La boutique d’investissement Sandler O’Neill & Partners LP, spécialisée dans le conseil aux banques de petite taille, a vendu 40 % de son capital aux capital-investisseurs The Carlyle Group et Kelso & Co pour un montant qui serait de l’ordre de 250 millions de dollars selon des proches du dossier cités par The Wall Street Journal.Cette transaction doit permettre aux associés de percevoir un montant important et d’investir dans le développement ultérieur de l’entreprise.
Ignis Asset Management a nommé Laura Brown en tant que directeur de la stratégie (chief strategy officer). Elle a rejoint la société le 1er novembre et sera chargée de superviser ses projets clés. Laura Brown vient de McKinsey & Company, où elle était consultante en management et travaillait avec les principales sociétés de gestion et d’autres groupes de services financiers. Elle était précédemment chez Watson Wyatt en tant qu’actuaire et consultante fonds de pension. Elle dirigera une équipe et travaillera sous la direction de Tim Roberts, le chief operating officer d’Ignis.
Selon fundstrategy, Oakley Capital Private Equity a fait l’acquisition d’une participation majoritaire dans BDO Investment Management, soit 84,4 % pour un montant non dévoilé. Une offre pour les 15,6 % restants sera déposé par la filiale britannique de BDO, BDO LLP. BDO Investment Management fournit des services de gestion de fortune à une clientèle de particuliers et d’entreprises.
Le fonds pétrolier norvégien, le deuxième plus gros fonds souverain au monde, a dégagé un rendement de 7,2% au troisième trimestre et vu sa valeur atteindre 2.908 milliards de couronnes, soit environ 356 milliards d’euros, a annoncé le 4 novembre la Banque de Norvège."Les résultats meilleurs qu’attendu d’un certain nombre d’entreprises et le reflux des craintes d’un ralentissement économique en Europe ont contribué à la hausse du marché des actions"s, a expliqué Yngve Slyngstad, directeur général de la Direction des investissements de la Banque de Norvège. Le portefeuille actions a progressé de près de 10%. Au cours du trimestre écoulé, le fonds a aussi récolté 49 milliards de couronnes supplémentaires grâce au versement par l’Etat de ses revenus pétroliers. En revanche, les effets de change l’ont amputé de 132 milliards, l’appréciation de la couronne norvégienne réduisant mécaniquement la valeur d’investissements réalisés dans des devises étrangères. La Banque de Norvège a aussi annoncé avoir fait ses premiers pas dans l’immobilier en investissant dans Regent Street à Londres, avec la reprise de 25% du portefeuille d’actifs immobiliers détenus par le Crown Estate (Domaine de la Couronne) pour un montant de 448 millions de livres. Le fonds recevra pendant 150 ans une part des loyers des boutiques et bureaux localisés dans cette rue. A terme, 5% de la valeur du fonds doivent être placés dans l’immobilier, à l'étranger pour ne pas perturber le marché norvégien. Le fonds était jusqu'à présent investi à hauteur de 60% en actions et de 40% en obligations.
Schroder a annoncé avoir fait enregistrer auprès de la CNMV pour la commercialisation en Espagne de son fonds long/short marchés émergents Schroder GAIA Sloane Robinson Emerging Markets (lire notre dépêche du 24 septembre). De plus, le gestionnaire britannique a fait enregistrer deux autres fonds de sa plate-forme GAIA (Global Alternative Investor Access), le Schroder GAIA Opus Multi Strategy (multistratégie) et le Schroder GAIA QEP Global Absolute (obligations mondiales market neutral). Le Schroder GAIA Egerton European Equity était déjà enregistré en Espagne depuis quelques mois (voir notre dépeche du 11 février).
Le 2 novembre, la Banque centrale de Norvège (Norges Bank) a notifié à la CNMV détenir 3,152 % dans Gamesa Corp Tecnologica SA. Cette prise de participation est effectuée pour le compte du Governement Pension Fund - Global (GPFG), l’ancien Fonds pétrolier. Cette acquisition représente aux cours actuels environ 40 millions d’euros. Les autres grands actionnaires sont Iberdrola, qui vient de monter (le 3 novembre) à 16,137 % et BlackRock à environ 8,3 % au total, dont 4,93 points de pourcentage acquis le 3 novembre.
Le 24 septembre, March Gestión de Fondos a créé le fonds de droit espagnol March New Emerging World qui utilise comme indice de référence le MSCI Emerging Markets ; le produit a été enregistré le 29 octobre par la CNMV.Le portefeuille pourra être investi jusqu'à 70 % dans d’autres fonds. Il sera exposé au minimum à 75 % à des actions de pays émergents et jusqu'à 20 % en actions de sociétés de pays de l’OCDE dont entre 5 et 50 % des résultats proviennent des pays émergents. Le fonds pourra être investi d’autre part jusqu'à 20 % en matières premières au travers d’indices ou de dérivés.La gestion de ce produit a été confié à Santiago Montero Ruíz, head of multi-management.CaractéristiquesDénomination : March New Emerging WorldCode Isin : ES0160933000Commission de gestion 1,9 %
Clariden Leu, filiale de Credit Suisse Group, a annoncé le 4 novembre dans un communiqué l’ouverture d’une représentation à Abou Dhabi. Le bureau inauguré mercredi traduit la volonté de la banque de renforcer sa présence stratégique au Moyen Orient. La banque est également présente à Dubaï et au Caire. «Notre présence à Abou Dhabi nous aidera à l’avenir à répondre encore plus vite et de manière plus individualisée aux souhaits de notre clientèle du Moyen Orient», selon le CEO de Clariden Leu, Hans Nützi, cité dans le communiqué.
Jyske Invest International a annoncé le 4 novembre qu’il va liquider quatre fonds le 3 décembre. Il s’agit des produits Jyske Invest Telecom Equities, IT Equities BioTech/HealthCare Equities et British Equities.
Sur les 16,54 milliards d’euros de souscriptions nettes affichées pour janvier-septembre par les fonds de valeurs mobilières répertoriés par l’association allemande BVI des sociétés de gestion, le groupe Allianz Global Investors se classe de très loin en tête, avec une collecte de 12,71 milliards d’euros… grâce aux 13,88 milliards drainés par Pimco Europe. Le groupe DWS/DB Advisors/DB (Deutsche Bank) a attiré pour sa part 1,67 milliard d’euros, uniquement grâce aux 3,57 milliards de sa filiale ETF db x-trackers.Parmi les autres spécialistes des ETF, ont note que BlackRock, avec ses fonds iShares, a drainé 800,5 millions, et ComStage a attiré 565,1 millions. En revanche, ETFlab (Deka) a subi des sorties nettes de 390,2 millions.En ce qui concerne les deux autres grandes maisons généralistes, Deka (caisses d'épargne) a subi des remboursements nets de 4,48 milliards d’euros et Union Investment (banques populaires) a accusé des sorties nettes de 2,19 milliards.
Durant les neuf premiers mois de cette année, les souscriptions nettes enregistrées par le secteur allemand de la gestion d’actifs ont atteint 61,8 milliards d’euros (dont 21,3 milliards pour le troisième trimestre) dont 29,26 milliards pour la période correspondante de l’an dernier. L’encours a atteint un niveau record de 1.808,48 milliards d’euros au 30 septembre, contre 12.794,71 millairds un mois plus tôt et 1.664,01 milliards un an auparavant.L’association allemande BVI des sociétés de gestion précise que, sur le total à fin septembre, les fonds offerts au public pesaient 689,37 milliards, les fonds institutionnels 799,12 milliards et les mandats 319,98 milliards.Sur les 18,92 milliards de souscriptions nettes depuis le début de l’année pour les fonds offerts au public, 4,6 milliards sont allés aux fonds passifs, même si les 10 fonds ayant collecté le plus sont des fonds actifs, avec en tête le Premium Management Stabilität A EUR (1,86 milliard d’euros) et le Templeton Global Bond Fund (1,23 milliard). Les fonds monétaires ont pour leur part subi une hémorragie de 10,5 milliards d’euros en net, pour retomber fin septembre à 48,4 milliards d’euros d’encours.
Seules deux sociétés de gestion parmi celles ayant plus de 25 fonds notés par Feri en Allemagne affichent pour le troisième trimestre une proportion de 50 % ou plus de produits notés A et B. Il s’agit d’Union investment (banques populaires) avec 57,1 % (48/84) et LBB-Invest avec 50 % (13/26). Les suivants sont Erste Asset Management (48 %), Threadneedle (47,6 %), LGT Group (46,2 %) et BlackRock (45 %). Viennent ensuite Universal-Investment (43,9 %), JP Morgan (42,9 %), DWS Investment (41,7 %, mais sur 103 fonds) puis Franklin Templeton et State Street (40 % chacun).Parmi les gestionnaires avec 8 à 24 fonds notés, Lyxor Asset Management (Société Générale) se détache avec 87,5 % de produits notés A ou B, devant DJE (78,6 %), Vitruvius (77,8 %) et Carmignac (75 %, 6 fonds sur 8).
La croissance du Perco se confirme. Au 30 juin dernier, le nombre d’entreprises équipées affiche une hausse de 25% sur un an à plus de 112.200, selon des chiffres publiés par l’AFG. Plus de 630.000 salariés ont déjà effectué des versements, soit une progression de 13% sur six mois et de 31% sur un an.Sur les six premiers mois de l’année, les flux d’alimentation du Perco se sont élevés à 667 millions d’euros, soit une progression de 54% par rapport à la même période en 2009. Ces flux se répartissent en participation à hauteur de 22%, en versements volontaires des salariés pour 18%, en intéressement pour 18%, l’abondement de l’entreprise s’inscrivant à 42%. L’encours moyen détenu par chaque bénéficaire s'élève désormais à 5.474 euros, en très légère croissance sur six mois et en progression de 13% sur un an. Plus de 37% des salariés ont choisi une gestion pilotée de leur Perco, c’est-à-dire une gestion prévoyant une désensibilisation automatisée de l’allocation de leurs actifs au fur à mesure de l’approche de la retraite. Dans cette perspective, plusieurs mesures prévues par la loi de réforme des retraites devraient permettre au Perco de poursuivre son développement. A compter de 2011, la moitié de la participation sera automatiquement versée sur le Perco sauf avis contraire du salarié (opt-out); les salariés pourront verser cinq jours de RTT par an sur leur Perco lorsque l’entreprise n’a pas mis en place de Compte Epargne Temps; tous les Perco devront proposer une gestion pilotée et enfin, si une catégorie de salariés bénéficie d’un régime de retraite chapeau, l’entreprise devra proposer à tous ses salariés un Perco ou un autre dispositif d'épargne retraite. L’AFG souligne dans un communiqué que «ces chiffres confirment l’intérêt constant porté par les entreprises et leurs salariés à ce dispositif volontaire d'épargne retraite». Cette dynamique ne devrait pas être freinée par un alourdissement des prélèvements, avertit l’association professionnelle. Le Perco étant un vecteur de financement à long terme de l'économie, il devrait bénéficier d’un régime fiscal et social différencié. En particulier, souligne l’AFG, «les sommes versées sur un Perco ne devraient pas être soumises à un alourdissement du forfait social». Il reste que «la fiscalité de l'épargne demeure un chantier essentiel et nous regrettons son alourdissement progressif», écrit l’AFG, qui se propose de décliner de nouvelles propositions au printemps 2011 avec un objectif clair : «rendre les prélèvements inversement proportionnels à la durée de détention de l'épargne afin de favoriser les placements longs, utiles aux salariés pour préparer leur retraite et aux entreprises pour financer leur développement».
Une croissance faible mais une croissance tout de même. Selon les estimations de l’AFG, on observe sur les neuf premiers mois de l’année une augmentation globale de l’ordre de 2,2% des encours sous gestion à 2.670 milliards d’euros. La légère diminution proche de 2% de l’encours des OPCVM à 1.346 milliards d’euros a été contrebalancée par une augmentation estimée à 7% des mandats discrétionnaires à 1.324 milliards d’euros.L’actif net des fonds obligataires a progressé de 15,8%, soit 27,8 milliards d’euros (dont 20,7 milliards d’euros de souscriptions nettes), à 204,3 milliards d’euros. Les fonds à performance absolue ont pour leur part collecté quelque 1,9 milliard d’euros, soit un peu plus de 10% de leurs encours gérés. On observe parallèlement une diminution de l’actif net des fonds monétaires de quelque 62 milliards d’euros, en raison notamment du faible niveau des taux court terme. Ces évolutions montrent une évolution progressive du mix-produit en faveur des OPCVM longs. En effet, depuis début 2008, le poids relatif des fonds monétaires, qui avait atteint en mai 2009 des niveaux record (45% des encours gérés), représente aujourd’hui environ 34% des actifs gérés. Historiquement, un retour à la normale. La diminution du nombre d’OPCVM, commencée à la mi-2008, se poursuit sous l’effet d’une accélération du mouvement de rationalisation des gammes. Les fusions/rapprochements en cours devraient contribuer à soutenir cette tendance. Pour le premier semestre 2010, la variation totale des actifs sous gestion en Europe (effet de marché et flux nets confondus) est de 6,1%, soit 434 milliards d’euros, les situations étant très contrastées selon les pays car dépendant en grande partie de leurs expositions relatives aux marchés actions. Sur les marchés où la gestion financière des fonds d’investissement est effectivement réalisée, la France reste leader avec une part de marché de l’ordre de 21%, suivie de près par l’Allemagne (19,2%) et le Royaume-Uni (18,1%). En termes de domiciliation d’OPCVM, la France, avec une part de 18,5%, occupe la deuxième place en Europe, souligne l’AFG, après le Luxembourg (26,8%) dont les activités sont centrées sur la domiciliation et l’administration de fonds. On observe par ailleurs ces dernières années la rapide montée en puissance de l’Irlande (11,5%). Les deux centres off shore du Luxembourg et de l’Irlande concentrent 40% de la domiciliation des fonds européens, contre 27% au début du siècle. A noter enfin que la dynamique de création des sociétés de gestion s’est poursuivie en 2010. Quarante nouvelles sociétés ont été créées courant 2010 et une quinzaine de dossiers d’agrément sont en cours. Le nombre de créations nettes approcherait la trentaine.
La semaine prochaine, le gestionnaire high yield américain Muzinich (9 milliards de dollars) devrait annoncer le lancement d’un sixième compartiment de sa sicav irlandaise. Après le Short Term Duration High Yield (lire nos dépêches des 30 septembre et 22 octobre), mis récemment sur le marché, il va commercialiser en France le Bond Yield ESG un fonds ISR essentiellement euro, avec 80 % de lignes «investment grade» et 20 % de titres à haut rendement. Ce nouveau produit a reçu l’agrément de l’AMF le 27 août, en même temps que le Short Term Duration. Il aura une duration de 5-6 ans et sera amorcé à hauteur de 50 millions d’euros par des clients scandiinaves. Le consultant pour ce nouveau fonds «best-in-class» sera Sustainanalytics.
Société Générale Securities Services (SGSS) propose désormais sa plateforme Global Fund Trading (GFT) qui donne accès à 17 000 fonds dans le monde, dont près de la moitié sont des hedge funds, précise un communiqué de la société publié jeudi 4 novembre. Accessible dans le monde entier, la plateforme couvre également les services de conservation, administration de fonds, gestion des liquidités, compensation et plans d’actionnariat salarié. Les clients institutionnels (gestionnaires d’actifs, compagniesd’assurance, banques) peuvent également : - passer leurs ordres de manière automatisée ou manuelle ; - accéder à l’intégralité de la base de fonds de SGSS ; - suivre leurs ordres et produire des rapports détaillés de leur traitement ; - lancer des recherches multicritères et télécharger les résultats. Les clients peuvent aussi souscrire à divers services à valeur ajoutée optionnels, dont : - une offre de suivi de prix pour laquelle SGSS fournit des rapports automatisés et quotidiens des prix estimés et/ou de la performance, ainsi que des prix définitifs des fonds ; - le contrôle, le calcul et le paiement des rétrocessions de commission, mettant à la disposition des clients un reporting mensuel des montants estimés et un reporting trimestriel confirmant les montants versés. Cette offre est aussi évolutive et s’adapte aux besoins spécifiques de chaque client, qui se voit attribuer un gestionnaire de compte dédié.
Comme Newsmanagers l’avait annoncé mardi 2 novembre, Lutetia Capital doit lancer la semaine prochaine son deuxième fonds Lutetia Emerging Opportunities géré par Claude Tiramani, l’ancien gérant star de plusieurs compartiments investis sur des marchés émergents au sein de la sicav Parvest chez BNP Paribas. Ce dernier - qui n’est pas entré au capital de la société - a rejoint l’entreprise au début du mois de juin, «le temps de concevoir le fonds et mettre en place un réseau et une stratégie, de façon à ce que le produit soit véritablement différenciant,» explique Fabrice Seiman, coprésident de Lutetia Capital avec Jean-François Comte. Pour les deux responsables de la société de gestion créée il y a à peine plus d’un an, l’approche différenciante doit être une «marque de fabrique» de la maison. «Nous souhaitons conserver cette approche très sélective et proposer des produits sur lesquels nous aurons identifié au préalable une stratégie intéressante, puis rencontré un gérant de talent», précise Jean-François Comte. Et à ce titre, les dirigeants de la société en sont convaincus, la crise actuelle, à l’origine de nombreuses fusions et mégafusions dans le monde de la gestion d’actifs, va coïncider avec une redistribution des cartes et même un changement de génération qui leur sera profitable et leur permettra aussi d’attirer des professionnels de qualité. Pour l’instant, les responsables de la maison n’ont pas procédé différemment. En ayant évolué chez PAI Partners - dans l’univers du private equity - pour Fabrice Seiman, en tant que membre de l'équipe des investissements, et chez Lazard Frères pour Jean-François Comte, en tant que vice-président du groupe fusions-acquisitions de la banque, les deux cadres ont lancé leur premier fonds – Lutetia Patrimoine – sur un thème exclusif : les entreprises faisant l’objet à terme d’une offre publique d’achat (OPA). Mais pour servir à la fois des performances régulières et afficher une volatilité faible – l’objectif affiché de l’OPCVM -, le fonds est couvert par le biais de contrats à terme pour neutraliser l’exposition aux marchés (market neutral). En outre, le portefeuille est composé pour partie dans des entreprises où une OPA est annoncée et pour une autre, où elle est anticipé dans une période inférieure à six mois. Avec pour univers d’investissement l’Europe, le Canada et les Etats-Unis, le fonds dont l’encours est de 75 millions de dollars, affiche une performance depuis sa création de 6,67 %. Ses ambitions sont fortes puisque Jean-François Comte table sur un encours de 100 millions d’euros courant 2011 «compte tenu de l’intérêt que suscite cette stratégie». Il restera néanmoins à convaincre les clients de l'établissement composés à 40 % de caisses de retraites et de fonds de fonds, à 40 % de banques privés et le solde de family offices, gérants de patrimoine, etc. Pour les «zinzins» en effet, Lutetia Patrimoine reste une brique pure de leur allocation d’actifs qui figure dans la poche actions que la mise en place de Solvency 2 réduit actuellement… «La corrélation entre classe d’actifs comme les actions et les obligations présente aujourd’hui de vrais risques pour les institutionnels», regrette Fabrice Seiman, «et c’est d’ailleurs ce qui fait le succès d’un fonds market-neutre comme le notre dont la volatilité n’excède pas 3 % et qui affiche un ratio de Sharpe parmi les plus élevés.» Et le marché des particuliers tant convoité ? Pour Lutetia Capital, «cibler les conseillers en gestion de patrimoine sera une deuxième étape», indique Jean-François Comte, qui rappelle l’importance pour réussir sur ce marché d’avoir une équipe commerciale dédiée et de participer activement aux différents événements de la place. En outre, un historique suffisamment important est nécessaire, dont les fonds de la société ne disposent pas encore. «Cela étant, il y a à l’évidence un besoin réel du grand public pour ce type de produits», note Fabrice Seiman, «car la baisse des rendements des fonds en euros va nécessairement conduire à une réallocation vers des produits plus rémunérateurs et à risques maitrisés. A terme, il nous paraît surtout important de diversifier notre clientèle, notamment au plan géographique et veiller à ne pas concentrer nos encours».Quant aux opportunités actuelles sur un marché de la gestion d’actifs en phase de concentration, Lutetia Capital n’y est pas insensible… dès lors que la société ne perd pas son indépendance. «Nous ne ressentons pas le besoin de fusionner ou de nous associer», indique Jean-François Comte. «En revanche, nous sommes ouverts aux opérations de croissance externe qui s’inscriraient dans notre stratégie». Qu’elle concerne la gestion d’actifs ou la gestion sous mandat, une autre activité de Lutetia Capital.
Le groupe Scor a indiqué le 5 novembre, à l’occasion de la présentation de ses résultats pour le troisième trimestre, qu’il poursuivait sa stratégie d’investissement dite de « rollover » de son portefeuille obligataire afin de pouvoir disposer de cash-flows financiers importants à réinvestir en cas de changement soudain de l’environnement économique et financier, tout en étant en mesure de saisir des opportunités de marché à plus court terme.Au cours du troisième trimestre, le groupe a légèrement réduit sa position en liquidités et investissements à court-terme, à 1,13 milliard au 30 septembre 2010, soit 5,3 % du montant net des placements au lieu de 6,3 % à la fin du deuxième trimestre 2010. La politique de gestion dynamique conduite par SGI (Scor Global Investments) a permis de réaliser 141 millions d’euros de plus-values nettes sur les neuf premiers mois de l’année. En dépit d’un environnement de taux d’intérêt bas, cette stratégie d’investissement génère un rendement net des actifs élevé de 3,7 % (hors fonds détenus par les cédantes) sur les neuf premiers mois de 2010, en hausse significative par rapport au niveau enregistré sur la même période en 2009 (2,1 %). En prenant en compte les fonds détenus par les cédantes, le taux de rendement net des placements est de 3,3 % sur les neuf premiers mois de l’année alors qu’il était de 2,1 % sur les neuf premiers mois de 2009. Le montant net des placements, y compris les liquidités, s’élève à 21,25 milliards d’euros au 30 septembre 2010, à comparer à 19,97 milliards au 31 décembre 2009. Au 30 septembre 2010, les placements du Groupe sont constitués à 50% d’obligations, à 37 % de fonds détenus par les cédantes, à 5% de liquidités et d’investissements à court-terme, à 4 % d’actions, à 2 % d’immobilier et à 2 % de placements alternatifs. Le portefeuille obligataire de Scor, de qualité élevée (avec une notation moyenne AA), conserve une duration relativement courte et stable de 3,4 ans (hors liquidités et investissements à court-terme). Le groupe a par ailleurs annoncé un résultat net en hausse de 18% au troisième trimestre à 111 millions d’euros.
Michel Dumoulin a quitté vendredi dernier Martin Maurel Gestion Institutionnelle, faisant valoir ses droits à la retraite. Ses fonds sont repris par Valérie Oelhoffen, une ancienne de Covéa Finance, qui est arrivée au sein de la société de gestion institutionnelle du groupe Martin Maurel il y a un mois. Elle a rejoint Brigitte Pascaud, qui co-gérait certains fonds avec Michel Dumoulin, dont le MMGI Euromix Actions. L’équipe de gestion se compose également de Nathalie Bourdoncle.
Pierre Simonet a rejoint le 1er octobre la société de gestion de portefeuille PIM Gestion France, dont les encours dépassent les 500 millions d’euros, en tant que directeur général et administrateur. Béatrice Philippe demeure présidente du conseil d’administration de la société française, et CEO de sa société sœur Philippe Investment Management basée à New York.Pierre Simonet a été notamment été membre du Conseil des Marchés Financiers de 1998 à 2002. Il a aussi occupé les fonctions d’administrateur directeur général de CPR Asset Management.
p { margin-bottom: 0.08in; } Asian Investor reports that three new QDII funds are about to be launched. The particularity of these products is that they focus on BRIC emerging markets (Brazil, Russia, India and China). The China Southern FTSE Bric Index Equity Fund and the Citic Prudential Bric Active Allocation Equity Fund are in the process of being launched (on 3 and 8 November), while the China Merchant S&P BRIC Index Equity Fund has been granted a license and will be launched soon.China Southern and China Merchant have opted for a passive management approach, with the FTSE BRIC Index and the S&P BRIC Index as their benchmark. Citic Prudential will manage their fund actively, with an allocation of 60% to ETF funds and the remainder invested in individual shares. The fund management firm will be assisted by Prudential Asset Management (Singapore), which will be the external advisor to the fund.
p { margin-bottom: 0.08in; } According to a research by Reinhold & Partners, cited by Agefi, the French alternative management industry is not competitive. “A detestable image and no domestic market are two major obstacles to any slight inclination to setting up in the country, and any possible development for existing companies,” conclude the writers of the research, who spoke to about 200 international players, in partnership with the French asset management association (AFG). French alternative asset management does not attract investments from major funds of funds, family offices, or pension funds, which further accentuates the gap from managers based in the United Kingdom or Switzerland. 66% of French-speaking managers surveyed, and 80% of English-speaking managers, say that setting up in France brings no competitive advantage. The research also blames the French tax regime, which is unattractive.
p { margin-bottom: 0.08in; } The Government Pension Fund - Global (the former Petroleum fund), the second-largest sovereign fund in the world, earned returns of 7.2% in third quarter, bringing its value to NOK2.908trn, or about EUR356bn, the Bank of Norway announced on 4 November. “Better-than-expected results for some businesses and easing fears of an economic downturn in Europe contributed to rises for equities markets,” explained Yngve Slyngstad, CEO of the investment direction at the Bank of Norway. The equities portfolio gained nearly 10%. In the past quarter, the fund took on an added NOK49bn the to the contribution of oil revenues by the government. However, currency effects wiped out NOK132bn, as the appreciation of the Norwegian kroner mechanically reduced the value of investments in foreign currencies. The Bank of Norway also announced that it has made its first foray into real estate investment, in Regent Street in London, with the acquisition of 25% of a real estate portfolio owned by the Crown Estate for GBP448m. The fund will receive a share of rents from shops and offices in the street for a period of 150 years. 5% of the value of the fund will eventually be invested in real estate, in other countries, so as not to distort the Norwegian market. The fund was previously 60% invested in equities, and 40% in bonds.
p { margin-bottom: 0.08in; } Thames River has delayed the launch of its global emerging markets absolute return fund until next year, Money Marketing reports. The boutique, bought by F&C this year, received considerable support for the fund, which was to be managed by Kristof Bulkai and Hugo Rogers.
p { margin-bottom: 0.08in; } In the first nine months of this year, net subscriptions to retail funds domiciled and distributed in the United Kingdom totalled GBP17.9bn, compared with a record GBP18.9bn in the corresponding period of 2009, according to statistics from the Investment Management Association (IMA). In September, these net subscriptions totalled GBP2.4bn, compared with an average of EUR2.1bn in the past 12 months. Net inflows were over GBP2bn per month in 15 of the 18 months under review. They totalled GBP2.8bn in September 2009.As of the end of September, assets in retail funds domiciled in the United Kingdom totalled an all-time record GBP542.6bn, due to rising equities markets, compared with GBP516.1bn one month earlier, and GBP463.35bn as of 30 September 2009.The IMA says that for the third consecutive month, the asset class which attracted the most retail net subscriptions was bonds, with GBP914m in September and GBP3bn in third quarter. Equities funds attracted GBP760m in September and GBP2.1bn in July-September.Institutional funds attracted GBP1bn in September, less than in the previous months, as insurers transferred their assets to unit trusts and OEIC products (GBP5.36bn in August, for example).Lastly, the IMA states that foreign-domiciled funds as of the end of September represented GBP24.2bn, compared with GBP23.1bn as of the end of August, and GBP24.9bn one year earlier.
Next week, the US high yield asset management firm Muzinich (USD9bn) will announce the launch of a sixth sub-fund of its Irish Sicav. After the Short Term Duration High Yield (see Newsmanagers of 30 September and 22 October), which was recently released for sale, the firm will release the Bond Yield ESG in France, a largely Euro SRI fund, with 80% of its positions rated investment grade, and 20% high yield investments.The new product was licensed by the AMF on 27 August, at the same time as the Short Term Duration fund. It will have a duration of 5-6 years, and will be seeded with USD50m from Scandinavian clients. The consultant for the new best-in-class fund will be Sustainanalytics.
AFG (the French investment management association) at a press conference on 4 November welcomed the publication of a report by the French high committee for the markets on the strategy and development of the French management industry. The president of AFG, Paul-Henri de la Porte du Theil, who co-chaired the working group whose proposals were approved on 15 October by the Minister for the Economy, Christine Lagarde, emphasized the need for a successful transposition of the UCITS IV directive. This means, among other things, a transposition which would be rapid, to be completed before the end of March 2011, with a public consultation launched before the end of December. It would be a literal transposition without gold plating, and would be an occasion to strengthen the readability and competitiveness of the regulatory framework and therefore of product offerings.With this in mind, de la Porte du Theil argues that there are too many technical obstacles discouraging investment by non-residents. “If we want to attract investors, it is indispensable for them to understand the rules,” he said. Therefore, the working group has made a certain number of recommendations, including setting up a reference for OPCVM funds on the Paris market by 2012, which would allow management firms to better understand the passive for funds that they manage, through order marking, and to promote direct orders in a secure framework, in oder to allow foreign investors to establish a direct relationship with the management firm, and to develop a system in France similar to that of the transfer agent.AFG will also actively participate in the international promotion of asset management, and set up better coordination of all parties concerned, including AFG, asset management firms, regulatory and public authorities, and will aim to mobilize the entire industry ecosystem. A framework dedicated to international promotion will be set up under the umbrella of the AFG, which will have added means to deploy this strategy.
The planned AIFM directive, which will be definitively passed on 11 November, is not a step in the right direction, says the AFG. “The directive includes positive aspects and negative aspects. The positive aspects are numerous, including maintaining freedom of investment for professionals and application waiting periods. But there is one major negative element: the passport,” Paul-Henri de la Porte du Theil, president of the French investment management association AFG, said at a press conference on 4 November.“Even the philosophy of the passport is bad,” de la Porte du Theil insisted. The problem is the extension of the passport to non-European companies by 2015, insofar as this widely-discussed opening of the doors will give them the same rights as European companies without subjecting them to the same requirements. “Non-European management firms should be required to set up in Europe, in areas with serious regulation. We missed an opportunity to repatriate funds and jobs, and we will be exposed to competition distortions, since the ‘light’ zones, even if they pledge to apply European governance principles, will remain ‘light.'” the AFG president claims.AFG therefore argues that it is essential to strengthen the role of the new European regulator, the ESMA, which will have the double duty of overseeing the establishment of a genuine European label, and ensuring a minimal competitive equity with offshore funds. “The most important responsibilities to devolve to the ESMA are determined, but the details of their application are not yet,” de la Porte du Theil warns.
p { margin-bottom: 0.08in; } The political consultant at the centre of the pay-to-play scandal concerning the Common Retirement Fund of the State of New York (USD125bn), Henry “Hank” Morris, has pleaded guilty in the corruption case, the Wall Street Journal reports. Morris, a political advisor to the former Comptroller of New York, Alan Hevesi, was accused by prosecutor general Andrew Cuomo of taking bribed “disguised” as investment commissions in exchange for intermediating mandates for management firms. Hevesi was last month the seventh person to plead guilty in the case.
According to new research by Hedge Fund Research and Glocap cited by the Financial Times, year-end bonuses for US hedge fund employees will increase by 5 per cent this year – after rising on average by 15 per cent in 2009. The average fund manager at a small hedge fund could expect an annual compensation, including bonus, of about USD1.23m.