérations pour la Russie, le Kazakhstan et la République tchèque, devant la Hongrie, pour le fonds EMEA.NM : Quelle est votre recette pour sélectionner les titres ?C.B. : Nous partons d’un univers qui comprend environ 2.000 valeurs et auquel nous appliquons un filtrage quantitatif «value» et «momentum» (bénéfices, cours). Nous pratiquons aussi une analyse macro-économique (top-down) pour les pays. Sur les quelque 1.000 titres restants nous éliminons ceux qui ne présentent pas une liquidité suffisante. Ensuite, nous nous focalisons sur un échantillon de 200-250 actions sur lesquelles nous menons une étude plus approfondie pour forger nos convictions. Et, enfin, nous n’entrons en portefeuille que des titres dont le potentiel d’appréciation est au minimum double du risque sur un horizon de six à dix mois. Le tout est complété d’une stricte discipline de vente.NM : Existe-t-il une limite de capacité pour le portefeuille actions émergentes ?C.B. A 356 millions de dollars, ce n’est pas encore d’actualité. Mais je pense que, dans la configuration actuelle, nous pourrions absorber sans problème jusqu'à 5 milliards de dollars, ce qui est l’encours dont j'étais responsable chez Batterymarch.(1) Global Emerging Markets, 87 millions de dollars (2) Pacific Rim, 170 millions de dollars(3) Greater China, 75 millions de dollars(4) EMEA, 24 millions de dollars
Selon des articles concordants dans la presse espagnole, Criteria Caixa Corp augmenterait sa participation dans Erste Bank à 20 % contre 5,1 % actuellement (cela représente environ 1,3 milliard d’euros aux cours actuels), rapporte Die Presse. Le journal autrichien croit savoir que le holding de La Caixa a signé un pacte avec le principal actionnaire d’Erste Bank, SparCasse-Privatstiftung (31,1 %). Cela permettrait de faire échec aux responsables politiques qui veulent fusionner Erste Bank avec la Raiffeisen Zentralbank (RZB).
Le gestionnaire bostonien MFS a fait enregistrer par le régulateur espagnol (CNMV) un fonds obligataire, le MFS Meridian Emerging Markets Debt Local Currency Fund, et quatre fonds d’actions (MFS Meridian China Equity Fund, MFS Meridian Hong Kong Equity Fund, MFS Meridian Latin America Equity Fund et MFS Meridian Global Energy Fund), rapporte Funds People. Désormais, 36 produits MFS disposent d’un agrément de commercialisation en Espagne; précise Juan Martín, directeur de la société de gestion pour l’Espagne.
Afin de dégager des liquidités, le fonds immobilier Segurfondo Inversión (544 millions d’euros et 477 souscripteurs essentiellement institutionnels) propose aux locataires des immeubles de son portefeuille d’acheter leur appartement, rapporte Expansión. Ce fonds d’Inverseguros lancé en 1995 a connu des difficultés en mars, lorsque les investisseurs ont demandé le remboursement de 97 % de l’encours. A l'époque, le gestionnaire avait obtenu de la CNMV l’autorisation de geler les remboursements pour deux ans.
In an interview with L’Agefi Switzerland, Christophe Gancel, director of Crédit Agricole Suisse, says that “the Crédit Agricole group would like to see us grow more quickly, particularly in wealth management activities, and particularly in Asia, where we would like to strengthen our presence, and also in the Gulf and Eastern Europe. We could grow through acquisition of teams, or - why not? - even of companies. But we think that we should still wait a little longer. 2009 will be a difficult year for asset management entities, and prices for these firms may fall. There will undoubtedly be opportunities in 2010 and 2011. Whatever the case, we will seek to acquire an entity of a certain size. It takes just as much work to run a bank with CHF3bn or CHF10bn in assets under management.”